En Guinée la moitié de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. Dans cette situation les enfants constituent la couche la plus vulnérable. Au lieu d’emprunter le chemin de l’école ils se retrouvent dans plusieurs activités.
La conjoncture actuelle oblige certaines familles à faire travailler les enfants alors que ces derniers n’ont pas atteint l’âge minimum d’embauche. A Faranah, Dans un des garages de mécanique situé au quartier Abattoir, des enfants dont l’âge varie entre 15 et 18 ans pratiquent la mécanique. Selon le chef de garage Mamadou Saliou Diallo, les parent de ces apprenties envois leurs enfant dans son garage pour que ces derniers puissent avoir un métier leurs permettant de se prendre en charge. « Les parents de ces enfants ne me payent pas, ils viennent avec 10 noix de cola pour me confier leurs enfants. Il y a parmi eux qui ont abandonné l’école et il y a aussi ceux qui ne sont jamais allé à l’école. Ainsi au lieu qu’ils soient abandonnés à eux même, leurs parents nous les amènes ici pour ne pas qu’ils deviennent des délinquants » indique t-il.
Selon une récente étude, 73% des enfants ont une activité professionnelle. Ils sont non scolarisés et ont une longue heure de travail à moindre cout. Pour Daouda Doumbouya enfant mécanicien, il est rentré dans ce métier à cause de ses parents qui l’on obligé. « C’est mes parents qui ont souhaité à ceux que je sois mécanicien, car ils disent tous que c’est un bon métier. Même si je ne gagne pas beaucoup d’argent j’ai qu’à même appris beaucoup de chose depuis que je sui là, il ya deux ans » dira t-il.
Contrairement à Mohamed Camara, un autre enfant mécanicien rêve d’aller à l’école pour devenir haut cadre de l’Etat. « C’est mon papa qui m’a envoyé ici pour travailler, il ne m’a pas inscrit à l’école. Pourtant je rêve de devenir un président de la République »confit Mohamed Camara.
Ainsi, la scolarisation des enfants reste encore un combat de tous les jours et leurs droits sont loin d’être une réalité en Guinée.
Bilguissa Diallo
09/05/14 Guinée : l’exploitation des enfants, une triste réalité qui gagne de terrain
09/05/14 Sidya Touré à Paris : « Si nous sommes suffisamment forts en 15, Alpha Condé sera battu dès le premier tour. Il n’aura même pas 15% des voix »
C’est à la ‘’Maison de l’Afrique’’, 7 rue des carnes, 75005 Paris, ce mercredi 7 mai 2014 que le Président de l’UFR, M. Sidya Touré a rencontré ses militants, sympathisants et la communauté guinéenne de Paris. Ce qui devait être une réunion de travail avec la fédération et la coordination UFR de France, c’est transformé en une conférence débat en présence de certains medias.
Au menu de cette rencontre, des questions concernant l’Internationale libérale, l’Assemblée Nationale guinéenne, les élections communales et présidentielles, la candidature unique de l’opposition et l’économie guinéenne ont été entre autres évoquées.
Voici quelques points forts de cette rencontre :
La présidentielle de 2015
«Sommes dans le cadre de la Constitution Guinéenne qui voudrait que les élections se tiennent le 27 juin 2015. La Constitution est très claire la dessus, le Président de la République est élu pour cinq ans. On n’a jamais ajouté un jour de plus. Si les élections n’ont pas lieu à cette date, nous rentrons dans une transition, c’est clair et net ».
Les accords du 3 juillet 2013
« On aurait dû commencer à préparer le cahier de charge de l’appel d’offres pour la révision du fichier électoral. C’est la base de la négociation des accords du 3 juillet. Un nouveau fichier ! »
Les élections communales
« Alpha Condé cherchera à gagner du temps comme toujours. Donc, attendez-vous à ce que des problèmes surgissent. Pendant que nous sommes à l’étranger, nous avons appris que certains Commissaires de la CENI ont été reçus par le Président de la République pour prendre des instructions de ce qui est de la manière dont la CENI doit fonctionner et comment rejeter l’appel d’offre international. Il y a de l’eau dans le gaz. »
La Cour Suprême
« C’est l’une des questions essentielles, la révision du Code électoral qui est actuellement en cours à l’Assemblée Nationale. Elle doit également porter sur le rôle de la justice dans le processus électoral. Il faut qu’on définisse clairement dans le Code électoral qui va être en charge de trancher ces questions. »
La candidature unique
« C’est un débat de la société civile guinéenne. Les partis politiques ne se sont pas encore emparés de cette question. Il s’agit de recueillir un consensus possible, de faire en sorte qu’il n’y ait pas de débat en 2015. Ma conviction est que, pour les élections de 2015 il n’y aura pas deux tours. Si nous sommes suffisamment forts, Alpha Condé sera battu dès le premier tour. Il n’aura même pas 15% des voix. Si nous allons désunis, j’estime qu’il va se proclamer vainqueur dès le premier tour » souligne Sidya Touré.
L’économie
« Les guinéens vivaient mieux au temps de Conté et de Dadis que maintenant. Il n’y a aucun programme depuis que ce gouvernement est sur place qui aurait permis un temps soit peu d’augmenter le niveau de vie des guinéens», estime le Président de l’UFR
Electricité
« 525 millions de dollars ont été investis dans l’électricité d’après Alpha Condé. 110 ont été avancés pour les travaux de Kaleta, le reste mystère et boule de gong. Une centrale thermique de 100 MWt a été acheté à plus 140 millions de dollars ».
L’Assemblée Nationale
« L’assemblée n’a pas commencé à fonctionner comme telle. La partie visible des débats n’a pas encore commencé parce que nous sommes en train de travailler sur le règlement intérieur de l’Assemblée. Cette Assemblée tend à devenir une chose de l’Exécutif ; mais nous nous élèverons contre ça. »
Cellule Com UFR
08/05/14 Législatives sud-africaines : 63 % des voix pour l’ANC, selon les résultats partiels
Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis vingt ans en Afrique du Sud, a revendiqué, jeudi, une "majorité écrasante" à l’issue des législatives organisées la veille dans le pays. Les résultats partiels placent le parti de Jacob Zuma en tête du scrutin avec plus de 60 % des suffrages exprimés.
Les résultats sont encore partiels et provisoires, mais le Congrès national africain (ANC) revendique déjà une "majorité écrasante" au lendemain des élections législatives organisées le 7 mai en Afrique du Sud. Le dépouillement des résultats dans plus de 60 % des bureaux de vote place l’ANC en tête avec 63,3% des voix, contre 66,9% cinq ans plus tôt.
"Bien que des tendances commencent à se dégager, il est encore beaucoup trop tôt pour prévoir de façon censée le résultat final", a prévenu jeudi Pansy Tlakula, la présidente de la Commission électorale indépendante, soulignant qu’on attendait encore les résultats des grandes villes, dont Johannesburg.
Une "victoire décisive" de l’ANC
Un tel score de l’ANC est toutefois conforme aux prévisions des sondages.
"Ce sera victoire décisive", a indiqué Jessie Duarte, secrétaire générale adjointe de l’ANC. "Si l’on regarde les tendances mondiales, il faut s’attendre à ce qu’un parti au pouvoir ne garde pas éternellement des scores aussi hauts", argumente-t-elle pour justifier le relatif recul du parti.
"Nous avons confiance, nous allons avoir un mandat accordé à une écrasante majorité par notre peuple pour continuer de diriger ce pays et faire aller l’Afrique du Sud de l’avant", a affirmé Jackson Mthembu, le porte-parole du mouvement.
Même si les résultats sont encore loin d’être définitifs, l’ANC est assuré de gérer le pays pour le cinquième quinquennat consécutif. Et le président sortant Jacob Zuma sera réélu par le 21 mai par une Assemblée nationale où il aura toujours une claire majorité.
La timide percée de DA
Derrière l’ANC, le principal parti d’opposition, l’Alliance Démocratique (DA), semble réussir son pari de progresser encore pour passer la barre des 20%. Les résultats lui donnent 22,2% des voix, contre 16,7% en 2009.
"Je crois que nous ferons environ 23%, a déclaré sa dirigeante, Helen Zille. Bien sûr, nous espérions mieux, mais nous avons fait ce que nous pouvions."Le parti espérait atteindre 30 %.
Helen Zille devrait rester Premier ministre du Cap occidental, la prospère province du sud-ouest dont Le Cap est la capitale et la seule – sur neuf- que ne contrôle pas l’ANC. "J’espère que nous ferons 58 % dans cette région", a-t-elle avancé. Les résultats encore provisoires lui donnent 59,9%.
Les grands perdants
Le parti radical populiste de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF), est en troisième position au niveau national avec 4,9%, selon les résultats provisoires.
Parmi les grands perdants du scrutin, Cope, un parti issu d’une scission de l’ANC qui avait remporté 7,4% des voix en 2009 – et s’est depuis épuisé dans des combats de chefs-, et n’en aurait plus que 0,7%.
Et surtout, l’intellectuelle Mamphela Ramphele, qui avait voulu incarner une alternative libérale noire à l’ANC, dépasserait à peine les 0,2 %.
(Avec AFP)
08/05/14 Côte d’Ivoire : quatre dirigeants du FPI, dont Affi N’Guessan, convoqués par la gendarmerie
Quatre dirigeants du FPI, dont son président Pascal Affi N’Guessan, ont été convoqués jeudi par la gendarmerie ivoirienne au Plateau, à Abidjan. L’appel du parti d’opposition au boycott du recensement général, et les troubles qui en ont découlé, semblent être à l’origine de cette audition.
Les dirigeants du Front populaire ivoirien (FPI, pro-Gbagbo, opposition) ont été convoqués par la section Recherches de la gendarmerie ivoirienne, ce jeudi 8 mai à 10h. Le président du parti, Pascal Affi N’Guessan, les vice-présidents Marie Odette Lohorougnon et Richard Kodjo, ainsi que le secrétaire général, Laurent Akoun, ont répondu présents. Ce dernier a affirmé à Jeune Afrique que l’audition était motivée par une "enquête judiciaire".
Très remontés contre cette convocation, une cinquantaine de partisans du FPI se sont rassemblées devant le bâtiment du quartier général de la gendarmerie situé au Plateau pour soutenir leurs dirigeants. Ils ont été dispersés par les forces de l’ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogène. En début d’après-midi, les responsables du parti étaient toujours en cours d’audition.
Menace de répression
Au sortir du conseil des ministres extraordinaire du lundi 5 Mai dernier, le gouvernement avait brandi la menace de l’article 169 du code pénal relatif aux troubles à l’ordre public contre le FPI qui a appelé, le 20 mars dernier, au boycott du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014).
À cette occasion, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, a rappelé que l’opération de recensement, débutée le 17 mars, était "une œuvre de développement", et a insisté sur les "difficultés de terrain, liées à la mobilité du personnel, à la livraison des équipements – des smartphones -, et à la couverture du réseau internet".
Selon les chiffres du ministère du Plan et du Développement, le taux de recensement varie actuellement, selon les régions, de 20 à 93%. Beaucoup d’Ivoiriens se plaignent cependant de ne pas avoir encore été approchés par les services de l’État pour se faire enregistrer.
Un homme poignardé par son frère
Le mot d’ordre de boycott lancé par le FPI a conduit à des agressions contre des agents recenseurs, qui ont fait au moins une blessée à Soubré (Sud-Ouest, région de la Nawa). Un différend familial sur le sujet a également provoqué le meurtre d’un homme, poignardé par son propre frère dans le quartier de Yopougon (fief pro-Gbagbo), jeudi 1er mai.
Le porte-parole du gouvernement avait annoncé ludi la saisine du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et celui de l’Intérieur et de la Sécurité pour traquer les empêcheurs de recenser en rond. De fait, le pouvoir a clairement décidé de durcir le ton.
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JA
08/05/14 Conakry : un incendie fait deux morts à Madina
Deux personnes dont une femme et une fille de 7 ans ont trouvé la mort ce jeudi dans un incendie dans le quartier Madina situé dans la commune de Matam.
L’incendie s’est déclaré aux environs de 6h 45 minutes dans la maison familiale composé d’une chambre et un salon. Parmi les 7 personnes qui dormaient à l’intérieur de cette pièce, 5 ont été sauvé par les voisins.
Pour le moment, l’origine de l’incendie reste inconnue par ce que selon les témoignages, il n’y avait ni courant, ni bougie dans la maison.
Sur les lieux, une équipe de police évaluait les dégâts enregistrés et en même temps cherchait l’origine de ce drame ; Alors qu’au moment de l’incendie, les sapeurs pompiers ont brillé par leur absence.
Guineediversite.com
08/05/14 Patrimoine Bâti Public : le personnel en colère contre leur Directeur Général
Rien ne va plus entre le personnel de la Direction Générale du Patrimoine Bâti Public et le nouveau Directeur Général. Ce jeudi 08 mai 2014, il y a eu un mouvement de débrayage à la dite direction et des bérets rouge qui seraient venu assurer la protection du Directeur Général étaient visible le matin dans les locaux. Il a fallut l’intervention du Général Ibrahima Baldé, haut Commandant de la Gendarmerie nationale, pour faire quitter les bérets – Rouge et baisser la tentions qui ne cessait de monter entre le Directeur Général et son personnel.
Selon des témoignages que notre reporter a recueillis sur le terrain, le personnel semble ne pas apprécier la méthode de travail du nouveau Directeur Général. Ils le qualifient ‘’d’incompétent’’ et l’accuse de n’avoir même pas organisé depuis sa nomination en février 2014, une réunion technique entre lui et ses travailleurs.
« C’est un Directeur qui ne peut pas gérer cette Direction. Par ce que d’abord, il ne se conforme pas aux textes qui régissent la direction, et encore nous avons constaté qu’il y a une incompréhension dans le travail. Quant vous faites un travail vous venez, il vous dit ce n’est pas bien fait et quant vous lui demandez de vous faire un bon travail, lui-même il ne le fait pas » explique Alseiny Kébé, conseiller juridique à la Direction Général du Patrimoine Bâti Public.
De son coté, le Directeur Général du patrimoine Bâti-Public n’a pas voulut s’exprimer officiellement sur notre micro. Mais tout de même, Jonas Mukamba Kadiata Diallo dit n’avoir pas reçu de lettre de revendication de la part de ses travailleurs. « Je m’occupe d’abord de l’état des lieux avant d’entreprendre toute décision » nous à confié Jonas Mukamba Kadiata.
Parlant de l’état des lieux, Jonas Mukamba Kadiata Diallo, estime que c’est les nouvelles mesures qu’il a prises pour bien gérer cette Direction qui ne sont pas en faveur de certains fonctionnaires de cette direction « habitué à la corruption et au détournement des fonds ». L’une de ses décisions indique que désormais, les charges locatives doivent être versées en espèce chèque ou virement soit au compte intitulé recettes locatives ouvert dans les livres de la Banque Centrale de la République de Guinée, soit au guichet ouvert dans les locaux de la Direction Générale sous la responsabilité du Régisseur de la Direction.
Pour rappel, Jonas Mukamba Kadiata Diallo a officiellement été installé dans ses fonctions de Directeur Général de cette direction générale névralgique de l’administration publique rattachée à la Présidence de la République, le 17 février 2014.
Bah Kouré
08/05/14 Présidentielle 15 : Pas de candidature pour les NFD
Mouctar Diallo président des Nouvelles Forces Démocratiques, a annoncé mercredi, sur les antennes d’une radio privée de la place, qu’il ne se présentera pas pour les présidentielles de 2015.
Parlant de sa gestion au département de l’élevage en 2010, Mouctar affirme ne pas avoir peur des audits car selon lui, sa gestion à la tête de ce ministère et le projet d’abattoir moderne de Kagbélén qu’il a lancé pour un coût de 60 milliards de francs guinéens étaient nette. Selon lui, il a toujours sollicité l’audit du département de l’élevage. « Quand nous étions au gouvernement, nous avons remarqué que des mesures d’hygiènes manquaient. C’est ainsi qu’on a voulu réactiver un projet de construction d’abattoir moderne avec les Brésiliens…le ministère des finances à l’époque n’a pas pu débloquer les sous, c’est plutôt Guicopress qui a préfinancé parce qu’on avait aucun franc pour ce projet ». explique Mouctar Diallo
Bilguissa Diallo
08/05/14 Le projet ‘‘Campagne Changement Générationnel en 3 ans’’ lancé à Faranah
Dans le cadre de l’appui au développement dans les communautés guinéennes, à travers son projet ‘’Campagne Changement Générationnel (CCG/3 ans’’, l’ONG Tostan en collaboration avec le Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (MASPFE), a procédé le 7 mai dernier au lancement officielle de ses activités dans le district de Konkonfaya dans la Commune Urbaine de Faranah.
Selon nos confrères de la radio nationale, ce projet consiste à réduire les violences faites aux femmes et jeunes filles, le mariage précoce, la violence domestique et l’excision en vue d’aider les enfants à rester à l’école.
Le porte-parole de la population du district de KONKOFAYA Aboubacar Demba Camara, a exprimé la reconnaissance et la gratitude de sa localité à l’endroit du donateur.
Pour le Coordinateur de Tostan-Guinée, Mouctar Oularé, le projet campagne changement générationnel en 3 ans est mis en œuvre dans 40 communautés de la Haute Guinée dont 22 à Faranah, 9 à Dabola et 9 autres à Kissidougou pour un nombre total de 2.992 participants adultes dont 1570 femmes sur un prévisionnel de 2000 participants.
De son coté le Directeur de Cabinet de la Région Administratives de Faranah, Rodrique Charles Loua a, au nom du Gouverneur, souligné que Tostan-Guinée est une ONG internationale qui a déjà fait ses preuves dans certains pays africains. « Les missions qui lui sont assignées illustrent à suffisance, les préoccupations du gouvernement actuel à savoir : la réduction des violences basées sur le genre, la lutte à outrance contre les mutilations génitales et la scolarisation de la jeune fille.
C’est pourquoi, l’ONG parle de 40 communautés, nous disons que cela est insuffisant, quand on sait que la Région de Faranah est une région frappée par la pauvreté » ajoute Rodrique Charles Loua.
Bilguissa Diallo
08/05/14 Le PNUD contribue à hauteur de 200.000 USD pour la riposte contre Ebola(Communiqué ).
Le PNUD appuie le Gouvernement dans la lutte contre la fièvre Ebola : 200.000 dollars pour renforcer le dispositif de coordination nationale de la réponse à travers la mise en place d’un mécanisme de partage journalier de l’information aux niveaux national, préfectoral et dans les zones transfrontalière La fièvre hémorragique Ebola qui sévit en Guinée depuis Janvier 2014 constitue un véritable problème de santé publique particulièrement dans les Districts sanitaires de Gueckédou, Macenta et Kissidougou et dans la Capitale Conakry.
Cette fièvre hémorragique virale due au virus Ebola est une maladie très contagieuse. La transmission se fait par contact direct avec des personnes ou des animaux infectés. Elle se manifeste par une fièvre accompagnée de diarrhées, de vomissements, de fatigue intense et parfois de saignements.
Une bonne partie des activités sur le terrain est mise en œuvre par les agences spécialistes de la santé avec l’appui de l’OMS, MSF, UNICEF et l’ensemble des partenaires à travers le comité de crise.
La découverte du virus Ebola est une préoccupation majeure pour le Gouvernement.
Ainsi, face à l’urgence de la situation, les autorités guinéennes se sont engagées à renforcer le dispositif global de réponse et à coordonner l’ensemble des activités destinées à gérer et contenir la propagation du virus Ebola.
A cet effet, le Comité national de crise a élaboré un plan d’intervention d’urgence avec un accent sur le renforcement de la Coordination au niveau national, Régional et de district; l’intensification de la surveillance active (recherche active de cas et la recherche des contacts); la prise en charge rapide et le contrôle efficace de l’infection et de la santé publique, la communication/sensibilisation, la gestion des corps et la sécurité des injections.
Sensible à cette situation et compte tenu du caractère urgent des mesures à prendre, le PNUD décide d’appuyer le Gouvernement par le financement du Projet d’Assistance à la Coordination de la Riposte contre l’épidémie de fièvre hémorragique Virale Ébola.
Le budget global du projet est estimé à 200.000 USD et constitue une contribution du PNUD aux (55%) efforts de coordination de la lutte contre la propagation de la maladie. Le coût global du budget de réponse est de 4 520 913,00USD.
Le Gouvernement guinéen a annoncé qu’il contribuera à la prise en charge des deux tiers (2/3, soit 75%) de ce financement.
Ce projet est financé dans le cadre de l’Axe Stratégique d’Intervention III (UNDAF 2013-2017) portant sur la Réduction de la Vulnérabilité et amélioration des conditions de vie.
Le projet sera exécuté par le bureau PNUD en partenariat avec le Gouvernement, sur la base d’un plan de travail et d’un budget prévisionnel établis et validés conjointement.
L’objectif global du projet est d’améliorer la capacité de réponse du Gouvernement et de ses partenaires face à l’épidémie de la fièvre hémorragique virale Ebola en Guinée.
Les objectifs spécifiques du projet sont entre autres le renforcement de la coordination des activités de riposte à tous les niveaux.
Le financement du PNUD contribuera essentiellement à renforcer le dispositif de coordination nationale de la réponse à travers la mise en place d’un mécanisme de partage journalier de l’information aux niveaux national, préfectoral et dans les zones transfrontalières.
Mamadou Saliou Diallo,
Chargé des communications PNUD Guinée
08/05/14 Mortalité maternelle des statistiques alarmante en afrique subsaharienne
Les nouvelles statistiques des Nations unies montrent une réduction de 45% des décès maternels depuis 1990, selon un communiqué rendu public mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et obtenu par la PANA à New York.
Ce communiqué indique que 289.000 femmes sont mortes en 2013 des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, comparé à 523.000 en 1990. Toujours selon ce communiqué, une autre étude de l’OMS, publiée récemment dans The Lancet Global Health, ajoute de nouvelles informations sur les raisons pour lesquelles ces femmes sont décédées.
L’étude ‘’Causes globales de la mortalité maternelle: une analyse systématique de l’OMS’’ révèle que plus d’un décès maternel sur quatre est causé par des pathologies déjà présentes comme le diabète, le VIH, le paludisme et l’obésité, dont les impacts sur la santé peuvent être aggravées par la grossesse. Cette proportion est similaire à celle des décès dus à des hémorragies sévères pendant la grossesse et l’accouchement.
‘Ensemble, les deux rapports soulignent la nécessité d’investir dans des solutions éprouvées, comme des soins de qualité pour toutes les femmes durant la grossesse et lors de l’accouchement et une prise en charge particulière des femmes enceintes présentant certaines pathologies’, a déclaré le Dr Flavia Bustreo, directrice générale-adjointe pour la Santé de la Famille, des Femmes et des Enfants de l’OMS.
Ils soulignent également l’importance de disposer de données précises. ‘Trente trois décès maternels par heure sont 33 décès de trop’, a déclaré Tim Evans, directeur de la Santé, de la Nutrition et de la Population, du Groupe de la Banque mondiale. ‘Nous devons répertorier chacun de ces évènements tragiques, déterminer leurs causes et prendre d’urgence des mesures correctives’.
Les estimations des tendances de la mortalité maternelle de 1990 à 2013 comprennent de nouvelles données qui ne figuraient pas dans la dernière série d’estimations mondiales en 2012, ainsi que des méthodes améliorées d’estimation des naissances et de tous les décès maternels.
L’OMS a indiqué que 11 pays qui avaient des taux élevés de mortalité maternelle en 1990 (Bhoutan, Cambodge, Cap-Vert, Guinée équatoriale, Erythrée, République démocratique populaire du Laos, Maldives, Népal, Roumanie, Rwanda, Timor-Oriental) ont déjà atteint l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) d’une réduction de 75% de la mortalité maternelle depuis 1990.
Sur la base de ces dernières tendances cependant, plusieurs pays à faible revenu et à revenu intermédiaire n’atteindront pas cet objectif.
L’Afrique sub-saharienne est toujours la région la plus à risques dans le monde concernant la mortalité des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. ‘Une jeune fille de 15 ans vivant en Afrique sub-saharienne risque environ 1 fois sur 40 de mourir durant la grossesse et l’accouchement au cours de sa vie’, a déclaré le Dr Geeta Rao Gupta, directrice exécutive-adjointe du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF). ‘Une jeune fille du même âge vivant en Europe court ce risque 1 fois sur 3.300 – ce qui montre combien les progrès sont inégaux à travers le monde’.
Malgré les progrès de ces 20 dernières années, les choses ont trop peu avancé en ce qui concerne la prévention des grossesses, des avortements, des décès maternels, des Infections sexuellement transmises et du VIH chez les adolescentes et il y a des écarts importants dans la disponibilité, la qualité et l’accès à l’éducation sexuelle et aux services pour les jeunes, en particulier dans les pays à faible revenu.
‘Plus de 15 millions de jeunes filles âgées entre 15 et 19 ans donnent la vie chaque année – dont une sur cinq avant l’âge de 18 ans – et plusieurs de ces grossesses sont le résultat de rapports sexuels non consentis’, révèle Mme Kate Gilmore, directrice exécutive (adjointe du Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP). ‘Des interventions relativement simples et bien connues, comme les services de sages-femmes et la prévention des violences faites aux femmes peuvent faire une énorme différence si elles sont intensifiées et associées à des investissements dans les innovations, en particulier dans le domaine des contraceptifs.
Une étude similaire de l’OMS sur les causes de plus 60.000 décès maternels dans 115 pays montre que des pathologies pré-existantes exacerbées par la grossesse (comme le diabète, le paludisme, le VIH et l’obésité) ont provoqué 28% des décès.
Les autres causes étant les hémorragies sévères (principalement durant et après l’accouchement – 27%), l’hypertension artérielle induite par la grossesse (14%), les infections (11%), les dystocies et autres causes directes (9%), les complications de l’avortement (8%) et les formations de caillots dans les vaisseaux sanguins (embolies -3%).
L’OMS a estimé que des systèmes de santé solides – avec des infrastructures dotées du personnel, des équipements et des médicaments adéquats – sont essentiels pour prodiguer des soins de qualité qui permettent de sauver les vies des femmes et de leurs nouveau-nés.
08/05/14 BOKE : Les habitants du District de Sateneyah tirent la sonnette d’alarme sur le manque d’infrastructure sanitaire
Situé à plus d’une dizaine de kilomètre de la Sous-préfecture de Kolaboui dans la Préfecture de Boké, le district de Sateneyah est confronté à un manque d’infrastructure sanitaire de qualité pour répondre aux besoins sanitaires de sa population estimé à plus 200 habitants. Depuis plusieurs années maintenant, les habitants de Sateneyah et ses villages environnants ont du mal à se faire soigner à cause de la vétusté du seul dispensaire de la localité construit en 1951 , et géré par un seul agent de santé en manque de tous les outils nécessaires , à commencer par les médicaments.
63 ans après sa construction, ce dispensaire n’a bénéficié d’aucune retouche. En 2003, l’Association des Ressortissants de ce village résidant dans les différentes villes du pays, très inquiété, avait entamé la construction d’un Centre de Santé qui, depuis cette date, reste inachevé pour des raisons financières a souligné l’Agent Technicien Communautaire (ATC) qui sert depuis 20 ans dans ce dispensaire. Lorsque l’état de santé d’un malade s’aggrave, l’ATC lui-même est contraint parfois d’accompagner le malade sur moto jusqu’au centre de santé le plus proche, qui peut être soit à Kolaboui ou Kamsar.
« Parfois si les médicaments finissent parce que nous sommes fournis par le Centre de Santé de Kolaboui de façon mensuelle, j’achète à mes propres frais les produits dans une pharmacie à Kolaboui à laquelle je suis abonné juste pour secourir les pauvres villageois » explique l’ATC Dr Abdoulaye Keïta.
Aboubacar Arafan Camara
07/05/14 Virus Ebola : Le Ministre guinéen de la santé et l’OMS, en tournée d’évaluation en région forestière
Le Colonel Rémy Lamah, ministre guinéen de la Santé et des cadres de l’Organisation Mondiale de la Santé sont ont entamé depuis le début de cette semaine une tournée d’évaluation et de sensibilisation dans la région forestière, située au sud de la Guinée, où une épidémie de Virus Ebola sévit depuis janvier.
Dans les préfectures de Kissidougou, Macenta et Guékédou, le ministre de la Santé a rencontré tour à tour les responsables et les équipes de médecin sans frontière pour s’enquérir du niveau d’évolution de la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Selon le colonel Remy Lamah, le constat sur le terrain est satisfaisant.
Au centre d’observation de Guékédou, le ministre affirme qu’un seul cas était en observation qui d’ailleurs doit être libérer dans les prochaines heures par ce que négatif.
Mais pour le colonel Rémy Lamah, il ne faut pas baisser les bras, il faut multiplier la sensibilisation tant qu’il existe un cas en observation dans les différente préfectures concernées.
Le ministre guinéen de la santé et sa délégation ont également animé des meetings de sensibilisation sur les comportements à adopter pour éviter la maladie, mais aussi, sur la cohabitation pacifique entre la population locale et les agents de médecins sans frontière qui sont sur le terrain.
Pour rappel, au mois dernier un incident avait éclaté entre des jeunes de Macenta et les agents de médecins sans frontière qui travail sur le terrain pour la prise en charge des malades de la fièvre hémorragique Ebola.
Bah Kouré
07/05/14 Les Sud-Africains votent dans un climat social tendu
Les Sud-Africains ont commencé à voter mercredi pour les élections législatives. L’ANC, au pouvoir depuis 1994, en est le grand favori, malgré le climat tendu dans le pays et les scènes de violence urbaine quasi quotidiennes dans les townships les plus pauvres.
Plus de 25,3 millions d’électeurs doivent élire 400 députés, qui eux-mêmes désigneront le prochain chef de l’Etat le 21 mai. A 72 ans, le président Jacob Zuma devrait être reconduit pour un second mandat de cinq ans.
Devant un bureau de vote à Soweto, situé à 300 mètres à peine de l’ancienne maison de Nelson Mandela, une vingtaine de personnes ont fait la queue dès 06H30 (04H30 GMT) pour pouvoir voter dès l’ouverture, à 07H00.
"Je vais voter pour l’ANC malgré leurs erreurs. Je suis fier de l’ANC, ils ont fait beaucoup pour nous et il faut leur donner une chance d’avancer, de créer des emplois", affirme Benedict Molefe Tuge, un employé de restaurant de 48 ans, père célibataire de deux enfants.
Jusqu’à la dernière minute, les responsables de la sécurité ont multiplié les appels au calme, alors que les manifestations violentes dans les bidonvilles et les quartiers pauvres se succèdent jour après jour dans le pays, généralement pour protester contre la mauvaise qualités des services publics, dont la distribution d’eau et d’électricité.
Dans la nuit de mardi à mercredi, c’est le quartier pauvre de Bekkersdal, près de Johannesburg, qui a été le théâtre d’émeutes. Trois bureaux de vote ont été incendiés, selon la radio d’information 702.
Au lever du jour, une douzaine de femmes chantaient et dansaient sur les ruines de l’un de ces bureaux, brandissant leurs cartes d’identité pour exiger de voter.
"Je suis ici pour voter pour mon avenir. Je m’en fiche, de ce qui s’est passé ici hier (mardi soir). Je ne vais pas les laisser m’empêcher" de voter, a témoigné Nosihle Zikalala, devant une tente érigée à la hâte pour abriter un bureau de vote.
"L’élection du 7 mai est l’une des plus disputées de ces 20 dernières années", note la politologue Lizette Lancaster, de l’ISS (Institute for Security Studies), "et l’on s’attend à ce que l’ANC perde du terrain".
Les sondages prédisent un recul de l’ANC autour de 60%, contre 65,9% en 2009. Au profit notamment du parti d’opposition libérale DA (Alliance démocratique), crédité d’environ 20% des intentions de vote.
– "Combattants de la liberté économique" –
Tous les regards seront tournés aussi vers le score du parti populiste de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF), nouveau venu dans le paysage politique. Il prône la nationalisation des banques et des mines, l’expropriation sans indemnisation des grands propriétaires terriens blancs, et une redistribution radicale des richesses.
Beaucoup de progrès ont été pourtant accomplis ces vingt dernières années. 96% des ménages ont maintenant accès à l’eau potable contre 62% en 1994, 87% à l’électricité contre 58%, le taux de criminalité — effrayant — a baissé, il y a moins de bidonvilles, une classe moyenne noire a émergé.
Mais l’Afrique du Sud post-apartheid est restée un pays profondément inégalitaire, où les Blancs gagnent en moyenne six fois plus que les Noirs, où ils sont moins frappés par le chômage (moins de 7% contre plus de 28%), où ils ont toujours un meilleur accès à une éducation qui reste déplorable pour la majorité.
Le premier quinquennat du président Zuma a été marqué par plusieurs scandales, le dernier en date étant la rénovation de sa résidence privée de Nkandla (est) aux frais du contribuable. Surtout, le chef de l’Etat a pour beaucoup du sang sur les mains depuis que sa police a ouvert le feu sur des grévistes à la mine de Marikana (nord) en août 2012, faisant 34 morts.
Mais pour de très nombreux Noirs sud-africains — 80% de la population –, l’ANC reste le parti qui les a délivrés de l’apartheid.
Le parti dominant a récupéré l’image de son plus illustre militant Nelson Mandela, décédé en décembre. "Suivons ses pas", exhortent de vastes pages de publicité. "Faites le pour Madiba, votez ANC", demandent des affiches de l’allié communiste, appelant le héros national de son nom de clan.
© 2014 AFP














































