Une nouvelle vidéo diffusée lundi, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, affirme qu’il ne libérera les lycéennes nigérianes enlevées mi-avril qu’en échange de prisonniers de la secte islamiste.
La vidéo diffusée lundi 12 mai dure dix-sept minutes. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, y montre une centaine de jeunes femmes présentées comme les lycéennes nigérianes enlevées mi-avril dans le nord-est du Nigeria. Il affirme les avoir converties à l’islam et qu’il ne les libérera qu’en échange de la libération de prisonniers de la secte islamiste.
Sur les 276 lycéennes qui ont été enlevées le 14 avril à Chibok, dans l’État de Borno, qui abrite une communauté chrétienne importante, deux cent vingt-trois sont toujours portées disparu.
Leur enlèvement a suscité l’émoi de la communauté internationale. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dimanche à Bakou, le président français François Hollande a annoncé la tenue probable samedi à Paris d’un sommet de dirigeants africains sur la sécurité au Nigeria.
(Avec AFP)
12/05/14 Nigeria : Boko Haram réclame la libération de prisonniers en échange des lycéennes
11/05/14 C’est parti pour la 5ème édition du tournoi corporatif de la Jeune Chambre ‘’Conakry Elite’’
La 5ème édition du tournoi corporatif a officiellement démarré ce samedi 10 mai 2014 à Conakry. Cette compétion organisée par la Jeune Chambre Conakry Elite en collaboration avec le Ministère des sports, grâce à un sponsoring de NSIA Guinée, va regrouper 8 équipes venues de plusieurs entreprises évoluant en Guinée et qui sont reparties en deux poules.
Au compte du match d’ouverture, c’est l’équipe de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) qui s’est imposée sur le score de 3 buts à 0 face aux poulains de Weego.
Selon le président 2014 de la Jeune Chambre Conakry Elite, Robin Lankoandé, l’objectif de ce tournoi corporatif est de permettre aux différentes entreprises participantes de se côtoyer, de se fraterniser et de s’amuser en dehors du cadre de travail pour leur permettre d’oublier le stresse au quel ils sont confrontés tous les jours au travail.
La JCI étant une ONG à but non lucratif, Robin LanKoandé souligne que ce tournoi est organisé grâce aux appuis de certaines entreprises participantes, dont NSIA qui en est le principal sponsor depuis plusieurs années maintenant.
« A l’occasion de ce tournoi, je souhaite vraiment qu’il y ai du fair-play, et que les entreprises puissent profiter de cette occasion pour pratiquer le sport » déclare le Président de la locale Conakry Elite.
Du coté de la Jeune Chambre Internationale de Guinée, ce projet de la locale Conakry Elite est une fierté déclare son président Alpha Oumar Bah, avant d’ajouter que le rôle de la JCI Guinée est d’unifier l’Autorité, les Entreprise et la Société Civile.
Bah Kouré
10/05/14 Le forum des femmes parlementaires de Guinée rentre en activité
La première assemblée Générale constitutive du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée se tient ce samedi 10 mai 2014 à Conakry.
Organisé avec l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cet évènement placé sous l’autorité de Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale a connu la présence des représentants du Gouvernement, de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Guinée.
Selon le PNUD, la mise en place du Forum des femmes parlementaires de Guinée découle de la déclaration d’engagement faite le 25 Avril 2014 à Mariador Palace et de l’élaboration des documents constitutifs lors de la retraite des femmes députées à Kindia du 2 au 4 mai 2014, respectivement accompagné par le PNUD en collaboration avec son partenaire technique NDI.
« Ce Forum des femmes, une première en Guinée s’inscrit dans une dynamique de promotion et de protection des droits des femmes telle que définie dans la Politique Nationale Genre qui vise à éradiquer les disparités hommes-femmes dans tous des secteurs socio-économiques et politiques du pays » indique les organisateurs.
Le Forum a ainsi pour but de permettre aux députées guinéennes de s’unir et d’agir ensemble au-delà de leur appartenance politique afin de garantir les droits de femmes, l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et la prise en compte de la dimension genre dans les travaux parlementaires.
La cérémonie officielle d’installation du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée a été précédée par une séance d’échanges d’expérience et de meilleures pratiques avec l’Union Interparlementaire, organisation internationale des parlements composée de 168 membres, suivis par le partage d’expériences spécifiques en Afrique.
guineediversite.com
10/05/14 Centrafrique: l’ONU sanctionne trois responsables dont l’ex-président Bozizé
Le Conseil de sécurité de l’ONU a décrété vendredi des sanctions contre trois responsables centrafricains: l’ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l’ex-coalition rebelle Séléka Nourredine Adam.
Ces sanctions ciblées, prévues par la résolution de l’ONU du 28 janvier dernier et proposées par la France et les Etats-Unis, consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager.
JA
10/05/14 Lycéennes enlevées au Nigeria: Michelle Obama dénonce un "acte insensé"
Michelle Obama, l’épouse du président américain, a dénoncé samedi l’enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigeria au moment où l’aide étrangère se met en place, sur le terrain, pour aider les autorités nigérianes à retrouver les captives.
"Comme des millions de gens dans le monde entier, mon mari et moi-même éprouvons de la révolte et du chagrin après l’enlèvement de plus de 200 jeunes Nigérianes", a expliqué Mme Obama, qui remplaçait son époux pour l’allocution hebdomadaire de la Maison Blanche.
"Cet acte insensé a été commis par un groupe terroriste déterminé à empêcher ces filles de recevoir une éducation", s’est-elle indigné, à la veille de la Fête des Mères célébrée dimanche aux Etats-Unis, avant d’appeler à "prier pour (leur) retour sain et sauf".
Le 14 avril, le groupe islamiste armé Boko Haram, dont le nom signifie "L’éducation occidentale est un péché", avait attaqué un lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et enlevé 276 adolescentes, dont 223 sont toujours captives, selon la police.
Après une relative indifférence initiale des autorités et à l’étranger, la mobilisation des familles et la revendication lundi dernier du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, qui en a fait des "esclaves" et veut les "vendre", ont fini par susciter l’émotion et la solidarité internationales.
Des experts américains et britanniques sont arrivés dans le pays pour participer aux recherches et la France a commencé vendredi à envoyer du matériel d’imagerie satellitaire. La Chine a aussi proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites.
Le président nigérian Goodluck Jonathan a affirmé vendredi à la presse qu’une équipe d’experts était déjà à l’oeuvre dans la forêt de Sambisa, proche de Chibok, avec du matériel électronique pour tenter de repérer les ravisseurs et leurs victimes.
Le long silence de M. Jonathan dans les semaines suivant l’attaque a été très critiqué. D’autant que juste après le rapt, les autorités avaient donné – par mégarde, selon elles – des chiffres erronés du nombre de lycéennes enlevées, bien inférieur à la réalité.
Nouveau fait embarrassant, un rapport d’Amnesty International publié vendredi affirme que l’armée nigériane avait été informée de l’imminence d’une attaque de Boko Haram contre le lycée de Chibok le 14 avril, mais n’a pas réagi faute de moyens.
Les militaires soutiennent de leur côté que les troupes postées à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno où se trouve Chibok, n’ont été informées de l’attaque qu’au moment où elle se déroulait et qu’en s’y rendant, elles "sont tombées dans une embuscade dressée par les terroristes" sur la route de 120 km séparant Maiduguri de Chibok.
– "Toujours au Nigeria"? –
Les Etats-Unis et des responsables de Chibok se sont inquiétés d’un possible transfèrement des adolescentes vers le Tchad et le Cameroun voisins pour y être vendues.
"Je pense que (les lycéennes) sont toujours au Nigeria", et même "dans la forêt de Sambisa", connue pour abriter des bases arrières de Boko Haram, a assuré M. Jonathan vendredi.
Pendant que l’aide s’organise sur le terrain, des personnalités du monde entier continuent à se mobiliser dans les médias et les réseaux sociaux.
Une lettre ouverte signée par une cinquantaine de personnalités, appelant à tout faire pour retrouver les captives, a été publiée samedi dans le Financial Times. "Nous appelons tous les gouvernements locaux, nationaux et régionaux, avec le soutien total de la communauté internationale, à consacrer leur expertise et leurs moyens (. . . ) pour ramener nos filles", selon le texte publié sur une pleine page du quotidien financier britannique.
Parmi les signataires figurent le chanteur Bono, les milliardaires Bill et Melinda Gates, le prix Nobel Muhammad Yunus, nombre d’anciens présidents (Brésil, Mexique, Mozambique, île Maurice, Tanzanie, Botswana, Liberia, Cap Vert, Irlande), le fondateur de Virgin Richard Branson, le fondateur de CNN Ted Turner. . .
Le Conseil de sécurité de l’ONU a affirmé que ces exactions peuvent "constituer des crimes contre l’humanité".
Les 15 pays membres du Conseil se disent prêts à "suivre de manière active la situation des jeunes filles enlevées et à envisager des mesures appropriées contre Bako Haram", une allusion apparente à d’éventuelles sanctions.
L’insurrection islamiste a fait des milliers de morts (près de 2. 000 depuis le début de l’année) depuis 2009. Initialement concentrées dans le Nord à majorité musulmane, où Boko Haram revendique la création d’un Etat islamique, les violences ont récemment fait des dizaines de morts dans la capitale, Abuja.
JA
10/05/14 Soudan du Sud : Salva Kiir et Riek Machar s’engagent à mettre fin aux hostilités
Le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, dont les troupes respectives s’affrontent depuis mi-décembre au Soudan du Sud ont signé vendredi à Addis Abeba un engagement à "cesser les hostilités" et à de futures élections.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a salué cet engagement, y voyant une possible "avancée majeure" pour l’avenir du pays. Dans ce document, également paraphé par le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, hôte des négociations, les deux dirigeants "ont convenu que toutes les activités hostiles cesseraient dans les 24 heures", a déclaré vendredi soir Seyoum Mesfin, un des responsables de la médiation.
Un cessez-le-feu entre les belligérants, péniblement négocié et signé le 23 janvier dans la capitale éthiopienne sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), organisation sous-régionale est-africaine, n’a jamais été respecté.
Ils ont également, dans ce texte, "convenu qu’un gouvernement de transition offre les meilleurs chances au peuple du Soudan du Sud" en vue de prochaines élections, sans préciser de date, a expliqué Seyoum Mesfin.
Ce dernier, ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères et l’un des principaux négociateurs de l’Igad, a félicité MM. Kiir et Machar d’avoir "mis fin à la guerre". "Les combats vont cesser", a-t-il assuré.
Poignée de mains
"Même avec cette signature, vue la crise actuelle, le rétablissement de la paix au Soudan du Sud ne sera pas facile", a tempéré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui.
L’accord prévoit aussi "l’ouverture de couloirs humanitaires (…) et la coopération avec les agences humanitaires et de l’ONU afin de faire en sorte que l’aide humanitaire atteigne toutes les zones du Soudan du Sud", selon Seyoum Mesfin.
MM. Kiir et Machar s’étaient quelques minutes auparavant retrouvés face-à-face – apparemment pour la première fois depuis le début du conflit qui les oppose – et s’étaient serré la main, à l’issue d’une journée d’entretiens séparés avec M. Hailemariam, qui assure la présidence en exercice de l’Igad.
Ils avaient ensuite prié ensemble. Les deux dirigeants avaient été conviés à se rencontrer à Addis pour tenter de relancer des négociations au point mort dans la capitale éthiopienne.
"Signes précurseurs de génocide"
Le conflit au Soudan du Sud, déclenché sur fond de rivalité entre MM. Kiir et Machar à la tête du parti au pouvoir qui a divisé l’armée le long de lignes ethniques, a fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts et chassé de chez eux plus d’1,2 million de Sud-Soudanais.
A cette rivalité politique se sont greffées de vieilles rancunes entre peuples dinka et nuer dont les deux hommes sont respectivement issus et les combats se sont accompagnés de massacres et d’atrocités contre les civils, sur des critères ethniques, imputables aux deux camps.
L’ONU et Washington ont récemment mis en garde contre des risques de "génocide" et de "famine" dans le pays, plaçant MM. Kiir et Machar sous intense pression diplomatique.
Les Etats-Unis les avaient menacés de sanctions ciblées faute d’efforts pour mettre fin aux combats et aux exactions et avaient mardi imposé de premières sanctions contre deux généraux de l’un et l’autre camp, "responsables d’actes de violences inconcevables contre des civils".
De "nombreux signes précurseurs de génocide"
"Je suis heureux que nous ayons signé cet accord ce soir", a déclaré à la presse M. Machar qui a pris le maquis après avoir été accusé de tentative de coup d’Etat par M. Kiir, lorsque de premiers combats ont éclaté à Juba le 15 décembre au sein de l’armée sud-soudanaise entre troupes loyales à chacun des deux dirigeants. Il a répété qu’il n’y avait pas eu de tentative de coup d’Etat. "L’Histoire le dira", a répondu M. Kiir.
Le chef de l’Etat a rappelé qu’il avait "accepté beaucoup de compromis" pour "faire la paix avec tout le monde" et amener le Soudan du Sud à l’indépendance à l’issue d’une des guerres les plus longues et meurtrières d’Afrique, qui a opposé entre 1983 et 2005 Khartoum à une rébellion sudiste, désormais au pouvoir à Juba, dont il était avec M. Machar l’un des chefs historiques.
La Mission locale des Nations unies (Minuss) avait fait état jeudi d’indices sérieux de "crimes contre l’humanité" de la part des deux camps, recensant des atrocités dans lesquelles la Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU Navi Pillay a vu vendredi de "nombreux signes précurseurs de génocide".
"Plus longtemps on laissera les rivalités ethniques se creuser et s’envenimer, plus le Soudan du Sud sera fragmenté, rendant la réconciliation et une paix durable plus difficile à atteindre", avertissait Amnesty International récemment.
JA
10/05/14 L’île de Kassa désormais érigé en Sous préfecture
Le président de la république à travers un décret rendu public ce vendredi a érigé les L’île de Loos en sous préfecture dénommée la sous préfecture de Kassa.
La sous préfecture de Kassa comprend les districts de Kassa, fotoba et leurs secteurs respectifs.
Selon le même décret, le chef lieu de la sous préfecture de Kassa est fixé à Kassa centre et est dirigée par un sous préfet nommé par arrêté du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.
Les structures et leur fonctionnement, le personnel, la gestion administrative et financière de la sous préfecture sont régis par les lois et règlements en vigueur applicables aux circonscriptions administratives de la république de Guinée.
L’Emir
09/05/14 Présidentielle 15 : Sadakadji évoque « l’échec cuisant » d’Alpha Condé et annonce son retour à Conakry
Après avoir demandé au Chef du gouvernement, Mohamed Said Fofana, de déposer sa lettre de démission pour « incompétence notoire » et « incapacité générale », le leader de la troisième voie, le Président Sadakadji Diallo prédit « la fin définitive du régime du Pr Alpha Condé ». Il s’est confié à nous en ces termes : « Après quatre ans de gestion chaotique et catastrophique, on assiste à un échec cuisant du régime en place. Alors comment voulez-vous que le peuple refasse confiance à un Professeur sans solution ? »
L’on se rappelle qu’à l’issue d’une descente dans quelques quartiers de Conakry, la capitale guinéenne, la semaine dernière, le Premier ministre Mohamed Said Fofana avait reconnu et avoué lui-même que « les choses n’avançaient pas » pour la simple et bonne raison qu’on aurait menti au Président de la République : « c’est pourquoi il a pris des engagements qu’il n’a pas pu honorer, jusque-là. On a trop menti au Président de la République. On lui a fait prendre des engagements alors que ce n’était pas le bon choix. C’est pourquoi dès son arrivée au pouvoir, dans l’enthousiasme, il a promis à tout le monde qu’il donnera le courant et l’eau dans les meilleurs délais […] », s’est sabordé celui qui est en poste depuis quatre ans.
Pour Amadou Oury Diallo plus connu sous le nom de Sadakadji : « la Guinée est riche mais les Guinéens sont pauvres. Elle est le grenier de l’Afrique de l’Ouest mais le ventre des Guinéens crie famine. Elle est le château d’eau de la sous-région mais les Guinéens ne bénéficient pas d’une bonne distribution de l’eau, encore moins d’une correcte fourniture de l’électricité ». Rien que sur ces deux secteurs vitaux, « il n’est pas sorcier de prévoir la fin définitive du système Alpha Condé » prévient-il.
Dans la même foulée, il annonce son retour imminent pour « le prochain semestre » à Conakry, afin d’apporter à ses compatriotes le vrai changement sur la base de ce qu’il appelle « la troisième voie pour la Guinée émergente ».
Sadakadji.com
09/05/14 Environnement : Alpha Condé va-en-guerre contre la déforestation et interdit l’exportation du charbon de bois vers les pays limitrophes
Le Gouvernement guinéen se montre de plus en plus déterminé à lutter contre la déforestation en Guinée. Dans cette lutte et pour préserver l’environnement, Alpha Condé et son Gouvernement ont décidé jeudi, d’interdire l’exportation du charbon de bois vers les pays limitrophes.
Pour parvenir a cet objectif et freiner l’utilisation abusive du charbon du bois en Guinée, le Chef de l’Etat guinéen à donné des instructions à son gouvernement pour favoriser l’implantation d’une structure d’embouteillage du gaz en Guinée, pour encourager l’utilisation du gaz à la place du charbon de bois.
La fabrication des briques en terre cuite joue aussi un grand rôle dans le phénomène de déforestation en Guinée. C’est pourquoi, le Gouvernement veut instaurer une politique pour encourager la fabrication des briques en géo-béton plutôt qu’en terre cuite.
Le porte-parole du gouvernement guinéen indique également que des démarches sont en cours pour l’installation des unités industrielles pour l’alimentation des bétails et de transformation des déchets.
Bah Kouré
09/05/14 La SOTELGUI va-t-elle renaître de ses cendres ?
La Sotelgui va bientôt renaitre de ses cendres, selon le ministre d’Etat des postes et des télécommunications. Oyé Guilavogui a fait l’annonce jeudi 8 mai 2014, lors du conseil ordinaire des ministres. A cette occasion, Oyé Guillavogui à fait le point sur la situation juridique de l’entreprise et les perspectives concernant sont avenir, selon le compte rendu du porte-parole du Gouvernement. Pour sa relance dans les meilleurs délais, « le conseil a mis en place une commission interministérielle pour réexaminer la présentation du dossier Sotelgui », indique Albert Damantan Camara.
La Sotelgui, première société de télécommunication en Guinée est tombée en faillite quelques mois après l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé, mettant au chômage une centaine de guinéens.
Parlant toujours des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le gouvernement guinéen annonce la migration de l’analogique au numérique, au mois de juin prochain. Ce projet est piloté par une commission présidé par la Présidente du Conseil National de la Communication. « Sous l’autorité du Premier ministre, cette commission a déjà validé la feuille de route nationale, l’adoption des normes techniques, ainsi que les choix financier et l’opérateur », indique le porte-parole du gouvernement Albert Damantan Camara. Selon le conseil des ministres, une campagne de sensibilisation doit bientôt démarrer pour informer les populations du début de la migration vers le numérique.
Bah Kouré
09/05/14 Il y a 20 ans, Mandela devenait le premier président noir d’Afrique du Sud
Il y a précisément 20 ans que Nelson Mandela arrivait à la tête de l’Afrique du Sud. Après avoir été élu premier président noir de l’Afrique du sud, le 27 avril 1994, Madiba était investi le 10 mai. Et prononçait un discours historique dont Jeune Afrique vous propose la traduction.
Libéré le 11 février 1990 après plus de 27 années passées dans les geôles du régime raciste de l’apartheid, Nelson Mandela est élu président de l’ANC l’année d’après, tout en poursuivant les négociations entamées en prison avec Frederik de Klerk, qui sera le dernier président blanc du pays. En 1993, une Constitution intérimaire est enfin adoptée, sanctionnant la fin de l’apartheid, et le rêve de Mandela devient réalité une année plus tard : tous les électeurs sud-africains sont convoqués aux urnes indépendamment de la couleur de leur peau ou de leurs origines.
Les élections législatives qui se déroulent du 26 au 29 avril 1994 voient la victoire de l’ANC avec 62,2% des voix et l’élection, le lendemain, de Nelson Mandela à la présidence. Le 10 mai, l’ancien prisonnier est investi président de la République au cours d’une cérémonie historique. Dans l’assistance, Yasser Arafat, Fidel Castro, Julius Nyerere, Hillary Clinton… Au total, 45 chefs d’État et le secrétaire de l’Organisation des Nations unies (ONU), Boutros Boutros-Ghali, ont fait le déplacement, avec quelque 4 000 invités, sous la surveillance étroite d’autant de policiers pour déjouer toute tentative d’assassinat sur la personne du nouveau chef de l’État. Revivez le discours mémorable de Nelson Mandela prononcé devant un public de 60 000 personnes.
Majestés, Altesses, invités distingués, camarades et amis,
Aujourd’hui, nous tous, par notre présence ici et par nos célébrations dans d’autres régions de notre pays et du monde, nous conférons gloire et espoir à une liberté naissante.
De l’expérience d’un désastre humain inouï qui a duré beaucoup trop longtemps, doit naître une société dont toute l’humanité sera fière.
Nos actions quotidiennes, en tant que simples Sud-Africains, doivent susciter une réalité concrète qui renforcera la foi de l’humanité dans la justice ainsi que sa confiance dans la noblesse de l’âme humaine et nourrira tous nos espoirs d’une une vie magnifique pour tous.
Tout ceci, nous le devons autant à nous-mêmes qu’aux peuples du monde qui sont si bien représentés ici, aujourd’hui.
À mes compatriotes, je n’ai aucune hésitation à dire que chacun d’entre nous est aussi intimement attaché à la terre de ce beau pays que le sont les célèbres jacarandas de Pretoria et les mimosas du Bushveld.
Chaque fois que l’un d’entre nous touche le sol de ce pays, il éprouve un sentiment de renouveau personnel. L’humeur nationale change comme les saisons.
Nous sommes transportés par un sentiment de joie et d’euphorie lorsque l’herbe verdit et que les fleurs s’épanouissent.
Cette unité spirituelle et physique que nous partageons tous avec cette patrie commune explique l’intensité de la douleur que nous avons tous portée dans nos cœurs quand nous avons vu notre pays se déchirer dans un terrible conflit, et quand nous l’avons vu rejeté, proscrit et isolé par les peuples du monde, précisément parce qu’il était devenu la base universelle de l’idéologie pernicieuse et de la pratique du racisme et de l’oppression raciale.
Nous, le peuple d’Afrique du Sud, nous sentons comblés que l’humanité nous ait repris en son sein, et que le privilège rare d’être l’hôte des nations du monde sur notre propre terre nous ait été accordé, à nous qui étions hors-la-loi il n’y a pas si longtemps.
Nous remercions tous nos distingués invités internationaux d’être venus célébrer avec le peuple de notre pays ce qui est, après tout, une victoire commune pour la justice, la paix et la dignité humaine.
Nous sommes sûrs que vous continuerez à être à nos côtés lorsque nous aborderons les défis de la construction de la paix, de la prospérité, de la démocratie, et que nous nous attaquerons au sexisme et au racisme.
Nous apprécions infiniment le rôle qu’ont joué la foule de nos concitoyens et de leurs dirigeants politiques, démocratiques, religieux, féminins, jeunes, économiques, traditionnels et autres pour parvenir à cette aboutissement. Et le dernier d’entre d’eux n’est pas mon second vice-président, l’honorable Frederik Willem De Klerk.
Nous aimerions également rendre hommage à nos forces de sécurité, tous grades confondus, pour l’éminent rôle qu’elles ont joué en protégeant nos premières élections démocratiques et la transition démocratique des forces sanguinaires qui refusent toujours de voir la Lumière.
Le moment est venu de panser nos blessures.
Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent.
Le temps de la construction est devant nous.
Nous avons enfin atteint notre émancipation politique. Nous nous promettons de libérer tout notre peuple des chaînes permanentes de la pauvreté, de la privation, de la souffrance, du sexisme et de toute autre discrimination.
Nous avons réussi à franchir le dernier pas vers la liberté dans des conditions de paix relative. Nous nous engageons à construire une paix totale, juste et durable.
Nous avons triomphé dans notre combat pour insuffler l’espoir dans le cœur de millions de nos concitoyens. Nous prenons solennellement l’engagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute sans aucune crainte au fond du cœur, assurés qu’ils seront de leur droit inaliénable à la dignité humaine – une Nation Arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde.
Comme gage de son engagement pour le renouveau de notre pays, le nouveau gouvernement transitoire d’unité nationale examinera, en urgence, la question de l’amnistie pour plusieurs catégories de concitoyens qui purgent actuellement des peines d’emprisonnement.
Nous dédions ce jour à tous les héros et les héroïnes de ce pays et du reste du monde qui, de diverses manières, ont sacrifié et mis en jeu leur vie afin que nous puissions être libres.
Leurs rêves sont devenus réalité. La liberté est leur récompense.
Nous sommes à la fois remplis d’humilité et exaltés par l’honneur et le privilège que vous, le peuple d’Afrique du Sud, nous avez accordé, en tant que premier président d’un gouvernement uni, démocratique, non-racial et non-sexiste.
Nous comprenons encore qu’il n’y a pas de voie toute tracée vers la liberté.
Nous savons bien que nul d’entre nous ne peut réussir seul.
Nous devons donc agir ensemble, en tant que peuple uni, pour la réconciliation nationale, pour la construction de la nation, pour la naissance d’un nouveau monde.
Que la justice soit pour tous !
Que la paix soit pour tous !
Qu’il y ait du travail, du pain, de l’eau et du sel pour tous !
Que chacun sache que chaque corps, chaque esprit et chaque âme a été libéré pour s’épanouir.
Que jamais, au grand jamais ce beau pays ne subisse à nouveau l’oppression de l’un par l’autre et ne souffre l’indignité d’être le pestiféré du monde.
Que règne la liberté.
Que le soleil ne se couche jamais sur une réussite humaine si glorieuse.
Dieu bénisse l’Afrique.
Merci.
Nelson Mandela, le 10 mai 1994
JA
09/05/14 Une cinquantaine de lycéennes nigérianes repérées en Centrafrique ?
Environ 50 jeunes femmes anglophones auraient été aperçues à Birao, dans le nord de la République centrafricaine, la semaine dernière. Escortées par des hommes armés, elles auraient quitté la ville dans la nuit de dimanche à lundi.
Certaines lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram ont-elles transité par le nord de la Centrafrique ? D’après un notable local, qui s’appuie sur plusieurs témoignages d’habitants, une cinquantaine de jeunes femmes anglophones sont arrivées mercredi 30 avril à bord d’un camion à Birao, petite ville de l’extrême-nord de la Centrafrique. Une information qui reste à confirmer.
Elles étaient encadrées par des hommes lourdement armés qui parlaient aussi anglais et des membres de l’ex-rébellion de la Séléka. Selon notre source, proche des anti-balaka, le convoi, composé de deux camions et d’un pick-up, avait auparavant été aperçu à Tiroungoulou (environ 170 kilomètres au sud-ouest de Birao) et venait peut-être du Tchad.
Une maison étroitement surveillée
"À leur arrivée, certaines étaient apeurées, pleuraient et étaient violemment réprimandés en anglais", précise notre source. Les adolescentes et leurs gardiens auraient ensuite logé plusieurs jours dans une maison de Birao dont les habitants ne pouvaient approcher. Le groupe aurait quitté les lieux dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 mai sans laisser de traces.
Les autorités nigérianes, désormais épaulées par des experts de plusieurs pays occidentaux, sont toujours sans nouvelles des plus de 200 lycéennes enlevées par des islamistes armés dans leur établissement de Chibok (nord-est du Nigeria) dans la nuit du 14 avril. Abubakar Shekau, chef de l’organisation terroriste Boko Haram, a revendiqué dans une vidéo la responsabilité de l’enlèvement et a affirmé que les jeunes filles seraient vendues et réduites en esclavage.
JA
09/05/14 Lycéennes enlevées au Nigeria: arrivée d’une équipe d’experts américains
Des experts américains sont arrivés au Nigeria pour participer aux recherches des plus de 200 lycéennes retenues en otage par le groupe islamiste Boko Haram, a annoncé une porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à l’AFP vendredi.
"Ils sont arrivés (. . . )l’équipe est au Nigeria", a déclaré Rhonda Ferguson-Augustus, sans préciser où se trouve cette équipe dans le pays. Des responsables américains avait annoncé l’envoi d’une équipe composée de moins de 10 militaires, de spécialistes du département américain de la Justice et de membres du FBI.
JA














































