Accueil Blog Page 42

Manifestations en Birmanie: deux tués et plusieurs blessés par des tirs de la police

Deux personnes ont été tuées et au moins une trentaine ont été blessées ce samedi 20 février à Mandalay, deuxième ville de Birmanie, lorsque des policiers ont tiré sur des manifestants qui protestaient contre la junte. Plusieurs milliers de contestataires sont de nouveau descendus dans les rues de Rangoun, la capitale économique.

Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants samedi à Mandalay, deuxième ville de Birmanie, faisant deux morts et au moins une trentaine de blessés, ont indiqué des membres du personnel médical à l’AFP. Plusieurs centaines de policiers étaient intervenus sur un chantier naval de la ville, faisant craindre des arrestations d’employés mobilisés contre le coup d’État. Des manifestants ont alors tapé sur des casseroles pour tenter d’empêcher les interpellations, mais la police a tiré.

Parmi les deux personnes tuées, un mineur a reçu une balle dans la tête, ont indiqué les secouristes, ajoutant que « la moitié des victimes ont été visées par des tirs à balles réelles ».

Hommage à la manifestante tuée

Par ailleurs, des milliers de personnes se sont rassemblées, non seulement à Mandalay, mais aussi Rangoun, pour rendre hommage à Mya Thwate Thwate Khaing, l’épicière de 20 ans décédée vendredi après avoir passé dix jours en soins intensifs.

Les protestataires tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Tu es notre martyre », ou encore : « La balle qui l’a transpercée a touché toutes nos têtes ».

Selon les médecins, la jeune fille a été ciblée à la tête par un tir à balles réelles. De son côté, les autorités affirment que seuls des projectiles en caoutchouc ont été utilisés ce jour-là par les forces de l’ordre.

A l’étranger, appel à manifester devant les ambassades

Cette jeune femme est la première victime de la répression des militaires. Vendredi, dans le nord de la Birmanie, des petits groupes de contestataires ont été dispersés par la police et des militaires armés de matraques, selon des vidéos en ligne et des témoins.

Malgré la peur des représailles violentes par l’armée, les appels à la désobéissance civile se poursuivent. Le militant exilé Min Ko Naing a par ailleurs appelé ses compatriotes de la diaspora à manifester devant les ambassades de leur pays ce samedi après-midi pour soutenir le mouvement birman.

RFI

Ligue 1 Salam : Un coup d’arrêt pour le Fello

Le Fello Star de Labé recevait l’ASFAG ce vendredi au stade du 28 septembre de Conakry au compte de la 8e journée de ligue 1 Salam. L’ASFAG domine le Fello (2-0)

Après la lourde défaite de l’ASFAG contre le Wakirya AC (3-5), le club de militaires a tenu en échec le Fello Star.

Durant Cette rencontre de la force armée a réussi à infliger le Fello sa troisième déroute de la saison. Les deux buts de l’ASFAG ont été marqués par Karamoko Bangoura à la (78e) et dans les toutes dernières minutes Ibrahima Kassory Fofana inscrit le but du break à la (92e).

Le Fello obtient plusieurs opportunités pour ouvrir le score mais les attaquants ont toujours manqués d’inspiration dans les derniers gestes devant le gardien de l’ASFAG.

L’ASFAG garde son série d’invincibilité contre le Fello en ligue 1. Succès qui permet à L’ASFAG de remonter à la 6e place au classement et totaliser 11 points.

Malgré cette défaite, le Fello reste toujours le Co-leader avec 15 points.

Ibrahima Fatimatou BAH

Dossier hôtel Sheraton : les travailleurs licenciés ne lâche pas prise

La Fédération de l’hôtellerie touristique, restauration et branche connexe, l’ONSLG et l’UITA, ont emprunté d’autres chemins dans l’affaire qui oppose les travailleurs licenciés à la direction de l’hôtel Sheraton Grand Conakry.

Ils annoncent avoir porté plainte auprès de l’organisation internationale du travail contre les autorités guinéennes et la direction de l’hôtel Sheraton grand Conakry. Ils l’ont fait savoir ce vendredi 19 février 2021.

Pour un bref rappel, c’est le renvoi de deux syndicalistes et un travailleur de l’hôtel qui est à l’origine de ce bras de fer entre les délégués syndicaux et la direction de Sheraton. Amadou DIALLO secrétaire général du syndicat des travailleurs de Sheraton Grand Conakry explique, « effectivement c’est notre ami SAMPIL qui avait cassé un pot de fleurs le26 août 2020, par accident de travail la direction a décidé de passer à la vitesse supérieure de licencier le jeune illégalement. Nous sommes venus à l’hôtel pour rencontrer le directeur afin de plaider mais malheureusement ils avaient décidé de se débarrasser de la structure syndicale. Ils ont dit que le syndicat a tenu des propos désobéissant à l’encontre du directeur donc il a décidé de passer par l’inspection générale du travail pour nous licencier ».

Après ce licenciement des délégués syndicaux de l’hôtel Sheraton Legrand, plusieurs démarches ont été menées sans suite, affirme la secrétaire générale du SYNEM , « nous sommes allé à l’inspection générale du travail, envoyé des correspondances, ce sont eux qui ont donné une autorisation de licenciement à la direction de l’hôtel. On ne sait pas le pourquoi ? En tout cas, ils ont refusé de nous donner une copie de cette autorisation de licenciement pour qu’on puisse faire au moins un recours au niveau du tribunal de travail ou ailleurs », rappel Asmaou Bah

A en croire les arguments avancés par l’avocat, le refus des autorités guinéennes et la direction de l’hôtel Sheraton, est la raison qui a poussé les travailleurs à emprunter d’autres chemins pour avoir gain de cause dans cette affaire.

« Le dépôt de cette plainte est dû du fait que toutes les démarches engagées sur le plan local ont échoué, on n’a constaté qu’au niveau du gouvernement aucune disposition n’a été prise pour rétablir les travailleurs dans leurs droits. Les démarches ont été effectuées même au niveau du cabinet du Premier ministre mais malheureusement ces démarches n’ont rien donné », déplorent Maître Alpha Amadou BAH.

Les travailleurs de l’hôtel sollicitent l’appui des personnes de bonne volonté, afin que ces personnes licenciées par la direction de Sheraton puissent être rétablies dans leur droit. Une pétition aurait été signée certains travailleurs, afin de leur permettre de retourné.

Affaire première Dame/Senkoun Kaba : « Djènè Kaba s’est attaquée au faible … », Makalé Traoré

La dernière sortie de la première Dame de la République Hadja Djènè Kaba éveille la colère chez la présidente du parti … Pour rappel, l’épouse du chef de l’État s’était exprimée sur le comportement du protocole du président condé, lors de son investiture. Selon la première Dame Senkou Kaba lui aurait ignoré lors de cette cérémonie.

Après cette dénonciation de la première Dame du pays, Dr Makalé Traoré, estime que l’épouse du président Condé s’est attaquée au faible. Elle ( Dr Makalé Traoré Ndlr) affirme ceci :

« Je pense que sur le filon, elle (première dame Ndlr) s’est attaquée au plus faible (Senkou Kaba). Vous savez c’est votre mari qui fait de vous ce que vous êtes. Quand vous venez voir un chef, la façon dont les chauffeurs, les gardes de corps vous reçoivent indique clairement ce que vous représentez pour le chef. Est-ce que vous imaginez un seul instant qu’on omette une première dame ? », S’interroge-t-elle.

Elle renchérit ces propos en donnant cette précision sur l’entourage du président de la République.

« Quand vous prenez l’entourage du président Alpha Condé, vous n’avez aucune femme influente qui, quand il attrape quelque chose durement, lui dit d’arrêter. Il n’y en a pas. Quand j’imagine, je me dis que ça doit être quelqu’un, un misogyne intégral », a-t-elle fustigé sur les ondes du groupe de médias Djoma.

Ibrahim Camara

Mark Zuckerberg, le patron qui défie l’Australie

Ce jeudi, Facebook a décidé de bloquer toutes les publications de médias en Australie. Une mesure qui a même affecté certaines pages officielles du gouvernement. Le réseau social est en conflit avec le gouvernement de Canberra qui, via une loi, veut faire payer les plateformes numériques pour les articles de presse qu’elles diffusent. Une manière de soutenir la presse, en crise, alors que les géants du numérique tel que Google et Facebook captent des milliards grâce aux revenus de la publicité. Facebook et son PDG Marck Zuckerberg, 35 ans et 8ème fortune mondiale, ont décidé d’engager le bras de fer.

La décision de Facebook suscite un tollé en Australie mais qu’importe. La firme californienne met ses menaces à exécution. Elle est bien décidée à protéger son modèle économique basé sur un contenu gratuit et des revenus issus de la publicité.

En bloquant les articles de presse, Facebook et son emblématique patron Mark Zuckerberg, ne prennent d’ailleurs pas de risque majeur au niveau financier. Les contenus issus des médias ne sont qu’une petite partie de ce qui est partagé sur le réseau social. Pour le reste, Facebook continue de fonctionner normalement.

« Sans diplomatie, sans tact, sans prévenir »

Cela montre aussi que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook et seul maître à bord avec ses 60% des voix au conseil d’administration, peut faire preuve d’une certaine brutalité pour défendre ses intérêts. « Son allégeance première, elle est d’abord envers sa créature, son entreprise, » rappelle Julien Le Bot, journaliste et auteur d’un livre intitulé « Dans la tête de Mark Zuckerberg ». « Sans diplomatie, sans tact, sans prévenir, il a mis à exécution une sanction pour montrer son désaccord avec ce qui se joue en Australie. C’est une façon aussi de faire un exemple aussi pour le reste du monde dans les relations que peuvent entretenir les réseaux sociaux avec les éditeurs de presse, » estime-t-il.

La situation dans le pays est en effet très scrutée à l’étranger. Les autres pays observent avec attention l’évolution de la législation avant d’envisager d’adopter des mesures similaires. Depuis leur apparition il y a une vingtaine d’années, les géants du web comme Google ou Facebook sont très peu réglementés et aujourd’hui, Facebook est devenu un géant omniprésent. Même les gouvernements en sont dépendants.

« Une situation de toute puissance »

Le blocage décidé par l’entreprise par exemple affecté les services de sécurité australiens. Comme les autres médias, certaines pages officielles du gouvernement pour prévenir les habitants de feux de brousse, de cyclone ou pour informer sur la pandémie de coronavirus, ont été, elles aussi, bloquées. Julien Le Bot estime que Mark Zuckerberg sait qu’il est puissant. Suffisamment, pour défier un État. « C’est quelqu’un qui est peu prompt à négocier et vu la puissance de feu de son entreprise, se permet des choses que d’autres chefs d’entreprises ne se seraient pas permis. On a une situation de toute puissance d’une plateforme car depuis des années on a laissé faire et elle est devenue une des briques du fonctionnement de notre monde. Et elle est dirigée par une personne qui est quelque part convaincue que ce qu’elle fait et la manière dont elle mène les affaires pour Facebook est dans l’intérêt du monde entier et quand Mark Zuckerberg n’est pas d’accord, il le fait savoir. »

Vague de défiance

Pourtant cette décision a déclenché la colère du gouvernement et de la population et son image s’est dégradée au fil des ans. La vente des données personnelles des utilisateurs, les fake news qui pullulent sur le réseau social, ses entreprises qui échappent à l’impôt… L’absence de moralité dans sa manière de diriger son groupe a suscité une vague de défiance. En témoigne la réapparition des hashtags #DeleteFacebook (Supprimez Facebook en français) ou #BoycottZuckerberg. Il y a dix ans pourtant, Mark Zuckerberg était érigé en exemple et même considéré comme un possible prétendant à la présidence américaine.

Qu’importe. Car Facebook, c’est aussi Instagram ou encore WhatsApp…. Le groupe reste en position de force. Et Mark Zuckerberg reste un homme d’affaires, sûr de lui. En 2017 devant les étudiants d’Harvard il déclarait « Faisons de grandes choses, pas seulement pour le progrès mais pour faire sens ». Aujourd’hui pour défendre sa vision il se lance donc dans une guerre avec ceux qui veulent réglementer les géants du numérique. La bataille ne fait que commencer.

RFI

Iran: Javad Zarif répond à Washington, Londres, Paris et Berlin

L’Iran a réagi au communiqué des chefs de la diplomatie française, allemande, britannique et américain qui ont demandé jeudi 18 février à Téhéran de respecter ses engagements dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 en rejetant les menaces.

Le chef de la diplomatie iranienne a répondu à ses homologues européens et américain en affirmant que les États-Unis devaient mettent fin à la politique de pression maximale qui a été menée par Donald Trump depuis 2018.

« Les Européens doivent savoir que les pressions ne marchent pas avec l’Iran et les déclarations sans valeur n’ont aucune utilité. Dès que nous verrons des gestes de la part des États-Unis et des Européens pour appliquer leurs engagements, nous réagirons immédiatement et nous reviendrons à nos engagements », a martelé Mohammed Javad Zarif.

Mohammed Javad Zarif n’a rien dit pour l’instant à l’idée d’une réunion du groupe 5+1 en présence des Américains alors que Washington s’est dit favorable à cette possibilité.

Les États-Unis ont annoncé une série de mesures notamment en envoyant une lettre au Conseil de sécurité pour affirmer que les sanctions internationales levées après l’accord nucléaire de 2015 le sont toujours. Un geste de bonne volonté qui annule une décision de l’ancienne administration.

Téhéran joue pour l’instant la pression pour obtenir la levée des sanctions américaines qui frappent durement son économie.

Les États-Unis ne sont pas revenus sur leur politique et continuent la politique de pression maximale sur l’Iran malgré le fait qu’ils ont reconnus que cette politique avait échoué. Les Européens doivent savoir que les pressions ne marchent pas avec l’Iran et les déclarations sans valeur n’ont aucune utilité. Dès que nous verrons des gestes de la part des États-Unis et des Européens pour appliquer leurs engagements, nous réagirons immédiatement et nous reviendrons à nos engagements.

RFI

Ebola: l’ANSS entame la vaccination ce lundi 22 février

La direction de l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire était face à la presse ce jeudi, en toile de fond parler de la situation de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans le pays.  

Le directeur général de cette structure a entamé ces propos par l’évolution de la maladie. A rappeler que la première vague de cette épidémie avait des milliers de morts en Guinée.

« A date on n’a 3 cas confirmés, 4 cas probables qui ont été enregistrés. Parmi les trois cas confirmés il y a un qui est décidé ce qui complète le nombre de décès à 5 donc 4 cas confirmés plus les 1 probables. En hospitalisation nous avons un cas confirmé à N’zérékoré et un cas concret confirmé à Bongo Conakry. Les contacts de ces malades qui ont été enregistrés jusqu’à hier et suivi sont au nombre de 218 à N’zérékoré et 32 à Conakry ce qui fait une somme de 250 contacts enregistrés jusqu’à hier soir », indique Dr Sakoba Keita.

Pour cette deuxième vague de la maladie à virus Ebola, l’Agence en charge de la sécurité sanitaire annonce plusieurs mesures qui ont été prises pour circonscrire cette maladie. Et cela se passera nécessairement par le respect des gestes barrières suivi de la vaccination.

Dr Sakoba Keita a dans sa communication annoncé le déroulement de la vaccination qui, débutera ce lundi 22 février.

« Pour un départ nous allons avoir 11. 500 doses de vaccins pour les 3 sites. Mais pour vous rappeler nous allons utiliser la vaccination en ceinture c’est-à-dire au tour des cas. Le cerclage aussi on l’a appliqué à Forekariah et à Dubreka et qui nous ont donnés de très bons résultats. Le cerclage c’est de compter près de 110 familles au tour de tous les cas, tous ceux qui sont dans le cercle là on va les vaccinés. Ce qui est vue le malade oui ou non tu es dans le cercle tu seras vacciné plus aussi le personnel de santé. Tout le personnel de santé de N’zérékoré, de Guecké et même dans les sous-préfectures tous être vaccinées. Ici aussi (Conakry) on va vacciner les 32 contacts le lundi plus leurs contacts des contacts », rassure Dr Sakoba Keita

Le directeur général de l’ANSS a dans la même logique exhorté la presse Guinéenne à être juste dans le traitement de l’information sur la situation d’Ebola pour éviter dit-il d’isoler à nouveau le pays.

Remy Lamah met à nu des mauvaises pratiques des personnels de santé

Le ministre de la santé a rencontré ce jeudi, là Fédération de ces associations des cliniques et para clinique de Guinée. L’objectif est de présenter une feuille de route concernant les États généraux du système sanitaire privé du pays.

Le président de cette structure a évoqué plusieurs points, comme l’homologation des tarifs de soins, la mauvaise pratique de la profession par certaines cliniques étrangères.

« Nous avons dit qu’il faut réglementer le secteur, pour régler le secteur il faut connaitre et respecter une pyramide que nous avions mise dans la feuille de route. Une pyramide innovée, du jamais vu, un peu contraire à la pyramide publique. Au sein de notre corporation, vous avez toutes les professions confondues à commencer par les médecins jusqu’aux ats. Ensuite nous avions dit qu’il faut qu’il y ait une innovation des documents à fournir pour l’obtention de l’agrément. C’est une façon d’alléger la tache aux cliniciens privés (…)», a expliqué Dr Gori Béavogui.

Et de poursuivre : « nous avons aussi dénoncé dans cette feuille de route qu’il y a des cliniques étrangères qui exercent mal leurs métiers dans notre pays. On aurait souhaité que ces cliniques étrangères s’alignent derrière les médecins guinéens pour trois raisons, la première raison la fuite des compétences, la deuxième la fuite des capitaux, et l’homologation des tarifs que nous avions mentionnée dans la feuille de route ».

Remy Lamah, ministre de la santé a dénoncé la mauvaise pratique des personnels de santé dans certaines structures sanitaires. Une situation que le ministre envisage de mettre fin.

« Vous avez évoqué l’homologation des tarifs qui sont aux privés et aux publics, j’en parlais juste il y a quelques jours au niveau du public et un réel problème aujourd’hui. Vous allez à Ignace Deen, les tarifs de là-bas sont différents de celui de Donka, Coyah et ainsi de suite.

Hors ces médecins sont des cadres de l’état, payé par l’État, ils travaillent dans les structures de l’État, ils utilisent les instruments de l’État et ils fixent les prix qu’ils veulent, c’est inadmissible. J’ai i le cabinet par rapport à cette situation, il fallut que nous régularisions (…). Il faut que nous diminuions la charge du poids de la maladie sur le patient, il vient d’abord avec une charge morale, il traine derrière lui une pathologie qu’il cherche à traiter. Et vient vers les gens auxquelles il pense trouver la solution, malheureusement a alourdi sa charge. C’est extrêmement grave, je ne parle pas des tarifs liés aux examens complémentaires(…) », a-t-il fait savoir.

Géorgie: le Premier ministre démissionne après l’ordre d’arrêter un opposant

Le Premier ministre géorgien Guiorgui Gakharia a annoncé ce jeudi 18 février sa démission, critiquant la décision d’un tribunal d’ordonner le placement en détention d’un dirigeant de l’opposition, qui pourrait selon lui mener à une « escalade politique». «J’ai pris la décision de quitter mes fonctions», a indiqué M. Gakharia lors d’une réunion gouvernementale retransmise à la télévision, disant voir dans cette décision judiciaire un «risque pour la santé et la vie de nos concitoyens et qui accroît la polarisation politique du pays».

RFI

Nigeria: l’enlèvement de 42 personnes à Kagara provoque émoi et colère

Un pensionnat a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi, dans ce village du centre-ouest du pays (État de Niger), par des hommes armés, qui ont tué un écolier et fait prisonniers 27 de ses camarades, 3 professeurs, et 12 autres habitants. Ce nouveau drame a donc fait beaucoup réagir.

Cet enlèvement rappelle cruellement celui survenu il y a à peine plus de deux mois dans l’état de Katsina, quand 344 écoliers avaient été capturés avant d’être relâchés quelques jours plus tard – une opération revendiquée par Boko Haram. Cette nouvelle attaque contre une école est unanimement dénoncée à l’extérieur du pays. L’ONU condamne un acte « odieux » et l’ONG Amnesty International évoque « un crime de guerre ».

Sur le plan politique, les gouverneurs du Nord du Nigeria ont regretté un « acte intolérable » alors que le Sénat demande à ce qu’un « état d’urgence sécuritaire » soit déclaré. Des renforts policiers ont été déployés dans la zone et le président Muhammadu Buhari a ordonné aux forces de sécurité de ramener les otages « sain et saufs ».

Dans l’État du Niger, le gouverneur Abubakar Sani Bello admet que « les tensions sont vives et que la situation est sérieuse ».

De fait, c’est le deuxième enlèvement de masse en moins d’une semaine dans cette région du centre ouest du Nigeria. Dimanche, au moins 21 passagers d’un bus ont été kidnappés par des hommes armés qui ont publié ce mercredi, une vidéo pour demander le versement d’une rançon.

Un marché fermement rejeté par le gouverneur de l’État du Niger, qui a déclaré « que ce n’est pas la politique du gouvernement (…) puisque les bandits utilisent ensuite cet argent pour acheter des armes plus sophistiquées et faire encore plus de dégâts ».

Les bandes criminelles mises en cause affirment régulièrement agir pour le compte de groupes jihadistes notamment Boko Haram. Mais en dépit des revendications, et surtout depuis l’enlèvement en 2014 de près de 300 lycéennes à Chibok dans le Nord, la plus grande réserve s’impose face à ces revendications. C’est l’analyse de Marc Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste du Nigeria. Il est directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement.

Il y a en réalité beaucoup de groupes crapuleux dans la zone qui n’ont en réalité rien à voir avec Boko Haram. A partir du moment où on dit être affilié à un groupe jihadiste qui lui-même serait affilié à l’État islamique, à ce moment-là, ça donne tout de suite plus d’importance dans la négociation pour la libération des enfants qui ont été kidnappés.

RFI

La réouverture des frontières fermées : Chérif Abdallah donne des pistes de solutions

Le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires, (GOHA) en abrégé, s’est exprimé sur la réouverture des frontières entre la Guinée et la Sierra Leone prévue pour ce jeudi 18 février 2021.

Chérif Abdalah Haidara joint au téléphone par notre rédaction, affirme qu’il aurait souhaité une synergie d’action entre les chefs d’État africains pour la réouverture de toutes les frontières fermées par la Guinée.

« La démarche du président léonais Mr Julius Maada Bio n’est pas mauvaise en soi, mais nous, on aurait souhaités à ce qu’il y ait des synergies d’actions entre les chefs d’État de la sous –région. Parce qu’il faut savoir que, les frontières entre la Guinée et le Sénégal, entre la Guinée et la Guinée Bissau (…), que si le Sénégal ferme la Gambie qui est derrière est aussi bloquée. Donc, il y a quatre pays qui sont directement concernés et d’ailleurs tous les pays de la CEDEAO sont concernés peut-être, donc il faut qu’il ait une synergie d’action entre les chefs d’État pour que les frontières s’ouvrent », ont sollicité Cherif Abdalah Haidara.

Et de poursuivre : « cette situation ne fait ni chaud, ni froid, parce que si la frontière sierra léonaise seulement s’ouvre, ça ne sert à rien. Le commerce est une chaine et les opérateurs économiques ont déjà perdu leur bien, parce que les marchandises sont déjà bloquées au niveau des frontières ».

Dans la même perspective, le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires est reste droit dans ses bottes, face au refus de coopération des autorités guinéenne avec les commerçants au niveau des différentes frontières fermées.

« Ce ne sont pas des enfants, s’ils ont fermé des frontières unilatéralement, ils n’ont qu’à rouvrir. Nous on n’a pas à venir prier devant qui que ce soit par rapport à cette situation, nous ne le ferons pas (…). Ils ont bloqué les opérateurs économiques en faisant souffrir les citoyens de la Guinée, et ils ont exporté cela aussi dans la sous-région (…).Les cafés, les cacaos et même les bananes que nous sommes en train de produire en Côte d’Ivoire, on fait traverser ces produits en transit en Guinée et les transportés en Gambie et le Sénégal. Maintenant les commerçants se débrouiller pour faire entrer ces produits au Mali, et l’argent que la douane guinéenne devrait faire rentrer dans les caisses, maintenant c’est le Mali qui en bénéficie. Quand les commerçants sont bloqués ici, ils cherchent toujours des solutions ailleurs (…) », rétorque Chérif Abdalah Haidara.

LETTRE OUVERTE DU GROUPE ORGANISE DES HOMMES D’AFFAIRES (GOHA) aux chefs d’État de la CEDEAO

Aux Présidents des pays membres de la CEDEAO.

Chers Présidents, à travers cette lettre ouverte, le GOHA vous prie d’intervenir dans la situation qui prévaut en Guinée avant qu’il ne soit trop tard. Vous en avez  le droit, et c’est votre devoir.

Depuis son accession au pouvoir en 2010, monsieur Alpha Condé  a accumulé arrestations et détentions arbitraires, voire assassinats des détenus qui ne sont pas favorables à sa gouvernance. Faites agir la Cour de justice de la CEDEAO qui a compétence pour connaître des cas de violation des droits fondamentaux de la personne consacrés par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Alpha Condé a modifié la constitution dans le seul but de briguer un 3ème mandant, en violation de la charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la gouvernance qui condamne de telles pratiques. Pourquoi n’êtes vous pas intervenu ?

Depuis plus de 6 mois, de manière unilatérale  et sans motif valable, Alpha Condé a fermé les frontières avec ses voisins. Cette situation engendre d’énormes préjudices aussi bien aux guinéens qu’aux ressortissants des pays concernés par cette fermeture.

La CEDEAO n’a-t-elle pas été créée  pour promouvoir l’intégration socio-économique des États membres ? La fermeture des frontières, ne constitue t elle pas une violation de l’objectif 1 de la communauté ?   « La Communauté vise à promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une Union économique de l’Afrique de l’Ouest en vue d’élever le niveau de vie de ses peuples, de maintenir et d’accroître la stabilité économique, de renforcer les relations entre les Etats Membres et de contribuer au progrès etau développement du continent africain. »

 

La gestion chaotique de la Guinée par Alpha Condé  n’a fait qu’aggraver la précarité dans laquelle  le peuple vit depuis son arrivée au pouvoir. La jeunesse désespérée n’a d’autres solutions que l’immigration irrégulière. La Guinée est devenue l’un des plus grands pourvoyeurs des migrants vers l’occident.

Alors, intervenez sans plus tarder en Guinée comme vous l’avez fait en Gambie, Guinée Bissau ou Sierra Léone. Ne soyez pas ce médecin après la mort comme ce fut le cas au Mali ou au Burkina Faso.

De votre intervention dépendra votre crédibilité aux yeux du peuple Guinéen.

Gouvernements des pays occidentaux, vous qui luttez contre l’immigration irrégulière, voulez vous vraiment l’arrêter, commencez par arrêter les dérives dictatoriales d’Alpha Condé. Votre silence vous transforme en complices.

Ce 17 Février 2021

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

Le coordinateur du collectif des frustrés du RPG activement recherché

La chasse à l’homme au RPG-arc en -ciel. Le coordinateur du collectif des frustrés du Parti au pouvoir est activement recherché, suite à sa récente sortie dénonçant les difficultés auxquelles ils sont confrontés au sein du parti de la majorité présidentielle.

Après avoir exhibé les frustrations au sein du RPG-arc-en-ciel, Ibrahima 4 Doumbouyah serait activement recherché par une unité de la sécurité selon l’intéressé. Mais selon le principal concerné, pas question de faire machine arrière.

« On vient de m’appeler de quitter les lieux parce que je suis pleinement recherché en ce moment et je ne sais pas pourquoi », a déclaré le coordinateur du collectif des frustrés du RPG-arc-en ciel dans les colonnes de nos confrères de mosaiqueguinée.

Le coordinateur du collectif des frustrés du RPG a par ailleurs mis en garde ceux qui le menacent d’arrestation.

« Ce ne sont pas les kidnappings et menaces d’arrestations qui pourront ébranler ce mouvement », a-t-il ajouté.

Poursuivant, Ibrahima 4 Doumbouyah, coordinateur du collectif des frustrés du RPG a promis de poursuivre le combat jusqu’au bout.

« Ce mouvement c’est notre droit et nous le tiendrons jusqu’à notre dernier souffle. On ne va pas reculer sous aucun prétexte, pour aucune menace au monde », a-t-il rassuré.

Sur le même le ton, le concerné affirme sa ferme détermination à mener cette lutte, « Aujourd’hui, nous sommes plus forts que jamais .Si le pouvoir n’accepte pas de nous rencontrer ou si le parti arrive à arrêter un parmi nous, les conséquences seront lourdes parce que 90% des Rpgistes sont avec nous. Je ne quitterais pas le pays. Je vais rester chez moi ».

Joint au téléphone par certains confrères, le porte-parole de la police, contrôleur général Aboubacar KASSE affirme ne pas être au courant de la nouvelle, « Je suis dans mon bureau, mais je ne suis pas informé », a-t-il insisté.

Pour rappel, le coordinateur du collectif des frustrés est recherché suite à sa dernière sortie le vendredi 12 février 2021 à la maison de la presse. Sorti dans laquelle le militant du RPG a pointé du doigt les dysfonctionnements constatés au sein du Parti au pouvoir.

Mamoudou DIALLO

Suivez Guinée Diversité !

3,428AbonnésJ'aime
15FollowersSuivre
1AbonnésS'abonner

Les dernières infos