Le gouvernement nigérian s’est déclaré mardi soir "prêt à dialoguer" avec Boko Haram pour assurer la libération des 223 lycéennes enlevées par le groupe islamiste à Chibok, dans le nord-est du pays.
Après avoir émis lundi un refus de négocier avec le groupe terroriste Boko Haram, les autorités nigérianes ont changé de position. "Nous sommes prêts à discuter de tous les problèmes, et les lycéennes enlevées à Chibok en font partie", a déclaré mardi 13 mai le ministre des Affaires spéciales Taminu Turaki, qui a dirigé l’année dernière un comité chargé de réfléchir à un programme d’amnistie avec Boko Haram.
Cette disposition déclarée au dialogue d’Abuja intervient le jour où le commandant des forces armées américaines en Afrique (Africom) est dans la capitale fédérale pour s’entretenir avec les autorités nigérianes au sujet des lycéennes capturées par Boko Haram. Le général David Rodriguez est au Nigeria pour "discuter de l’aide américaine dans les opérations de recherche ainsi que de toute la coopération" entre les forces américaines et nigérianes, a expliqué un responsable de la défense américaine.
Surveillance américaine
Selon le gouverneur de l’État de Borno, l’ensemble des filles apparaissant dans la dernière vidéo diffusée lundi par Boko Haram font partie des 200 lycéennes enlevées le 14 avril à Chibok. "Toutes les filles de cette vidéo ont été identifiées comme étant des élèves du lycée public de Chibok", a déclaré Kashim Shettima mardi après-midi à Abuja aux manifestants du mouvement #bringbackourgirls, réunis devant son bureau de la capitale fédérale.
L’arrivée du général américain David Rodriguez coïncide par ailleurs avec la demande de prolongation de l’état d’urgence que vient de formuler le président nigérian dans le nord-est du pays, désormais survolé par des avions américains. "Nous avons partagé des images de satellites commerciaux avec les Nigérians et nous effectuons des vols, avec pilotes, d’espionnage, de surveillance et de reconnaissance au-dessus du Nigeria, avec la permission du gouvernement", a révélé un haut fonctionnaire de l’administration américaine.
Émotion mondiale
En vigueur depuis un an, l’état d’urgence dans le nord-est du Nigeria est cependant d’une efficacité limitée puisqu’il n’a pas empêché Boko Haram de multiplier ses attaques. "L’état d’urgence n’a pas été en mesure de bloquer l’insurrection de Boko Haram", estime Dapo Thomas, expert politique de l’Université de l’État de Lagos. "En fait, la secte est devenue plus dangereuse et mortelle (…) Le gouvernment ne devrait pas continuer de limiter la liberté de la population en prorogeant" l’état d’urgence.
Face à l’émotion mondiale suscitée par ce rapt sans précédent, le gouvernement nigérian, pourtant traditionnellement rétif aux ingérences étrangères, a accepté l’aide internationale. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont dépêché des équipes, tandis qu’Israël et la Chine ont aussi proposé leur aide. Des experts américains passent également "à la loupe" la vidéo de Boko Haram, a indiqué la diplomatie américaine. Dans la vidéo, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, exige la libération de ses "frères" combattants prisonniers en échange de celle des jeunes filles.
Sommet samedi à Paris
Shekau affirme que le marchandage ne concernerait que les filles "qui ne se sont pas converties" à l’islam. En effet, alors qu’il avait menacé de les traiter en "esclaves" dans une précédente vidéo, il explique avoir entrepris de convertir les otages à la religion musulmane. La nouvelle vidéo de Boko Haram montre environ 130 adolescentes assises à l’air libre sous des arbres, dans un lieu non-identifié, en train de réciter ensemble la "fatiha", l’une des principales sourates du Coran.
À l’initiative de François Hollande, un sommet régional doit se tenir samedi à Paris pour aider le Nigeria et ses voisins à faire face au défi posé par Boko Haram, dont le nom en langue haoussa signifie "L’éducation occidentale est un péché". Ce sommet devrait rassembler, autour du président français, les dirigeants d’au moins cinq pays africains : le Nigeria et quatre de ses voisins, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin. Américains et Britanniques ont également été invités.
(Avec AFP)
14/05/14 Nigeria : le gouvernement prêt à négocier avec Boko Haram
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13/05/14 Qui se cache derrière Boko Haram ?
Dans une nouvelle vidéo, le chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau, a affirmé, lundi 12 mai, avoir converti à l’islam les 223 lycéennes nigérianes enlevées à la mi-avril dans le nord-est du pays. Il exige, en échange de leur libération, celle de prisonniers du groupe islamiste aux mains du gouvernement. Ces derniers mois, les militants de Boko Haram ont multiplié les actions en tous genres.
 Que signifie « Boko Haram » ?
Le nom officiel du groupe est Jama’atu Ahlul Sunna Lidda’awati Wal Djihad, qui signifie en arabe « la communauté des disciples de la tradition de l’islam pour la prédication et la guerre sainte ». Des populations locales du nord-est du pays l’ont pourtant surnommé Boko Haram, qui en langue haoussa signifie « l’éducation occidentale est un péché » — « boko », de « book », « livre » en anglais, et « haram » , « interdit » en arabe —, soit le rejet d’un enseignement perverti par l’occidentalisation.
 Quelles sont les revendications de Boko Haram ?
Fondé en 2002 par Mohamed Youssouf, le groupe est considéré comme une secte de mouvance salafiste qui revendique la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria. Il prône le retour à la pureté de l’islam par l’application stricte de la charia, la loi islamique.
Boko Haram défend une version radicale de l’islam, qui interdit aux musulmans deprendre part à toute activité politique ou sociale associée aux sociétés occidentales, comme voter lors des élections, porter des chemises et des pantalons ou recevoir une éducation séculière. Il s’oppose à l’instruction des femmes.
Le groupe considère le Nigeria comme un Etat gouverné par des autorités impies et corrompues. Ce pays de 160 millions d’habitants, divisé entre le Nord à majorité musulmane et le Sud principalement chrétien, a pour président Goodluck Jonathan, un chrétien.
 Qui sont-ils ?
Le groupe est formé de plusieurs entités distinctes et autonomes : « Il y a le noyau dur radical qui gravite autour d’Aboubakar Shekau [le nouveau chef de la secte depuis 2009] et des éléments agissants pour des raisons purement économiques et opportunistes, sans forcément adhérer pleinement à l’idéologie de Boko Haram », explique Priscilla Sadatchy, analyste sur les questions sécuritaires en Afrique.
Boko Haram ne semble pas avoir de liens directs avec Al-Qaida, même si des liens pourraient exister avec des groupes liés à la nébuleuse islamiste, comme Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Il existe une continuité idéologique avec Al-Qaida mais leurs priorités ne sont pas les mêmes. « Boko Haram ne s’inscrit pas encore dans le djihad international car son agenda reste nigérian, explique Priscilla Sadatchy. Le groupe est lui-même partagé en interne sur la question, ce qui renforce l’ambiguïté. »
Le groupe adopte néanmoins le mode opératoire des groupes terroristes. La multiplication des attentats-suicides et la stratégie de communication (déclarations par des vidéos) sont calquées sur celle des filiales d’Al-Qaida. Boko Haram a été placé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis en 2013.
 Combien sont-ils ?
Il est impossible de comptabiliser le nombre de personnes appartenant à Boko Haram, le recrutement de ses membres évoluant constamment. « Il y a des centaines de combattants qui ont été tués ces dernières années lors des nombreuses opérations menées par l’armée et la police », explique Gilles Yabi, chercheur indépendant et ancien directeur du projet Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group. « Mais le groupe parvient toujours à serenouveler, et donc à recruter, ce qui rend le nombre d’adeptes imprécis », ajoute le chercheur.
Le mode de recrutement est assez flou car le groupe est entré dans la clandestinité en 2009. « Les leaders semblent recruter dans les classes les plus pauvres du pays, notamment dans la jeunesse déscolarisée, passée par une école coranique ou dans les régions où il n’y a pas de politiques publiques », analyse Gilles Yabi.
 Comment le groupe a-t-il agi depuis sa création ?
Boko Haram lance ses premières offensives contre les forces de sécurité en décembre 2003. Ses actions étaient essentiellement dirigées contre le gouvernement nigérian et les forces de sécurité.
En 2009, des militants de Boko Haram sont blessés lors d’un contrôle de police. La secte lance plusieurs attaques et l’armée répond par une répression massive. Mohammed Youssouf est alors arrêté et tué par des policiers : il devient martyr.
L’arrivée d’Aboubakar Shekau, ancien numéro deux, à la tête de la secte marque un tournant. Le groupe passe à la clandestinité et multiplie les attaques à la bombe et les attentats-suicides, de plus en plus violents et sophistiqués, contre les autorités et les civils, ciblant notamment les chrétiens. « Depuis, le groupe ne cesse de se radicaliser et plus la répression est forte, plus le groupe se radicalise », résume Priscilla Sadatchy.
En mai 2013, Goodluck Jonathan décrète l’état d’urgence dans le nord-est du pays, à la suite des attaques meurtrières. Ces territoires échappaient au contrôle des autorités. L’armée, appuyée par des jeunes locaux, envoie donc des troupes dans la région. Boko Haram multiplie les attaques contre les civils, en représailles mais aussi dans le but de dissuader les populations locales de coopérer avec l’armée.
La revendication par Boko Haram de la prise d’otages de la famille Moulin-Fournier, le 19 février 2013 – ils ont été libérés en avril 2013 –, au Cameroun, est une stratégie inédite du groupe islamiste. Une faction dissidente de Boko Haram, Ansaru, avait néanmoins révendiqué plusieurs enlèvements d’étrangers, dont celle de l’ingénieur français Francis Collomp, libéré en novembre 2012. Boko Haram a revendiqué l’enlèvement, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013, dans le nord duCameroun, du prêtre catholique français Georges Vandenbeusch, libéré le 31 décembre.
L’enlèvement des quelque 200 lycéennes le 14 avril est sans précédent par son ampleur, mais le groupe avait déjà pris pour cible des établissements scolaires dans le nord-est du pays, incendiant des écoles ou massacrant des étudiants dans leur sommeil. « Le mode opératoire de Boko Haram n’est pas figé, le groupe ne cherche pas à se limiter », résume Gilles Yabi.
 Le groupe, cantonné dans le nord-est du Nigeria, peut-il étendre son champ d’action dans le reste du pays ?
Dès 2011, le groupe avait changé sa stratégie, ne se cantonnant plus à des attaques contre les autorités locales du nord-est du pays. Des attentats-suicides ont alors visé le siège des Nations unies, le QG de la police et les locaux d’un des grands quotidiens du pays à Abuja, la capitale fédérale située dans le centre du Nigeria.
L’attentat à la bombe qui s’est produit le 14 avril à Abuja laisse présager que le groupe a vocation à s’étendre au Nigeria, d’autant plus que des élections présidentielle et législatives sont prévues en février. « Ce n’est pas surprenant que le groupe se rapproche de la capitale, centre du pouvoir, explique Priscilla Sadatchy. En attaquant la capitale, il s’assure une large couverture médiatique, ridiculise le président Goodluck Jonathan, maintient la pression sur le gouvernement et instille un climat de terreur dans tout le pays. »
La « Middle Belt », zone du milieu du Nigeria où se rencontrent le Nord musulman et le Sud chrétien, est vulnérable. « Le groupe peut chercher à instrumentaliser et à attiser les violences ethnico-foncières prévalant dans cette région », estime Priscilla Sadatchy.
Boko Haram n’a pas vocation à s’implanter dans le delta du Niger, la zone pétrolifère du sud du Nigeria, car la région est majoritairement chrétienne et les groupes ethniques ne sont pas les mêmes que dans le Nord-Est. Les membres de Boko Haram auraient moins de chances de passer inaperçus pour se fondredans la masse. « Mais on ne peut écarter l’hypothèse d’une attaque one-shot, souligne Priscilla Sadatchy. Sans avoir eu à mener des attaques, le groupe crée déjà une sorte de paranoïa et attise les tensions ethnico-religieuses au Nigeria. »
Boko Haram pourrait donc agir partout à n’importe quel moment, mais la généralisation du mouvement à tout le pays est peu probable. « Le groupe s’infiltre dans des populations locales dont il connaît la langue et les coutumes, autrement il pourrait rapidement se faire repérer », assure Gilles Yabi.
 Les pays voisins risquent-ils d’être également visés ?
Les plus de deux cents lycéennes seraient retenues dans les pays voisins du Nigeria comme le Tchad, le Cameroun ou le Niger. L’éventualité d’une extension du mouvement dans la région est à envisager mais les analystes restent prudents.« Boko Haram n’a pas vocation à se répandre, explique Priscilla Sadatchy. Il y a des cellules de Boko Haram dans les pays voisins comme dans l’extrême nord du Cameroun, la région de Diffa au Niger ou au Tchad mais à ce stade les pays voisins servent de zones de repli et d’approvisionnement en armes ou en combattants. » Mais « des attaques ponctuelles peuvent très bien avoir lieu ».
 Magali Judith
13/05/14 Situation de la fièvre hémorragique virale Ebola en Guinée
COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT du 12 mai 2014
Jusqu`a la date du 12 Mai 2014, la Guinée a enregistré 133 cas confirmés de Fièvre hémorragique Ebola dont 83 décès.
Six nouveaux cas de fièvre hémorragique EBOLA se sont déclarés parmi les contacts identifiés du 2 au 11 mai 2014 Gueckédou. Aucun nouveau cas n’a été enregistré à Conakry depuis le 26 avril 2014.
A la date du 12 mai 2014, six (06) malades confirmés positifs restent actuellement hospitalisés pour l’ensemble du pays :
• 01 malade dans le Centre de Traitement de Conakry
• 05 malades dans le Centre de traitement de Gueckédou.
Pendant cette période, 38 malades sont sortis guéris des Centres de traitement Ebola et se répartissent comme suit :
• Conakry 18
• Gueckédou 18
• Macenta 02
A ce jour, 444 contacts sont suivis actuellement dans les Préfectures de :
Gueckédou 431 contacts ;
Conakry 13 contacts.
13/05/14 Justice : le TPI de Dixinn se déclare incompétente à recevoir la plainte de l’UFDG contre Alhassane Condé.
Le Tribunal de Première instance de Dixinn vient de se prononcer sur la plainte de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée déposé récemment contre le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Alhassane Condé.
Selon nos informations, le TPI de Dixinn s’est déclaré incompétente à juger cette affaire qui implique un ministre de la République en fonction. La haute Cour de justice qui est une juridiction d’exception serait la mieux indiquer pour juger de tels dossiers, nous informe t – on. Mais seulement, cette juridiction na pas encore vu le jour en Guinée. Elle devrait être mise en place par l’Assemblée Nationale dans les prochains mois.
Pour rappel, l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo reproche au ministre Alhassane Condé d’avoir tenu des propos communautaires et diffamatoires à son égard et même à l’égard des militants de son parti, l’UFDG.
De l’autre coté, Alhassane Condé maintient sa position tout en soutenant que Cellou Dalein Diallo, est « un voleur et un menteur ». Il menace même d’avoir des enregistrements qui pourrait accabler le leader de l’UFDG.
Guineediversite.com
13/05/14 Mondial-14: une liste de 28 Ivoiriens sans grosse surprise
Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire Sabri Lamouchi a dévoilé mardi une liste de 28 joueurs sans grande surprise pour le Mondial-2014 (12 juin-13 juillet).
On retrouve ainsi les principaux cadres, Didier Drogba, les frères Yaya et Kolo Touré, Gervinho, Didier Zokora, Salomon Kalou, Boubacar Barry.
En revanche, les défenseurs Emmanuel Eboué (Galatasaray/TUR), et Siaka Tiéné (Montpellier/FRA) et le milieu de terrain Romaric N’Dri Koffi (Bastia/FRA) qui faisaient également office de cadre n’ont pas été retenus.
Deux joueurs évoluant dans le championnat ivoirien, les gardiens de but Sylvain Gbohou (Séwé San Pedro) et Ali Badra Sangaré (ASEC Mimosas) figurent sur la liste.
Les 28 Ivoiriens:
Gardiens (4): Boubacar Barry (Lokeren/BEL), Sayouba Mandé (Stabaek/NOR), Sylvain Gbohouo (Séwé San Pedro/CIV), Ali Badra Sangaré (ASEC Mimosas/CIV)
Défenseurs (10): Kolo Touré (Liverpool/ENG), Arthur Boka (Stuttgart/GER), Jean-Daniel Akpa Akpro (Toulouse/FRA), Serge Aurier (Toulouse/FRA), Ousmane Viera Diarrassouba (Caykur Rizespor/TUR), Didier Zokora (Trabzonspor/TUR), Constant Djakpa (Francfort/GER), Brice Dja Djédjé (Marseille/FRA), Benjamin Angoua Brou (Valenciennes/FRA), Bamba Souleymane (Trabzonspor/TUR)
Milieux (6): Ismaël Diomandé (AS Saint-Etienne/FRA), Max Gradel (AS Saint-Etienne/FRA), Yaya Touré (Manchester City/ENG), Ismaël Cheick Tioté (Newcastle/ENG),Geoffroy Serey Dié (FC Bâle/SUI), Didier Ya Konan (Hanovre 96/GER)
Attaquants (8): Didier Drogba (Galatasaray/TUR), Gervinho (AS Rome/ITA), Salomon Kalou (Lille/FRA), Wilfried Bony (Swansea/ENG), Giovanni Sio (FC Bâle/SUI), Mathis Bolly (Düsseldorf/GER), Seydou Doumbia (CSKA Moscou/RUS), Lacina Traoré (Everton/ENG)
13/05/14 Mondial-14: une préliste de 28 joueurs camerounais
Le sélectionneur du Cameroun l’Allemand Volker Finke a dévoilé lundi une préliste de 28 joueurs pour le Mondial-2014.
Tous les joueurs retenus évoluent à l’étranger, à l’exception du gardien Loïc Feudjou et du défenseur Cédric Djeugoue, de Cotonsport Garoua.
La liste des 28 Camerounais:
Gardiens (4): Charles Itandje (Konyaspor/TUR), Ndy Assembé (Guingamp/FRA), Sammy Ndjock (Fetihespor/TUR), Loïc Feudjou (Coton Sport).
Défenseurs (9): Allan Nyom (Grenade/ESP), Dany Nounkeu (Besiktas/TUR), Cédric Djeugoue (Coton Sport), Aurélien Chedjou (Galatasaray/TUR), Nicolas Nkoulou (Olympique Marseille/FRA), Armel Kana-Biyik (Rennes/FRA), Henri Bedimo (Lyon/FRA), Benoît Assou-Ekotto (QPR/ENG), Gaetang Bong (Olympiakos/GRE).
Milieux (8): Eyong Enoh (Antalyaspor/TUR), Jean II Makoun (Rennes/FRA), Joël Matip (Schalke/GER), Stéphane Mbia (Séville/ESP), Landry Nguémo (Bordeaux/FRA), Alexandre Song (FC Barcelone/ESP), Cédric Loe (Osasuna/ESP), Edgar Sally (Lens/FRA).
Attaquants (7): Samuel Eto?o (Chelsea/ENG), Eric-Maxime Choupo-Moting (Mayence/GER), Benjamin Moukandjo (Nancy/FRA), Vincent Aboubakar (Lorient/FRA), Achille Webo (Fenerbahçe/TUR), Mohamadou Idrissou (Kaiserslautern/GER), Fabrice Olinga (Zulte-Waregem/BEL).
JA
13/05/14 Goodluck Jonathan demande une prolongation de l’état d’urgence dans le nord-est du Nigeria
Le président nigérian Goodluck Jonathan a demandé mardi au Parlement de voter une prolongation de six mois de l’état d’urgence dans le nord-est du pays, en proie à l’insurrection du groupe islamiste armé Boko Haram.
C’est dans une lettre adressée au Sénat que le président nigérian, Goodluck Jonathan, demande une prolongation de l’état d’urgence dans les États d’Adamawa, de Borno et de Yobe, en vigueur depuis mai 2013, et qui expire le 14 mai. Si cette requête est approuvée par le Sénat, elle devra ensuite être soumise au vote des députés.
Les mesures spéciales – approuvées le 14 mai 2013 puis renouvelées une première fois six mois plus tard – comprennent notamment le déploiement de soldats dans la région et le brouillage occasionnel du réseau de téléphonie mobile afin d’empêcher la planification de nouvelles attaques du groupe terroriste Boko Haram. L’armée nigériane, qui avait lancé une vaste offensive en mai 2013, avait d’abord considéré son intervention comme un succès, les islamistes ayant été repoussés hors des grandes villes du Nord-Est.
Mais les attaques ont continué, dans des zones de plus en plus reculées, notamment dans l’État de Borno, le fief historique de Boko Haram, visant la population civile de façon de plus en plus systématique. Le groupe fait aujourd’hui la une de l’actualité internationale, après l’enlèvement, la semaine dernière, de plus de 200 jeunes filles dans leur lycée de Chibok, dans l’État de Borno, suscitant un élan de solidarité mondiale sans précédent envers les captives.
(Avec AFP)
13/05/14 Un reporter d’Al-Jazeera en grève de la faim dans un état "critique"
La famille d’Abdallah ElShamy, journaliste d’Al-Jazeera détenu depuis neuf mois en Egypte, a affirmé mardi qu’il était dans un état "critique" après 112 jours de grève de la faim.
Le reporter avait été arrêté le 14 août alors qu’il couvrait la dispersion dans un bain de sang de partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée. Il est depuis détenu dans l’attente d’un procès pour lequel aucune date n’a encore été fixée.
Son frère Mossaab a indiqué à l’AFP que M. Elshamy avait perdu "40 kg". Il souffre d’"anémie, d’un début d’insuffisance rénale, d?hypoglycémie et a une tension artérielle basse", a poursuivi Mossaab Elshamy, citant les résultats d’une analyse sanguine dont l’AFP a pu consulter une copie.
"Au début, il buvait des jus et des boissons sucrées, mais depuis un mois il n’avale plus que de l’eau". "Il pourrait tomber dans le coma s’il n’est pas perfusé (. . . ) il entrerait alors dans la période la plus dangereuse", a ajouté le frère du journaliste.
"Il a été transféré de sa cellule et nous ne savons pas où il est, sûrement encore en prison mais nous ne pouvons pas communiquer avec lui", a-t-il encore déclaré à l’AFP.
Si son procès ne s’est toujours pas ouvert, M. Elshamy est accusé d’appartenance à un groupe "terroriste", les Frères musulmans de M. Morsi, et de diffusion de fausses nouvelles, selon son avocat Chaabane Saïd. "Mon client paye pour avoir travaillé pour une chaîne hostile au régime en place", a-t-il dit à l’AFP.
L’Egypte et le Qatar sont à couteaux tirés depuis la destitution du seul président jamais élu démocratiquement par l’armée en juillet 2013.
Le Caire reproche à Doha de soutenir les Frères musulmans, en particulier via sa chaîne Al-Jazeera très regardée dans le monde arabe, tandis que le petit émirat gazier dénonce la violente répression des pro-Morsi –1. 400 morts, 15. 000 arrestations selon des ONG. L’antenne égyptienne de la chaîne satellitaire qatarie a en outre été fermée.
Le 3 mai, un tribunal a prononcé le renouvellement de la détention de M. Elshamy pour une durée de 45 jours.
Depuis le box grillagé des accusés, où il était apparu émacié, il avait alors dénoncé auprès de la presse ses conditions de détention: "Je n’ai pas vu mon avocat. Nous sommes détenus à 15 dans une cellule de 12 m2".
Dans une autre affaire, trois journalistes, de l’antenne anglophone d’Al-Jazeera, sont actuellement jugés au Caire: l’Australien Peter Greste, l’Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy et l’Egyptien Baher Mohamed, détenus depuis fin décembre pour soutien aux islamistes.
Leur procès, aux côtés de 17 co-accusés, a déclenché un tollé international.
JA
13/05/14 La torture reste un phénomène endémique peu pénalisé en Afrique, selon Amnesty International
Un peu partout en Afrique, les gouvernements trahissent les engagements qu’ils ont pris de mettre un terme à la torture. C’est ce qu’a déclaré mardi 13 mai Amnesty International à l’occasion du lancement de sa nouvelle campagne mondiale intitulée Stop Torture. La torture est endémique dans tout le continent – un continent en retard par rapport au reste du monde en matière de pénalisation de cette pratique.
– Amnesty International a dénoncé des cas de torture et d’autres mauvais traitements dans 141 pays au cours des cinq dernières années –
– Selon un sondage réalisé auprès de plus de 21 000 personnes dans 21 pays situés sur les cinq continents, la crainte de la torture existe dans tous les pays étudiés
– Près de la moitié des personnes interrogées craignent d’être torturées en cas d’arrestation
– Elles sont plus de 80%à réclamer des lois réprimant sévèrement la torture
– Plus d’un tiers estime que la torture peut parfois être justifiée
Un peu partout en Afrique, les gouvernements trahissent les engagements qu’ils ont pris de mettre un terme à la torture. C’est ce qu’a déclaré mardi 13 mai Amnesty International à l’occasion du lancement de sa nouvelle campagne mondiale intitulée Stop Torture. La torture est endémique dans tout le continent – un continent en retard par rapport au reste du monde en matière de pénalisation de cette pratique.
Seuls 10 pays africains se sont dotés de lois interdisant la torture, alors même que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui a été ratifiée par tous les États membres de l’Union africaine sauf un, la prohibe expressément.
« Les gouvernements africains n’ont toujours pas pris la mesure du problème, et à plus forte raison n’ont pas commencé à s’y attaquer », a déclaré Netsanet Belay, directeur des recherches et des actions de plaidoyer pour l’Afrique d’Amnesty International.
« L’absence de lois réprimant sévèrement la torture dans la majorité des pays africains fait que cette pratique non seulement perdure, mais qu’elle est florissante. »
Prévue pour une durée de deux ans, la campagne Stop Torture a débuté avec la publication d’une synthèse destinée à la presse, La torture en 2014. 30 ans d’engagements non tenus, qui donne un aperçu de l’usage de la torture dans le monde à l’heure actuelle.
Amnesty International a dénoncé des cas de torture et d’autres formes de mauvais traitements dans au moins 141 pays au cours des cinq dernières années, dans toutes les régions du monde. Pratiquement tous les pays sur lesquels l’organisation travaille sont concernés.
En 2014, 30 ans après l’adoption par les Nations unies de la Convention contre la torture (1984) – qui engage tous les gouvernements à combattre ce fléau –, Amnesty International constate que la torture reste un problème dans au moins 24 pays d’Afrique sub-saharienne. La torture étant par nature une pratique qui ne se montre pas, il est probable que le nombre de pays affectés est beaucoup plus élevé.
Dans un certain nombre de pays africains, le recours à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants constitue une pratique habituelle et acceptée par beaucoup comme étant une réponse légitime, face à une criminalité violente et élevée.
Selon un sondage mené au niveau mondial par le cabinet Globescan et réalisé parallèlement au rapport de lancement, près de la moitié (44%) des personnes interrogées (dans 21 pays situés sur les cinq continents) craignent d’être torturées en cas d’arrestation par les forces de sécurité de leur pays.
Cette proportion dépasse la moitié des personnes interrogées dans des pays africains comme le Kenya (58%) ou le Nigeria (50%).
Ce sondage indique par ailleurs que près des trois quarts (73%) des Nigérians et plus de quatre Kenyans sur cinq (84%) considèrent que des règles claires doivent être édictées pour lutter contre la torture.
Amnesty International a relevé diverses formes de torture utilisées un peu partout en Afrique. Dans les prisons et les centres de détention, la torture est régulièrement appliquée pour extorquer des « aveux » aux détenus. En Éthiopie, en Gambie, au Kenya, au Mali, au Nigeria, au Sénégal, au Soudan, ou encore au Zimbabwe, les détenus sont roués de coups, attachés dans des positions douloureuses, exposés à des conditions atmosphériques extrêmes, suspendus au plafond ou soumis à des sévices sexuels.
 En Afrique du Sud, des informations ont fait état l’an dernier d’actes de torture à l’électricité et de passages à tabac, qui auraient été commis dans l’enceinte de la prison de haute sécurité de Mangaung, un établissement géré par une société privée.
 En Mauritanie, des tribunaux ont estimé recevables des « aveux » extorqués sous la torture ou d’autres formes de mauvais traitements, même si leurs auteurs s’étaient rétractés par la suite.
 Au Nigeria, la police et l’armée ont recours à la torture de manière routinière. Moses Akatugba avait 16 ans lorsqu’il a été arrêté par des soldats, en 2005. Selon son témoignage, il aurait été roué de coups et les soldats lui auraient tiré une balle dans la main. Il aurait ensuite été remis à la police, quil’aurait pendu par les bras et les jambes pendant plusieurs heures dans les locaux d’un commissariat. Moses affirme avoir été torturé jusqu’à ce qu’il signe des « aveux », reconnaissant avoir participé à un vol. Ses allégations de torture n’ont jamais fait l’objet d’une véritable enquête. En novembre 2013, après avoir attendu huit ans le verdict de son procès, Moses Akatugba a été condamné à mort.
 La torture au Soudan peut notamment prendre la forme d’amputations, imposées à titre de châtiment. En avril 2013, trois hommes ont eu la main droite coupée. Ils avaient été reconnus coupables d’avoir volé de l’huile de cuisine, à l’issue d’un procès au cours duquel ils n’avaient pas eu droit à un défenseur.
 Dans de nombreux pays d’Afrique, les conditions de vie en prison sont inhumaines. La surpopulation est extrême et l’insalubrité chronique. Au Liberia, Amnesty International a pu constater que les prisons souffraient d’une très forte surpopulation, qu’elles n’avaient pas l’eau courante et que les conditions sanitaires y étaient déplorables. Les cellules sont si petites que les détenus sont contraints de dormir à tour de rôle.
Amnesty International appelle tous les gouvernements africains à prendre immédiatement des mesures pour faire de la torture un crime sanctionné par la loi. L’organisation demande en outre aux gouvernements de mettre en œuvre des mécanismes de protection destinés à empêcher que des personnes ne soient torturées et à punir les tortionnaires. Ils doivent notamment veiller à ce que les détenus fassent l’objet d’examens médicaux satisfaisants et aient accès à un avocat dans les meilleurs délais. Ils doivent faire en sorte que les lieux de détention soient inspectés par des organismes indépendants, que les allégations de torture donnent lieu à des enquêtes, que les suspects fassent l’objet de poursuites et que les victimes obtiennent des réparations correctes.
« Les gouvernements africains doivent prendre au sérieux les obligations internationales d’éradiquer la torture », a déclaré Netsanet Belay.
« Il y a 30 ans, Amnesty International était en première ligne de la campagne en faveur d’un engagement de la communauté mondiale contre la torture, d’où est sortie la Convention des Nations unies contre la torture. Il est décourageant de constater, alors que ce traité a été largement ratifié, que seuls 10 pays africains disposent actuellement d’une législation qui réprime la torture et les mauvais traitements. La pratique reste endémique à l’échelle du continent. »
En Afrique, la torture n’est pénalisée que dans les 10 pays suivants :
Algérie
Burundi
Cameroun
Égypte
Guinée équatoriale
Madagascar
Maurice
République démocratique du Congo
Sénégal
Tunisie
13 mai 2014
12/05/14 Le Mouvement Syndical Guinéen n’ira pas en grève ! L’intégralité du Protocole d’Accord
Le Mouvement Syndical Guinéen vient de décidé de suspendre son mot d’ordre de grevé qui devait rentrer en vigueur à partir de ce mardi 13 mai 2014.
Cette décision a été prise après une longue journée de négociation entre les représentants des 8 centrales Syndicales et le Président de la République pour un premier temps et le Gouvernement dirigé par le premier ministre Mohamed Said Fofana. A l’issue de cette journée, le Gouvernement, dans un protocole d’accord signé des deux partis, s’est engagé à remplir une dizaine de points de la plateforme revendicative du mouvement Syndicale.
Nous vous proposons d’ailleurs, l’intégralité de ce protocole d’accord.
PROTOCOLE D’ACCORD
Entre
Les centrales syndicales de la CNTG, de l’USTG, de l’ONSLG, de l’UDTG, de la CGSL, de la CGTG et de l’UGTG, ci-après dénommées le Mouvement syndical guinéen par représentées pour le présent accord par la commission de négociation composée de :
Mamadou Mansaré, Madeleine Tounkara, Mamadou Bapathé Diallo, Casimir Diaora, Abdoulaye Camara, Ibrahima Sory Doumbouya, Kadiatou Bah, Mamadou Saliou Diallo, Ami Diouf, Khalifa Sangaré, Boubacar Diallo, Amara Camara, Aboubacar Sidiki Mara, Momou Doré, Marcel Tolno.
Le Gouvernement de la République de Guinée, représenté par :
Harouna Bérété, Mamady Doumbouya, Ousmane Bangoura, Halaby Ahmed Salim, Mody Sory Barry, Sékou Doumbouya, Amadou Sylla, Mohamed Diop Said, Sory Bantou Oularé, Malan Kanté, Mohamed Diané, Moussa Koné
Le Patronat Guinéen, représenté par :
Hadja Aissatou Ngouma Traoré, Mansa Moussa Sidibé, Abdoul Karim Bangoura, Kerfala Person Camara, Ibrahima Sory Camara, Sékou Cissé, Ansoumane Savané, Bano Bah, Ansoumane Camara, Ismael Keita, Abdoulaye Dimah Dabo, Béatrice Sidibé, Ben Youssouf Diallo
Médiation
Sow Mariama Dogomet Barry assistée de son cabinet
Préambule
Faisant suite à la Plate forme de revendication session 2013-2014 et au préavis de grève de la CNTG, de l’USTG, de l’ONSLG, de l’UDTG, de la CGSL, de la CGTG et de l’UGTG, daté du 29 avril 2014 ;
Il a été arrêté et décidé ce qui suit :
1. Du statut particulier du personnel de l’Education :
1.1. Le gouvernement s’engage à :
A Commencer à payer manuellement les primes non encore payées pour une partie du personnel concerné en commençant par Conakry (île de Kassa y compris) au plus tard le lundi 12 mai 2014.
A Procéder à un rappel des primes sur la paie du mois de mai 2014 pour ceux qui ne l’auraient pas encore perçue.
A Procéder au paiement des primes et indemnités prévues au statut particulier, à tous les personnels qui n’en ont pas encore bénéficié au fur et à mesure de la remontée des dossiers. Pour l’application de ce point, le gouvernement et l’intersyndicale s’engagent à effectuer les démarches administratives nécessaires au plus tard le 30 juin 2014
1.2. La commission tripartite constate avec regret que certains fonctionnaires bénéficient indûment des primes et/ou indemnités, elle demande à l’Administration, la suppression de ces primes et indemnités aux bénéficiaires en vue de leur remboursement au trésor public par les intéressés ;
1.3. Les arriérés des primes et indemnités seront payés suivant un échéancier qui sera établi un mois après les résultats du recensement biométrique ;
1.4. S’agissant des professeurs d’Université, Maitres de conférence, Directeur de recherche et Maitres de recherche ; se conformer aux dispositions du décret N° 176/PRG/SGG/89 du 27 Septembre 1989 en son article 65 pour le départ à la retraite ;
1.5. S’agissant enfin du vieillissement du corps enseignant du Supérieur, la Commission invite l’Administration à mettre en place une politique de recrutement et de rajeunissement dudit personnel ;
1.6. La Commission tripartite invite la Fonction publique à organiser les examens professionnels des enseignants selon le calendrier et les échéances prévues au statut particulier ;
2. Du statut particulier du personnel de la Santé :
Le gouvernement s’engage à :
2.1. Assurer la prise en charge financière et administrative au 31 Mai 2014 des primes et indemnités prévues au Décret N° 08/062/PRG/SGG du 17 septembre 2008 portant Statut particulier du personnel de la Santé ;
2.2. Procéder à un rappel des primes dues sur le mois d’avril 2014 sur la paie du mois de mai 2014 pour ceux qui ne l’auraient pas encore perçue.
2.3. S’agissant enfin du vieillissement du corps médical, la Commission invite l’Administration à mettre en place une politique de recrutement et de rajeunissement dudit personnel
3. De la protection sociale :
3.1. Tout en félicitant la partie gouvernementale pour la création, par Décret de la CNPSAE et de l’INAMO, le mouvement syndical et la partie gouvernementale s’engagent à les rendre opérationnels au plus tard le 31 décembre 2014
3.2. Le mouvement syndical salue la décision du Gouvernement de transférer la Tutelle de la CNSS au Ministère en charge du Travail. Le gouvernement prendra les dispositions administratives consacrant ladite décision au plus tard le 30 juin 2014
3.3. S’agissant de l’indemnité de départ à la retraite, son montant (exprimé en nombre de mois) sera déterminé au plus tard un mois après les résultats du recensement biométrique ;
4. De l’augmentation des salaires et pensions et de la réactualisation de la grille salariale des fonctionnaires :
Les parties conviennent :
4.1. De la mise en place d’une commission technique d’examen de la grille salariale dont les travaux débuteront le 19 mai 2014 sur la base de la grille salariale proposée par le Mouvement syndical ;
4.2. Les parties conviennent que la nouvelle grille salariale sera applicable à compter du 1er janvier 2015.
4.3. De la mise en place d’une commission technique d’examen de la revalorisation des retraites à travers un nouveau régime. Les travaux de cette commission débuteront le 19 mai 2014.
5. Des mesures d’accompagnement liées à l’augmentation du prix du carburant :
5.1. Les parties conviennent qu’une commission d’étude réunissant le mouvement syndical et les ministères en charge du travail, de la fonction publique, du budget et des finances travaille à proposer une prime à cet effet au plus tard le 30 juin 2014
5.2. Les parties conviennent que le paiement de ladite prime sera effectué le 30 aout 2014 avec effet rétroactif au mois de février 2014 ;
6. S’agissant des agents déflatés dont la situation administrative a fait l’objet des arrêtés N° 1685/MEFP/04 du 10 mai 2004 et N° 26/MEFP/DNFP/04 du 28 janvier 2004, les parties conviennent de la mise en place d’une commission technique chargée d’examiner leur situation en vue d’un traitement définitif.
7. Le gouvernement s’engage à fournir la liste des barrages conventionnels au plus tard le 31 mai 2014 et à prendre des mesures pour empêcher l’installation de barrages clandestins.
8. Sur la tentative d’assassinat de leaders syndicaux :
8.1. Il a été clairement établi et reconnu que le gouvernement n’était en rien mêlé à ladite tentative ;
8.2. Les syndicats ont été informés que les deux auteurs présumés ont été arrêtés et sont actuellement interrogés par les services de Police judiciaire et que la Justice suivra son cours normalement.
9. Sur l’immixtion de certaines autorités du pays dans les activités syndicales :
9.1. Le gouvernement a pris acte des accusations d’immixtions et d’interférences à l’encontre de certaines autorités locales (préfets et maires). Le gouvernement a rappelé que, sur la base de premières informations certaines autorités avaient fait l’objet d’un rappel à l’ordre ;
9.2. Par ailleurs, le Ministère de l’Administration du Territoire adressera au plus tard le 31 Mai 2014 une nouvelle circulaire de mise en garde aux administrateurs territoriaux.
10. Sur la situation des travailleurs de Friguia, Sotelgui et Ferralux :
10.1. Pour Friguia, le gouvernement a fait état des efforts et des négociations sont en cours pour soulager les travailleurs de Friguia en tenant compte des possibilités de reprise des activités de l’usine. Le gouvernement s’engage à faire respecter les dispositions de l’accord de janvier de Paris sur le paiement des travailleurs ;
10.2. Pour la Sotelgui, le mouvement syndical a été informé que la situation des travailleurs était tributaire de la procédure judiciaire en instance concernant l’entreprise. Cette décision ayant été prise le 29 avril dernier, le gouvernement rassure le mouvement syndical que les travailleurs de Sotelgui seront désintéressés, conformément à la Loi, au plus tard le 30 Juin 2014 ;
10.3. Pour Ferralux, la situation des travailleurs était également tributaire d’une procédure judiciaire en cours. La Cour Suprême s’étant prononcée le 31 mars dernier, le gouvernement s’engage à veiller à la correcte exécution de la décision de Justice.
11. Concernant le SMIG, les parties conviennent qu’il est applicable dans tous les secteurs d’activités à compter de sa date de signature.
12. Sur la question du Programme de construction des logements sociaux en faveur des travailleurs, les parties saluent l’initiative du Président d’attribuer des domaines constructibles aux enseignants pour la construction de logements sociaux. Les actes administratifs nécessaires à cet effet seront pris par les autorités et services administratifs compétents. Le gouvernement s’engage à étudier les modalités de financement de ce projet de logements sociaux
13. Il reste entendu que les dispositions contenues dans les accords antérieurs non traités et compatibles avec les nouvelles décisions arrêtées dans le présent protocole sont applicables aux parties
14. Les trois parties se réjouissent de l’esprit de confiance et de responsabilité qui a caractérisé les négociations. Elles s’engagent à respecter scrupuleusement les clauses du présent protocole.
15. Au regard des avancées significatives et des résultats obtenus, le Mouvement syndical décide de la suspension du préavis de grève du 29 avril 2014.
Le Mouvement Syndical Le Patronat Le Gouvernement
La Médiation
Vu et Approuvé
Le Ministre d’Etat de l’Economie et des Finances Le Ministre de l’Emploi, du Travail, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle
Conakry, le 12 mai 2014
12/05/14 Sport : Poursuite à Conakry de la 5ème édition du tournoi inter entreprises de la JCI Conakry Elite
Organisée par la Jeune Chambre Conakry Elite sous le haut patronage du Ministère des sports, grâce à un sponsoring de NSIA Guinée, l’objectif de cette compétition est de permettre aux entreprises participantes de se côtoyer et de se fraterniser en dehors des bureaux.
Au compte de la deuxième journée qui s’est joué hier au stade de Kipé entre l’équipe du principal sponsor NSIA Guinée et celle d’Impact Média, le score a été d’un but partout.
Pour Namory Kourouma Directeur générale d’Impact Medias, qui est d’ailleurs à sa première participation à ce tournois inter entreprises, cette compétition permet aux différentes entreprises de se retrouver au tour du football et de se divertir. « Nous sommes une jeune structure et la raison principale qui nous a animé à participé à ce tournoi, c’est de permettre à nos employés de se créer un temps libre loin des bureaux, parce que nous somme dans un milieu trop stressant. Il faut leurs donner le temps de s’amuser. En fait l’enjeu pour nous c’est de pouvoir donner le meilleur de nous même dans un cadre aussi conviviale que celui qu’on à aujourd’hui », dira t-il.
Satisfait de cette organisation Namory Kourouma promet de venir pour la prochaine édition en 2015 « C’est une très bonne initiative, c’est une première participation pour nous et c’est sure qu’on sera là l’année prochaine. Quelque soit le niveau qu’on atteindra à cette édition, l’année prochaine on n’y participera » promet le Directeur général d’Impacte Média.
Il faut rappeler que cette 5ème édition regroupe 8 équipes venues de plusieurs entreprises évoluant en Guinée et qui sont reparties en deux poules. Ces entreprises sont entre autre : NSIA, Impact Medias, l’ARPT, GUICOPRESS, la RTG, AGEMAP/BMOP, Ministères des Sports et Weego.
Bah kouré
12/05/14 Le Tchad ferme sa frontière avec la Centrafrique
Le Tchad ferme sa frontière avec la Centrafrique, déchirée par les violences depuis plus d’un an, a annoncé lundi la présidence tchadienne, à l’occasion d’une tournée du président Idriss Déby Itno dans le sud du pays.
"Le Tchad ferme ses frontières communes avec la République centrafricaine", indique la présidence sur son site internet.
Le président Déby effectue depuis le 8 mai une tournée dans le sud du Tchad, le long de la frontière avec la Centrafrique, plongée dans une crise sans précédent depuis plus d’un an.
"Vous êtes à moins de 20 m de la frontière avec la RCA (République centrafricaine). Sachez dès aujourd’hui que notre frontière avec ce pays est hermétiquement fermée", a déclaré dimanche le chef de l’Etat aux populations de Daha, ville frontalière du sud-est.
"Tout Tchadien qui désire rentrer chez lui avec ses biens, nous lui ouvrirons grandement la frontière. Mis à part ce cas précis, personne n’est autorisé à franchir cette frontière jusqu’à ce que la crise centrafricaine soit résolue", a-t-il ajouté.
M. Déby a également promis "d’augmenter substantiellement le nombre des forces de défense et de sécurité dans cette zone pour mieux sécuriser la population", selon le site de la présidence.
Les autorités tchadiennes veulent notamment éviter des infiltrations de combattants au Tchad. Des combattants tchadiens sont aussi régulièrement accusés de passer en territoire centrafricain et de contribuer à y semer le trouble.
La fermeture "hermétique" de la frontière côté tchadien sera toutefois difficile à mettre en oeuvre, dans une région extrêmement poreuse avec plus de 1. 000 km de frontière commune.
La Centrafrique, pays à 80% chrétien, a connu en mars 2013 la prise de pouvoir du chef rebelle Michel Djotodia, à la tête de l’ex-coalition rebelle Séléka, en majorité musulmane.
Depuis sa chute en janvier 2014, les civils musulmans, associés par la population à la Séléka, subissent de la part des milices chrétiennes anti-balaka de nombreuses exactions.
Près du quart des 4,6 millions d’habitants de la RCA ont été déplacés par les violences, en majorité des musulmans.
Environ 200. 000 personnes ont fui le pays, principalement vers le Tchad et le Cameroun voisins, dont beaucoup sont originaires. Le nombre de réfugiés pourrait atteindre 360. 000 d’ici la fin de l’année, selon l’ONU.
Le Tchad, qui joue un rôle politique et militaire majeur en Centrafrique depuis des années, a retiré en avril l’ensemble de son contingent engagé dans ce pays au sein de la force africaine (Misca).
JA














































