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26/05/14 Violations des droits de l’homme en Guinée : le ministre Kalifa gassama Diaby s’exprime

Le ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques Khalifa Gassama Diaby, était ce lundi l’invité d’une radio de la place. Le ministre a mis l’occasion à profit pour revenir sur les violations des droits de l’homme en Guinée.
Parlant de ses relations avec les autres membres du gouvernement, le ministre guinéen des droits de l’homme et des libertés publiques indique qu’il est accusé de ne pas être solidaire au gouvernement. « A l’opposition, on dit que je sers de vernis démocratique au pouvoir. Quand j’ai dit à Genève que la torture est encore pratiquée en Guinée, certains membres du gouvernement ne l’ont pas apprécié » a-t-il dit.
Pour Khalifa Diaby la promotion des Droits de l’Homme dans un pays où les violations de ces droits sont éclaboussées dans les mentalités n’est pas chose facile.
Parlant de l’indemnisation des victimes des manifestations politiques en 2013, le ministre Diaby a déclaré que tout le monde mérite la justice et le dédommagement.
« Le rôle de mon département est d’alerter sur les atteintes aux droits de l’homme et libertés publiques. Il reviendra au Ministère de la Justice et aux autres départements comme celui des Affaires Sociales, de prendre leurs responsabilités », dira t-il.
A la question de savoir s’il accepterait demain d’être ministre dans un gouvernement de l’opposition actuelle, le ministre Gassama répond en disant qu’après Alpha Condé, qu’il ne serait pas dans un autre gouvernement. Selon lui « On peut servir son pays et lui être utile sans être ministre ». Pour le ministre des Droits de l’Homme il serait paradoxal, dans un contexte où déjà on l’accuse d’être avec l’opposition, qu’il accepte un poste de cette même opposition.

Pour terminer, le ministre Gassama précise: « je ne milite dans aucune formation politique. Quand je serais prêt à le faire, je le dirais publiquement ».
Il faut noter que le ministre Khalifa Gassama Diaby, est l’un des rares membres du Gouvernement qui dit clairement ce qu’il pense.
Bilguissa Diallo

26/05/14 Côte d’Ivoire : en attendant Gbagbo

Dans moins d’un mois, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, emprisonné à La Haye depuis novembre 2011, saura si les charges retenues contre lui sont confirmées. Pendant ce temps, au pays, son clan s’organise.
Alors que la Cour pénale internationale (CPI) doit se prononcer, mi-juin, sur la confirmation ou non des charges contre l’ex-président ivoirien, ses partisans veulent croire à sa libération prochaine et font flèche de tout bois. Sur les réseaux sociaux, le succès de #BringBackOurGirls ("ramenez nos filles"), le slogan de soutien aux lycéennes du Nigeria, a inspiré une version parodique, #BringBackOurGbagbo ("ramenez notre Gbagbo"). En une semaine, elle a été reprise plus de 3 000 fois sur Twitter, selon le site d’analyse de données topsy.com. Pour les pro-Gbagbo, tous les moyens sont bons, jusqu’aux détournements de mots-clics.
Curiosité ou sympathie ? Une certitude : Gbagbo fait vendre. En Côte d’Ivoire, la "presse bleue", favorable à l’ancien chef d’état, fait de bons chiffres, surtout lorsqu’il apparaît à la une. Dans les meetings où il intervient, à Abidjan, Michel Gbagbo attire les foules. "En allant écouter le fils, j’ai l’impression de retrouver le père", souffle une militante. Sa mère, Jacqueline Chamois – la première épouse -, vient de créer, à Paris, l’Association des amis de Laurent Gbagbo, présidée par le professeur Raphaël Dagbo. Objectif : réhabiliter le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) en rappelant, à travers conférences et débats, son combat pour le multipartisme et la souveraineté de l’Afrique.
Autre signe d’une mobilisation des troupes, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire – le fief de Laurent Gbagbo -, l’appel au boycott lancé par le FPI contre le recensement général semble assez suivi. Le gouvernement n’a pas manqué de mettre en garde les auteurs de ce mot d’ordre contre d’éventuelles poursuites judiciaires. Le 8 mai, Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI, et trois autres dirigeants du parti ont été longuement auditionnés par la gendarmerie ivoirienne. Le même jour, Anne Désirée Ouloto, ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, se rendait à Gagnoa pour appeler les femmes de l’Ouest à "s’impliquer davantage". "Dans l’Ouest, le FPI n’hésite pas à aller dans les villages en disant : si vous refusez le recensement, les Blancs vont entendre vos cris et libérer Laurent Gbagbo. C’est de la manipulation !" vitupère un cadre du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti du président Ouattara. Derrière, les autorités repassent dans les mêmes villages et expliquent : "Le boycott vous fait du tort, car il nous empêche de savoir à combien de personnes nous devons apporter l’eau et l’électricité."
Promesses non réalisées et non réalisables
Trois ans après son arrestation, Laurent Gbagbo commence-t-il à récupérer les déçus d’Alassane Ouattara ? Laurent Akoun, le secrétaire général du FPI, y croit. Lui qui dénonce "les vendeurs d’illusions [du RDR] qui prétendent que la Côte d’Ivoire va bien alors que les fondamentaux s’écroulent les uns après les autres" veut rallier "le peuple qui ne supporte plus les promesses non réalisées et non réalisables". Amadou Soumahoro, le secrétaire général par intérim du RDR, réplique : "Regardez le chemin parcouru depuis 2011. Avec un taux de croissance annuel supérieur à 8 %, la population fait vite la différence avec les dix années Gbagbo. D’ailleurs, le FPI a perdu beaucoup d’influence auprès des syndicats et des étudiants."
L’ex-président donne-t-il des consignes ?
En réalité, la question clé est de savoir si l’ancien chef de l’état garde la main sur son parti. Pour son porte-parole, Justin Koné Katinan, réfugié au Ghana, et pour son conseiller spécial français, Bernard Houdin, à Paris, cela ne fait aucun doute. "Au FPI, il peut y avoir une ou deux personnes avec un agenda caché, mais l’immense majorité soutient Laurent Gbagbo, glisse le second. Chacun sait que, s’il s’écarte de ce chemin, il devient une feuille morte." à la direction du parti, le prisonnier de la CPI conserve aussi beaucoup de fidèles, à commencer par les deux "historiques", Laurent Akoun et Aboudramane Sangaré, le premier vice-président, qu’il a connus en prison en 1971.
Comme son téléphone est sur écoute, nous n’avons pas de contact direct avec lui, confie un dirigeant du FPI.
L’ex-président donne-t-il des consignes ? "Comme son téléphone est sur écoute, nous n’avons pas de contact direct avec lui, confie un dirigeant du FPI. Il nous fait parvenir des messages par ceux qui vont lui rendre visite, mais il ne donne aucune directive." Outre sa seconde épouse, Nady Bamba – la mère de son dernier fils, Koudou Ismaël -, Laurent Gbagbo reçoit beaucoup. Des membres de sa famille et des fidèles, comme Guy Labertit, l’ex-"Monsieur Afrique" du Parti socialiste français. Sans parler de ses avocats, Emmanuel Altit et Natacha Fauveau Ivanovic, du barreau de Paris, et Agathe Baroan, du barreau d’Abidjan. L’idée du boycott du recensement ivoirien viendrait-elle de La Haye ? "Non, répond le haut responsable. Nous n’avons pas besoin de le solliciter pour définir notre stratégie. De toute façon, c’est nous qui sommes sur le terrain. Comme nous ne pouvons pas connaître sa position en temps réel, nous serions tétanisés si nous devions attendre ses instructions."
Au-delà des "confidences" à la presse, ce que les proches de Gbagbo oublient de dire, c’est que, depuis le congrès constitutif du FPI dans une bananeraie de Dabou, en 1988, ils sont coutumiers de l’action clandestine. En octobre 2000, contre Robert Gueï qui s’accrochait au pouvoir, puis en mars-avril 2011, contre Alassane Ouattara, l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et la France, ils ont fait preuve d’un vrai savoir-faire dans la mise en place de réseaux parallèles et de structures clandestines, comme des studios de télévision mobiles. Le reclus de La Haye parvient-il à communiquer à l’insu de ses gardes ? En tout cas, plusieurs de ses visiteurs sont étonnés par la qualité de ses informations sur la Côte d’Ivoire, y compris sur l’entourage du président Ouattara…
Que fera le FPI en 2015 ?
Désormais, tout repose sur la décision, le mois prochain, des trois juges de la CPI. Si Laurent Gbagbo est libéré, nul ne doute qu’il reviendra sur la scène ivoirienne. "Le pouvoir aura du mal à rester serein", confie un familier du palais présidentiel. "Cela scandalisera les victimes du régime Gbagbo, et une reprise de la guerre ne sera pas à exclure", estime de son côté un responsable du RDR. En revanche, s’il reste en prison, l’homme politique risque d’être abandonné par une partie de ses troupes. "Les militants devront se faire une raison et commenceront à en parler au passé. Ils seront bien obligés de se rabattre sur quelqu’un d’autre", glisse le dirigeant du FPI. Mais le noyau dur des fidèles n’est-il pas en mesure de bloquer tout changement de leader ? "C’est vrai, il peut y avoir des résistances au sein du parti, surtout de la part de ceux qui revendiquent l’ancrage du FPI dans leur région pour jouer les premiers rôles [sous-entendu : les Bétés du Centre-Ouest]. Mais quand on est dans une posture "Gbagbo ou rien", on n’avance pas."
Que fera alors le FPI lors de la présidentielle d’octobre 2015 ? "Il est difficilement concevable que le parti ne soit pas au rendez-vous, affirme le même responsable. Le scénario le plus probable, c’est la présence d’un candidat FPI. De toute façon, la décision sera prise avant la fin de l’année."
Le 2 mai, comme tous les ans, les membres du parti se sont retrouvés à la Fête de la liberté. Aboudramane Sangaré a lancé aux militants : "Laurent Gbagbo attend son billet retour, mais celui-ci ne se paie pas cash. Il se paie par votre mobilisation sur le terrain." Avant que Pascal Affi N’Guessan déclare : "La lutte pour la liberté, c’est principalement la lutte pour la libération du président Laurent Gbagbo et son retour en Côte d’Ivoire." Est-ce un signe ? La fête ne se tenait pas à Abidjan ou dans l’Ouest, mais dans l’est du pays, à Bongouanou, en pays agni. Bongouanou, le fief d’Affi N’Guessan.
Le pouvoir entre deux feux
Le retour des exilés est depuis longtemps une priorité du président Ouattara, qui a notamment envoyé plusieurs émissaires à Accra. L’enjeu ? Donner l’apparence d’une Côte d’Ivoire normalisée, apaisée. Une priorité pour faire revenir les investisseurs. La défiance est cependant toujours palpable. Si beaucoup de cadres du FPI ont été réintégrés dans l’administration, la plupart d’entre eux sont toujours sous le coup d’une procédure judiciaire, privés d’accès à leurs comptes bancaires et à certaines de leurs maisons, occupées. Comme d’autres, l’ancien directeur du port d’Abidjan a été sanctionné par l’Union européenne : comptes gelés, interdiction de voyager. Peu de temps après son retour, la délégation européenne à Abidjan a suggéré de reconsidérer sa position. La réponse de la présidence ne s’est pas fait attendre : il en est hors de question.
JA

26/05/14 Libye: un journaliste critique des jihadistes assassiné à Benghazi

Un journaliste libyen critique des jihadistes a été assassiné lundi à Benghazi, fief des groupes armés radicaux dans l’est de la Libye, a-t-on appris de source hospitalière.
Meftah Bouzid, rédacteur en chef de Burniq, un journal bihebdomadaire, a été tué par balles dans le centre ville.
Journaliste et analyste, Meftah Bouzid était réputé pour ses critiques des groupes islamistes extrémistes sur des chaînes de télévision libyennes. Selon un des ses proches, ces critiques lui avaient valu des menaces répétées.
Depuis la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la région orientale de la Libye, et en particulier sa plus grande ville Benghazi, est le théâtre d’une série d’attaques et d’assassinats visant des militaires, des policiers et des juges.
Ces attaques ne sont pas revendiquées mais elles sont régulièrement attribuées à des islamistes radicaux.
Meftah Bouzid et son journal se sont ouvertement déclarés en faveur de la campagne lancée le 16 mai à Benghazi contre les groupes islamistes par le général dissident libyen Khalifa Haftar, et qui a fait au moins 79 morts.
En août 2013, un autre journaliste, Azzedine Kousssad, présentateur à la télévision Libye al-Hurra, avait également été tué par balles.
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a exprimé la semaine dernière dans un communiqué sa "profonde inquiétude quand au sort des professionnels des médias qui continuent d’être la cible de graves agressions armées" en Libye, alors que le pays bascule dans l’anarchie et les violences.
RSF a appelé "l’ensemble des parties civiles, militaires et politiques en Libye" à cesser toutes attaques à l’encontre des populations civiles et plus particulièrement des professionnels des médias, rappelant leur rôle "fondamental" au sein de la nouvelle Libye et dans "la construction d’un Etat viable et démocratique".
JA

26/05/14 Une mission conjointe FMI-BM évalue les performances économiques

Une mission conjointe composée d’experts de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) séjourne depuis vendredi en Guinée, afin d’évaluer les performances macroéconomiques réalisées par le gouvernement ces derniers temps.

La délégation compte faire l’état de lieux de la 4ème revue économique et financière du programme guinéen de facilité de crédit, négocié entre le gouvernement et les institutions de Breton Wood.

La rencontre entre les gestionnaires financiers guinéens et les experts de la BM et du FMI permettra de revoir l’exécution budgétaire en fin décembre 2013, la situation monétaire et bancaire du pays, ainsi que les perspectives budgétaires pour les prochaines années.

"Le taux d’inflation continu à baisser, car en fin mars 2014 il était déjà à 10% contre 23% en octobre 2011", a dit Henris Schok, chef de la mission du FMI.

Pour sa part, le ministre délégué au Budget de la Guinée, Ansoumane Condé, a précisé que le gouvernement dispose d’un ensemble de mesures et d’éléments quantitatifs pour rassurer la stabilité macro-économique du pays.

Les thématiques comme la politique monétaire et le rôle de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) dans le marché bancaire du pays, ont été au centre de la rencontre entre les deux parties.

La mission prendra fin en juin prochain.

source Xinhua

26/05/14 Diplomatie : Qui en veut à François Louncény Fall ?

Vraisemblablement, le ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger est dans le viseur d’une personnalité occulte qui ne lui voudrait pas que du bien. Bien au contraire. Car François Louncény Fall est depuis un certain temps victime d’attaques commanditées qui ne sont pas de nature de le rasséréner. A ce propos, il a récemment lâché le morceau en lançant tout de go qu’il est hors de question que deux chauffeurs se mettent au volant d’une même voiture. Pour un homme de sa trempe, connu et reconnu pour sa pondération, c’est le signe évident d’un agacement. Et le grand diplomate est même sorti de ses gonds pour ajouter qu’il est grand temps que le président de la République tranche pour redonner à chacun ses strictes et pleines attributions. Propos ne pouvait être plus clair pour illustrer ce qui semble être une querelle de cuisine avec son homologue de la Coopération internationale.
Comme chef de la diplomatie, Fall se sent souvent mis à l’écart au profit de Moustapha Koutoubou Sano qui profiterait de sa proximité avec le chef de l’Etat à qui il ferait croire que son carnet d’adresse suffit pour consacrer la diplomatie du changement.
Pourtant, à la différence M. Sano, M. Fall est un diplomate chevronné reconnu et respecté qui s’est bâti une solide réputation dans le sillage des Nations Unies dont il a été le représentant dans des pays où la paix était menacée.
A l’intérieur, il a entamé de remarquables réformes dans la dynamique de la diplomatie du développement. Ce qui a entre autres permis une réduction des effectifs pléthoriques dans les ambassades et de faire des économies d’échelle. Par contre, cela a suscité des mécontentements au niveau de certains qui aujourd’hui, tourneraient autour de Moustapha Koutoubou Sano qui parcourt le monde à la recherche dit-il d’aides en faveur de la Guinée.
A son avantage, il dit cumuler une expérience de cinq ans dans le secteur. En tout cas, il a su se faire reconduire depuis le CNDD jusqu’à ce jour. Toujours est-il que malgré cet avantage dont lui envieraient beaucoup, il ne saurait tenir la comparaison avec cette « bête diplomatique » de François Fall. Un homme dont Alpha Condé n’ignore pourtant pas la personnalité et surtout la vertu de jeter l’éponge quand on l’y pousse. Et puis, c’est le lieu de remarquer que pour avoir choisi le camp présidentiel, c’est le seul ancien Premier ministre qui était jusque là à l’abri des foudres du chef de l’Etat. Pour combien de temps encore ? Bien malin qui le prédira, mais la balle est dans le camp d’Alpha Condé qui devra faire les arbitrages pour départager messieurs Sano et Fall.
En attendant, on est en face d’une belle confusion dont seul le président Alpha Condé est mieux placé pour redéfinir les champs d’activité des deux ministres. Ou tout au moins dire à Moustapha Koutoubou Sano jusqu’où il peut et doit aller. Quant à Louncény Fall, nul besoin de lui dire ce qu’il doit faire. Car, la diplomatie c’est sa chose. Il s’y connait, comme le poisson sait nager.

Nous y reviendrons !

Source woudabanews

26/05/14 Égypte : Nasser contre… Nasser

Deux candidats et une seule référence : l’élection présidentielle des 26 et 27 mai ne devrait pas réserver de surprise. Le leader de gauche Hamdine Sabahi n’a pratiquement aucune chance de l’emporter face au maréchal Sissi, dont les promesses de sécurité et de stabilité sont devenues prioritaires aux yeux des Égyptiens.
Clameurs, hourras et tambourins ! Farandoles d’adolescents frénétiques et mères de famille en transe ! On aurait dit une foule, tout un peuple saisi d’extase à l’apparition sur l’estrade de celui qui est déjà pour eux l’Élu, Hamdine Sabahi, l’unique challenger du grand favori de la présidentielle des 26 et 27 mai, le maréchal à la retraite Abdel Fattah al-Sissi. Ils ne sont pourtant qu’une grosse centaine, ce mardi 13 mai dans une petite salle des fêtes de Zagazig, ville de 300 000 habitants au nord du Caire, à être venus acclamer ce socialiste nassérien arrivé troisième, à la surprise générale, à l’élection de 2012. "Gauche, droite, nous t’aimons ya Hamdine !" hurlent ses supporters, recyclant un slogan habituellement vociféré par les ultras dans les stades de foot. Plus que la rage de vaincre, une telle ferveur n’exprimerait-elle pas plutôt l’énergie du désespoir ? Car, des analystes les plus pointus aux gamins des rues, personne ne doute de la déroute à venir du socialiste face au conservateur Sissi, devenu "sauveur de la nation" après avoir évincé enjuillet 2013 le président Frère musulman Mohamed Morsi dans un climat de révolte populaire.
"La grande armée égyptienne est là pour défendre la nation et non pour se mêler de politique et créer des partis !" lance Sabahi d’une voix de stentor, déchaînant les vivats. Chef du parti du courant populaire et codirigeant du Front du salut national, coalition fondée en 2012 pour faire face au pouvoir des Frères musulmans, Sabahi, devant la perspective d’un nouveau pouvoir militaire dans la grande tradition politique égyptienne – enrayée par la révolution du 25 janvier 2011 qui a eu raison du général Hosni Moubarak -, entend jouer la carte d’une présidence civile. État de droit, lutte contre la corruption, aide aux classes défavorisées et aux jeunes diplômés, l’homme de gauche se pose en démocrate quand le maréchal entend donner la priorité aux questions sécuritaires. Mais dans une Égypte marquée depuis trois ans par le chaos politique et secouée par une intensification du terrorisme jihadiste depuis la déchéance des Frères, la promesse d’une stabilité restaurée séduit davantage que les concepts de liberté et de justice sociale. "Pour que le pays aille mieux, il faut faire repartir l’économie, donc le tourisme", résume Gamal, commerçant septuagénaire du Khan al-Khalili, le vieux souk du Caire où le père de Sissi tenait boutique. "Et pour faire revenir les touristes, il nous faut la sécurité et le maréchal, sinon…" s’interrompt-il en montrant d’un geste las les rideaux de fer baissés de ses voisins en faillite. Au-dessus de lui, une banderole barre la ruelle où son champion fait face au très populaire président Nasser. Car, si Sabahi se réclame des idées du Nasser socialiste révolutionnaire, Sissi se voit, lui, en héritier du père de la nation égyptienne.
Abdel Fattah al Sissi veille sur le peuple du Caire
Dans le ciel du Caire, la disproportion des moyens s’affiche en grand format. Depuis que le maréchal a abandonné ses fonctions militaires, exigence de la nouvelle Constitution pour pouvoir se présenter à la présidentielle, les images de lui en uniforme d’apparat ont laissé place à des portraits en costume-cravate où le candidat semble adresser un sourire serein à un avenir radieux. Le soutien de l’armée et celui de grandes familles fortunées comme celle des Sawiris lui permettent d’investir un espace public d’où Sabahi semble presque absent. Partout, sur d’immenses panneaux, l’ex-général veille en sentinelle sur le peuple du Caire, jusqu’au-dessus de la place Al-Tahrir, l’épicentre de la révolution du 25 janvier 2011 et du mouvement populaire du 30 juin 2013 qui a justifié le coup de force de l’armée contre le pouvoir des Frères musulmans. Omniprésent sur les murs des villes, très favorablement présenté par des médias acquis à sa cause ou mis au pas, Sissi n’apparaît pas en public, laissant ses équipes faire campagne, contrairement à son adversaire, qui sillonne le pays. Trois jours avant le meeting de Sabahi à Zagazig, les supporters du maréchal avaient été appelés à se rassembler au Caire, mais leur champion ne s’est pas présenté, officiellement pour des raisons de sécurité : lors de sa première interview diffusée le 5 mai sur les chaînes privées CBC et ONTV, Sissi avait assuré avoir été la cible de deux tentatives d’assassinat. Telle prudence pourrait également être tactique, son immense popularité lui permettant de ne pas rééditer de déclarations publiques malencontreuses, comme celles, fort mal reçues, faites le 8 mai devant des journalistes éberlués auxquels il affirmait : "Vous écrivez qu’aucune voix n’est plus forte que la liberté d’expression. Ça veut dire quoi ?" Ou encore : "Compte tenu des spécificités de notre pays, il faudrait vingt à vingt-cinq ans pour instaurer une démocratie à l’égyptienne." "Sissi, Hamdine, face à face !" tonnaient les militants favorables au socialiste à Zagazig, réclamant un duel télévisé auquel l’ex-militaire refuse pour l’instant de se prêter.

"Sissi est très fort pour ne rien dire, laisser croire qu’il n’est pas ambitieux, mais qu’il endossera le poids des responsabilités "pour le bien du peuple"", commente le politologue Tewfik Aclimandos. L’homme de la Grande Muette cultive la même discrétion sur son programme, insistant sur "la stabilité et la sécurité du pays" tout en promettant vaguement des réformes des systèmes de santé et d’éducation ou encore la concentration de ses efforts sur le secteur de l’énergie, très affecté ces trois dernières années. "Il ne doit pas proposer de programme, mais se présenter comme l’homme capable de faire face et de sortir le pays de la crise", a estimé Hassanein Heikal, un influent soutien cité par Al-Ahram Hebdo. Mais ce flou ne provoque pas l’enthousiasme : au meeting du Caire, où de nombreux Alexandrins s’étaient joints aux partisans de la capitale, les deux cinquièmes des chaises alignées étaient vides. "La "sissimania" ? C’est passé ! L’élection n’est pas encore complètement jouée, Sissi a une grosse avance, mais Sabahi fait une campagne plus dynamique", constate Tewfik Aclimandos.
Multiplier les promesses peu sérieuses
À l’inverse de son rival, Sabahi multiplie en effet les rencontres et les propositions concrètes : un ambitieux projet d’énergie solaire susceptible de générer 16 000 emplois, la construction d’un tramway pour le grand Caire – au trafic engorgé -, la mise en place d’un fonds de développement pour la Haute-Égypte, ou encore l’appui à fournir à 5 millions de microprojets sur quatre ans. "Hamdine avait trouvé le bon discours, analyse le politologue, mais il va trop loin dans ses déclarations et se met à multiplier les promesses peu sérieuses, comme celle d’octroyer trois feddan ["acres"] de terres aux jeunes diplômés ou de récupérer l’argent de la corruption pour le redistribuer." Vieux briscard de la gauche égyptienne, Sabahi revendique le soutien des petits et moyens propriétaires terriens et d’une majorité des jeunes de la révolution. Et il peut espérer récolter les votes contestataires de ceux qui ont été dégoûtés, tant par le maréchal Tantaoui, tuteur du premier gouvernement transitoire, que par les islamistes qui lui ont succédé. De son côté, Sissi peut compter sur l’appui des classes les plus modestes, bureaucrates, citadins et jeunes diplômés, sur celui des chrétiens coptes, environ 8 % de la population – très échaudés par le sectarisme des Frères musulmans -, ainsi que sur celui des salafistes. Les Frères, dont l’organisation a été déclarée terroriste en décembre 2013 et compte plus de 1 200 condamnés à mort depuis le début de l’année, sont en fuite ou font profil bas. Ils considèrent que le président légitime reste Mohamed Morsi et refusent de voter pour le traître Sissi qui a couvert le massacre de plus de 600 d’entre eux, place Rabaa au Caire en août 2013, comme pour Sabahi le séculier, qui s’était gardé de s’exprimer sur le bain de sang. Sissi ayant déclaré qu’"il n’y aura[it] plus de Frères musulmans", et Sabahi s’étant prononcé pour le maintien de leur interdiction, aucun des deux ne se montre prêt à faire des concessions.
Le test de la participation sera également significatif, 51 % des électeurs s’étant déplacés au deuxième tour du scrutin de 2012. Car après trois années de chaos politique et entre le discours sécuritaire de Sissi et les propositions parfois utopistes de Sabahi, nombreux sont ceux qui se désintéressent de l’élection. Comme ce jeune vendeur de papyrus, qui constate, dans sa boutique déserte : "J’ai fait la révolution, j’ai voté pour les Frères parce que je les croyais honnêtes, mais ils nous ont tous trompés. Je ne voterai plus pour personne, ça ne sert à rien." Discours similaire d’une avocate sceptique des beaux quartiers : "L’élection ne stabilisera en rien le pays, Sissi mécontentera comme Tantaoui et Morsi ont mécontenté, et la rue entrera à nouveau en convulsions."

Une révolution derrière les barreaux ?
"Si le peuple vient à se soulever contre moi, je partirai et je ne le dirai pas deux fois", déclarait Sissi à la presse le 8 mai, tout en verrouillant ses défenses sur le terrain. Sur la place Al-Tahrir, où des millions d’Égyptiens s’étaient rassemblés en janvier 2011 puis en juin 2013, des policiers antiémeute semblent vouloir prévenir, bouclier et matraque au poing, toute volonté de rassemblement. Devant le Musée du Caire, une forte unité de blindés est prête à intervenir. En novembre, le nouveau pouvoir avait interdit toute manifestation, emprisonnant dans la foulée des centaines de jeunes activistes qui protestaient précisément contre la loi liberticide. "On parle beaucoup à l’étranger de la chasse aux Frères musulmans, mais un millier de jeunes activistes ont été injustement jetés en prison où ils sont torturés, et notre premier but est de les faire libérer", affirme Adhaf Soueif, commentatrice politique pour le Guardian britannique, très engagée dans la cause révolutionnaire. Si Sabahi a affirmé vouloir abroger la loi, Sissi, le vainqueur probable, affirme : "Nous n’allons pas accepter que des manifestations irresponsables fassent tomber l’Égypte."
Une révolution derrière les barreaux ? Au centre de la place Al-Tahrir, dominée par le portrait géant du maréchal, le monument érigé à la mémoire de ses martyrs sert maintenant de décor pour photos-souvenirs. À proximité, la rue Mohammed-Mahmoud, dont des artistes avaient recouvert les murs de tableaux et de slogans révolutionnaires, semble muséifiée. "Personne n’a rien peint ici depuis six mois, indique un kiosquier. Au bout de la rue, le ministère de l’Intérieur veille maintenant férocement !"
Éreintés, les militants du 25 janvier 2011 refusent de se résigner, mais beaucoup hésitent sur la marche à suivre les 26 et 27 mai : "Si nous boycottons le scrutin et que Sissi fait 95 %, alors nous serons vraiment revenus à l’ère de l’ancien régime, explique une Adhaf Soueif très favorable à Sabahi. Mais si nous y participons et qu’il ne remporte que 65 % des voix, il pourra se gargariser d’avoir été élu de manière tout à fait démocratique."
Tout pour le tourisme
"Sécurité" et "reprise économique" sont désormais les maîtres mots. Sur ce dernier point, la chute inexorable des recettes touristiques pèse lourdement tant sur le budget que sur l’emploi. Alors qu’en 2010, avant la révolution, le pays avait accueilli quelque 14,7 millions de touristes, l’année 2013 a vu ce chiffre tomber à 9,5 millions. Les revenus sont ainsi passés de 12,5 milliards de dollars (9,1 milliards d’euros) à 5,9 milliards. Devant l’urgence de la situation, Hisham Zaazou, le ministre du Tourisme, a présenté le 4 mai un plan de redressement du secteur censé porter la fréquentation à 25 millions de personnes en 2020. Inde, Chine et Amérique latine sont les premiers pays ciblés. Mais il le sait : sans sécurité, son plan restera un voeu pieux. L’attentat-suicide du 3 mai contre un complexe touristique à Sharm el-Sheikh (huit blessés et un soldat tué) et le décès de trois touristes sud-coréens en février lors d’une attaque contre un bus dans le sud du Sinaï sont là pour le lui rappeler.

JA

24/05/14 Koubia : La peste bovine fait 9 morts dans la sous préfecture de Fafaya

Tout aurait commencé dans le village de Lénguéré Katia, dans la sous préfecture de Fafaya, lorsque des habitants ont consommé par ignorance, la viande des animaux atteints de la maladie de peste bovine. Quelques jours après, des symptômes ont apparus sur certaines personnes. Des symptômes qui se manifestent par des boutons sur le visage, inflammation et diarrhée et pas pour longtemps, des morts s’en suivent. Pour un début, le village enregistre plus de trois décès en l’espace de deux jours.
La maladie devenue inquiétante, le chef de poste de santé de la sous préfecture de Fafaya a été alerté. Celui-ci à son tour, informe les autorités sanitaires de la préfecture de Koubia qui finirons par se rendre sur le terrain pour faire des prélèvements qui ont conduis à la confirmation de la maladie de la peste bovine.
Selon notre source, à ce jour, le village de Lénguéré Katia a enregistré 9 morts dont 5 enfants et 7 autres malades qui reçoivent des soins intensifs à l’hôpital préfectoral de Koubia.
Bah Kouré

24/05/14 Une mission conjointe du FMI/Banque Mondiale en séjour en Guinée

Cette mission du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale conduite par Harry Snoek est depuis quelques jours maintenant à Conakry. Ce séjour qui va s’étendre jusqu’au 6 juin prochain s’inscrit dans le cadre de la quatrième revue du programme économique liant la Guinée aux institutions de Bretton Woods.

Selon nos informations, cette mission compte rencontrer tous les départements ministériels pour s’assurer de la mise en œuvre et de la bonne exécution et surtout de la bonne maîtrise par les uns et les autres des objectifs assignés. C’est dans ce cadre d’ailleurs que dès l’arrivée de la mission à Conakry, elle a été reçue par le ministre délégué au Budget, Ansoumane Condé, jeudi dernier. Lors de l’entretien avec les missionnaires de Bretton Woods, le ministre guinéen a souhaité que cette mission soit concluante pour la Guinée. Car selon lui, elle fait partie de la série de missions de revue qui prendra fin en février 2015.

Nous apprenons également qu’au cours de leur séjour en guinée, la mission conjointe du FMI et de la Banque Mondiale, touchera quasiment tous les secteurs économico-financier, la Banque centrale, les secteurs réels au niveau du Plan, des Finances, de même que des départements sectoriels.

Rappelons qu’en février 2012, la Guinée avait bénéficié de la part des institutions de Bretton Woods d’un accord triennal portant sur une enveloppe financière de plus 198 millions de dollars US au titre de la Facilité élargie de crédit. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement guinéen a, suite à ses efforts d’ajustement qui ont été jugés ‘’satisfaisants’’ par les experts financiers de la banque mondiale et du FMI à l’issue de la troisième revue, obtenu en février 2013 un décaissement de 28,41 millions de dollars US.

Bah Kouré

24/05/14 UA: l’Association des victimes du camp Boiro se souvient de Diallo Telli

Ce 25 mai, les Africains commémorent de concert la création de l’Organisation de l’unité africaine, muée depuis en Union africaine. Cette organisation continentale, née sous l’égide de panafricanistes engagés, fut propulsée par le dynamisme et l’engagement du Secrétariat général, conduit par l’un des fils émérites de notre chère Guinée, Boubacar Telli Diallo.
Le brio de ce compatriote avait forcé l’admiration de toute sa génération, et toute l’Afrique s’en souvient encore.
Mais hélas, revenu en Guinée au service de son pays, Boubacar Telli Diallo fut, en 1976, embastillé et liquidé dans les geôles du Camp Boiro, sur ordre de Sékou Touré dont la tyrannie sanguinaire consacrait par la même occasion la rhétorique ethno stratégique qui ébranle encore les fondements de notre pays.
Emportés par cette énième convulsion paranoïaque, nous voulons ici invoquer aussi le souvenir d’Alioune Dramé, du capitaine Kouyaté Lamine, du lieutenant Diallo Alhassane, et de Barry Alpha Oumar pour ne citer que ceux qui moururent de diète noire, ce crime de haine.
Pour la mémoire des crimes odieux commis contre la Guinée au Camp Boiro, l’AVCB rappelle aussi que la nuit du 26 au 27 mai 1969, fut celle de la liquidation de Namory Keïta, de Sangban Kouyaté, de Diawadou Barry, de Cheikh Keita ,Kaman Diaby ,de Siradiou Barry ,de Fodeba Keita et de tant d’autres patriotes.
Encore une fois, l’AVCB réaffirme que le destin de la Guinée fut scellé au Camp Boiro par la volonté consciente et permanente de Sékou Touré de nuire à notre pays qui, pourtant, lui avait tout donné…
Notre engagement à faire en sorte que « plus jamais ça » en Guinée, nous impose le devoir d’honorer la mémoire de tous les martyrs, et particulièrement de ceux qui ont mis ce pays sur le chemin de la souveraineté et de l’indépendance.

Le président de l’AVCB
Sidiki Keita

24/05/14 Un sourd-muet se tranche la gorge après avoir tuer sa compagne

Un jeune homme sourd-muet a donné la mort à sa compagne, sourde-muette aussi, en l’administrant des coups de couteau au niveau de la poitrine, avant de se donner la mort, dans la nuit du mercredi, 20 mai aux environs de 21 heures, sous une pluie battante, au quartier Béhanzin dans la commune de Matoto à Conakry.
Agés d’une vingtaine d’année, ces deux handicapés de naissance venaient régulièrement dans ce quartier rendre visite à un ami commun, également sourd-muet, qui y réside.
Malgré la pluie qui tombait avec force en ce moment, les cris de la jeune fille ont alerté le voisinage. Certains voisins ont pris le courage de sortir voir ce qui s’y passait. C’est ainsi qu’ils ont aperçu un corps étalé par terre de tout son long. C’était celui de la sourde-muette. Ils l’ont ainsi transporté dans une clinique près des lieux du crime. Là, les agents qui ont constaté la gravité des blessures, ont préféré qu’elle soit évacuée sur le CHU de Donka, dans la commune de Dixinn.
C’est suite à ces mouvements que le présumé meurtrier a, certes, réalisé l’acte qu’il venait de commettre, il a donc décidé de se donner la mort en se tranchant la gorge avec le même couteau.
Sur les lieux les flaques de sang qui étaient visibles, confirmaient l’incident qui s’est déroulée entrainant la mort des deux amants.
Le voisinage qui a essayé de venir au secours, se posait maintenant la question de savoir, qu’est-ce que cette fille aurait faite pour mériter ce sort ? Et qu’est-ce qui a poussé le jeune homme à commettre un tel acte ?

AGP

24/05/14 UFR : Ahmed Tidiane Sylla est désormais le Responsable de la Cellule de Communication

Ahmed Tidiane Sylla est le nouveau responsable de la Cellule de Communication de l’Union des Forces Républicaines (UFR). L’annonce de la bonne nouvelle a été faite cette semaine par le Président du parti, M. Sidya Touré. Ahmed Tidiane Sylla âgé d’une trentaine d’années, est un jeune pétri de talents et de compétences qui a toujours montré ses preuves au sein de la formation politique de l’UFR, dont il assume aujourd’hui la lourde responsabilité dans le secteur le plus névralgique, la cheville ouvrière du Parti, la Communication.

Mais qui est ce jeune au parcours élogieux ?

Passionné de l’Economie, Ahmed Tidiane Sylla, est un pur produit de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia où il a décroché, avec brio sa Maîtrise en Economie- finance en 2007. Il est sorti avec la Mention Excellent.
Notons au passage qu’il était le premier de la République de Guinée en Lettres en 2002. Ahmed Tidiane Sylla a suivi également en 2011 une formation en Développement Economique Local (DEL), Partenariat Public-Privé (PPP) et Partenariat Guinée-Banque Mondiale, initiée par le Réseau des Journalistes Economiques de Guinée. Il est également Fondateur des sites : Guineeeconomie.com & Rivieresdusud.info. Il a été également pendant longtemps Rédacteur en Chef du Magazine Jours de Guinée.

Auparavant, ce jeune responsable de l’UFR a été Administrateur du site, Douaneguinee.gov.gn et Rédacteur en chef des siteswww.kibarou.com et www.galanyi.com. En 2013, il fut le Correspondant du Magazine International : « Pays-Emergeants ».
M. Sylla a également suivi en 2008-2009, une formation axée sur la Programmation en Langage HTML et Comptabilité informatique(IPM), Langage C++ Informatique.

Parcours politique

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, a dit l’adage. Très tôt, Ahmed Tidiane Sylla s’est lancé en politique. Fraîchement sorti de l’Université de Sonfonia, il milite en 2007 au Cercle des Intellectuels Républicains (CIR) de l’UFR où il a reçu des mains de M. Sidya Touré l’Attestation des Jeunes leaders Républicains avant de devenir en 2009 le Secrétaire général des ‘’Jeunes leaders de Sidya’’ de Coleah.
Après avoir gravé tous les échelons au niveau de la section de Coléah et de la Fédération de Mafanco, il devient membre du Bureau National des jeunes de l’UFR.

Lors de l’élection présidentielle de 2010, Ahmed Tidiane Sylla a occupé le poste de responsable medias de la Cellule de communication de l’UFR 2010 et fut co-fondateur du ‘’Mouvement 100% Sidya Touré’’ sûrement le premier et le plus grand mouvement de soutien au Président Sidya Touré pendant la présidentielle de 2010.

Depuis fin 2013, il est le Responsable Adjoint de la Communication de l’UFR, Attaché de presse de M. Sidya Touré et Administrateur du site www.ufrguinee.com.

La désignation d’Ahmed Tidiane Sylla à la tête de la Cellule de Communication de l’UFR marque une nouvelle ère, celle de la responsabilisation de la jeunesse au sein des grandes formations politiques.

Cette ascension fulgurante du jeune Sylla doit interpeller la jeunesse sur son rôle et sur sa responsabilité dans la construction de l’édifice Guinée.

Cellule Com UFR

23/05/14 Le nouveau bureau du conseil national des organisations de la Société guinéenne CNOCG fête ses 100 jours d’existence.

Crée depuis 2002, le CNOSCG s’est intéressé de façon efficace et continuelle à la consolidation de l’Etat de droit, au renforcement de la gouvernance démocratique et mieux d’ailleurs faire participer aux citoyens dans le débat national. Et c’est pour changer la donne que les membres du CNOSCG ont organisé une série de consultations et de réflexions au niveau préfectoral, régional intitulé « Débats régionaux de la société civile » qui ont été sanctionné par une véritable réforme qui n’est rien d’autre que le renouvellement des instances régionales. Les résultats et recommandations issus lors de ces débats régionaux leurs ont donc permis d’organiser un débat national qui s’est tenu les 27 et 28 Janvier 2014 au Palais du Peuple et qui , a d’ailleurs connu la participation de ses démembrements, les réseaux nationaux membres et les partenaires. Une rencontre qui avait pour thème : « la société civile et le nouveau contrat citoyen ». Elle s’est soldée à la tenue de l’Assemblée générale à Kindia le 8 février 2014.

Le CNOSCG estime que malgré l’élection présidentielle de 2010 et les législatives de 2013 qui ont certes mis fin à la transition politique sur le plan formel leur impact sur le tissu social et sur le budget national a été critiqué.
Des contraintes qui étouffent le climat pré électoral guinéen et qui par ricochet deviennent d’ailleurs très serrées. Où les traces de confrontations ethniques existent encore dans certaines contrées du pays, d’autres montrent des signes de tensions mineures. La prépondérance des sempiternelles manifestions pour la disserte en eau et en électricité. Les grèves qui créent un climat de division entre syndicats et travailleurs.
Les jeunes désorientés par la montée vertigineuse du chômage et qui a crée par endroit colère et violence. Sur le plan politique la présence sans merci des invectives verbales entre partisans, les menaces et les divisions internes au sein des différentes formations politiques polluent de plus en plus l’environnent. Une Assemblée nationale qui à peine installée d’ailleurs ne parvient plus à instaurer un véritable débat pour mettre fin à des divergences. Et dès sa mise en place, la nouvelle équipe dirigeante du CNOSG qui s’est inspirée par les conclusions des débats régionaux, de l’assise nationale et de l’AG s’est focalisée à plusieurs réflexions qui ont permis la définition de champs d’actions prioritaires qui sont entre autres : le recentrage de la structure autour de ses valeurs fondatrices ; la revue de son plan stratégique pour redéfinir des nouvelles orientations du CNOSCG sur la base d’un nouveau contrat citoyen…

Et parmi ses actions entreprises le président du CNOSCG, Dansa Kourouma cite entre autre, le rejet par congrès du Rapport mandat (narratif et financier) du Bureau sortant avec octroi d’un délai de 3 mois pour les finaliser ; la rentrée effective en vigueur de la charte de la société civile, règlementant le rapport entre la société civile et les autres instances (Parlement-Partis politiques-Gouvernement et les Secteurs Economiques…) ; le toilettage des textes fondamentaux et leur diffusion à tous les niveaux notamment les Réseaux, Démembrements et Partenaires et dont les objectifs sont : le renforcement du contrôle interne et l’obligation de l’audit de fin de mandat et de programme ; la description du rôle des différents organes et leurs rapports de façon détaillée… ; le gèle des comptes bancaires par le Bureau sortant jusqu’à la fin de l’audit et de l’ouverture d’un compte spécial, cotisation pour faire face aux dépenses urgentes qui surviendront…
Et du point de vue communication interne et externe le CNOSCG s’engage à faire une grande amélioration. Notamment, il y aura des appels téléphoniques sous forme de « Téléconférence » entre les démembrements tous les 15 jours. Et la transmission systématique des PV de réunions, des documents juridiques et autres documents d’information nécessaires au bon fonctionnement des démembrements. Il consultera les démembrements et Réseaux membres sur les questions d’intérêt national et sur les initiatives à l’incidence financières…
Le nouveau bureau de la société a aussitôt vite réagi sur l’existence de la Fièvre Ebola dans notre pays en faisant des campagnes de proximité à Conakry et à l’intérieur de la Guinée avec l’appui des autres partenaires de la place.
Et en ce qui concerne les défis pour les 100 prochains jours, le CNOSCG s’engage à poursuivre le renforcement de ses capacités au niveau préfectoral, il entend organiser la deuxième édition du Forum social guinéen et ouest africain, et enfin procéder au lancement du site web « la maison du citoyen »

Par Aboubacar Arafan Camara

23/05/14 Gouvernement Said Fofana: Qui tente de ternir l’image de la diplomatie guinéenne ?

Décidément, la Guinée est de loin sur le chemin du changement tant souhaité. La preuve ? Des pratiques qui remontent des lustres refont surface à chaque instant, de façon inattendue et de surcroit de la part de personnes qu’on croyait jusque là de saint homme.
Si au temps fort de la révolution dirigée par le guide suprême Ahmed Sékou Touré, la promotion de la médiocrité était une pratique courante, il n’en demeure pas moins qu’avec Alpha Condé les choses aient changé. Et pire, le constat est que Alpha est loin de travailler uniquement avec des amis. Osons-le dire, il ya parmi les membres du gouvernement, des ministres ‘’anti Alpha’’ qui financent des médias pour mettre en mal certaines sommités au sein du gouvernement Saïd Fofana. Cependant, la plupart de ces cadres dont on cherche à ternir l’image se sont hautement et positivement illustrés sur l’échiquier national et international. Notamment, pour avoir servi dans de grandes institutions internationales. Autrement dit, des cadres qui n’ont rien à prouver.
Retenons surtout aussi que le mal du régime Condé ou tout au moins le défaut du président de la république est que les critères de choix dans les nominations sont loin d’être catholique. Autrement, dans un Etat normal, les nominations se font toujours sur la base du parcourt administratif ou encore de la compétence des candidats. En effet, selon nos informations, rien ne va plus entre les ministres d’Etat des Affaires Etrangères et celui de la coopération internationale. Au demeurant, ya-t-il un conflit de compétence entre les sieurs François Louncény Fall et Moustapha Koutoubou Sano ?
De surcroit, les feuilles de route sont claires et précises. Conséquemment, chacun doit agir à la limite de ses prérogatives. Mais à en croire nos investigations, le ministre de la coopération internationale, Moustapha Koutoubou Sano dépasserait les limites. D’où, pour moult observateurs, la nécessité pour lui de revoir sa feuille de route. De sources concordantes, le Ministre Koutoubou utiliserait des médias pour décrédibiliser son homologue des Affaires étrangères en la personne de Monsieur François Louncény Fall. C’est, dit-on, dans l’unique objectif de faire partir ce dernier.
Cependant, force est de reconnaître que Monsieur Fall en un temps record a complément changé l’image de la diplomatie guinéenne. Cela s’explique entre autres par la formation continue des cadres du département des affaires étrangères. A cela s’ajoutent les séries de promotions accordées aux jeunes cadres qualifiés …
Les ministres qui composent ce gouvernement dit de mission constitue une équipe et doivent être animés d’un seul objectif : s’unir et servir le peuple de Guinée. Ceci étant, tout membre du gouvernement qui se livrerait à ce jeu est l’ennemi du régime Condé. Par conséquent, il doit être remercié pour le bon fonctionnement de la jeune administration en pleine mutation.
Source : woudabanews.com

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