Il n’y avait aucun suspense. Abdel Fattah al-Sissi a très largement remporté l’élection présidentielle égyptienne, avec plus de 90 % des voix, selon des sources judiciaires. La participation au scrutin est néanmoins faible.
Selon des sources judiciaires, Abdel Fattah al-Sissi, l’ex-chef de l’armée égyptienne, a recueilli 93,3 % des suffrages exprimés lors du scrutin qui s’est étalé sur les trois derniers jours. Il remporte donc la présidentielle devant le candidat de gauche Hamdine Sabahi, son unique adversaire, qui n’obtiendrait que 3 % des voix. Les bulletins nuls représenteraient 3,7 %, selon les calculs du mercredi 28 mai, alors que les opérations de dépouillement étaient quasiment terminées.
Les partisans de Abdel Fattah al-Sissi ont fêté sa victoire dès que les premiers résultats ont commencé à circuler dans les rues du Caire. Ces derniers ont lancé des feux d’artifice, brandi des drapeaux égyptiens, en klaxonnant dans les rues bondées de la capitale. Un millier de personnes ont ainsi convergé vers la place Tahrir, où des vendeurs proposaient des figurines en habits militaires.
Faible participation et soupçons de fraude
Malgré cette écrasante victoire, le faible taux de participation, estimé à 44,4 %, pourrait peser sur la légitimité de Abdel Fattah al-Sissi, artisan du coup d’État qui a renversé en juillet dernier le premier président démocratiquement élu, Mohamed Morsi.
Soucieux d’un soutien populaire massif, Abdel Fattah al-Sissi avait appelé les Égyptiens à voter. Mais les Égyptiens n’ont guère montré d’empressement mercredi à se rendre aux urnes lors de la troisième journée de scrutin, ajoutée au dernier moment pour tenter de convaincre les abstentionnistes.
Dans un pays divisé depuis la révolution qui a renversé Hosni Moubarak en 2011, l’abstention est imputée à un mélange d’indifférence politique et d’opposition à revoir un militaire au pouvoir. Le mécontentement des jeunes face à la restriction des libertés publiques est également cité, de même que les appels au boycott des islamistes, cibles d’une vaste opération de répression.
Le directeur de campagne d’Hamdine Sabahi a quant à lui déclaré qu’il y avait eu des fraudes. "Jusqu’à hier le taux de participation était bien plus bas que ce qui a été annoncé aujourd’hui. Et d’un seul coup, le taux de participation atteint 46 % ?", s’est ainsi interrogé Hossam Moanes.
JA
29/05/14 Égypte : Sissi remporte la présidentielle avec 93,3% des voix, selon des sources judiciaires
29/05/14 Centrafrique: 15 personnes, dont un prêtre, tuées dans l’attaque d’une église
Au moins quinze personnes, dont un prêtre, ont été tuées mercredi à Bangui et une trentaine blessées dans l’attaque d’une église par un groupe armé et au cours des violences qui ont suivi, a-t-on appris dans la soirée de source militaire.
Des tirs étaient entendus dans plusieurs quartiers de Bangui en fin de soirée mercredi, notamment à Boy Rabe et Fouh, deux fiefs des miliciens chrétiens anti-balakas. Plusieurs barricades ont été dressées dans la soirée sur des axes routiers de la capitale.
En cette veille d’Ascension, des hommes armés ont fait irruption et tué plusieurs personnes mercredi après-midi dans l’église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui non loin du PK-5, quartier musulman de la capitale, selon les premiers éléments. Des combats opposant anti-balakas et musulmans ont suivi aux abords de l’église où des milliers de déplacés avaient trouvé refuge.
Un premier bilan de ces violences avait fait état d’une dizaine de morts, en fin d’après-midi. Plus tard en fin de soirée, un nouveau bilan faisait état de quinze personnes tuées et une trentaine blessées, alors que les violences se poursuivaient, selon une source militaire à Bangui.
De son côté, les forces africaines de la Misca font état de vingt morts. Cinq cadavres ont été transférés à la morgue de l’hôpital général, a constaté un journaliste de l’AFP.
Un prêtre âgé de 76 ans, Paul-Emile Nzale, a été tué au cours de ces violences, a annoncé à l’AFP l’archevèque Dieudonné Nzapalainga.
"On ne peut être que triste devant ces morts. Depuis quelques jours, il y a des affrontements dans ce quartier", a-t-il dit à l’AFP.
La très grande majorité des quelques milliers de déplacés qui avaient trouvé refuge dans et aux abords de l’église ont fui le quartier.
La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, entre ex-rebelles Séléka, à dominante musulmane, et miliciens chrétiens anti-balaka.
Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les civils musulmans, minoritaires, à fuir des régions entières du pays, essentiellement vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d’une partition du pays.
A Bangui, où les violences ont contraint de nombreux musulmans à fuir, "un regain de tension très net" se fait sentir depuis quelques jours, a affirmé une source proche de la force française Sangaris à l’AFP.
Trois personnes ont ainsi été décapitées dimanche en marge d’un match de foot organisé à Bangui pour tenter de réconcilier chrétiens et musulmans.
Sur les 2. 000 soldats français déployés en Centrafrique, quelque 700 sont mobilisés à Bangui où on les voit patrouiller dans les rues à bord de blindés légers. Les forces africaines de la Misca comptent un peu plus de 5. 000 soldats africains déployés dans le pays.
JA
29/05/14 Cameroun : attaque de Boko Haram dans le Nord, trois militaires blessés
Nouvelle attaque de Boko Haram dans le nord du Cameroun. Mercredi, trois militaires ont été blessés après une offensive attribuée au groupe islamiste nigérian. L’armée camerounaise poursuit le déploiement d’importants renforts dans la région de l’extrême-nord, frontalière du Nigeria.
Trois militaires camerounais ont été blessés, mercredi 28 mai, dans une attaque attribuée à Boko Haram, dans l’extrême-nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris de source policière. L’attaque s’est produite côté camerounais, dans le village Sandawadjiri, situé à quelques kilomètres de la frontière.
"Les militaires camerounais avaient interpellé deux personnes suspectées d’être des Boko Haram. Pendant qu’ils les conduisaient à pied dans leur base (de Sandawadjiri), d’autres Boko Haram sont venus, également à pied, pour délivrer leurs camarades", a expliqué un commissaire de police en poste dans la région de l’extrême-nord.
Cette nouvelle attaque intervient alors que l’armée camerounaise poursuit le déploiement d’importants renforts dans la région. Celui-ci est mal perçu par Boko Haram, qui menace "d’enterrer des mines pour faire sauter les convois de nos forces de sécurité et de défense", a confié une source sécuritaire de la région.
Plan de guerre contre Boko Haram
Près de 1 000 soldats vont être déployés en renfort dans la zone de Waza (800 km au nord de Yaoundé), où dix Chinois ont été enlevés récemment, tandis que plus de 1 000 autres sont en cours de déploiement dans la zone de Kousseri (900 km au nord de Yaoundé), selon des sources concordantes.
Le déploiement de l’armée camerounaise intervient moins de deux semaines après le sommet de Paris du 17 mai consacré à la lutte contre Boko Haram, qui a réuni notamment les présidents des pays de la région, dont le Cameroun. La rencontre avait débouché sur l’adoption d’un plan de guerre contre le groupe islamiste, qualifié de menace majeure pour la région.
JA
28/05/14 Port de Conakry : Getma fait condamner la Guinée
Le tribunal de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Ohada a condamné la Guinée le 22 mai dernier dans le litige l’opposant à Getma, la filiale guinéenne de NCT Necotrans, au sujet de la concession du port de Conakry.
La sentence est tombée le 22 mai, à Abidjan. Un tribunal d’arbitrage de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) a condamné la Guinée dans l’affaire l’opposant à Getma, la filiale guinéenne de NCT Necotrans. Si le montant de la condamnation n’est pas encore connu, il est probable qu’il atteigne plusieurs millions d’euros.
Concession annulée
Le litige entre les deux parties date de mars 2011, quand le président Alpha Condé – élu en novembre 2010 – a annulé par décret la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, octroyée en 2008 à Getma. Il était notamment reproché à la filiale de Necotrans de ne pas avoir respecté ses engagements. Quelques mois plus tard, la gestion du terminal a été confiée au groupe Bolloré. Contestant cette décision, Necotrans, qui maintient avoir investi plus de 30 millions d’euros dans ce projet, a entamé des procédures judiciaires contre les sociétés Bolloré et Bolloré Africa Logistics (BAL). La société a également porté son litige avec la Guinée devant la CCJA et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), tribunal d’arbitrage dépendant de la Banque mondiale à Washington.
En octobre dernier, la justice française a condamné Bolloré à payer plus de 2 millions d’euros à Necotrans. Une somme bien en dessous de 100 millions d’euros réclamés par Necotrans.>
Réactions
Si les conclusions de la procédure entamée auprès du Cirdi ne sont pas encore connues, il semble tout à fait clair que la Guinée va contester la décision du tribunal d’arbitrage d’Abidjan. "Cette sentence est vouée à l’annulation étant donné toutes les irrégularités relevées depuis quelques mois", révèle un avocat qui pointe notamment du doigt les trois arbitres internationaux nommés dans le cadre de cette procédure.
En effet, se trouvant en désaccord avec la Cour sur le montant de leurs honoraires, Éric Teynier, Juan Antonio Cremades et Ibrahim Fadlallah ont envoyé directement leurs "factures" aux parties… Une pratique très peu habituelle, qui suscite la plus vive controverse dans les milieux juridiques ouest-africains.
28/05/14 Sierra Leone: un second décès dû à la fièvre Ebola
Une femme est morte mardi de la fièvre Ebola dans un hôpital de l’est de la Sierra Leone, portant à deux dans ce pays le nombre de décès provoqués par ce virus hautement contagieux et le plus souvent mortel, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de la Santé à Freetown.
Six autres cas suspects "sont encore sous traitement", a déclaré à l’AFP un responsable du ministère, le Dr Brima Kargbo.
Le ministère avait annoncé lundi la mort d’un premier patient atteint de fièvre Ebola dans la même région.
La mort de la patiente est survenue dans une cellule d’isolement de l’hôpital public de Kenema (est), a indiqué le Dr Kargbo, en précisant que des analyses concernant les six autres cas suspects dans cette région étaient en cours.
Le ministère de la Santé a déclaré "régions à haut risque" les zones de Kenema et Kailahun, où était décédé le premier patient, et a appelé ses habitants à limiter leurs déplacements.
Des policiers, des agents du ministère de la Santé ainsi que des élus locaux sensibilisent les populations et surveillent les allées et venues dans cette région proche de la Guinée, pays où l’épidémie s’était déclarée il y a cinq mois et où elle a fait une centaine de morts.
La Sierra Leone avait déjà enregistré des cas suspects de fièvre hémorragique, dont deux décès, mais l’analyse des échantillons avait exclu la présence de l’Ebola.
Ce virus découvert en 1976 dans l’actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre) peut être transmis à l’homme par des animaux sauvages, et d’homme à homme par des contacts directs.
La fièvre Ebola, souvent mortelle, se traduit par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Les chances de survie augmentent pour les malades s’ils sont hydratés.
JA
28/05/14 Mali: changement à la Défense après une nouvelle défaite de l’armée
Une semaine après une lourde défaite de l’armée face à la rébellion touareg, le ministre malien de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga, figure de la vie politique à Bamako, a démissionné et a été remplacé mercredi par un officier de l’armée de l’air à la retraite, Ba N’Dao.
Soumeylou Boubèye Maïga est une figure de la vie politique du Mali où il a notamment été chef des services de renseignements, ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense au cours des vingt dernières années.
Personnalité jugée compétente, il est considéré comme proche du président Ibrahim Boubacar Keïta qui, à sa prise de fonction en septembre 2013, l’avait nommé à ce poste sensible.
Il était chargé de superviser, avec le soutien de l’Union européenne (UE), la restructuration d’une armée laminée et humiliée début 2012 par une offensive de rebelles touareg du Nord, alliés à des groupes jihadistes, en partie chassés depuis par une intervention militaire internationale lancée par la France en janvier 2013, toujours en cours.
Il a également procédé à un coup de balai au sein de l’armée qui a abouti à l’arrestation, l’inculpation et l’incarcération fin 2013 d’Amadou Haya Sanogo et de plusieurs de ses proches, auteurs du coup d’Etat de mars 2012 qui avait plongé le Mali dans le chaos.
Sa démission a été annoncée dans la soirée de mardi par la présidence malienne, mais selon ses proches, c’est M. Boubèye Maïga lui même qui a pris l’initiative de proposer de partir "lorsqu’il a compris qu’on voulait faire porter le chapeau à la hiérarchie militaire" pour une nouvelle défaite récente de l’armée face aux groupes armés du Nord.
Dans la foulée, la présidence a annoncé qu’il était remplacé par le colonel-major de l’armée de l’air à la retraite, Ba N?Dao, ancien aide de camp du général Moussa Traoré qui avait pris le pouvoir par la force en 1968, puis chef d’état-major adjoint de l’aviation sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré de 1992 à 2002.
M. N’Dao a été formé dans l?ex-Union soviétique et est diplômé de l?école de guerre de Paris
– Offensive ratée et meurtrière sur Kidal –
Ce changement à la tête du ministère de la Défense est survenu après la lourde défaite le 21 mai de l’armée malienne face à des groupes armés rebelles, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg), à Kidal, dans le nord-est du Mali.
Cette offensive ratée sur Kidal avait suivi de premiers affrontements entre des soldats maliens et ces mêmes groupes armés à l’occasion de la visite dans cette ville du Premier ministre malien Moussa Mara le 17 mai.
Dimanche soir, Soumeylou Boubèye Maïga avait indiqué que les forces maliennes avaient enregistré dans leurs rangs "une cinquantaine de morts" et "48 blessés" lors de ces combats.
Il avait précédemment reconnu que des soldats avaient été faits prisonniers par les combattants rebelles, mais moins que ce que revendiquent ces groupes.
Selon le MNLA, 40 soldats maliens avaient été tués, 50 blessés et 70 faits prisonniers depuis le début des hostilités le 17 mai.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a de son côté indiqué lundi avoir rendu visite à 50 personnes détenues par deux groupes armés à Kidal, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le MNLA.
Le gouvernement malien et les groupes armés du Nord ont signé le 23 mai un accord de cessez-le-feu à la faveur d’une médiation conduite par le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union africaine (UA).
En plus de la cessation des hostilités, effective depuis l’accord, ce dernier prévoit "la libération des prisonniers dans les meilleurs délais" et "la mise en place d’une commission internationale d’enquête".
Au Mali, une enquête a été ouverte mardi pour "savoir ce qui s’est réellement passé" à Kidal, selon une source officielle malienne. Elle devra en particulier "déterminer la ou les personnes qui ont donné l’ordre aux militaires sur le terrain de déclencher les hostilités à Kidal".
Selon le ministre malien de la Communication, Mahamadou Camara, le président Keïta, chef des armées, "n’a pas donné l’ordre à l’armée d’attaquer les positions des groupes armées" qui restent maîtres de Kidal.
JA
27/05/14 Guinée- accords de 3 juillet 2013 : l’opposition guinéenne donne une dernière chance au Gouvernement guinéen
L’opposition républicaine réunit ce mardi au quartier général de l’UFDG, s’est exprimé sur la lettre qu’elle a déposé ce le premier ministre il ya quelques semaines. Après plus de 3 heures de discussion, l’opposition a décidé une nouvelle fois de réécrire au Premier ministre pour l’amener à respecter lui et son gouvernement, les accords de 3 juillet 2014. Ces accords concernent entre autres, le recrutement d’un nouvel opérateur de saisi pour la révision de la liste électorale, l’organisation des élections communales et communautaires et l’indemnisation des victimes politiques.
L’opposition dit avoir pris à témoin, la communauté nationale et internationale sur le non respect des accords de 03 juillet et menace de faire recoure à des manifestations de rue pour se faire entendre si toute fois le gouvernement guinéen ne respecte pas ces accords.
Dans le même cadre, l’opposition a décidé également d’adresser des courriers à toutes les parties prenantes de l’accord politique du 03 juillet.
Bah Kouré
27/05/14 Fièvre Ebola :Déclaration du bureau des ressortissants de Télimélé à Conakry
Les ressortissants de Télimélé à Conakry, à l’instar de tous les fils et filles de la Guinée, viennent d’apprendre la confirmation de la présence de la fièvre hémorragique à virus Ebola à Télimélé. À cette douloureuse nouvelle, le Bureau et les ressortissants expriment leurs condoléances attristées aux familles éplorées et souhaitent prompt rétablissement aux malades.
Nous appelons les laborieuses populations à la bonne compréhension et collaboration aux prescriptions des autorités administratives et sanitaires.
Nous appelons tous les résidents et les ressortissants à une large sensibilisation pour le respect strict des principes d’hygiène et préventions édictées par les autorités sanitaires pour freiner la propagation de la maladie. Contrairement aux rumeurs qui circulent, la fièvre hémorragique à virus Ebola est bel et bien à Télimélé. Et, nous devons la combattre.
Le bureau des ressortissants de Télimélé à Conakry demande aux bonnes volontés, les amis et sympathisants d’organiser des prières et lecture du saint Coran dans toutes les mosquées de Télimélé et de la Guinée, félicite et encourage le ministère de la Santé, les ONG, les organisations internationales pour leur implication efficace dans la lutte contre la maladie.
Que Dieu bénisse le peuple de Guinée et sauve les populations des méfaits de cette maladie Ebola, amen !
Conakry, le 27 mai 2014
Le président des Ressortissants
Elhadj Alsény Diallo
Tél. : 664397078/ 657214934
27/05/14 Guinée-Bissau : José Mario Vaz sous l’œil de l’armée
On craignait que la victoire de José Mario Vaz à la présidentielle bissau-guinéenne ne provoque des remous. Or un gouvernement d’union avec l’opposition est en vue, et l’état-major agrée. Pourvu que ça dure !
En matière électorale, la Guinée-Bissau pourrait emprunter au footballeur anglais Gary Lineker cet adage : "Le football est un jeu simple : 22 hommes courent après un ballon pendant quatre-vingt-dix minutes, et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent." En effet, à une exception près depuis l’avènement du multipartisme, quel que soit le nombre de partis ou de candidats en lice, c’est le PAIGC qui gagne à la fin. Une fois encore, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert a dominé les élections générales. Après la victoire de la liste conduite par le président du parti, Domingos Simões Pereira (DSP), aux législatives du 13 avril (57 sièges sur 102 à l’Assemblée nationale), José Mario Vaz, "Jomav", 57 ans, est venu parachever la victoire de l’ancien mouvement de libération en remportant l’élection présidentielle avec 61,9 % des suffrages – d’après les résultats provisoires -, contre 38,1 % pour son concurrent, Nuno Gomes Nabiam, soutenu par le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième force politique du pays) et l’état-major de l’armée.
12 millions de dollars détournés
Si le nouveau président affiche un profil relativement lisse, son parcours, dans le contexte singulier de la Guinée-Bissau, recèle néanmoins quelques aspérités susceptibles de replonger, à terme, le pays dans l’impasse. D’un côté, Jomav bénéficie d’une réputation de gestionnaire rigoureux, acquise à la mairie de Bissau à partir de 2004, puis en tant que ministre des Finances de Carlos Gomes Júnior, de 2009 à 2012. Ancien responsable de la chambre de commerce ayant fait fortune dans la vente de matériaux de construction, ce Manjak réputé raide, voire cassant, s’est présenté pendant la campagne comme un candidat "propre" ayant toujours servi les institutions avec "sérieux" et dans la "transparence". Une réputation que l’affaire des 12 millions de dollars d’aide budgétaire angolaise, qu’il est accusé d’avoir détournés, n’aura apparemment pas entamée. Pour l’heure, il est bien délicat de savoir si cette "casserole", qui a failli lui coûter l’invalidation de sa candidature, relève d’une cabale ou d’une bombe judiciaire à retardement.
D’un autre côté, son compagnonnage avec l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Júnior, alias "Cadogo" – la bête noire des militaires depuis que son allégeance à la Communauté des pays de langue portugaise et à l’Angola a fâché les Forces armées de Guinée-Bissau et contrarié la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) -, peut susciter la défiance de l’armée. En raison de la cassure entre le PAIGC et l’armée, Jomav aura fort à faire pour concrétiser l’une de ses promesses de campagne : permettre au nouveau Premier ministre, son camarade DSP, d’aller au terme de son mandat de quatre ans, du jamais-vu à Bissau.
"Ce qui a changé depuis le coup d’État de 2012, c’est que la crise institutionnelle a entraîné une implication et des pressions internationales très fortes", analyse Vincent Foucher, de l’International Crisis Group (ICG). Il est vrai que, depuis deux ans, le pays, devenu exsangue, ne peut plus se permettre d’indisposer la communauté des bailleurs de fonds. Après avoir brièvement contesté les résultats, Nabiam a reconnu sa défaite, tandis que le PAIGC annonçait qu’il allait constituer un gouvernement d’union avec le PRS. Quant au puissant chef d’état-major, Antonio Indjai, il a affirmé qu’il entendait "respecter le verdict des urnes". À Bissau, jusqu’ici, tout va bien.
JA
27/05/14 Armée nigériane : "Nous savons où se trouvent les lycéennes"
Les quelque 200 lycéennes enlevées à la mi-avril par le groupe islamiste Boko Haram aurait été localisées, a indiqué, lundi, l’armée nigériane.
C’est une avancée majeure pour l’armée nigériane dans son enquête pour retrouver les lycéennes enlevées par Boko Haram mi-avril à Chibok (nord-est du Nigeria). "La bonne nouvelle pour les filles, c’est que nous savons où elles se trouvent, mais nous ne pouvons pas vous le dire", a déclaré lundi le chef de l’état-major des forces armées nigérianes, le maréchal Alex Badeh, à des journalistes devant le QG de la Défense à Abuja.
Le président nigérian Goodluck Jonathan avait exclu récemment tout échange de prisonniers – lycéennes contre islamistes détenus dans les prisons de l’État – avec Boko Haram, une possibilité évoquée par le chef du groupe, Abubakar Shekau.
Ce rapt de masse avait créé une immense émotion et entraîné une mobilisation internationale pour les retrouver. Le gouvernement nigérian et l’armée, qui ont été vivement critiqués sur ce dossier, ont finalement accepté l’aide occidentale pour participer aux efforts de recherches des jeunes filles. Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et dernièrement Israël ont envoyé des experts pour aider le Nigeria. La Chine, dont dix ressortissants ont été enlevés, probablement par Boko Haram, dans une région frontalière du Cameroun, a aussi proposé son aide.
Quelque 80 militaires américains ont été envoyés au Tchad
pour mener "des opérations de renseignement, de surveillance et des vols de reconnaissance au-dessus du nord du Nigeria et des régions voisines", avait annoncé mercredi le président Barack Obama. Ces moyens s’ajoutent aux drones, avions-espions et une trentaine de conseillers civils et militaires chargés depuis la semaine dernière d’appuyer les forces de sécurité nigérianes.
Le chef d’état-major des forces armées nigérianes a fait ces déclarations après s’être adressé à des manifestants qui ont organisé lundi une marche jusqu’au QG de la Défense à Abuja, dernière d’une série de manifestations quotidiennes destinées à maintenir la pression sur le gouvernement.
"Secret militaire"
En refusant de dévoiler des détails sur la localisation des jeunes filles enlevées, Alex Badeh a qualifié l’opération "de secret militaire". "Nous travaillons. Nous allons ramener les (jeunes) filles", a-t-il dit. S’adressant aux manifestants, il a déclaré que les militaires avaient été confrontés au dilemme d’envoyer des troupes pour libérer les jeunes filles mais redoutaient de faire des victimes. "Personne ne doit venir nous dire que l’armée nigériane ne sait pas ce qu’elle fait. Nous savons ce que nous faisons. Nous ne pouvons pas nous lancer comme ça", et prendre le risque "de tuer nos filles alors que nous souhaitons les libérer", a-t-il dit devant la foule. "Nous travaillons. Le président (Goodluck Jonathan) se tient fermement derrière nous. Le président nous a donné le pouvoir de faire le travail", a-t-il encore déclaré.
Le Nigeria et ses voisins ont adopté le 17 mai à Paris, avec le soutien des Occidentaux, un plan de "guerre" contre Boko Haram, qualifié de "secte terroriste" et de "menace majeure" pour la région.
Organisé alors que la mobilisation internationale battait son plein pour sauver les quelque 200 lycéennes enlevées, le sommet de Paris réunissait les présidents nigérian, tchadien, camerounais, nigérien et béninois, ainsi que des représentants des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Union européenne.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a placé Boko Haram sur la liste noire des organisations terroristes soumises à des sanctions en raison de leurs liens avec Al-Qaïda.
(Avec AFP)
27/05/14 SOS pour Dr Thierno Madiou Sow président de l’OGDH
Le président de l’OGDH, organisation guinéenne pour les droits de l’homme est malade et hospitalisé à l’hôpital Ignace Deeen , il ya deux semaines. Mais selon l’avis des médecins, sa maladie nécessite une évacuation dans un centre spécialisé en Europe. Guineediversite vous propose le communiqué de l’OGDH.
Chers amis,
L’OGDH tient à vous exprimer sa reconnaissance pour la marque de compassion suite à l’annonce de la maladie du Dr Sow, président de l’OGDH. Malgré les multiples occupations des uns et des autres, vous n’avez pas manqué de penser au malade. A ce jour, nous avons besoin de votre assistance pour l’évacuation du Dr Sow dans un centre spécialisé. Les spécialistes estiment que le malade a besoin d’être évacué vers un centre spécialisé en Europe. Ce qui exige d’importantes ressources financières. Nous vous lançons donc un appel et vous remercions d’avance pour toute contribution que vous pouvez faire.
Coordonnées bancaires de l’OGDH
Informations banque en Guinée
Nom de la banque : ORABANK GUINEE
Code SWIFT : ORBKGNN
Adresse : BP 324 Avenue de la République Conakry Guinée
Numéros comptes :
GNF : 564 145 001 00
USD : 564 145 001 01
Contact gestionnaire des comptes: tidiane.diallo@orabank.net
Banque correspondante en France
Nom : Crédit Agricole SA
Adresse : 91 93 Bd Pasteur 750 15 Paris
Ville : Paris
IBAN : FR76 3000 6000 0120 5335 5100 021
Code BIC : AGRIFRPP
Ouverture compte en euros imminente
L’OGDH
27/05/14 Dossier projet coton : Mohamoud Thiam et Ousmane Doré relaxé pour délits non constitués
Apres les réquisitions et les plaidoiries mardi dernier dans l’affaire projet coton des anciens ministres de l’économie et des finances et celui de l’agriculture en 2007, le verdict est tombé ce mardi 27 mai 2014 au Tribunal de première instance de Kaloum dans l’affaire de détournement.
Le 12 mars dernier, les anciens Ministres Dr Ousmane Doré et Dr Mahmoud Camara avaient été condamnés à cinq ans de prison ferme et le juge avait ordonné la confiscation de leurs biens, un mandat d’arrêt avait été décerné contre les deux ministres. Ainsi après examen du dossier ce mardi 27 mai 2014, le président du tribunal de la première instance de Kaloum Ibrahima Sory Tounkara a estimé que les faits que le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum reproche aux prévenus ne sont pas constitués. Par ailleurs le juge a renvoyé les deux anciens ministres à des fins de poursuite pour délits non constitués.
Néanmoins, le juge soutient que Dr Mahmoud Camara a passé un marché de gré à gré, par conséquent, le juge le condamne à payer 100 millions de GNF à l’Etat guinéen comme dommages et intérêts.
A la sortie donc de l’audience, Dr Mahmoud Camara s’est dit choqué par cette décision « c’est l’Etat qui m’avait demandé de relancer le projet coton et la justice me condamne à payer 100 millions à l’Etat. Où se trouve la justice et la vérité », se demande l’ancien ministre de l’agriculture. Par compte, Mahmoud Camara a indiqué qu’il compte se concerter avec son avocat pour voir ce qu’il y a lieu de faire pour faire appel de cette décision rendu.
Dr Ousmane Doré a pour sa part indiqué que c’est en faisant confiance à la justice de son pays qu’il a tenu à venir en sa qualité de prévenu afin d’apporter des éclaircissements. « J’ai tenu à venir en ma qualité de prévenu afin d’apporter des éclaircissements sur les charges infondées et concoctées à dessein contre ma personne. C’est pourquoi, j’avoue n’avoir été nullement inquiet et ai su donc rester serein étant confiant que la vérité triomphera. Il n’est donc pas surprenant qu’à la suite des auditions et débats contradictoires, le tribunal soit parvenu au verdict me disculpant de toutes les charges et allégations. Je me réjouis encore plus de savoir que cette décision a été rendu par le même juge, qui a requis mon renvoi de fins de la poursuite pour délit non constitué » dira le ministre Doré.
Bilguissa Mo Simpétin Diallo
26/05/14 La guéguerre au sein de l’UFDG section France ne finit toujours pas.
Un communique dont copie a été transmise à notre rédaction confirme largement cette information. Nous vous proposons l’intégralité de ce communiqué.
UFDG – France : Alerte pour préserver l’intégrité de l’UFDG
Un club privé de soutien à un homme ; omnibulé par l’appât du gain immédiat, profite de l’anémie institutionnelle du Parti UFDG en France pour appeler les militants des provinces à élire des sections.
Ce club privé profite de la proximité familiale de certains cadres voulant se donner une importance au sein du parti, pour usurper des postes, que ni leurs talents, ni leurs compétences ne leurs permettraient en temps normal d’y accéder.
La Fédération UFDG – France exhorte tous les militants à ne pas céder à un appel visant à combler les desseins carriéristes de quelques individus subalternes, qui, curieusement retrouvent une âme militante à quelques mois des élections.
La Fédération UFDG – France appelle les militants des villes concernés à se rapprocher des sections qui existent déjà dans leurs villes et les invite à ne pas céder à des appels partisans qui mineraient notre parti pour assouvir des ambitions personnelles.
Le Bureau Fédéral, met tout en oeuvre pour redessiner un cadre de travail fiable et non partisan ouvert à tous les militants afin d’offrir à notre parti des institutions démocratiques et viables.
La Fédération compte sur la clairvoyance de chaque militant et militante acquise par l’exil, les études, l’ouverture d’esprit et l’ambition qu’il/elle nourrit pour notre pays.
A vos âmes militantes !
La Fédération UFDG France
Le Secrétaire Fédéral
Mohamed Lamine KEITA














































