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23/05/14 Cameroun: 29 enfants ayant fui la Centrafrique morts d’épuisement

En près d’un mois, 29 petits et jeunes enfants ayant fui les tueries en Centrafrique sont morts de soif, de froid ou de fatigue après être arrivés au Cameroun, a averti vendredi l’ONU.
"Depuis la mi-avril, le taux de décès parmi les enfants réfugiés a été particulièrement élevé", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève, Adrian Edwards, lors d’un point presse.
"29 enfants, dont le plus jeune est un bébé et le plus âgé avait 9 ans, sont morts entre le 14 avril et le 18 mai. La plupart se trouvaient dans des centres d’alimentation", a-t-il dit.
"La déshydratation, l’hypothermie et l’anémie sévère sont les principales cause des décès", a-t-il précisé.
Les réfugiés centrafricains ont commencé à affluer vers le Cameroun depuis le 5 décembre et, jusqu’à présent, 85. 000 d’entre eux se sont installés dans quelque 300 villages ce qui complique énormément la tâche des humanitaires, selon le HCR. 80% sont des femmes et des enfants.
Le cycle des tueries en Centrafrique a été déclenché par des mois d’exactions contre les chrétiens, perpétrées par les combattants majoritairement musulmans de la rébellion Séléka. En réaction, des milices d’autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées et attaqué les civils musulmans, à Bangui et ailleurs.
Depuis, la majorité des réfugiés sont musulmans. La plupart font le voyage à pied, pendant des semaines, dans la brousse, un lieu quasiment impossible d’accès pour les travailleurs humanitaires.
En outre, les anti-balaka bloquent désormais les principales routes reliant la Centrafrique vers le Cameroun et s’en prennent aux réfugiés, a fustigé M. Edwards.
Ainsi, alors que plus de 10. 000 réfugiés étaient arrivés au Cameroun durant la dernière semaine de mars, le flux s’est réduit à 2. 000 arrivées par semaine actuellement, selon le HCR.
Ceux qui parviennent à la frontière "sont sévèrement malnourris et un certain nombre arrivent avec des blessures", provoquées notamment par des coups de machette, a indiqué le porte-parole.
Mais malgré l’urgence, les agences humanitaires de l’ONU peinent à trouver des fonds. Sur les 22,6 millions de dollars (16,6 millions d’euros) demandés pour venir en aide à cette population de réfugiés, le HCR n’a reçu que 4,2 millions. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) n’a reçu aucune contribution, a lamenté une porte-parole Elisabeth Byrs, à Genève.
La situation est "dramatique", a-t-elle dit. Les humanitaires sont d’autant plus inquiets que la saison des pluies approche, faisant accroître le risque de maladies. Le PAM a décrété une alerte de niveau 3 pour les réfugiés centrafricains au Cameroun, correspondant à "une opération complexe et urgente de grande ampleur", a-t-elle par ailleurs signalé.

JA

23/05/14 Mali : Mohamed Ould Abdelaziz en visite surprise à Kidal pour obtenir un cessez-le-feu

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, président en exercice de l’Union africaine (UA), et Bert Koenders, chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), sont arrivés vendredi à Kidal pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.
Le chef de l’État mauritanien et président en exercice de l’Union africaine (UA), Mohamed Ould Abdelaziz, est arrivé vendredi 23 mai à la mi-journée à Kidal en compagnie de Bert Koenders, chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).
Cette visite surprise a été confirmée par une source jointe au sein de la Minusma – la force de l’ONU au Mali, forte de plus de 12 500 hommes – ainsi que par une source dans l’entourage du dirigeant mauritanien. "Aziz vient pour obtenir un cessez-le-feu des groupes rebelles, et la relance des pourparlers avec le gouvernement malien", a indiqué un collaborateur du président mauritanien.
"Le président mauritanien vient d’arriver à Kidal dans le cadre de la recherche de solution à la crise au Mali", a confirmé une source diplomatique.
Kidal est depuis mercredi aux mains de plusieurs groupes armés dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), rébellion touarègue qui contrôlait déjà en partie la ville, chef-lieu de région à plus de 1 500 km au nord-est de Bamako.
De violents combats y avaient opposé ces groupes aux forces maliennes le 17 mai. De nouveaux affrontements meurtriers ont éclaté mercredi et ont tourné à l’avantage des groupes armés. Bamako a déclaré mercredi un cessez-le-feu unilatéral.
(Avec AFP)

23/05/14 Rwanda: rencontre Kagamé-Fabius à Libreville

Le président rwandais Paul Kagamé et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’entretenaient vendredi à la mi-journée Libreville, alors que les deux pays sont une nouvelle fois en crise ouverte, a-t-on appris de source proche de la présidence gabonaise.
L’entretien se déroulait en marge du 3e New York forum Africa, manifestation rassemblant plusieurs centaines de personnalités issues des milieux économiques, universitaires et artistiques sur le thème de l’avenir du continent africain et à laquelle les deux responsables ont participé avant de se serrer la main à la fin d’une séance de travail.
M. Fabius devaient également avoir des entretiens avec le présdient gabonais Ali bongo Ondimba, également présent au forum.
Les relations entre Paris et Kigali traversent une nouvelle crise après les dernières accusations de M. Kagame sur l’implication de la France dans le génocide de 1994 qui a fait 800. 000 morts.
Le 7 avril, lors des commémorations du génocide, M. Kagame s’en était pris de façon à peine voilée à la France, accusée de refuser de reconnaître sa responsabilité dans les massacres. Aucun représentant officiel de Paris n’avait participé aux commémorations.
Au coeur du contentieux franco-rwandais figure le soutien de Paris et de son armée au régime hutu rwandais, coupable du génocide. De 1990 à 1993, les soldats français sont intervenus pour aider l’armée rwandaise à lutter contre la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR) aujourd’hui au pouvoir au Rwanda.
JA

23/05/14 Islam : le Maroc, madrasa sans frontières

Depuis novembre 2013, le Maroc accueille de jeunes imams maliens pour un cycle de formation poussée. Une expérience qui devrait s’étendre à d’autres voisins du Sud.
Le 14 mai, au moment où les adeptes de la confrérie tidjane se réunissaient à Fès, où repose leur maître, Sidi Ahmed Tidjani, pour leurs troisièmes assises, Mohammed VI a tenu à marquer l’événement en adressant un message aux participants. Soulignant les liens ancestraux entre la monarchie marocaine et les confréries soufies, il a également rappelé les initiatives prises récemment à destination de nombreux pays africains et arabes dans les domaines de la coopération et de la formation religieuse. Et le 12 mai, le roi a donné le coup d’envoi des travaux d’un institut Mohammed-VI de formation des imams, morchidine et morchidate ("prédicateurs" et "prédicatrices"), pour un coût évalué à 140 millions de dirhams (plus de 12 millions d’euros). Couvrant 3 hectares, il abritera salles de cours et de conférence, locaux administratifs, mais aussi des logements et des services de restauration pour les étudiants étrangers, appelés à être de plus en plus nombreux dans les prochaines années.
Depuis novembre 2013, le royaume accueille des imams maliens, à la demande du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Étalée sur deux ans et quatre semestres successifs, leur formation inclut un volet d’études strictement islamiques : Coran, hadith, sîra (biographie du Prophète), fiqh (jurisprudence islamique), école malékite (l’une des quatre écoles de l’islam sunnite, la plus répandue en Afrique, du Maroc au Soudan, en passant par la Guinée et le Nigeria). À côté de cet enseignement théologique classique, la formation comprend aussi ce qu’Abdellatif Begdouri Achkari nomme "la boîte à outils" : cours de langues arabe et française, informatique et techniques de communication. Lui-même imam et enseignant (soufisme et principes de la foi), il est surtout, en tant que chef du cabinet du ministre des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, l’une des chevilles ouvrières du programme de formation des imams étrangers.
"Les confréries soufies sont le ciment de nos relations"
C’est lui qui a accueilli, à l’automne 2013, les premiers groupes d’étudiants maliens, après avoir assisté à leurs entretiens de sélection au Mali. Achkari tient à préciser que "les pays qui ont noué un partenariat avec [son] ministère, ou qui sont en train de le faire, sont libres de choisir leurs candidats, selon leurs critères". Les Maliens sont âgés de 25 à 45 ans, il s’agit pour la plupart d’imams débutants, venant de toutes les régions du Mali. Les responsables maliens veulent en faire les ambassadeurs d’un islam tolérant, ouvert et "authentiquement malien". L’accord conclu entre Bamako et Rabat prévoit de former 500 imams en six ans. "Le Mali est une République laïque et aucun cursus universitaire ou de formation professionnelle n’existe pour les imams", constate Achkari. Il y a bien des associations, des madrasas et des mosquées qui transmettent le savoir religieux, mais rien n’est institutionnalisé. "Heureusement, les confréries soufies assurent un maillage important au Mali comme dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Elles sont même le ciment de nos relations avec ces pays, et ce depuis longtemps."
Signe de l’importance prise par la question religieuse, le président IBK a rencontré les 106 étudiants de son pays actuellement à Rabat lors de sa dernière visite au Maroc, fin avril. "Il les a exhortés à travailler dur, afin que le programme soit une réussite, leur demandant d’agir comme des ambassadeurs de leur pays", confie une source. Le précédent malien est amené à être généralisé avec d’autres pays proches du Maroc. Mi-avril, c’était le secrétaire général des affaires religieuses guinéen, El Hadj Abdoulaye Diassy, qui rendait visite au ministère des Affaires islamiques et des Habous. Au menu des discussions, la formation d’imams guinéens, qui deviendraient à leur tour des formateurs. La Guinée est aussi intéressée par la mise en place de Waqf, l’institution qui gère en droit islamique les biens de mainmorte, en capitalisant sur l’expérience marocaine. Rabat donne actuellement suite à une autre demande émanant du Conseil supérieur des imams de Côte d’Ivoire pour la formation d’imams et de prédicateurs. La même requête a été formulée au Gabon, un pays où vit une petite minorité de musulmans.
Une affaire d’image internationale
Mohammed VI, qui a visité ces quatre pays en février et mars, a fait de la coopération religieuse un axe majeur de sa diplomatie, insistant sur l’héritage commun entre le Maroc et l’islam africain : "Nous partageons tout avec l’islam d’Afrique de l’Ouest : l’école malékite, le rite achâarite, le référentiel soufi", observe Abdellatif Begdouri Achkari, tidjane et fin connaisseur de l’histoire du soufisme. Pour le Maroc, cette coopération religieuse est donc aussi une affaire d’image internationale. Engagés sur plusieurs fronts dans la lutte contre l’islamisme radical, parfois désarmés face à un terrorisme dont ils peinent à contrer les soubassements idéologiques, les pays occidentaux sont sensibles aux liens historiques, cultuels et confrériques qu’entretient le royaume avec ses voisins du Sud. Cet argument porte même au-delà de l’Atlantique. Lors de leur entretien à la Maison Blanche, Barack Obama a "apprécié" le leadership religieux de Mohammed VI, soulignant le besoin "d’œuvrer en commun à contrer les risques extrémistes".
Tunis et Tripoli intéressés
Après la formation des imams maliens, la coopération religieuse s’étend à d’autres pays : Guinée, Côte d’Ivoire, Gabon et Maldives. Dans ces pays, le roi est reconnu comme un descendant du Prophète, auréolé du titre de Commandeur des croyants. Plus surprenantes, en revanche, sont les demandes émanant de Tunisie et de Libye, notamment pour la gestion des mosquées. "Au Maroc, la commanderie religieuse ne s’est jamais interrompue. D’autres pays ont connu d’autres itinéraires politiques. Nous sommes curieux d’échanger avec tous", glisse Abdellatif Begdouri Achkari, chef du cabinet du ministre des Affaires islamiques. Pour le chercheur Ismaïl Régragui (Ceri-Sciences-Po), le royaume déploie "une véritable stratégie de branding, puisqu’il s’agit de créer une véritable marque s’appuyant sur le prestige religieux du roi". Et, dans la région, le vide ouvert par la chute du régime Kadhafi constitue une aubaine pour le souverain chérifien.

Source JA

23/05/14 CPI – RDC : l’ex-chef de milice Germain Katanga condamné à 12 ans de prison

Reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité en mars, le Congolais (RDC) Germain Katanga a été condamné à 12 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé cette dernière vendredi.
La CPI aura attendu un peu plus de deux mois avant de donner son verdict. Vendredi 23 mai, elle a annoncé qu’elle condamnait l’ex-chef de milice congolais Germain Katanga à 12 ans de prison après l’avoir reconnu coupable en mars "d’un certain nombre de crimes contre l’humanité" (voir ci-dessous).
Après Thomas Lubanga,c’est le deuxième prévenu condamné par la Cour de La Haye. Germain Katanga, 36 ans, connu également sous le surnom de "Simba" (le lion, en swahili), était poursuivi notamment pour trois chefs de crimes contre l’humanité (meurtre, esclavage sexuel et viol), commis en Ituri au début des années 2000. "Pour n’avoir pas pu établir leur caractère international, la Cour l’a dédouané de certaines charges des crimes contre l’humanité comme le viol ou l’esclavage sexuel", avait précisé en mars Paul Madidi, le porte-parole de la CPI en RDC. "C’est surtout sa responsabilité dans l’attaque du village Bogoro, entre janvier et mars 2003, qui a été retenue". Plus de 200 personnes avaient alors été tuées. Des femmes avaient également été violées et enlevées.
JA

22/05/14 Guinée : réunion du comité de pilotage du programme gouvernance et Etat de droit à Conakry

Cette réunion du comité de pilotage du Programme gouvernance et Etat de Droit organisé ce jeudi 22 mai 2014 vise entre autre, à examiner l’Etat d’avancement périodique de la mise en œuvre du programme sur la base des rapports établis, de donner des directives et de décider des corrections nécessaires pour une meilleure exécution du projet.
Etabli sur une période qui va de 2013 à 2017, ce programme aura comme actions pendant l’année 2014, l’amélioration de la gouvernance et l’Etat de droit, le renforcement des capacités des institutions de l’Administration et la lutte contre les violences contre le genre.
Selon Dr Yamory Condé, Secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation, « l’objectif de cette rencontre consiste à amener les bénéficiaires et principaux partenaires de terrain à s’approprier de la logique d’intervention du programme gouvernance et consolidation de la paix ; ses objectifs, sa stratégie, ses moyens, ses domaines prioritaires ainsi que le rôle dévolu à chacun des acteurs ». Aussi, ajoute Dr Yamory Condé, « cette rencontre permet de faire le point de l’état d’avancement des activités mises en œuvres au cours de la première année du cycle programmatique 2013-2014 et donner les grandes orientations pour l’année en cours ».
« L’installation de la bonne gouvernance, des résultats en termes de croissance, le renforcement des outils de contrôle au niveau des institutions républicaines et la lutte contre la corruption sont entre autre les résultats attendus au terme de ce programme », selon son coordinateur national Cheick Santigui Camara.
La fin de la réunion a été sanctionnée par un débat entre les participants autour de l’examen de la mobilisation des fonds de contre partie, l’examen de la composition du comité de pilotage du cycle 2013-2017 et l’examen des équipements hors usage.
Bah Kouré

22/05/14 Patrimoine Bâtie : Sidya Touré écrit à l’Agent Judiciaire de l’Etat

Sidya Touré, ancien Premier ministre, Président de l’Union des Forces Républicaines(UFR) Conakry

A
Monsieur l’Agent Judiciaire de l’Etat
Monsieur,

Suite à la liste publiée par vos services concernant le patrimoine immobilier de l’Etat, liste sur laquelle mon nom figure, je me fais l’obligation de vous rappeler ce qui suit :
Nommé Premier ministre en Juillet 1996, j’ai été logé à la résidence de Landréya à Dixinnn (logement actuel de la Première Dame de la République), dont l’achat m’avait d’ailleurs été proposé. Une offre que j’ai refusée.

Afin d’avoir un domicile privé à Conakry, j’avais sollicité du gouvernement un terrain nu à usage d’habitation conformément à la loi pour y construire ma résidence.

Monsieur le Président de la République, le Général Lansana Conté a pris un décret pour m’attribuer, gratuitement, le terrain formant la parcelle n°13 du lot 24 du plan cadastral de Taouyah Cité.

J’ai néanmoins exigé du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, l’évaluation dudit terrain à sa valeur exacte conformément aux coûts du marché de l’époque afin que je l’achète.

Et c’est ce que j’ai fait au prix de 35.000 dollars us soit 33.423.600 GNF, par les soins de mon Notaire, Me Amadou Diallo. Le versement de ce montant a été effectué au guichet du trésor public. La copie du chèque et le récépissé disponibles en font foi.

Un permis de construire a été demandé et obtenu en bonne et due forme.

Les travaux réalisés par l’entreprise SERICOM selon la facture n°02/00 et n°03/00 la première à 1.770.000 FRF et la seconde à 41.300.000 GNF, hors aménagement et climatisation.

J’estime par conséquent, que la mention de mon nom dans le document que vous avez publié est une erreur.

Monsieur l’Agent judiciaire de l’Etat, pour asseoir votre conviction, je vous fais tenir en annexe tous les documents y afférent à savoir:

Annexe 1 : décret 96/195/PRG/SGG attribuant un terrain urbain à usage d’habitation.
Annexe 2 : photocopie de la lettre du Ministre
Annexe 3 : photocopie du chèque de paiement (BICIGUI)
Annexe 4 : reçu de paiement au trésor public, N°0683721 du 28/01/97, série B1 ;
Annexe5 : permis de construire : N°2257/ MUH/CAB/DACO/1997 du 01/12/1997 ;
Annexe 6 : Etude et réalisation faites par la société SERICOM Guinée SARL.

Espérant que cette énième explication suffira à éclairer toutes les zones d’ombre, recevez Mr l’Agent Judiciaire, l’expression de mes sentiments distingués.

Sidya Touré

22/05/14 LE MINISTRE NAITE REÇOIT L’AMBASSADEUR DE LA CHINE EN GUINEE

Le Ministre NAITE a reçu en audience hier mercredi 21 mai 2014 à 16 heures, l’ambassadeur de Chine en Guinée.
L’entretien entre les deux personnalités a porté essentiellement sur le renforcement de la coopération entre la Guinée et la Chine, notamment en matière de promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.
Monsieur NAITE a profité pour exposer au diplomate chinois le contenu de la feuille de route 2014-2015 du Département de la Jeunesse. L’organisation en novembre prochain en Guinée du 7ème Congrès mondial de la Jeunesse, le projet de pavage des chaussées et trottoirs à Conakry et la construction des maisons de jeunes ont été parmi les projets longuement débattus au cours de cette audience.
En réponse à la doléance du Ministre pour le financement des projets notamment la construction des maisons de jeunes, l’Ambassadeur de chine en Guinée a souhaité recevoir le document de projet afin de lui permettre de voir la possibilité d’un accompagnement financier.
L’Ambassadeur de Chine en Guinée s’est réjouit de la confiance que le Ministre place en son pays et a promis de renforcer la coopération ‘’gagnant gagnant’’ existant entre les deux pays. Il a proposé au Ministre la mise en place d’une stratégie attractive d’investisseurs chinois pour l’employabilité des jeunes. Dans la même foulée, le diplomate chinois s’est engagé de confier au Département de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, le recrutement des travailleurs dans les entreprises chinoises évoluant en Guinée.
Avant de se quitter, le Ministre NAITE et son hôte ont échangé sur les relations séculaires d’amitié qui existent entre la Guinée et la République Populaire de la Chine depuis les premières heures de l’indépendance guinéenne.
C’est sur une note de satisfaction et d’espoir pour le Ministre que cette audience a pris fin.
Source MJEJ

22/05/14 Côte d’Ivoire : 150 prisonniers pro-Gbagbo seront libérés "dans les heures à venir"

Quelque 150 prisonniers pro-Gbagbo doivent être libérés jeudi dans l’après-midi. L’annonce a été faite à la mi-journée par Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, après la reprise des discussions avec le gouvernement.
"Cent-cinquante prisonniers pro-Gbagbo seront libérés dans les heures à venir", a confié Pascal Affi N’guessan, le chef du principal parti d’opposition, le Front populaire ivoirien (FPI), au sortir d’une rencontre avec une délégation gouvernementale, jeudi 22 mai, la première officielle depuis juin 2013. Ces 150 personnes devraient être mises en liberté provisoire dans la journée.
Le FPI avait avancé une liste d’environ 700 noms de personnes qui ont été, selon lui, incarcérées pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Suite à des recherches au sein de l’administration pénitentiaire, le gouvernement n’a reconnu l’incarcération que de 200 détenus et décidé d’en libérer, donc, 150.
Ces libérations font suite au dégel de cinquantes comptes bancaires de personnalités proches de Laurent Gbagbo, annoncé mercredi 21 mai par la justice ivoirienne, dont celui de Gilbert Marie Aké N’Gbo, son dernier Premier ministre. Selon un communiqué du parquet, relayé par l’Agence de presse africaine (APA), le procureur de la République d’Abidjan-Plateau, Richard Christophe Adou, a en effet procédé au "dégel des comptes bancaires de cinquante personnalités dont les comptes avaient été gelés suite à la crise postélectorale".
"Le parquet continue d’analyser les requêtes présentées (…) D’autres dégels pourront être incessamment faits", ajoute le communiqué. Quelque 43 comptes avaient déjà été dégelés début avril.
La réconciliation en ligne de mire
Quelque 300 personnes avaient vu leurs comptes gelés consécutivement à la crise postélectorale, selon le du Front populaire ivoirien (FPI), pour qui "la confiscation des biens et des domiciles des militants de l’opposition" et "le gel des avoirs et des comptes bancaires" de ses responsables entravent le processus de réconciliation.
Ces derniers mois, les autorités d’Abidjan ont multiplié les démarches d’apaisement alors que la tension était montée d’un cran après le lancement de l’opération de recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), le 17 mars, et la remise cinq jours plus tard de l’ex-leader pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé à la CPI.
Reprise du dialogue entre FPI et opposition
Cette mesure intervient alors que le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI), reprennent depuis jeudi 22 mai le dialogue politique interrompu il y a près d’un an. Le président du FPI, Pascal Affi N’guessan, a ainsi annoncé jeudi que son parti est "totalement engagé" dans ce processus.
"Nous sommes venus répondre à cette invitation pour manifester notre disponibilité constante de participer au dialogue politique. Nous sommes totalement engagés dans cette voie parce que c’est par celle-ci que la Côte d’Ivoire peut surmonter ses difficultés", a-t-il déclaré.

JA

22/05/14 "C’est fini pour tout le monde" : un rescapé raconte le "carnage" de Kidal

Le 17 mai, la visite du Premier ministre malien, Moussa Mara, à Kidal, a tourné au "carnage". Le mot est d’Abdoulaye Maïga, fonctionnaire de la ville et rescapé des derniers combats entre armée malienne et rebelles touaregs. Il raconte la journée durant laquelle il a bien cru sa dernière heure venue.
Directeur régional du Développement social à Kidal, Abdoulaye Maïga ne pouvait pas manquer la rencontre avec le Premier ministre Moussa Mara, le 17 mai. Celle-ci se déroule dans une grande salle au gouvernorat. Soudain, à l’extérieur, des affrontements éclatent entre soldats maliens et groupes armés. La délégation venue de Bamako quitte précipitamment les lieux, y laissant les infortunés fonctionnaires – hommes et femmes.
"Quand la délégation s’est retirée, on a été encerclés. L’un d’entre nous (. . . ), un préfet, est venu nous dire : ‘Bon, on est encerclés, c’est fini pour tout le monde’", raconte Abdoulaye Maïga, mercredi à Bamako, en marge d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur Sada Samaké.
Les assaillants prennent d’assaut le bâtiment : "ils ont d’abord jeté des roquettes dans la salle", puis tous ceux qui s’y trouvaient "ont été arrosés de balles". "C’est là où il y a eu le carnage", poursuit le fonctionnaire, le ton calme mais encore sous le choc. Huit fonctionnaires ont été "froidement abattus", selon les autorités. Dont le préfet venu annoncer à ses collègues l’encerclement du bâtiment, précise-t-il.
"J’ai vu les éléments du MNLA"
Les assaillants "se sont ensuite dirigés vers d’autres bureaux, là aussi ils ont fait des rafales", poursuit-il. Une vingtaine de personnes, dont Maïga, se mettent à couvert "sous un escalier", se serrant le plus possible dans l’espoir de ne pas être vus des assaillants. Ils sont rapidement découverts et capturés, mais échappent à la mort. "Je crois, dit-il, que c’est le fait qu’on ait été dans l’obscurité qui, en partie, nous a sauvés. Autrement, nous aurions" été tués.
"Plusieurs fois, des proches ont essayé de m’appeler. Les rebelles leur ont dit que j’étais mort"
Selon un bilan officiel du gouvernement, les affrontements du 17 mai ont fait 36 morts (dont huit militaires) et plusieurs dizaines de blessés. Une trentaine de fonctionnaires -rescapés du gouvernorat- ont été retenus pendant 48 heures, "pris en otage" selon Bamako, "prisonniers de guerre" pour les rebelles touaregs. Tous ont été libérés grâce à des négociations menées par la mission de l’ONU au Mali (Minusma).
"J’ai vu les éléments du MNLA", reconnait Abdoulaye Maïga, à propos des assaillants, avant d’ajouter avoir aperçu "des jihadistes" le jour de sa libération sur le trajet le long de l’aéroport, dont certains "aux pantalons coupés court, criaient "Allah akbar (Dieu est grand) ! Allah akbar !". Bamako affirme également que le MNLA a reçu lors des affrontements le renfort de groupes jihadistes armés, ce qu’ont nié les rebelles touaregs.
"Toutes sortes d’humiliation"
Maïga rapporte aussi des conditions de captivité difficiles : otages dépouillés de leurs affaires, séparés, déplacés à plusieurs reprises ou entassés dans une pièce sans aération, sous la surveillance de jeunes combattants, certains visiblement drogués. Mais aussi des menaces et des tortures psychologiques.
Quand les proches des fonctionnaires appelaient sur leurs téléphones portables confisqués, les ravisseurs répondaient qu’ils étaient "déjà morts". "Moi, plusieurs fois on m’a appelé. Ils ont dit que j’étais mort", révèle-t-il.
Le ministre de l’Intérieur Sada Samaké a rendu hommage aux ex-otages, pour avoir "accepté d’aller servir à Kidal, dans des conditions extrêmement difficiles". "Vous avez subi toutes sortes d’humiliations. Ce qui vous est arrivé est inexplicable et impardonnable", leur a-t-il dit, avant de remettre à chacun quelques billets dans une enveloppe pour couvrir leurs besoins immédiats.
(AFP)

22/05/14 Lycéennes enlevées : les États-Unis déploient un contingent au Tchad

Les recherches se poursuivent pour retrouver les lycéennes enlevées au Nigeria le mois dernier. Mercredi, le président des États-Unis, Barack Obama, a annoncé que 80 militaires américains avaient été déployés au Tchad pour soutenir "les opérations de renseignement et de surveillance".
"Quelque 80 militaires américains ont été déployés au Tchad dans le cadre des recherches de lycéennes enlevées au Nigeria" le 14 avril, a annoncé, mercredi 21 mai, le président Barack Obama dans une lettre adressée au Congrès, comme le veut la loi sur les "pouvoirs de guerre", qui dispose que le président doit informer la branche législative d’un déploiement militaire à l’étranger.
Ces soldats "soutiendront les opérations de renseignement, de surveillance et de vols de reconnaissance pour des missions au-dessus du nord du Nigeria et des régions voisines", a ajouté Barack Obama, dont l’épouse, Michelle, a grandement contribué à la mobilisation internationale contre Boko Haram.
"L’unité restera au Tchad tant que son aide pour retrouver les captives sera nécessaire", conclut la Maison Blanche, citée par le Washington Post, qui ajoute que l’endroit où seront basés ces hommes n’a pas été précisé mais qu’ils pourraient être localisés à Ndjamena, profitant de la base française de la capitale tchadienne.
"Une opération de sauvetage difficile à imaginer"
Ce contingent de 80 soldats, issu en majorité de l’armée de l’air, est composé de deux équipes : 40 personnes chargées de faire fonctionner un nouveau drone de surveillance, et 40 autres responsables de la sécurité des hommes et des appareils. Il n’est donc pas encore question d’une quelconque opération de combat sur le terrain mais avant tout de permettre une "plus longue surveillance de la zone de recherche", a expliqué le Lieutenant-Colonel Myles Caggins III au Washington Post.
Lors d’une audition au Congrès, les élus démocrates et républicains ont ainsi préconisé un plus grand engagement dans la recherche des captives, suivant en ce sens la position des experts américains, qui n’ont qu’une confiance limitée dans les services de renseignements du Nigeria.
Certains hauts responsables de l’administration appellent également à la prudence. "Notre sentiment aujourd’hui est qu’elles ont été dispersées en petits groupes. Elles ne sont peut-être plus toutes au Nigeria", note ainsi Amanda Dory, de la direction Afrique du ministère américain de la Défense, cité par RFI. "La complexité du terrain, la jungle pour une grande part, et les déplacements qui ont certainement eu lieu dans les semaines passées ont pour conséquence une zone de recherche plus vaste, un environnement difficile, et cela rend une opération de sauvetage difficile à imaginer", ajoute-t-elle.
Boko Haram ne faiblit pas
Même si les États-Unis ont pris le parti de venir en aide aux autorités nigérianes et que leurs drones opèrent depuis le 11 mai dernier, ils n’en ont pas moins vivement critiqué le président Goodluck Jonathan pour sa gestion de la crise et son incapacité à stopper la violence, qui a causé plus de 2 000 morts depuis le début de l’année. Néanmoins, la porte-parole du département d’État Jennifer Psaki a estimé qu’il n’était "pas trop tard" pour agir contre le groupe islamiste.
Malgré la mobilisation internationale, Boko Haram est cependant bien loin de cesser ses actions. Le groupe islamiste a revendiqué depuis un mois et demi une série d’attaques, dont deux attentats à la voiture piégée à Abuja, qui ont tué au total une centaine de personnes. Près de 150 personnes ont en outre péri en deux jours, dans des attaques de villages dans le Nord-Est et dans un attentat à Jos.
JA

21/05/14 Fièvre Ebola : Trois décès suspects et deux malades hospitalisés à Télimélé

Trois personnes sont mortes récemment dans la même famille à Sogoroyah et trois autres seraient actuellement malades. Une source officieuse a dit à Guineenews que deux de ces trois malades auraient été confirmés d’Ebola par l’examen des prélèvements. Mais, pour le moment, aucune source officielle n’a confirmé ces cas dont le dernier décès aurait été enregistré la nuit du samedi au dimanche 18 mai 2019.

À en croire nos informations, c’est dans sa famille, à Sogoroyah, sous préfecture de Sarékaly, qu’une dame venue de Conakry est allée récemment ; tombée malade, elle est décédera peu de temps après. Puis, sa maman tombe malade et rend l’âme quelques jours seulement après sa fille. Également, la demi-sœur de la première défunte tombe malade, sage-femme au centre de santé de Sarékaly, cette dernière se fera hospitalisée à l’hôpital préfectoral de Télimélé, sans succès. Et, c’est ce dernier décès qui fera parler des autres cas devenus très suspects.

Selon un habitant de la ville de Télimélé, ce sont des médecins masqués qui ramèneront le corps de la dame non pas en famille, mais directement au cimetière ! La maman de cette dernière et d’autres personnes seraient également malades et hospitalisées actuellement au centre de santé de Sarékaly.
À en croire nos informateurs, des prélèvements effectués sur trois de ces malades actuellement hospitalisés auraient confirmés que deux malades sur les trois seraient atteints d’Ebola et qu’une équipe de MSF serait déjà en route pour Télimélé. À noter qu’il n’y aurait pas eu de prélèvements sur le corps des trois décès déjà enterrés…
Pour le moment, il n’y a pas de confirmation officielle de l’arrivée de la fièvre hémorragique virale Ebola à Télimélé, même si nos sources sont persistantes et généralement bien informées.
Le directeur préfectoral de la Santé de Télimélé, Dr. Moumini Diallo, et le chef de la DPLM du ministère de la Santé, Dr. Sakoba Kéita, n’ont pour le moment pas répondu aux appels de Guinéenews. Quant au directeur du service national de la promotion de la Santé, Dr. Mamadou Rafi Diallo, il n’était "pas informé", quand il a répondu à Guineenews à 8H 27′, ce mercredi 21 mai 2014.
Située à 270 kilomètres au nord-est de Conakry, Télimélé est l’une des plus pauvres préfectures de la République de Guinée, faisant frontière avec huit autres préfectures de la Basse et de la Moyenne Guinée.
La fièvre hémorragique Ebola, découverte en début d’année dans la région forestière a atteint plusieurs zones du pays dont la capitale guinéenne qui a enregistré plusieurs décès, comme en Forêt. C’est au moment où on s’attend à une éventuelle annonce de la fin de l’épidémie dans notre pays que ces cas suspects sont annoncés.
Source Guineenews

21/05/14 Fleuve Mano – Saran Daraba Kaba : "À quatre pays, on fonctionne mieux qu’à quinze !"

Saran Daraba Kaba, secrétaire générale de l’Union du fleuve Mano, est persuadée que sa région "peut devenir le poumon économique de l’Afrique de l’Ouest".
De passage à Paris après le sommet Union européenne-Afrique de Bruxelles, Saran Daraba Kaba sait que l’Union du fleuve Mano, dont elle est secrétaire générale et qui rassemble quatre pays d’Afrique de l’Ouest, manque de notoriété. L’organisation est née en 1973 avec la formation d’une union douanière entre le Liberia et la Sierra Leone, rejointe par la Guinée en 1980 puis par la Côte d’Ivoire en 2008. Mais "ces derniers temps, vous n’avez guère entendu parler de nous", reconnaît Saran Daraba Kaba lors de sa visite à J.A. En cause : les conflits qui ont endeuillé la région, mettant l’institution en sommeil pendant de longues années. Mais l’énergique patronne de l’organisation le garantit : "Les choses vont changer." Une certitude nourrie par un contexte désormais favorable.
"Ce sont les questions sécuritaires qui ont réveillé l’Union, centrée au départ sur la coopération économique", note la Guinéenne qui, à 68 ans, dirige à Freetown (Sierra Leone) un secrétariat d’une cinquantaine de fonctionnaires, financé à parts égales par les quatre pays membres. "Après la fuite de mercenaires [de Côte d’Ivoire] vers le Liberia, mi-2011, les deux chefs d’État Alassane Ouattara et Ellen Johnson-Sirleaf ont créé, à travers l’Union du fleuve Mano, les premières brigades mixtes de sécurité frontalière", rappelle-t-elle. Composées de policiers, de militaires, mais aussi de gardes forestiers et d’agents de santé originaires de deux ou trois pays, ces brigades sont aujourd’hui actives dans douze zones frontalières. "Grâce à cette coordination, notamment sur le plan médical, les frontières sont restées ouvertes entre nos pays malgré l’épidémie d’Ebola. Des États qui ne font pas partie de notre organisation, comme le Sénégal et le Mali, les ont au contraire fermées", note la secrétaire générale.
Nommée à ce poste en 2011 par Alpha Condé, le président guinéen, Saran Daraba Kaba est loin d’être une inconnue. Ministre des Affaires sociales sous Lansana Conté, cette pharmacienne de formation a été la seule femme candidate à la présidentielle guinéenne de 2010. Elle connaît bien la région pour avoir présidé le Réseau des femmes du fleuve Mano pour la paix, influent en Guinée et au Liberia.
Elle refuse de considérer son organisation comme concurrente de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). "Nos partenaires, et en particulier la Cedeao, nous comparent aux pays fondateurs de l’Union européenne, qui formaient jadis un noyau. À quatre, on fonctionne mieux et plus vite qu’à quinze ! Nos cultures et nos tissus économiques sont proches, nous sommes complémentaires", soutient-elle.
Le prochain sommet de l’Union du fleuve Mano doit se tenir le 4 mai à Conakry et les quatre chefs d’État – "très en phase actuellement" – y seront présents. Outre les sujets sécuritaires, les infrastructures reviennent au premier plan. "Nous avons sélectionné 3 250 km de routes frontalières prioritaires qu’il faut réhabiliter et des projets pour produire 20 MWh d’électricité", précise Saran Daraba Kaba. Pour mener à bien ces dossiers, elle aura besoin d’argent. "Nous espérons obtenir un soutien financier de la Cedeao, du Programme des Nations unies pour le développement, mais aussi de l’Union européenne, l’un de nos partenaires historiques", indique-t-elle.
La secrétaire générale est persuadée que sa région "peut devenir le poumon économique de l’Afrique de l’Ouest". Le commerce entre le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire ne représente actuellement que 10 % des échanges de ces pays ; Saran Daraba Kaba entend porter ce chiffre à 40 % d’ici à dix ans.

JA

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