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01/06/14 Josuha Guilavogui: Le Franco-Guinéen dans le viseur d’Everton

Joueur de l’Atletico Madrid prêté à l’AS Saint-Etienne en janvier dernier, Josuha Guilavogui pourrait jouer en Premier League la saison prochaine. Selon le Daily Mail, Everton aurait un regain d’intérêt pour le Franco-guinéen.

Le milieu de terrain récupérateur figurerait dans les petits papiers des Toffees, qui s’étaient déjà penché sur son cas par le passé.

Ecarté depuis son arrivée en Espagne par Diego Simeone, Guilavogui ne rentrerait toujours pas dans les plans du technicien argentin la saison prochaine en dépit d’un contrat qui le lie aux Colchoneros jusqu’en juin 2018.

L’émir souaré

31/05/14 Centrafrique : calme précaire à Bangui après une journée de violences

Un calme précaire régnait samedi matin dans les rues de Bangui où aucune voiture ne s’aventurait et où les boutiques restaient fermées au lendemain d’une journée de violences marquée par la mort de trois manifestants, a constaté l’AFP.
Dans le centre-ville de la capitale centrafricaine, où des rafales d’armes automatiques avaient retenti vendredi en marge de grandes manifestations, les boutiques gardaient le rideau fermé samedi et il n’y avait aucune circulation automobile. Mais les Banguissois déambulaient à pied et des vendeurs de pain étaient en place aux carrefours. Dans le quartier majoritairement musulman de PK-5, avenue Koudoukou, des barricades étaient toujours érigées sur la chaussée et aucune voiture n’était visible, a constaté l’AFP.
Un hélicoptère de l’armée française a survolé Bangui au petit matin samedi. Un vol de la Royal Air Maroc en provenance de Casablanca, qui devait se poser samedi matin à Bangui, a été annulé, a-t-on appris auprès de passagers.
Bangui a connu une flambée de violences cette semaine après le massacre perpétré mercredi à l’église Notre-Dame de Fatima au cours duquel 17 personnes ont été tuées et 27 enlevées. Au moins trois personnes ont été tuées à Bangui vendredi lors de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales, qui se sont dit prêtes à riposter à toute menace dans la capitale centrafricaine
JA

31/05/14 Malawi : Peter Mutharika vainqueur d’une présidentielle contestée

L’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika a été déclaré vendredi vainqueur de la présidentielle au Malawi, au terme d’un scrutin contesté dont la commission électorale n’a pas pu recompter les bulletins.
Le frère de l’ancien président Bingu wa Mutharika, décédé en 2012, a remporté l’élection du 20 mai avec 36,4% des voix. Il doit être investi dès samedi. Peter Mutharika, 74 ans, est un universitaire, un professeur de droit qui a vécu une trentaine d’années aux Etats-Unis. Il n’est vraiment entré en politique qu’à la fin des années 2000 pour occuper plusieurs postes dans le gouvernement de son frère aîné, au moment où celui-ci commençait à être critiqué pour sa dérive autocratique.
Il se préparait depuis longtemps à devenir chef de l’Etat. Le Parti démocratique progressiste (DPP) l’avait choisi dès 2010, bien avant l’heure, pour succéder à son frère. Mais la mort de ce dernier en avril 2012 a contrarié ses plans, puisque le pouvoir est passé à Joyce Banda, la vice-présidente, bien qu’elle fût passée dans l’opposition. Peter Mutharika a été inculpé de haute trahison pour avoir tenté d’empêcher Mme Banda d’accéder à la présidence. Le vainqueur devance largement Lazarus Chakwera, le candidat du parti de l’ancien dictateur Kamazu Banda, qui obtient 27,8%. Et la défaite est cinglante pour Joyce Banda, arrivée troisième avec 20,2% des suffrages.
"La loi nous oblige à publier ces résultats", a relevé le président de la commission électorale Maxon Mbendera, notant que certains de ses membres avaient émis des "réserves", mais que tous ont signé le procès verbal. Il avait expliqué jeudi que la commission électorale avait "trouvé des anomalies", pas suffisantes toutefois pour altérer le résultat, "les incidents" concernant selon lui "seulement 1,03%" des bureaux de vote. "Je peux aisément dire que cette élection a été libre et juste. Elle a été transparente, mais aussi crédible selon ma propre évaluation", avait-il dit. "Est-ce que les gens ont exprimé leur volonté? Oui."
‘Sérieuses irrégularités’
Le scrutin et le dépouillement ont pourtant été particulièrement chaotiques. La commission électorale elle-même a constaté des irrégularités dans certains bureaux de vote, où on a compté plus de bulletins que d’inscrits. Les résultats ont été proclamés vendredi soir au terme d’une épique bataille juridique, la Haute Cour du Malawi ayant donné moins de deux heures à la commission électorale pour le faire.
Dans un jugement alambiqué rendu à plus de 22H00, elle a autorisé la commission à recompter les bulletins comme elle en avait l’intention, mais a rappelé que la loi exigeait que les résultats soient publiés dans les huit jours après la fin des opérations de vote. Le scrutin du 20 mai s’était poursuivi dans certains endroits jusqu’au 22 en raison de graves problèmes d’organisation. Les huit jours légaux s’achevaient donc vendredi soir à minuit.
"La loi est claire, il n’y a pas de prolongation" possible du délai pour recompter les résultats, a déclaré le juge Kenyatta Nyirenda. La commission électorale avait annoncé en début de semaine qu’elle se donnerait un mois pour recompter les bulletins et se pencher sur les nombreuses réclamations, à l’appel de la présidente Joyce Banda, qui avait tenté d’annuler –en vain– un scrutin qu’elle juge entaché de "sérieuses irrégularités", et de Lazarus Chakwera, arrivé deuxième. Mais les partisans de Peter Mutharika avaient saisi la Haute Cour pour exiger la publication immédiate des résultats.
Le président de la commission électorale Maxon Mbendera a indiqué vendredi que les partis ou individus qui veulent les contester ont sept jours pour le faire. Le camp Chakwera a déjà dit qu’il le ferait. Dans l’attente de la publication des résultats, la tension commençait à monter au Malawi, un pays généralement calme. Dans la petite ville de Mangochi (sud), plusieurs dizaines de manifestants criant à la fraude ont barré des routes avec des pneus enflammés vendredi, provoquant l’intervention de la police. Un manifestant est mort quand une cartouche de gaz lacrymogène lui a explosé dans les mains, selon les autorités.
La proclamation des résultats des élections législatives et municipales, couplées avec la présidentielle, a elle été retardée de 72 heures, le temps d’examiner toutes les réclamations.

JA

31/05/14 Soudan : le mari de la chrétienne condamnée à mort a pu lui rendre visite

Le mari de la Soudanaise condamnée à mort pour apostasie a indiqué vendredi avoir pu rendre visite à son épouse et à son bébé né mardi en prison, soulignant que la mère et l’enfant se portaient bien.
Meriam Yahia Ibrahim Ishag, une chrétienne de 27 ans, avait été condamnée à mort le 15 mai en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan qui interdit les conversions, provoquant un tollé à l’étranger. Elle avait accouché mardi à la prison pour femmes d’Omdurman, la ville jumelle de Khartoum. Son époux Daniel Wani, un ressortissant américain originaire du Soudan du Sud, avait alors dit n’avoir pas été autorisé à lui rendre visite.
Après des démarches auprès des autorités pénitentiaires, j’ai obtenu la permission de rendre visite à ma femme et ma fille "deux jours par semaine", a-t-il indiqué à l’AFP. M. Wani, qui a leur a rendu visite jeudi, a indiqué que son épouse et le bébé étaient en "bonne santé". Il a expliqué avoir essuyé un refus lorsqu’il avait demandé à ce que sa femme accouche à l’hôpital.
"Nous avons eu peur mais Dieu l’a protégée", a-t-il ajouté, précisant qu’il avait l’intention de lui rendre à nouveau visite vendredi. "Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l’islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison", avait déclaré le 15 mai le juge Abbas Mohammed Al-Khalifa à l’adresse de la jeune femme. "Je suis chrétienne et je n’ai jamais fait acte d’apostasie", avait-elle dit auparavant.
Selon Amnesty International, Mme Ishag a été élevée en tant que chrétienne orthodoxe, la religion de sa mère, car son père, un musulman, était absent pendant son enfance. Durant son procès devant la cour criminelle de Haj Yousef, une banlieue de Khartoum où vivent de nombreux chrétiens, Mme Ishag avait également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère".
Selon l’interprétation soudanaise de la charia, une musulmane ne peut épouser un non musulman, et toute union de ce type est considérée comme un "adultère". L’un des avocats de Meriam Yahia Ibrahim Ishag, Mohannad Moustapha, a dit vendredi à l’AFP que le dossier aurait dû être examiné en appel mercredi mais que la procédure avait été retardée car des pièces manquaient.
JA

31/05/14 Le RPG Arc en-ciel apporte son soutien au Président Alpha Condé suite à la signature du cadre d’investissement entre l’Etat et rio tinto

Le RPG Arc en –ciel a exprimé ce vendredi 30 mai 2014 à son siège, tout son soutien au Professeur Alpha Condé, suite à la signature du cadre d’investissement entre l’Etat guinéen et le géant minier Rio tinto pour la mise en valeur des bloc 3 et 4 des gisement de fer de Simandou.

Pour le Secrétaire Administratif du Parti au pouvoir, la signature de ce cadre d’investissement place la Guinée dans l’orbite d’un développement accéléré pour un pays émergent dans un proche avenir. « Nous sommes convaincu que le franchissement de cette étape très décisive et cruciale marque à n’en pas douter, le démarrage des travaux pour cette lutte de classe mondiale » ajoute Lansana Komara.

Le secrétaire Administratif du RPG Arc-en-ciel a également à cette occasion, invité « tout les patriotes guinéens » où qu’ils se trouvent dans le monde à soutenir et à accompagner ce mégaprojet.
Rappelons que la signature de ce cadre d’investissement le 26 mai dernier entre l’Etat Guinéen et Rio tinto, laisse beaucoup d’observateurs avertis sceptique sur les avantages que la Guinée pourrait tirer de ce projet.

Le dernier mot revient donc à l’Assemblée Nationale qui, dans les jours qui suivent, doit examiner et adopter cet accord cadre d’investissement.
Bah Kouré

30/05/14 Présidentielle au Malawi: des heurts éclatent dans l’attente des résultats

La tension est encore montée d’un cran vendredi au Malawi, des heurts éclatant à Mangochi (sud), dans l’attente des résultats de la présidentielle du 20 mai qui pourrait confier le pouvoir à l’adversaire de l’actuelle chef de l’Etat.
Joyce Banda, la présidente depuis 2012, a tenté de faire annuler le scrutin, dénonçant des fraudes, que l’ancien ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika devrait remporter avec 36% des voix, selon des résultats officieux.
Dans la petite ville de Mangochi, plusieurs dizaines de manifestants criant à la fraude ont érigé des barricades de pneus enflammés dans le township voisin, a indiqué la police. "Nous les avons dispersé avec des gaz lacrymogènes", a affirmé le porte-parole Rodrick Maida à l’AFP.
Selon le journaliste local Ayamba Kandodo, la police a aussi tiré des balles en caoutchouc. Des manifestants lui ont ensuite indiqué que l’un d’entre eux était mort, tué par la police. Le chef de la police municipale a démenti tout décès.
A Blantyre, la capitale économique, des policiers en tenue anti-émeute avaient été déployés sur plusieurs artères stratégiques dès l’aube.
L’entrée de la Haute Cour du Malawi était gardée par des policiers soumettant les visiteurs à un strict contrôle d’identité, a constaté un journaliste de l’AFP.
Un juge doit dire avant la fin de la journée si les résultats du scrutin du 20 mai peuvent être annoncés immédiatement, malgré des irrégularités constatées dans une soixantaine de bureaux.
"C’est simple, nous respecterons l’ordre de la justice, quel qu’il soit", a annoncé jeudi soir le président de la commission électorale Maxon Mbendera.
Dans un spectaculaire revirement, il a aussi indiqué qu’il ne voyait pas d’objections à publier dès ce vendredi les résultats.
"Je peux aisément dire que cette élection a été libre et juste. Elle a été transparente, mais aussi crédible selon ma propre évaluation", a-t-il dit. "Est-ce que les gens ont exprimé leur volonté? Oui. "
Il a répété que la commission avait "trouvé des anomalies" mais pas de nature à altérer le résultat, "les incidents" concernant "seulement 1,03%" du scrutin.
Le même Maxon Mbendera avait annoncé lundi que la commission électorale prendrait un mois s’il le fallait pour rouvrir toutes les urnes et recompter tous les bulletins, donnant gain de cause à Mme Banda qui dénonce des fraudes depuis une semaine.
Le camp Mutharika a en revanche hâte de voir sa victoire confirmée.
Mme Banda et M. Mutharika sont de vieux adversaires. Il est soupçonné d’avoir intrigué en 2012 au décès de son frère, le président Bingu wa Mutharika, pour prendre le pouvoir, qui devait revenir selon la Constitution à Mme Banda, alors vice-présidente. Il avait été inculpé de haute trahison.
Le scrutin présidentiel connaît depuis le début d’énormes ratés dans l’organisation et le dépouillement. La situation évolue rapidement, au rythme des recours, ordres et contre-ordres

JA

30/05/14 RDC – Rwanda : timide "reddition" des FDRL dans le Nord-Kivu

Au cours d’une cérémonie organisée vendredi à Baleusa, dans le Nord-Kivu, "une centaine de combattants FDLR" ont déposé les armes. Ce timide début de "reddition" ne suffit cependant pas à dissiper les doutes qui planent sur la volonté du groupe armé de cesser définitivement la lutte armée. Explications.
Les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) vont-ils réellement se rendre ? Depuis quelques semaines, la question de la reddition annoncée des combattants des FDLR, actifs dans l’est de la RDC, est au centre des discussions au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Car cinq mois se sont écoulés depuis l’annonce, le 30 décembre, de leur intention de cesser la lutte armée.
"Le processus de reddition a été retardé parce que nous attendions les garanties de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC)", se justifie le "général-major" Victor Byiringiro, président intérimaire d’un groupe des FDLR, basé à Walikale, dans l’est de la RDC. C’est pourquoi, pour démontrer leur "bonne foi", "une centaine de combattants" ont quitté la brousse, le 30 mai, et se sont dirigés à Baleusa, dans le Nord-Kivu, pour déposer les armes. "C’est le début de notre reddition", affirme-t-il.
Une démobilisation effective ?
Au total, "105 combattants FDLR se sont rendus au Nord-Kivu", a confirmé à Jeune Afrique Charly Kasereka, un journaliste basé à Goma qui a assisté à la cérémonie de reddition, en présence notamment des représentants de l’Union africaine (UA), de l’UE, de la SADC, des États-Unis et du gouvernement congolais. Officiellement "non invitée", la Monusco a dépêché tout de même ses experts sur place pour "constater l’effectivité de cette démobilisation".
Première fausse note, la cérémonie de reddition des FDLR dans la province voisine du Sud-Kivu aurait été annulée, selon plusieurs sources locales. "Pour nous, la démobilisation doit concerner l’ensemble des troupes et des commandants FDLR, civils et militaires", martèle un responsable de la Monusco, rappelant que "dans le cas contraire, la brigade d’intervention des Nations unies, en appui à l’armée congolaise, poursuivra la traque des FDLR."
"Nous ne sommes pas concernés pas le programme de démobilisation de la Monusco, lui rétorque Victor Byiringiro. Nous allons donc continuer à nous rendre au fur et à mesure que nous aurons les garanties sécuritaires de la SADC. Notre objectif, c’est désormais de transformer notre groupe armé en mouvement politique." Pas sûr que Kigali l’entende de cette oreille. Pour les autorités rwandaises en effet, les FDLR constituent une "organisation terroriste".
JA

30/05/14 Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral à guinéediversite.com : « la parenthèse d’Alpha, si nous avons la volonté et le courage, nous pouvons l’écourter »

Dans cette interview que le président du Bloc Libéral a accordée à notre rédaction, nous avons parlé entre autre de son récent séjour à l’étranger, le respect des accords de 3 juillet 2013, mais aussi du retrait du permis d’exploitation par l’Etat guinéen des bloc de Simandou au géant minier Vale-BSGR. Lisez !
Guineediversite : Dr Faya Millimouno, Bonjour !
– Bonjour, comment allez vous ?
Bien merci !
Dr Faya vous venez de rentrer d’un long séjour à l’étranger, dites nous quelles étaient les raisons de votre absence de la Guinée ?
– D’abord je commencerai par vous remercier de l’opportunité que vous m’offrez de m’exprimer sur votre media. Notre dernier voyage sur les Etats Unis, puis l’Europe, s’inscrivait dans le cadre de la construction du parti le BL. Comme vous le savez, le BL a fêté l’an un seulement en février dernier. Ce qui veut dire que nous sommes un jeune parti politique certes qui a beaucoup d’ambitions mais nous avons encore beaucoup à faire pour réellement construire ce parti. Nous savons qu’il ya beaucoup de guinéen à l’extérieur du pays, donc c’était l’occasion de continuer à expliquer à ceux-là la vision de notre parti pour les inviter à être à bord. Dieu seul sait que cette mission a été beaucoup positive parce que beaucoup de personnes ont rejoint le parti à l’occasion de mon séjour. De plus en plus, vous entendez les gens dire que le BL c’est le parti de ceux qui, pour la première fois prennent la carte d’un parti politique. Et cela confirme notre affirmation depuis le début qu’en république de Guinée, contrairement à ce que les gens pensent, le terrain politique n’est pas saturé. Il y a une majorité écrasante des guinéens qui a tourné le dos à la politique à cause de la manière dont elle a été faite jusque là. Donc cette mission a été une mission d’implantation mais aussi une mission de connexion du parti avec le monde extérieur. Dans notre mission nous avons rencontré par exemple le vice président de la République du Libéria, c’était lors de son séjour américain, qui nous a d’ailleurs invités à venir à Monrovia. Et nous avons également rencontré des hommes d’affaires, des personnes du monde politique américain. Donc c’était vraiment une mission de construction du parti.

Comment le BL se porte à l’étranger ?
– Le BL se porte très bien à l’extérieur et vous constaterez pour ceux qui ont accès à l’internet, il ya actuellement une série de l’équipe BL qui est entrain d’être diffusé. J’ai été le premier à intervenir, il y a beaucoup de guinéens de la région de Washington qui sont déjà passé. Il y a des guinéens des Minnesota qui sont passé et vous verrez cette série continue aussi longtemps, d’abord pour montrer la diversité au sein du parti. Quant on dit que le BL ne s’identifiera jamais à un individu, à une ethnie ou à une région, c’est à travers la présentation de cette équipe que les gens vont comprendre. Partout ou nous sommes passé, nous avons vu un intérêt, au-delà de nos différences, on est entrain de nous battre pour des valeurs communs.

Vous rentrez au moment où l’opposition guinéenne cri à la violation des accords de 3 juillet 2013, et menace de descendre dans les rues si un cadre de dialogue n’est organisée, quelle attitude votre parti compte prendre face à cette situation ?
– Vous savez, nous avons toujours été solidaire à toute action qu’entreprend l’opposition dans son ensemble. Nous en faisons parti et nous pensons que c’est en travaillant ensemble main dans la main que nous allons arriver à avoir raison sur cette nouvelle dictature. Cependant, comme vous le savez, à des moments donnés, il ya eu l’impression qu’on ne s’est pas bien écouté. Parce que le fait que certains soit allé aux élections dernières, a été à mon avis ce qui a compliqué d’avantage la situation de la lutte que nous sommes entrain de mener. En acceptant d’aller aux élections on a implicitement validé un fichier qui n’a rien de guinéen. Alors aujourd’hui, c’est une pente très raide que nous avons à remonter. Et déjà, beaucoup de sacrifices avaient été fait pour éviter cela. Alors aujourd’hui lorsque l’opposition se rend compte en étant à l’assemblée que malgré la mise en place de l’Assemblée, ça n’aura changé absolument à rien. La mouvance est entrain de faire la sourde oreille par rapport aux revendications de l’opposition. Je crois que nous avons besoin de coté de l’opposition d’avantage de réflexion pour avoir une stratégie sérieuse qui puisse nous permettre d’avoir raison sur la dictature d’Alpha Condé.
En cas de manifestation, est ce que le BL sera dans les rues pour manifester?
– La décision au sein du BL n’a jamais appartenue à quelqu’un, moi en ce qui me concerne, je crois que le BL ne doit pas rester en dehors, mais mon point de vue reste mon point de vue et le celui du parti donc lorsque le moment va arriver le débat va s’instaurer dans le parti et dès maintenant d’ailleurs puisqu’on en parle pour arriver à une décision. Mais je suis convaincu que le BL qui se bat pour des valeurs et sachant que ces valeurs sont menacées aujourd’hui, toute action que pourrait entreprendre l’opposition si c’est des actions efficaces, nous, nous ne pourrons pas rester à l’écart.
Les guinéens attendent toujours les élections communales et communautaires et les présidentielles de 2015 s’annoncent également, comment est ce que votre parti se prépare t-il pour ces échéances ?
– Les consultations à notre niveau sont en cours. Nous avons des commissions qui sont entrain de travailler, on a au sein du parti un cercle de réflexion et de prospectif, c’est aussi le travaille de ce cercle la de prendre les contacts nécessaires, définir des bonnes personnes partout où nous avons des compétences guinéennes. De l’autre coté, nous sommes aux cotés du reste de l’opposition de faire en sorte que ces élections puissent être libres, transparentes et crédibles. Parce qu’encore une fois, il ne sert à rien de participer à une élection, lorsqu’elle n’en vaut pas la peine. Si elle en vaut la peine, oui ! Nous sommes constitués en parti politique, c’est pour conquérir le pouvoir démocratiquement et l’exercer dans l’intérêt de tous. Mais lorsqu’on sait que ça sera un faire valoir, au BL nous ne faisons pas de compromis opportuniste.
Serez-vous candidat en 2015 ?
– C’est encore très tôt de le dire. Au sein du BL, pour la première fois en Guinée, il y aura des élections primaires. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de candidat connu d’avance. Je peux avoir des intentions mais pour être candidats et être investi comme candidat du parti il faut que je competisse avec d’autre candidats du parti. Il faut que les gens comprennent que dans un parti politique, il n’ya pas qu’un leader.
L’actualité en guinée c’est toujours ces manifestations contre le délestage électrique, le manque d’eau ou encore des affrontements communautaires dont le dernier cas a été enregistré entre deux villages à Mamou, quelle réaction avez-vous face à cette situation ?
– D’abord, nous avons toujours condamné tout cas de violence. Mais ce qu’il faut comprendre par rapport à ces violences intercommunautaire à répétition, ce que quant nous avons dit à notre descente d’avion qu’Alpha avait échoué, certains se posent la question pourquoi cette affirmation. C’est objectif ! C’est de fait que nous décrivons, c’est n’est pas quelques chose d’imaginaire. L’échec est patent. Premier acte de cet échec, c’est l’impossibilité de voir aujourd’hui les guinéens conjuguer le même verbe pour aborder les questions de développement de notre pays. Alpha est au pouvoir depuis 3 ans et demi. Et en 3ans et demi, nous comptons au moins six affrontement intercommunautaires. Est-ce que vous pensez que les guinéens sont devenus soudain des loups pour d’autres ? Est ce que vous pensez que c’est tout à fait naturel que les guinéens se détestent entre eux ? NON ! C’est le feu qui est allumé par ce pouvoir pour ne pas se soumettre à un quelconque agenda. Si nous avons ces affrontements aujourd’hui, c’est parce que derrière, le pouvoir est entrain de promouvoir une politique de division. Nous sommes étonné est choqué qu’on nous dise aujourd’hui, même au niveau national, qu’il faut désormais être originaire d’une région ou d’une préfecture pour être premier ministre de la Guinée. Sans compter qu’aujourd’hui on est entrain d’agréer toute sorte d’association, même si on me dira que c’est la liberté d’association des uns et des autres. On a agréé des associations du genre Manding diallon ; mais écouté, on ne peut pas faire revenir à la surface des histoires qui sont enterrés depuis des siècles. Je crois qu’en tant que leader d’un pays qui veux le bonheur de ce pays, c’est d’abord en essayant de pointer du doit ce qui uni les gens au lieu de mettre l’accent sur ce qui les divises.
Alors Dr Faya, quel solution proposez vous pour éviter le pire ?
– Le BL avait déjà de solution sur la table. Il vous souviendra qu’à un moment donné, lorsque la violence avait atteint un certain niveau, notre parti avait fait un mémorandum suivi d’une feuille de route. Dans laquelle feuille de route, nous avions prévu des actions claires à poser pour nous amener à quelques chose. Nous avons même parlé de conférence nationale. Il faut qu’il y ait des assises nationales pour que la vérité soit établit dans notre pays et commencer sur des nouvelles bases. Nous avons dit dans notre papier, qu’il faut qu’il y ait une réconciliation nationale. Il ya beaucoup de guinéens qui ont été bafouillé dans leur dignité dans ce pays. On ne peut pas continuer à tourner la page sur des crimes de sang, sur des crimes économiques qu’on commet tous les jours sans aucune enquête, sans aucune action judiciaire.
Les minerais de fer de Simandou ont fait couler ces derniers jours beaucoup d’encre et de salive avec le retrait du permis d’exploitation au géant minier Vale-BSGR par l’Etat guinéen. Pensez-vous que c’était la meilleure solution ?
– Ecoutez ! Quand je pense à cette situation, ça me fait très mal parce qu’il y a eu beaucoup de crimes qui ont été commis à cause de ces blocs de Simandou. Si le gouvernement a les preuves qu’il ya eu de corruption, au nom du peuple de Guinée, il a le devoir de prendre des actions. Mais il ne faut pas prendre nos désirs pour la réalité. Parce qu’aujourd’hui la saga minière se transforme en saga judiciaire. Finalement pour les années qui vont venir, nous serons là entrain de nourrir les avocats. Il ya une autre chose que nous devons faire très attention. Nous sommes un pays très riche en ressource minière. Alors quant on parle de corruption, il y a toujours un corrupteur et un corrompu. Parmi les corrompus, y en a qui sont dans l’administration du professeur Alpha. Mais dans tout ça, c’est l’étranger qui est venu investir son argent dans notre pays qui va perdre. Et cela risque d’avoir des conséquences négatives sur la possibilité de financement de certains projets dans notre pays. Parce que les gens prendront exemple sur d’autres qui ont déjà investi en Guinée. Et d’ailleurs, pendant les années qui vont suivre, on ne parlera pas d’exploitation de cette partie de Simandou parce qu’aussi longtemps que durera le procès, personne ne peut être autorisé de faire une exploitation de cette partie de Simandou. C’est pourquoi, je pense que l’Etat guinéen est allé vite en besogne.
L’ile de Kassa érigée en sous préfecture par le Président Alpha Condé, êtes-vous surpris ?
– D’un coté je peux dire que c’est la joie pour la population de Kassa de voir leur quartier hérité en sous préfecture. Mais sur la gestion du territoire nationale, je suis navré de dire que ce n’est pas la méthode. Même érigé en capitale qu’est ce que sa va donner ? Conakry est la capitale mais on vit mal ici. Il n’ y a ni eau, ni électricité. Je crois qu’en matière de décentralisation, nous avons au niveau du BL la solution. Nous pensons que la manière de faire la décentralisation c’est de donner des véritables compétences aux collectivités locales et accompagner ses compétences de ressources nécessaires pour faire le travail du peuple.
Je me dis aussi qu’il y a un autre enjeu pour le professeur Alpha Condé d’ériger Kassa en Sous préfecture : c’est parce qu’il ne contrôle plus Kaloum. Donc en détachant Kassa de Kaloum, il se crée une entité où il pourrait se donner une victoire pendant les élections prochaines. Donc, tout cela à mon avis, n’apporte rien au peuple de Guinée. Même si on érigeait tous les quartiers de Kaloum en sous préfecture, cela ne fera pas les populations de Kaloum les plus heureux de la Guinée. Le problème est ailleurs, alors on a besoin de situer les responsabilités là où elles doivent être et de mettre les moyens dans les mains de ceux-là qui doivent gérer au niveau local.
Un appel ou un message à vos militants du monde entier ?
– Le premier message que j’ai pour les militants du BL d’une part et pour tous les guinéens de l’autre, c’est de ne pas céder à la division. La parenthèse d’Alpha, si nous avons la volonté et le courage, nous pouvons l’écourter. Nous n’avons pas besoin de perdre notre pays à cause de quelqu’un dont on ne sait pas qu’est ce qu’il veut. Donc ressaisissons nous, l’ennemi commun, nous le connaissons tous, c’est ce pouvoir incapable d’apporter le bonheur, incapable de réaliser une promesse. Et je crois que si nous n’acceptons pas la division qu’il nous propose, nous resterons fort, parce que uni. Si le pouvoir cherche à nous diviser c’est pour nous affaiblir. Et aussi longtemps que nous allons suivre le pas de ce pouvoir, et si chacun n’a plus d’agenda que de combattre l’autre, alors nous allons laisser ce dictateur tranquille entrain de se promener à travers le monde entrain d’utiliser les ressources de l’Etat dont le peuple de Guinée en a chèrement besoin.
Dr Faya Millimouno, merci !
C’est à moi de vous remercier.
Interview réalisé par Bah Kouré et Aboubacar Arafan Camara

30/05/14 Violences en Centrafrique : Samba-Panza appelle au calme et décrète un deuil national de trois jours

Un blessé durant des heurts entre miliciens ex-Séléka et anti-Balaka,le 20 décembre. © AFP
Au moins deux personnes sont mortes vendredi lors d’une manifestation organisée à Bangui. La présidente de la transition Catherine Samba-Panza a appelé les Centrafricains au calme et décrété un deuil national de trois jours après l’attaque contre une église, mercredi.
La Centrafrique traverse une nouvelle crise aigüe. Depuis le début de la matinée, vendredi 30 mai, des rafales sont entendues dans plusieurs quartiers de Bangui. Des barricades ont été érigées dans les rues de la capitale paralysée. Des marches rassemblant des milliers de personnes ont également été organisées lors desquelles deux personnes ont été tuées par balles, selon des témoignages de manifestants, confirmés par une source militaire. Au moins trois autres personnes ont été blessées par balle, dont deux grièvement, et ont été conduites à l’hôpital communautaire de Bangui.
La majorité de ces manifestants sont à l’heure actuelle rassemblés dans le quartier de Lakouanga, où une mosquée a été incendiée jeudi. Ils réclament le départ du contingent burundais et la démission de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.
Selon une source sécuritaire française, la force Sangaris a été visée par des tirs. "Des groupes armés refusent de désarmer et s’en prennent à la Misca et à Sangaris", a indiqué cette source. "Nous essuyons des tirs sporadiques quand des véhicules de la force passent mais ces groupes armés ne tiennent pas de position", a-t-elle poursuivi.
Confrontée à une nouvelle crise majeure, Samba-Panza, qui a regagné Bangui jeudi après un tête à tête avec le chef de l’État congolais, Denis Sassou Nguesso, à Brazzaville, s’est exprimée au palais de la Renaissance appelant ses concitoyens au calme. Elle a également décrété un deuil de trois jours pour rendre hommage aux victimes de l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima, point d’orgue d’une semaine de violences.
Pressions
Dimanche, trois jeunes musulmans du quartier Pk5 à Bangui sont enlevés puis mutilés. Les habitants du dernier bastion musulman de la capitale centrafricaine décident alors de répliquer. Lorsque, mercredi, un groupe d’anti-balaka infiltrés dans le camp de déplacés de l’église Notre-Dame de Fatima attaquent le PK5, des hommes en armes les attendent et les pourchassent jusque dans la cour de l’église. Le lourd bilan fait état d’au moins 15 morts dont un prêtre italien.
Certaines sources imputent ce regain de tensions à l’incertitude qui entoure le remaniement ministériel. Annoncé il y a plus d’un mois, le gouvernement tarde a être formé. "Certains pourrissent la situation pour mettre la pression en espérant obtenir un poste en retour", estime un conseiller de la présidente. À la demande de la communauté internationale, Catherine Samba-Panza a consulté ses pairs de la sous-région. Ces derniers ont demandé des ajustements, ce qui expliquerait en partie ce retard, poursuit le conseiller.
Dans le même temps, la présidente a d’ores et déjà annoncé à certains ministres, comme ceux de la Défense et de la Sécurité, qu’ils ne feraient pas partie de la nouvelle équipe.
JA

30/05/14 Sénégal : le procès de Karim Wade débutera le 31 juillet

Karim Wade, fils de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, sera jugé le 31 juillet. Il est soupçonné d’enrichissement illicite à hauteur de 178 millions d’euros.
Le procès pour "enrichissement illicite" de Karim Wade, fils de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, débutera le 31 juillet. "L’audience sera publique. Tout le monde pourra y assister", a ajouté une source au ministère de la Justice. Il spéciale était initialement prévu en juin.
La date du 31 juillet "est confirmée", a indiqué un des avocats de Karim Wade, El Hadj Amadou Sall. Le montant des sommes suspectes qu’aurait acquises Karim Wade est de 178 millions d’euros, selon lui.
Karim Wade avait été inculpé et écroué pour six mois le 17 avril 2013 à Dakar, accusé d’avoir acquis de manière illicite divers biens, dont des sociétés, des terrains et des véhicules, estimés à 1 milliard d’euros.
Mais, de plus d’un milliard d’euros, le montant des sommes supposées avoir été acquises illégalement a été ramené à 178 millions d’euros. Karim Wade a affirmé que les poursuites engagées contre lui étaient "politiques et fantaisistes".
Selon ses avocats, ces poursuites visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2017 face à l’actuel chef de l’État, Macky Sall.
La juridiction spéciale chargée de le juger, la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a été réactivée par Macky Sall après son élection en mars 2012 face à Abdoulaye Wade.
Ce dernier, âgé de 87 ans, est rentré au Sénégal le 26 avril après deux ans d’absence, en grande partie pour y soutenir son fils.
(Avec AFP)

29/05/14 Patrimoine Batie : le RPG Arc-en-ciel soutien l’Agent judiciaire de l’Etat

Dans une déclaration le RPG Arc-en-ciel a dans une déclaration apporté son soutien à l’Agent judiciaire de l’Etat après la publication par ce dernier, de la liste provisoire du patrimoine immobilier. Lisez

DÉCLARATION — Suite à la publication de l’audit du patrimoine immobilier, consécutive aux reformes touchant le foncier domanial de l’Etat, la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel a relevé plusieurs actes de prévarications dans ce secteur.

Ainsi, elle tient dans un premier temps à saluer et encourager tous les cadres des services techniques concernés par cette traque des biens mal acquis et usurpés au peuple martyr de Guinée, dans un second temps, elle condamne et flétrit avec la dernière énergie, les agissements très suspects de certains fils et filles de la Guinée, peu attachés au respect de la chose publique (sacrée pour tout patriote).

En effet, c’est ici le lieu pour elle, d’apporter avec empressement et détermination tout son soutien à Monsieur l’Agent Judiciaire de l’Etat, résolument engagé dans la noble lutte contre les prévaricateurs des biens de la République.

Aussi, c’est avec indignation et forte commisération pour notre peuple, que la Cellule par voie de presse a suivi les arguties développées en vain par un des mis en cause.

N’est-il pas utile de rappeler à celui-ci, qu’en tout point de vue, son droit de propriété n’est nullement établi sur ce domaine public?

En rabibochant de telles allégations sordides, n’a-t-il pas implicitement, lui-même, prouver à la face du monde qu’il est et demeure un acquéreur de mauvaise foi ?

Lesdits services techniques ont – ils besoin d’apporter des preuves contre quelqu’un qui, sans équivoque et par maladresse, vient de passer à l’aveu en expliquant lui-même les conditions illégales, douteuses et très ténébreuses de la farfelue procédure d’acquisition de ce vaste domaine situé dans l’un des endroits les plus chers de notre pays qu’est : le quartier très résidentiel et chic de la Minière ?

Que représentent trente cinq mille dollars (35.000 $ us) par rapport à l’étendue des vastes terres confisquée au peuple? De toute évidence, ce Monsieur aurait beaucoup eu à gagner en sagesse, s’il continuait à tenir au secret (pour lui-même), un tel vil prix, mais en Guinée, le ridicule ne tue pas.

Par ailleurs, même si pas inadvertance, le transfert de propriété s’était opéré, ho ! Combien de fois, la valeur vénale de ce domaine public aurait été à dessein sous évaluée ?

Le plus crétin des juges n’allait-il pas reconnaitre sans fioriture, qu’il y a forte lésion ?

A présent, de l’avis général de certains spécialistes, la seule préoccupation qui sied pour nos services techniques compétents, est d’orienter sans délai, les recherches et les investigations aux fins de ressortir la commission du dol afin d’opérer le rapide passage du dossier du civil en pénal.

Aussi, par souci de légalité, nos lectures nous ont amené à consulter quelques documents juridiques y afférents. A ce niveau, nous avons relevé dans le code foncier domanial sans équivoque, une précieuse disposition qui tranche cet acte dans le vif, article 101 : « les biens du domaine public sont inaliénables et imprescriptibles ».

De tout ce qui précède, il est clair que ces leaders politiques impliqués et mis en cause dans cet autre contentieux de l’Etat, doivent accepter de se tenir dans les dispositions pouvant permettre au vaillant peuple d’être rétabli immédiatement dans ses droits bafoués. Messieurs ! Restituez donc au peuple, ses terres confisquées!

En tout état de cause, c’est un autre nouveau front ouvert par le changement tant prôné et incarné par le Professeur Alpha CONDE, premier Président démocratiquement élu de la Guinée. Tout cela s’inscrit dans le cadre de son souci permanent et constant de l’amélioration des conditions de vie de ses mandants.

Enfin, il est de notoriété publique qu’en Guinée, ces deux (02) dernières décennies, le peuple a été soumis à des prévarications en tout genre. C’est donc une aubaine et un devoir en vers les futures générations de mener cette traque pour la récupération de nos biens collectifs spoliés par les anciens pontes de notre République. Protéger nos biens, dénoncer, combattre et mettre hors d’état de nuire les usurpateurs des biens du peuple, voilà les seuls leitmotivs qui doivent orientés notre action collective.

Vive le changement !

Vivement la récupération des biens du peuple !’’

Conakry le 27 mai 2014

La Cellule de Com

29/05/14 Affaire projet coton: « Mon procès était une pure machination orchestrée par des individus mal intentionnés et déterminés à nuire à ma réputation »ces propos sont de Dr Ousmane Doré

Dans l’affaire projet Coton, l’ancien ministre de l’Economie et des finances Dr Ousmane Doré a appelé les Guinéens à livrer une bonne guerre. Celle qui consiste à résoudre le paradoxe guinéen au lieu d’exceller dans des règlements de compte. Voici donc l’intégralité de la déclaration de Dr Doré au sorti du procès.

"C’est avec une profonde consternation et une totale indignation que j’ai appris le 11 mars dernier par voie de presse la décision du tribunal de première instance de Kaloum prononçant une condamnation grave à mon endroit dans le cadre de l’affaire dite du projet coton. Ma consternation était d’autant plus profonde que je n’avais auparavant ni été notifié de la charge retenue contre moi encore moins informé de l’instruction d’un dossier me concernant.

Aussitôt que j’ai appris la décision, j’ai commis depuis Abuja les services d’un collectif d’avocats représentés ici par Me. Mory Doumbouya et Me. Amara Bangoura afin de m’aider à comprendre les dessous de cette décision du tribunal. C’est alors que j’ai appris que la décision du juge a été rendue par défaut, suite à une ordonnance de renvoi du juge d’instruction indiquant que j’étais en fuite. Au regard des vices de procédures relevés, mes avocats ont immédiatement fait opposition à la décision afin de l’anéantir et me donner l’opportunité de venir me faire entendre par le juge.

C’est dans ce cadre donc que je suis arrivé à Conakry depuis le 11 avril dernier pour contribuer à la manifestation de la vérité dans cette affaire. Faisant confiance à la justice de mon pays, j’ai tenu à venir en ma qualité de prévenu afin d’apporter des éclaircissements sur les charges infondées et concoctées à dessein contre ma personne. C’est pourquoi, j’avoue n’avoir été nullement inquiet et ai su donc resté serein étant confiant que la vérité triomphera.

Il n’est donc pas surprenant qu’à la suite des auditions et débats contradictoires, le tribunal soit parvenu au verdict me disculpant de toutes les charges et allégations. Je me réjouis encore plus de savoir que cette décision a été rendue par le même juge, qui après avoir examiné les faits concrètement a trouvé que rien dans ce dossier ne justifiait mon inculpation et confirmant ainsi l’avis du procureur qui a requis mon renvoi des fins de la poursuite pour délit non constitué. Je remercie le tout-puissant Allah de les avoir guidé et donné la sagesse de dire le droit dans cette affaire.

Il va sans dire que ce procès a mis à nu l’extrême légèreté qui a caractérisé l’instruction du dossier. Sans pour autant verser dans des spéculations béantes, je peux vous dire que j’ai toutes les raisons de croire qu’il s’agissait d’une pure machination orchestrée par des individus mal intentionnés et déterminés à nuire à ma réputation. Ce qui explique la ruée médiatique qui a suivi la décision par défaut du 11 mars dernier avec parfois des affirmations gratuites telles que ma supposée fuite du pays ou mon apparent exil au Canada. Au passage, permettez-moi de vous dire que je ne peux nullement fuir ce pays que j’aime tant et que je visite au moins une fois par trimestre depuis mon départ d’ici en Mai 2009. Je ne suis ni en exil ni à l’aventure. Je suis un haut fonctionnaire international représentant son institution (la BAD) dans le plus grand pays de l’Afrique à Abuja depuis juin 2011.

Ces agissements contre un individu dont le seul crime est d’avoir sacrifié sa carrière internationale pour répondre à l’appel de sa patrie, sont malsains et resteront un combat de Sisyphe. Mon image bâtie sur plus de 20 ans d’expérience au FMI, à la BAD, en passant par l’Université de Harvard, ne saurait être ternie par de tels acharnements malveillants. Ma détermination à défendre ici comme partout ailleurs dans le monde, les couleurs de cette nation qui m’a tant donné et dont j’ai tant à offrir, est inébranlable et ne peut être que galvanisée par de telles épreuves.

En acceptant de venir ici en 2007 après une longue carrière au FMI pour servir dans les fonctions de Ministre de l’économie, des finances et du Plan, j’étais animé d’un seul souci, celui de mettre mes compétences au service de la nation pour aider à la résolution de la crise socio-économique qui avait paralysé notre pays. Fidel à cette mission, j’ai inlassablement mis en œuvre des réformes importantes qui ont permis la restauration du cadre macroéconomique et le retour de la confiance des partenaires au développement, au point que notre pays est arrivé à deux doigts du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2008 ; le taux d’inflation a été ramené de 40% à fin-2006 à moins de 10% en 2008 ; le franc Guinéen s’est redressé très fortement ; et la croissance est repartie à 4,5-5%. Ces efforts louables m’ont valu d’être décoré de la haute distinction honorifique de commandeur de l’ordre national du mérite pour services rendus à la nation.

Permettez-moi de passer le message suivant. Notre pays vient de loin mais il a encore du chemin à faire pour réussir son émergence économique et gagner le pari du développement durable et harmonieux. Nous restons encore confrontés à de nombreux défis qui nécessitent une optimisation rationnelle de nos ressources humaines, car la prospérité tant aspirée par les Guinéens ne se réalisera que par le génie créateur des hommes et femmes de ce pays. Pour ce faire, il est déplorable et insensé de savoir que des Guinéens peuvent se tourner contre des Guinéens pour assassiner leur caractère à travers les mensonges, les calomnies, et les accusations gratuites. Cela n’est pas de bonne guerre.

La bonne guerre entre nous est celle qui doit concourir à la résolution du paradoxe Guinéen, à savoir la coexistence d’une forte pauvreté avec le vaste potentiel naturel et humain dont nous disposons. Nous devons donc chercher à promouvoir la culture de l’excellence et de la concurrence; cultiver l’amour du prochain et l’esprit de tolérance. Ce n’est qu’à ce prix que nous poserons véritablement les fondements d’une société prospère.

Pour terminer, je voudrais ici exprimer ma gratitude au Président de la BAD, Dr. Donald Kaberuka qui a bien voulu me faire confiance en m’accordant le temps nécessaire pour venir clarifier cette affaire. Je remercie tous mes parents et amis ici à Conakry, Mamou, Oulada et Lola, pour avoir gardé leur foi en moi et prié pour ma protection. Mes remerciements vont aussi à tous mes collaborateurs et collègues de service à Abuja, Tunis, Abidjan, Paris, Boston, et Washington DC pour leur soutien moral indéfectible à mon endroit durant ces 3 derniers mois".

Conakry le 27 mais 2014

Dr. Ousmane Doré

Directeur des Opérations pour le Nigeria

Banque Africaine de Développement

Abuja, Nigeria

29/05/14 Fièvre Ebola : Dubréka touché avec deux cas enregistrés dont un décès.

Après les préfectures de la Guinée forestière, Dinguiraye, Dabola, Télimélé et Boffa, la liste continue de s’allonger.
Deux cas de fièvre hémorragique Ebola viennent d’être enregistrés dans la préfecture de Dubreka, plus précisément dans le village de Magnakhoun, sous préfecture de Khorira.
Selon les informations donner par la division prévention et lutte contre la maladie, les deux victimes sont des coépouses qui auraient fuient le traitement à Conakry pour aller à leur village. Leur époux est mort de la fièvre hémorragique Ebola à Conakry.
M’mahawa Soumah a succombé à la maladie tandis que sa coépouse Mayény Sylla quant à elle se trouverait actuellement sous traitement.
guineediversite.com

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