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04/06/14 Côte d’Ivoire – FPI : Affi N’Guessan à la conquête du Nord, avant de rencontrer Simone Gbagbo

Opération séduction pour le FPI. Depuis lundi, le président du parti de Laurent Gbgabo, Pascal Affi N’Guessan, a entamé une tournée dans le nord de la Côte d’Ivoire afin de rencontrer les populations de la région. Il rendra également visite vendredi à Simone Gbagbo, toujours en résidence surveillée à Odienné.
Cela ressemble à une tournée en territoire hostile. Depuis lundi 2 juin, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a débuté une tournée de remobilisation des populatins du nord de la Côte d’Ivoire, notamment dans la région du Bafing, longtemps dominée par l’ex-rébellion des Forces nouvelles pro-Ouattara.
Lors d’un meeting à Ouaninou, le chef de l’opposition ivoirienne a déclaré que le parti fondé par Laurent Gbagbo n’avait jamais été hostile aux populations du Nord. "Le FPI n’est pas contre les gens du Nord, bien au contraire nous pensons que ce sont tous les enfants du pays, réconciliés entre eux, qui pourront le relever", a-t-il indiqué, cité par abidjan.net.
"Pendant la crise, les uns sont morts par la maladie et les autres par la guerre. Il faut que nous venions vous voir pour que vous sachiez que nous ne vous avons pas oubliés", a ajouté l’ancien Premier ministre, mis en minorité, dimanche 1er juin, lors d’un vote du comité central de son parti sur la levée du boycott du recensement de la population. Il a réaffirmé que le mot d’ordre du FPI était "la libération de tous les prisonniers politiques, le retour des exilés" ou encore "le dégel des avoirs" des anciens partisans de Laurent Gbagbo.
Rencontre avec Simone Gbagbo vendredi
Le point d’orgue de la visite de pascal Affi N’Guessan dans le Nord aura lieu vendredi 6 juin, à Odienné. Le président du FPI y rencontrera Simone Gbagbo, qui y est détenue depuis trois ans.
La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, pour crime contre l’humanité lors de la crise postélectorale. Elle est aussi poursuivie par la justice ivoirienne pour génocide
JA

04/06/14 Dans le nord du Cameroun, les lycéennes redoutent d’être enlevées

"J’ai trop peur que les Boko Haram arrivent dans notre établissement pour nous kidnapper": comme Sidonie Dimissigue, des dizaines d’élèves du lycée de Fotokol, dans l’extrême nord du Cameroun, vivent dans la terreur d’un scénario à la nigériane.
Au total, 276 filles ont été enlevées le 14 avril dans leur lycée du nord-est du Nigeria par le groupe islamiste Boko Haram ("L’éducation occidentale est un péché"), provoquant une immense émotion dans le monde entier. Aujourd’hui, 219 adolescentes restent captives.
La psychose gagne désormais le Nord-Cameroun frontalier, et en particulier les jeunes filles du lycée de Fotokol, situé à quelques centaines de mètres seulement de la ville nigériane de Gamboru, où les islamistes ont massacré 300 personnes début mai, selon des sources locales.
"Au premier trimestre, je suivais bien les cours, mais depuis qu’ils ont enlevé les filles au Nigeria, je suis perturbée", raconte à l’AFP Sidonie, 15 ans, une jeune fille de confession chrétienne.
"Les idées se bousculent dans ma tête. J’en parle avec papa dans l’espoir d’être apaisée", explique-t-elle.
Aïssatou Iyabete, 19 ans, élève en classe de seconde, dit aussi avoir "peur, parce qu’ils ont dit qu’ils allaient venir à Fotokol".
A l’approche de la fête nationale de la jeunesse, le 20 mai, des rumeurs selon lesquelles les islamistes planifiaient une attaque avaient circulé dans la ville, provoquant une panique générale. Mais il ne s’est finalement rien passé.
– "détruire l’avenir des filles" –
L’enlèvement des lycéennes au Nigeria a cependant bouleversé les comportements des collégiennes et lycéennes de Fotokol, notamment pour les cours de soutien, suspendus un temps.
"Nous avons attendu deux à trois semaines avant de reprendre les cours dans les groupes d’étude", souligne Alice Kouvou, lycéenne de 20 ans.
"Nous avions peur d’être kidnappées. Cette peur est toujours là", confie-t-elle.
"Mes parents qui vivent dans une autre ville m’ont demandé de quitter Fotokol, disant que ça ne servait à rien de perdre sa vie à l’école", affirme la jeune fille. Mais elle a choisi de rester malgré tout.
Alice Kouvou craint aussi que le rapt des lycéennes nigérianes puisse "radicaliser les parents musulmans", qui déjà "n’aiment pas envoyer leurs enfants à l’école", surtout les filles.
La région de Fotokol, où vit une grande majorité de musulmans, fait partie des zones sous-scolarisées de l’Extrême-Nord camerounais.
Toutes ces lycéennes condamnent les agissements des islamistes armés nigérians. Pour Joceline Ada, 15 ans, élève en classe de 3e, ce que fait Boko Haram "n’est pas bien parce qu’ils veulent détruire l’avenir de ces filles".
"L’éducation de la jeune fille est une priorité. L’acte des islamistes n’est pas tolérable", condamne aussi Sidonie Dimissigue. "Ils ont tort de marier les filles et de les islamiser par force". "Personne n’a le droit d’imposer une religion à une autre personne", juge-t-elle.
Dans une vidéo, le groupe islamiste, qui a revendiqué ce rapt sans précédent, avait affirmé avoir converti à l’islam les lycéennes et vouloir les marier de force.
Quelque 300 soldats et gendarmes camerounais ont été déployés dans la ville ces derniers jours pour lutter contre la menace Boko Haram.
JA

03/06/14 Le Mali inflige une amende de 10 millions d’euros à Orange

Le régulateur télécoms malien vient d’infliger une amende de 6,856 milliards de F CFA (environ 10,4 millions d’euros) à la filiale locale du groupe télécoms Orange. L’opérateur a été sanctionné pour utilisation illégale de la bande passante mobile, dans le cadre du service "Douba".
L’Agence malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP) du Mali a imposé une sanction financière de 6,856 milliards de F CFA (environ 10,4 millions d’euros) à Orange Mali pour violation de la réglementation en vigueur dans le secteur des télécoms, rapporte l’agenceReuters. Le litige porte plus précisément sur la commercialisation par l’opérateur du service "Douba", qui permet d’utiliser la bande passante mobile à partir d’un téléphone fixe. Une offre "hybride" jugée contraire au cahier des charges de l’opérateur télécoms, selon l’AMRTP.
6,86 milliards de F CFA
La sanction, communiquée à Orange Mali le 22 mai, n’a été rendue publique que le 30 mai dernier, au cours d’une conférence de presse organisée par Choguel Maiga, directeur général de l’organe de régulation.
De son côté l’opérateur télécoms réfute les accusations de l’AMRTP et maintient que le service incriminé respecte la législation malienne. Sekou Dramé, directeur adjoint de la gestion chez Orange Mali, a indiqué que l’opérateur comptait faire appel.
"Orange Mali ne se permettrait pas d’enfreindre la loi dans le pays", a-t-il déclaré, rapporte l’agence de presse, avant d’affirmer que le service "Douba" est "commercialisé dans le respect des lois en vigueur dans le secteur".
Résultats
Leader avec 64% de part marché et 10,8 millions d’abonnés, en 2013, Orange Mali a enregistré un chiffre d’affaires de 220 milliards de F CFA, pour un résultat net de 74 milliards de F CFA. Le groupe Sonatel, qui rassemble les activités d’Orange au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau et en Guinée a enregistré sur la même période un chiffre d’affaires de 738 milliards de F CFA, pour un bénéfice de 190 milliards de F CFA.

Source Jeune Afrique

03/06/14 Ebola : Des chercheurs américains percent le secret

Des chercheurs américains de l’Université de Virginia School of Medicine ont découvert comment le virus Ebola « trouve son chemin » dans le cytoplasme des cellules.
Fondamentalement, la nouvelle constatation permet d’expliquer comment le virus trouve son chemin ou sa trajectoire dans les cellules, offrant une meilleure visualisation à être utilisée dans la lutte contre Ebola. Après que le virus soit englouti par la cellule, il est contenu dans une vésicule où il ne peut pas nuire. Mais Ebola échappe rapidement à la vésicule ,Les scientifiques ont compris comment.
« S’il restait dans la vésicule, ça ne serait pas vraiment un problème. La cellule peut le digérer » a déclaré, Lukas Tamm du Département de physiologie moléculaire
« Mais, il s’échappe de cette vésicule interne et s’introduit dans le corps de la cellule, et c’est là que le danger commence »
En fusionnant sa propre membrane avec la membrane de la vésicule cellulaire, ce qui permet à l’ARN (molécule biologique) du virus de rentrer dans la cellule pour se répliquer, et cela constitue la cause essentielle des ravages des cellules. Ebola, comme la plupart des virus, est capable de transformer la cellule qu’il infecte en « une usine de production de virus » mais beaucoup plus rapidement et fatalement que la moyenne des grippes.

Tamm et son équipe ont non seulement compris comment le processus d’infection fonctionne, ils ont également déterminé la manière de desserrer la « main tendue ». En identifiant les acides aminés dans Ebola qui doivent être présents pour que l’action « de rencontre » puisse se produire. Tamm a déclaré que lorsque le virus se rapproche d’une cellule, cela ressemble davantage à une main tendue.
Apprendre comment arrêter le processus de la main tendue est un énorme pas pour arrêter le virus Ebola de se propager.
« Une fois que vous avez visualisé les changements de la forme moléculaire que ces structures subissent lors de l’entrée dans la cellule, vous pouvez savoir quelles molécules ou médicaments anti- viraux potentiels pourraient interférer avec le processus de contact » , a ajouté Tamm. « Vous avez ces contacts qui doivent être faits afin que le rapport soit effectif – si vous pouvez trouver une molécule qui jette une clé dans les rouages de ce mécanisme, vous pouvez réellement bloquer l’établissement d’un rapport direct »

References: medicalxpress

Sources : University of Virginia

03/06/14 Elections au Burundi: Onu, UA, UE, Etats-Unis dénoncent des "entraves aux libertés"

Plusieurs hauts diplomates en charge des Grands-Lacs ont dénoncé, dans un communiqué reçu mardi, les "entraves aux libertés" et aux activités de l’opposition au Burundi, où des élections générales cruciales sont prévues en 2015.
L’envoyée spéciale de l’ONU Mary Robinson, le représentant spécial de l’Union africaine Boubacar Diarra, le coordinateur spécial de l’Union européenne Koen Vervaeke et l’envoyé spécial américain Russ Feingold ont rencontré au cours du week-end le président burundais à Bujumbura.
Dans leur communiqué commun, ces diplomates se sont dit "très préoccupés par les restrictions de l?espace politique et des libertés civiles qui entravent les activités de l?opposition, de la société civile et des médias, à l’approche des élections de 2015".
Ils ont dénoncé "des mesures visant à entraver le processus électoral et empêcher la pleine participation de toutes les parties prenantes", qui risquent de remettre en cause "les progrès" ayant permis au Burundi de "surmonter une histoire faite de conflits".
"A l’approche des élections, les médias et la société civile doivent être libres de parler et de se prononcer sur l’ensemble du processus électoral", ont souligné les diplomates, rappelant que "tous les partis et acteurs politiques doivent avoir une chance égale de participer au processus".
"Tout effort visant à empêcher les réunions, à intimider les participants ou à fragiliser l’action de l’opposition met en péril le processus électoral et va à l’encontre de l’engagement exprimé par le gouvernement burundais pour la démocratie", ont-ils expliqué.
L’histoire du Burundi est jalonnée de massacres ethniques et le pays a connu une meurtrière guerre civile entre 1993 et 2006.
Le précédent scrutin de 2010 avait été boycotté par la quasi-totalité des partis politiques, à l’exception du CNDD-FDD, parti présidentiel majoritairement hutu, et de l’Uprona, principal parti tutsi.
Le récent retrait de l’Uprona du gouvernement a plongé le pays dans une crise politique et fait craindre une résurgence des tensions ethniques à l’approche du scrutin de 2015, lors duquel le président Nkurunziza a l’intention de briguer un troisième mandat, bien que la Constitution l’en empêche théoriquement.
Le Parlement a en outre rejeté récemment un projet de réforme constitutionnelle qui menaçait de rompre le fragile partage du pouvoir entre hutu et tutsi, consacré par les accords de paix ayant mis fin à la guerre civile.
Les observateurs s’inquiètent en outre d’informations faisant état de distributions d’armes aux jeunes du parti au pouvoir, ce que dément Bujumbura.
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JA

03/06/14 Alpha Condé aux habitants des quartiers Kaporo et Kobaya : « vous voulez des routes et du courant, pour le faire il faut casser des maisons »

Les jeunes du quartier Kobaya ont manifesté lundi pour dénoncer le non respect des promesses tenues par la société Chinoise Plazza Diamant. Cette société construit vous le savez des logements sociaux sur l’axe Kipé –Kobaya. Non loin de là, le Président guinéen inaugurait lundi 2 juin 2014 la station d’atterrissement du câble sous marin à fibre optique à Kipé. Dans son discours, le Président guinéen n’a pas manqué de répondre à ces jeunes manifestants du quartier Kobaya.
« Vous voulez des routes, vous voulez du courant, pour faire tout ça, il faut casser des maisons. L’essentiel est que les gens soient indemnisé » a déclaré le Professeur Alpha Condé.
Selon le Chef de l’Etat, à Kobaya, des gens ont acheté des terrains à vil prix en trompant les autochtones. « Ces terrains nous allons les récupérer et les rembourser ce faible prix qu’ils ont payés » a menacé le Président guinéen, avant de pointer un doigt accusateur sur certaines personnes qui selon lui, ne sont pas de Kobaya mais qui viennent manipuler les habitants du quartier pour semer la pagaille. « Je préviens ! Tous les fauteurs de trouble qui ne sont pas de Kobaya, ils subiront toutes les rigueurs de la loi » a martelé Alpha Condé.
Le Président guinéen a conclu en promettant de recevoir les habitants du quartier Kobaya et les
Responsables de la société Plazza Diamant ce, en vue de mettre en œuvre et pour procéder à l’indemnisation des citoyens concernés.
Bah Kouré

03/06/14 Nigeria : à Abuja, la police interdit les manifestations de soutien aux lycéennes enlevées

Une manifestation de soutien aux lycéennes enlevées au Nigeria. © AFP
Au lendemain de l’explosion d’une bombe dans le nord-est du pays lors d’un match de football, la police nigériane a annoncé lundi l’interdiction à Abuja de toute manifestation de soutien aux quelque 200 lycéennes enlevées par Boko Haram. Raison invoquée : le risque d’attentats.
Face à la multiplication des attaques ces derniers mois à travers le pays, la police nigériane a annoncé, le 2 juin, l’interdiction des manifestations qui, sous le cri de ralliement "Bring Back our Girls" ("Ramenez nos filles"), se succèdent à Abuja comme dans d’autres villes du pays depuis le rapt du 14 avril à Chibok. Une décision qui intervient au lendemain d’un attentat à la bombe dimanche soir dans le Nord-Est.
C’est "pour des raisons de sécurité", a indiqué Altine Daniel, le porte-parole de la police dans la capitale fédérale, sans plus de détails.
Décision illégitime ?
Les organisatrices des protestations ont contesté la légitimité de cette mesure, s’interrogeant sur une éventuelle motivation politique, mais le chef de la police Joseph Mbu a affirmé que l’interdiction répondait à la menace d’infiltration d’"éléments dangereux" pouvant commettre des attentats.
Sur Twitter, la responsable des manifestations, Oby Ezekwesili, a asséné qu’il n’y avait "pas du tout" de "base" pour "interdire un rassemblement pacifique" à Abuja. "Cette décision est folle", a réagi de son côté l’avocat des organisatrices, Femi Falana, assurant qu’elle allait être contestée en justice "aussi vite que possible".
Un nouveau rassemblement doit tout de même se tenir mardi dans la capitale fédérale, selon une porte-parole des organisations de soutien aux lycéennes enlevées.
(Avec AFP)

02/06/14 Guinée : le Président Alpha Condé inaugure la station d’atterrissement du câble sous marin ACE

Le Président guinéen Alpha Condé a inauguré ce lundi la station d’atterrissement du câble sous marin ACE, situé à Kipé dans la commune de Ratoma.
La cérémonie à regroupé les membres du gouvernement, quelques présidents des institutions républicaines et les opérateurs de télécommunications. L’inauguration de cette station d’atterrissement de la fibre optique permet ainsi à la Guinée de se connecter sur l’auto route mondiale des télécommunications à haut débit et à moindre coût.
La gestion des capacités allouées et la maintenance des infrastructures de télécommunications liés au système de câble sous marin en Guinée, est assurée par la Guinéenne de Large Bande (Guilab). Une société anonyme née du partenariat publique-privée entre l’Etat guinéen et les opérateurs de télécommunications.
Pour son Directeur Général, Mohamed Diallo, la mission de la Guilab est de mettre à la disposition des opérateurs des télécommunications des infrastructures et des services de large bande nécessaire pour assurer à l’ensemble des utilisateurs une connectivité de qualité et garantir par l’impacte positives des NTIC, un développement social durable pour l’ensemble du pays.
Le ministre d’Etat des postes, des télécommunications et des NTIC a pour sa par déclaré que l’inauguration de cette station d’atterrissement est un évènement historique pour la Guinée. Cependant, Oyé Guilavogui reconnait tout de même que la Guinée ne s’arrête pas à Conakry. C’est pourquoi selon lui, le déploiement de la fibre optique à l’intérieur du pays à travers 4 milles km constitue le principal défit de son gouvernement dans les prochains jours.
Président la cérémonie inaugurale, le Chef de l’Etat guinéen s’est félicité de l’atteinte de cet objectif qui, selon lui, a non seulement un caractère social mais aussi, une vocation économique de grande portée. Alpha Condé a également insisté sur la nécessité de déployer la fibre optique à l’intérieur du pays. Pour lui, les citoyens des zones rurales, enclavés doivent bénéficier des mêmes avantages que ceux de Conakry et des grandes régions.
Il est à noter que l’Etat guinéen détient 52, 55% des actions de Guilab. Le reste se divise entre les sociétés Orange-Guinée (26,25%), Areeba-MTN Guinée (7,2%), ETI-SA (5,09%), Cellcom- Guinée (2,55%), Mouna Group Technology (2,55%), Intercel-Guinée (1,27%), Skyvision Guinée (1,27%) et VDC Telecom (1,27%).
Ce câble sous marin à fibre optique long de 17 milles Km, relie 17 pays dont la Guinée à l’Europe.
Bah Kouré

02/06/14 La FAO réclame une aide d’urgence pour la Somalie

L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) sollicite une aide d’urgence pour la Somalie estimée à 18 millions de dollars afin de répondre aux besoins alimentaires les plus pressants, indique-t-elle lundi.
"Le retard des pluies et les conditions météorologiques capricieuses en Somalie ont suscité des préoccupations quant à l’aggravation de la situation de la sécurité alimentaire", explique l’organisation dans un communiqué.
Suite aux mauvaises dernières récoltes, les stocks de vivres s’épuisent et les prix s’envolent: dans les principales zones de production du sud, précise la FAO, les prix au détail du maïs et du sorgho ont flambé en avril de 60% à 80% par rapport à l’an passé à la même période.
La situation est exacerbée par les conflits et l’insécurité qui règne dans ce pays de la côte orientale de l’Afrique, en particulier dans les zones méridionales et centrales.
"Les populations de Somalie ne peuvent se permettre d’attendre l’issue de la prochaine récolte. Elles ont besoin d’une aide d’urgence pour améliorer leur sécurité alimentaire et préserver leurs moyens d’existence, dont la majorité dépendent directement de l’agriculture", insiste Luca Alinovi, responsable de la FAO en Somalie et au Kenya.
JA

02/06/14 Mondial 2022 au Qatar : qui sont les principaux dirigeants du foot africain accusés de corruption ?

Selon le "Sunday Times", le Qatari Mohamed Bin Hammam, ex-membre du Comité exécutif de la Fifa, a versé d’importants pots-de-vin aux dirigeants du football africain pour s’assurer de leur soutien en vue de l’organisation de la coupe du monde 2022. "Jeune Afrique" a relevé pour vous les principales personnalités africaines impliquées dans cette vaste affaire de corruption.
L’enquête du Sunday Times sur l’attribution du Mondial 2022 au Qatar est une bombe pour le football africain. Selon le journal britannique, le riche émirat gazier a versé des pots-de-vin à la quasi-totalité des dirigeants de fédérations africaines pour gagner leur soutien en vue de l’organisation du plus gros évènement sportif de la planète.
Pendant plus de deux ans, de juin 2008 à décembre 2010, le haut responsable qatari Mohamed Bin Hammam aurait distribué des centaines de milliers de dollars aux gouvernants du football continental. Objectif : les rallier à la candidature de son pays pour l’organisation de la coupe du monde 2022. Le Sunday Times indique être en possession de milliers de courriels et d’autres documents attestant de présumés versements d’argent. Une première série, publiée sur le site du journal, comporte des noms africains biens connus des amateurs de ballon rond : Issa Hayatou, Jacques Anouma, ou encore George Weah.
D’après le journal londonien, Bin Hammam, alors membre du Comité exécutif de la Fifa et président de la Confédération asiatique, se servait de caisses noires pour financer son circuit de corruption. Ces importantes sommes d’argent étaient directement remises, en cash ou par virement bancaire, aux dirigeants des fédérations africaines. Elles pouvaient aussi servir à des voyages tout frais payés en Malaysie ou au financement de soirées caricatives sur le continent.
Jeune Afrique a lu l’enquête de ses confrères britanniques avec attention. Voici une synthèse des principales personnalités du football africain mentionnées dans cette vaste affaire de corruption qatarie.
• Anjorin Moucharafou
Le président de la Fédération béninoise de football et membre du comité éxécutif de la CAF aurait fait partie, avec 24 autres dirigeants africains, d’un premier voyage tout frais payés organisé par Bin Hammam en juin 2008 à Kuala Lumpur, en Malaysie. D’après le Sunday Times, environ 200 000 dollars en cash ont été distribués aux invités. À l’issue du voyage, le lobbyiste qatari aurait ordonné à son équipe de faire un virement direct à Moucharafou et trois autres délégués africains.
• Lydia Nsekera
La présidente de la Fédération burundaise et première femme membre du comité éxécutif de la Fifa aurait quant à elle fait partie d’un second voyage payé par Bin Hammam à Kuala Lumpur, en octobre 2008. Les quarante invités, tous issus du continent, auraient chacun reçu 5 000 dollars à leur arrivée. Ils auraient aussi trouvé un sac Nike remplis de cadeaux dans leurs chambres d’hôtel cinq étoiles.
• Général Seyi Memene
Selon le Sunday Times, le général togolais Seyi Memene, vice-président de la CAF, a reçu un virement de 22 400 dollars de la part de Bin Hammam pour financer un pélerinage à La Mecque avec sa femme en novembre 2008.
• Seedy Kinteh
En juin 2009, Seedy Kinteh, président de la Fédération gambienne de football, participe au congrès annuel de la Fifa à Nassau, au Bahamas. Mohamed Bin Hammam est également présent pour poursuivre son entreprise de séduction autour du Mondial qatari. Le Sunday Times affirme que au Kinteh a envoyé un mail à Bin Hammam après le Congrès. "Comme nous l’avons évoqué aux Bahamas, j’ai de nouveau vraiment besoin de votre aide fraternelle. Je vous joins donc les coordonnées bancaires complètes que vous pouvez utiliser pour n’importe quel virement". Une dizaine de jours plus tard, le Gambien aurait fait parvenir un nouveau courriel à son "ami" qatari pour le remercier d’un virement de 10 000 dollars. Le journal britannique fait également état d’un autre virement de 50 000 dollars, effectué cette fois depuis le compte de la fille de Bin Hammam.
• Saïd Belkhayat
Saïd Belkhayat, ex-vice président de la Fédération royale marocaine de football, aurait lui aussi bénéficié des faveurs de Bin Hammam. Le Sunday Times publie un échange de mail dans lequel il fournirait ses coordonnés bancaires personnelles à Najeeb Chirakal, bras droit de Bin Hamman. Ni le montant ni le but de la dépense ne sont toutefois précisés.
• Issa Hayatou, Jacques Anouma et Amos Adamu
Issa Hayatou, tout-puissant président camerounais de la CAF, Jacques Anouma, président de la fédération ivoirienne, et Amos Adamu, celui de la fédération nigériane, auraient été eux aussi au centre des attentions de Mohamed Bin Hammam. Et pour cause : ces trois hommes sont alors membres du comité éxécutif de la Fifa et doivent voter, en décembre 2010, pour l’organisateur de la coupe du monde 2022.
D’après le Sunday Times, un des premiers contacts entre ces trois dirigeants de premier plan et le lobbyiste qatari remonte à décembre 2009, lors d’un nouveau voyage tous frais payés réunissant 35 présidents de fédérations africaine à Doha, au Qatar.
Quelques jours avant l’arrivée de Hayatou, Anouma et Adamu dans l’émirat gazier, trois virements de 400 000 dollars provenant du fonds "Fifa goal programme", contrôlé par Bin Hammam, auraient été versés aux fédérations camerounaise, ivoirienne et nigériane. Un autre virement de 400 000 dollars aurait également été accordé à la fédération ivoirienne pour l’année 2010. Après ce séjour des dirigeants africains à Doha, le comité de candidature du Qatar annonce début janvier 2010 un accord exclusif d’un million de dollars pour parrainer le congrès annuel de la CAF à la fin du mois en Angola.
En juin 2010, Hayatou, Anouma et Adamu se rendent en Afrique du Sud pour la coupe du monde. Présent à Johannesburg, Mohamed Bin Hammam aurait ordonné à son staff de payer les notes de ses invités. C’est ainsi qu’Hayatou aurait reçu une soixantaine de billets pour un montant total de 3 800 dollars et que près de 10 000 dollars auraient été payés pour le "diner et les chambres des membres du comité éxécutif". Dans les semaines qui suivent, Bin Hammam aurait ensuite mis le jet de l’émir du Qatar à disposition de Hayatou, Anouma et Adamu pour les rencontrer en privé à Doha ou au Caire.
• George Weah
"Mister George" n’est pas président de fédération mais il est une figure influente du football africain. D’après le journal britannique, il a également profité des largesses qataries. Lors du congrès annuel de la CAF, fin janvier 2010, en Angola, l’ancien attaquant libérien aurait envoyé un mail à Najeeb Chirakal, bras droit de Bin Hammam. "Je vous écris parce qu’après notre discussion, le président (Bin Hammam, NDLR) m’a dit de vous envoyer en urgence mes coordonnées et mon relevé d’identité bancaire". Début février, dans un autre échange de mail, Chirakal affirmerait qu’un montant de 50 000 dollars a été versé sur le compte personnel de Weah.
Source JA

02/06/14 Soudan : le gouvernement dément vouloir libérer la chrétienne condamnée à mort

Les autorités soudanaises ont officiellement démenti les informations qui circulent depuis dimanche, selon lesquelles la chrétienne condamnée à mort pour apostasie serait libérée "dans les prochains jours". Le gouvernement affirme que les déclarations attribuées la veille à un responsable ont été sorties de leur contexte.
Née d’un père musulman mais élevée dans la foi chrétienne, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée à mort le 15 mai. La Cour criminelle s’était prononcée en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan, qui interdit les conversions. Dès le début, la décision a provoqué un tollé international.
Pourtant, samedi, Aballah al-Azraq, un responsable au ministère soudanais des affaires étrangères, s’était adressé aux médias pour leur annoncer la libération de Meriam Ishag "dans les prochains jours, selon les procédures légales qui seront prises par le pouvoir judiciaire et le ministère de la Justice". Mais le ministère a indiqué dimanche que sa libération dépendait du fait qu’une cour accepte un appel déposé par ses avocats.
Une affaire qui traîne
Dans un communiqué, le gouvernement a affirmé que ce qu’ al-Azraq avait en réalité dit aux médias samedi est que "l’équipe de défense de la citoyenne concernée avait fait appel du verdict et que si la Cour d’appel jugeait en sa faveur, elle serait libérée". Dans son communiqué, le ministère ajoute que le gouvernement n’a pas à intervenir dans cette affaire. Il se dégage de toute responsabilité, et invoque pour cela l’indépendance de la justice soudanaise.
Dès samedi, le mari de Meriam Ishag, Daniel Wani, un ressortissant américain originaire du Soudan du Sud, avait déclaré qu’il ne croyait pas que son épouse serait libérée. "Personne ne m’a contacté et je ne pense pas que cela va se produire. Nous avons déposé un appel mais ils ne l’ont pas encore examiné. Donc comment est-il possible qu’ils la libèrent ?", s’était-il interrogé.

L’avocat de la jeune femme de 27 ans, Mohannad Moustapha, avait quant à lui exprimé des doutes sur le fait qu’elle soit libérée ou que les charges retenues contre elle soit abandonnées. "La seule instance qui puisse faire ça est la Cour d’appel et je ne suis pas sûr qu’elle ait le dossier complet", avait-il dit samedi. Mercredi, une audience de la cour avait déjà été reportée pour cette raison.
Accouchement en prison
Meriam Yahia Ibrahim Ishag a refusé d’abjurer sa foi chrétienne au profit de l’islam devant la Cour. Mariée à un chrétien, elle a également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère". Le Soudan, qui applique la charia, interdit le mariage d’une musulmane et d’un non-musulman et considère toute union de ce type comme un "adultère".
Selon Amnesty International, Meriam Ishag a été élevée en tant que chrétienne orthodoxe, la religion de sa mère, car son père était absent pendant son enfance. La situation de cette jeune femme de 27 ans scandalise et suscite la mobilisation à l’étranger comme au Soudan. Déjà mère d’un bébé de 20 mois, elle était enceinte lors de son arrestation et de son jugement. Elle a accouché d’une fille le 27 mai, en prison.
(Avec AFP)

01/06/14 POLITIQUE: LES COULISSES DU SÉJOUR DU PROFESSEUR ALPHA CONDÉ EN AFRIQUE DU SUD

A la faveur de son récent voyage en Afrique du Sud, à l’effet d’assister à l’investiture de son homologue Jacob Zuma, le numéro un guinéen a mis à profit son séjour au pays de Nelson Mandela pour prendre des contacts de haut niveau, mais également avec une kyrielle d’hommes d’affaires et de responsables de sociétés.

C’est justement dans cette lancée, rapportent nos sources, que le cas de l’opérateur de saisie Waymark aurait été largement débattu par le Professeur Alpha Condé et plusieurs de ses interlocuteurs.

Nombreux sont actuellement les Guinéens qui se posent la question de savoir si oui ou non l’élection présidentielle constitutionnellement prévue en juin 2015 aura effectivement lieu, tant la stratégie du Professeur Alpha Condé en matière électorale consiste à jouer aux prolongations, histoire de s’assurer vaille que vaille la victoire.

Seulement, voilà que pour la présidentielle de 2015, des observateurs non moins avertis estiment que toutes les trois options qui s’offrent au Professeur-président militeraient en sa défaveur: organiser des élections libres et transparentes pour sortir par la grande porte, ne pas organiser les élections (en signant par ricochet une perte de toute légitimité avec ses corollaires internes, non sans se faire lâcher par la Communauté Internationale) ou alors procéder carrément à un hold-up électoral.

Si la première alternative doit être totalement écartée, d’autant que le Professeur Alpha Condé qui tient mordicus à s’accrocher au pouvoir n’y trouvera guère son compte, les deux dernières pourraient, également, sonner le glas de son régime, en raison bien-entendu des risques de remous qui s’apparentent à celles-ci, au point d’en venir à une autre transition.

A en croire nos sources c’est pourtant la dernière option – frauder – qui serait en préparation par le Professeur Alpha Condé qui, bien qu’étant favorable au recrutement d’un opérateur de saisie par voie d’appel d’offre international, tiendrait à maintenir Waymark et l’actuel fichier électoral. Pour ce faire, il aurait sollicité de certains de ses interlocuteurs sud-africains, pas des moindres, l’assistance et le soutien nécessaires allant dans le sens du renforcement des capacités institutionnelles et techniques de l’opérateur controversé Waymark, à l’effet de garantir à celui-ci la faveur du marché portant sur l’organisation de l’élection présidentielle en Guinée, sans que la Communauté Internationale et l’opposition n’y trouvent à redire. A ce jour, cette machine de fraude à grande échelle serait en train d’être mise en place, au grand dam de l’opposition et de la population guinéenne. Advienne que pourra! Attendons de voir.

Mandian SIDIBE, Correspondant de www.kababachir.com à Dakar

01/06/14 Fièvre hémorragique à virus Ebola : les dernières statistiques

Selon un bilan dressé ce samedi 31 mai 2014 par le ministre de la Santé, le Colonel Remy Lamah , 178 cas de virus Ebola dont 113 décès ont été enregistrés depuis l’apparition de l’épidémie en janvier. « Conakry 44 cas ont été déclaré dont 22 Décès, pour la préfecture de Guéckédou 99 cas confirmés dont 75 morts, à Macenta 22 cas pour 11 décès. A Dabola l’on note aussi 1 cas pour 1 de décès. A Kissidougou deux cas ont aussi été pour un décès. Récemment les préfectures de Boffa et de T’élimée ont enregistré chacune 7 cas pour un décès et à Boffa 3 cas pour 2 décès » à déclaré le ministre de la Santé et de l’hygiène publique.

Le Colonel Rémy Lamah a par ailleurs estimé que c’est le manque d’information, la négligence , et le non respects des règles d’hygiènes par la population qui explique l’irruption de la maladie ces derniers jours à Téliméle, Boffa et Dubréka.
Tout de même, le Ministre rassure que toutes les dispositions sont prise par son département et ses partenaires dont l’OMS et Médecin Sans Frontière pour maitriser au plus vite la maladie.
Bah Kouré

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