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Ligue 1 : Horoya étrille Loubha et SOAR enchaîne contre la Flamme Olympique

La 4ème journée du championnat national de ligue 1 s’est poursuivi ce vendredi dans deux différents stades de la capitale.

Au stade du 28 septembre de Conakry, le Horoya AC disputait sa troisième sortie contre le Loubha et la Flamme olympique se déplaçait pour en découdre avec le SOAR Académie au stade Général Lansana Comté de Nongo.

Le Horoya a humilié le Loubha de Telemelé.

Après le nul et les victoires des deux précédentes journées, c’est le Horoya AC qui enchaîne son deuxième succès en ligue 1 ( 5-0 ) contre le Loubha de Telemelé dans un match totalement dominé par le champion en titre. Dès le coup d’envoi c’est les Matamkas qui maîtrisent le jeu face à l’adversaire, Yakouba Gnagna Barry plante un doublé avant que Boniface Haba, Salif Koulibaly et Ahmed Doumbouya ne creuse l’écart de façon définitive et maintient le Horoya dans une position confortable. Le club de Telemelé enregistre la plus lourde défaite dans cette entame de saison et son deuxième revers.

Cette seconde victoire permet le Horoya de revenir à aux 3e place avec 7 points et l’équipe du Loubha stagne au milieu du tableau avec 6 points.

Le SOAR décroche une seconde victoire et fait plonger la Flamme Olympique.

Le SOAR Académie continue son bon parcours après son succès contre le felo, les Académiciens font l’essentiel en s’imposant ( 2 -0) contre la flamme olympique. Un choc qui opposait deux équipes qui ne se font pas de cadeau depuis les saisons passées. Le SOAR prend le dessus dans cette rencontre face à la Flamme, Facinet Dos inscrit le premier but du SOAR à la 21e minute avant la pause.  À la reprise le gardien de Flamme Aboubacar Fofana loupe son contrôle et le ballon finit au fond des filets à la 47e minute. Le SOAR profite pour assurer les trois points. Almamy Soumah écope d’un carton rouge et laisse la Flamme en infériorité numérique.

Le SOAR s’installe au milieu du tableau avec 7 points et la Flamme Olympique occupe la zone de relégation avec zéro point.

Ibrahima Fatimatou Bah

Au Nigeria, Antony Blinken dresse les priorités de l’administration américaine en Afrique

Le secrétaire d’État américain effectue une tournée en Afrique. Au cours de son étape au Nigeria ce vendredi 19 novembre, Antony Blinken a annoncé que les États-Unis vont organiser un sommet dans un mois avec les dirigeants africains pour renforcer les liens avec le continent. Ce matin, devant les diplomates de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest à Abuja, Antony Blinken a prononcé un discours dressant les priorités de la diplomatie américaine en Afrique.

Selon Antony Blinken, l’administration Biden « croit fermement qu’il est temps de cesser de traiter l’Afrique comme un sujet géopolitique – et de commencer à la traiter comme l’acteur majeur qu’elle est devenue ».

« Nous ferons les choses différemment », assure le diplomate américain, face aux ambassadeurs des pays membres de la Cédéao: « Trop de fois, les pays ont été traités comme des juniors, plutôt que comme des partenaires égaux », reconnaît-il.

« Les États-Unis ne veulent pas limiter vos partenariats avec d’autres pays », explique Antony Blinken. « Nous voulons renforcer davantage nos partenariats… nous ne voulons pas que vous fassiez un choix, nous voulons vous donner des choix », poursuit le chef de la diplomatie américaine.

Sans jamais citer son concurrent chinois, Antony Blinken préfère mettre l’accent sur ce qu’il dit être des « intérêts communs » entre les États-Unis et l’Afrique : la santé, le changement climatique, la sécurité, la démocratie et la croissance. « Les Américains et les Africains partagent le désir de vivre dans des endroits où leurs droits sont respectés, où leurs voix sont entendues et où leurs gouvernements leur répondent et agissent pour eux. En travaillant ensemble, nous pouvons soutenir la démocratie, dans notre pays et partout dans le monde. »

Ainsi, sur le plan économique, « nous voulons créer des emplois qui bénéficient aux communautés locales », souligne Antony Blinken, qui réaffirme sa volonté de lutter contre la corruption. Washington salue la création de la Zone de libre échange continentale porteuse, selon Antony Blinken, d’une véritable croissance économique.

Had an excellent visit to Nigeria, reaffirming the U.S.-Nigerian  partnership. We seek to support a more prosperous Nigeria — one founded on greater stability and transparent, responsive governance providing access to essential services for all.

Antony Blinken poursuit sa visite samedi au Sénégal. Des entretiens sont prévus avec le président Macky Sall –qui assurera la présidence de l’Union Africaine à partir de février 2022- et la ministre des Affaires étrangères Aïssata Tall Sall. Une rencontre avec le secteur privé et une visite de l’Institut Pasteur de Dakar sont également au programme.

Son prédécesseur, Mike Pompéo, s’était déjà rendu à Dakar en février 2020. Le Sénégal, considéré par les Etats Unis comme « un modèle de stabilité démocratique » en Afrique francophone, est une étape « incontournable » pour les diplomates américains explique le professeur Ousmane Sène, directeur du WARC, le West African Research Centrer basé à Dakar

Ce qu’il faut attendre ? Peut-être le renforcement des liens entre le Sénégal et les Etats-Unis.

RFI

Ligue 1 : Féllo corrige les Éléphants

Le Féllo star a réussi à s’imposer à l’extérieur contre les Éléphants de Coléah après sa défaite contre le SOAR Académie lors de la 3ème journée. Les Éléphants ont été battus par le Féllo sur le score de 1-2.

Les Éléphants et le Féllo Star de Labé disputaient le premier match de la 4ème journée de ligue 1 Salam ce jeudi 18 novembre au vieux stade du 28 septembre de Conakry. Dès le coup d’envoi, c’est les visiteurs qui ont maîtrisé l’adversaire dans les différents compartiments du jeu. Très rapidement dans une bonne phase offensive Saïdouba Thomas Bangoura signe le premier but de la rencontre à la 6e minute.

Les Éléphants remontent la pression et loupe toujours dans les choix au niveau de la finition. C’est sur ce score en défaveur des poussins de Sam Diallo que le référé central renvoie les deux équipes à la pause. Au retour des vestiaires, les Eléphants reprennent le jeu en leur compte mais se montre insuffisant entre les lignes.

Les hommes de Mohamed Leandro Sylla se contentent de défendre tout en profitant des espaces laissés par l’adversaire. Saïdouba Cissé inscrit le second but du féllo star à la 75e minute. Les Éléphants obtiennent la réduction du score par Mohamed Lamine Sylla à la 81e minute. Le Féllo Star obligé de reculer par l’assaut offensif des Éléphants et qui montre leur limite jusqu’au coup de sifflet final.

Après quatre sorties en ligue 1 les Éléphants n’ont qu’un petit point et le club de Labé s’installe au sommet de ligue 1 Salam avec 9 points en attendant les autres résultats.

Le leader du parti ADC –BOC boude la réunion des coalitions politiques

Une rencontre de plusieurs coalitions politiques s’est tenue ce jeudi 18 novembre 2021 dans un réceptif hôtelier de la place. Au menu la question de désignation des 15 membres des partis politiques au CNT.

Une réunion au cours de laquelle, Dr Ibrahima Sory Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le changement et du Bloc de l’opposition Constructive, a boudé ladite réunion. le coordinateur national de la Convergence des acteurs pour la relève politique, a dans l’émission face à l’info de nos confrères de Nostalgie Guinée à donner la raison de ce qu’il lui pousse à quitter la réunion.

« La rencontre qui s’est tenue n’était pas par rapport aux critères de désignation. On pensait que c’est ce qui était sur la table mais malheureusement il y avait un agenda caché.  Doré nous a dit qu’il va initier une rencontre dans un lieu neutre, Mamadou Sylla m’a appelé il m’a dit que chaque coalition va envoyer deux représentants à la rencontre. J’étais d’accord avec le principe. Qu’est-ce qui s’est passé ? On ne nous a pas envoyé l’agenda de la réunion. Pour moi l’objectif de la réunion c’était de parler des 15 représentants mais je viens trouver sur la table la mise en place des forces vives avec la société civile. Et deuxièmement celui qui nous a dit que chaque coalition va se faire représentants par deux personnes, lui sa coalition était représentée par cinq (5) personnes. Donc j’ai vu qu’il n’y avait pas la parité. C’était vraiment difficile. Et encore certaines structures se font représenter  par des militants et non des leaders. Donc je me suis dit, on ne m’emballe dans des réunions dont je ne connais pas le fond. Donc j’ai demandé au représentant de BOC de quitter parce que cette réunion, moi je ne peux pas participer », a-t-il fait savoir.

« Syli national, une fierté à l’agonie », Mathé

Les éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022 ont prouvé à suffisance que le mal qui sommeille en cette équipe nationale est profonde. Le bilan est à la fois honteux et inquietant. Malheureusement cette gêne ne frappe que les férus du ballon rond. Comment une équipe sans âme, cancerisée, coronavirussée et ebolatisée peut-elle continuer à garder certains joueurs en son sein et un staff technique aux déboires interminables. Ce syli est une catastrophe bercé par ses décideurs incapables de mettre fin à l’hémorragie. Le temps n’est il pas venu de dire que trop c’est trop . Imaginez, la Guinée troisième de sa poule derrière la Guinée ‐Bissau avec 4 petits points . Dites moi où est passé l’orgueil du Syli qui faisait vibrer le peuple de Guinée ? Pourquoi ce malaise si profond dans ce onze national, alors que l’Etat se saigne à chaque sortie de cette équipe. Pourtant, le pays manque de tout et que ces dépenses faites pour ces guerriers en carton auraient servi à bien de choses pour les citoyens guineens . Je rappelle qu’on ne s’improvise pas entraîneur, revivez les matchs de Conakry face aux Bissau ‐ Guineens et aux Marocains pour tirer des enseignements. Force est de reconnaître qu’apres le fiasco d’Égypte en 2019 , le Tsunami risque d’avaler cette équipe et sa délégation en 2022 au Cameroun lors de la CAN. D’ici là on peut bien tenter un coup de balai, afin de pouvoir faire une coupe d’Afrique des nations de football très honorable avec un entraîneur qui vit et respire le football. D’autres pays l’ont réussi et le nôtre pourrait bien le réussir à condition qu’une décision soit en urgence prise pour le bonheur de ceux qui ne jurent par ce sport roi . Mathé Bah

Qualification coupe du monde 2022: le syli s’incline devant le Maroc

Le Maroc recevait la Guinée dans le cadre de la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la coupe monde Qatar 2022 ce mardi à Raba. Après le score de 1- 4 en manche allée entre la Guinée et le Maroc. Au compte du match retour les lions de l’Atlas corrigent le syli national 3-0

Le Maroc démarre ce match tranquillement face aux Guinéens. Les hommes de Kaba Diawara regroupés avec une circulation des balles moins séduisante. Dès la 10e minutes les Marocains obtient un penalty qui sera transformé par Ryane Mamaee. Le syli national évolue sans agressif dans les phases offensives. Au compte de la seconde partie, Ryane Mamaee double la mise pour le Maroc à la 55e, après quelques minutes du jeu Ayoub El kaabi enfonce le clou en marquant son but de break. Le syli jouait sans convaincre et manques les occasions au cours du jeu.

Le Maroc fait un carton plein dans ces éliminatoires, en 6 matchs, 6 victoires, zéro défaite et totalise 18 points et se qualifie au dernier tour des éliminatoires.
La Guinée termine les éliminatoires avec un bilan catastrophique, zéro victoire, 4 matchs nuls, deux défaites, 5 buts marqués et 11 buts encaissés et termine à la troisième place du groupe I avec 4 points.

Ibrahima Fatimatou Bah

CNT: Les deux représentants de la presse au CNT sont connus

Les deux places que doit occuper la presse au Conseil National de transition ne seront pas vides. Ce lundi 15 novembre 2021, à l’issue d’un vote qui a regroupé les différentes associations de presse.

Les choix ont été porté sur la dame Asmaou Barry président de l’Association des professionnels africains de la communication et Yamoussa Sidibé président de l’association des journalistes de Guinée.

Dame Asmou Barry a affirmée que, «l’ensemble des confrères pour cette confiance, surtout pour cette leçon qui a été donné aujourd’hui à l’ensemble des couches sociales professionnelles en Guinée. . Vouloir faire de la parité un principe au sein de la presse, je pense que ça mérite d’être soulignée et saluée par tous. Je ne capitalise que 11 ans d’expérience dans le métier de journalisme et de communication, mais ces 11 ans sont suffisants pour que je puisse mesurer tout l’enjeu, tout le défi qui se pose aujourd’hui à la presse guinéenne, tous les problèmes qui assaillent la presse. Et puisque avec cette transition il a été dit qu’il s’agit de refonder l’État, la presse ne devrait pas être en marge. La presse aussi doit y avoir des réformes tant au niveau institutionnel, qu’au niveau même de pratique du métier de journalisme ».

Yamoussa Sidibé président de l’association des journalistes de Guinée a quant à lui remercie la corporation pour la confiance et a réitéré son engagement à représenter les journalistes dans les prises de décisions au CNT.

«Au CNT où vous m’envoyez, je m’appliquerais à faire en sorte que nous soyons présents, que le journaliste guinéen soit présent dans les prises de décisions; que le journaliste de Guinée soit présent dans cet objectif de refondation de l’État guinéen. Que le journaliste guinéen soit là pour travailler et assouvir les attentes de la population guinéenne», a-t-il laissé entendre

Toutefois, des interrogations persistent quant à l’absence du syndicat des professionnels de la presse de Guinée à cette cérémonie de désignation des représentants de la presse au conseil national de la transition.

Mamadi Doumboya se prononce sur l’avenir d’Alpha Condé ( vidéo)

Le président de la transition guinéenne a accordé une interview à Radio France Internationale le lundi 16 novembre 2021. C’est sa toute première intervention sur un média internationale. Nous vous proposons ici l’intégralité de cette interview réalisée par nos confrères de RFI.

Alpha Soumah alias Bill de Sam ministre de la Culture chez Ans-t Crazy

Le ministre de la culture et des patrimoines historiques s’est rendu cet après-midi au domicile de l’artiste, chanteur, compositeur et danseur Ans-t Crazy. L’artiste a lui-même posté sur sa page Facebook cette rencontre avec le ministre Alpha Soumah qui était accompagné de l’autre icône de la musique guinéenne Takana Zion.

Voici ce que Ans t Crazy a posté sur mur Facebook :

Dans le cadre du développement de la culture guinéenne, j’ai reçu cet après midi la visite du nouveau Ministre de la culture, son excellence Monsieur 𝗔𝗹𝗽𝗵𝗮 𝗦𝗼𝘂𝗺𝗮𝗵 en compagnie de mon frère TAKANA ZION . Pour rappel, ce nouveau Ministre est un grand artiste qui a fait rayonner la culture guinéenne dans les années 90.

Des échanges porteurs de fruits étaient au menu.

Pour finir nous disons merci à Mr le ministre et bonne chance à lui dans sa nouvelle fonction.

Matoto: les employés grévistes de l’entreprise KKT Royal se confie au maire

Ce lundi 15 novembre 2021, les grévistes de l’entreprise KKT Royal sont allés soumettre leur revendication au maire de la circonscription de Matoto Mamadouba Tos Camara. Ils ont scandé le slogan « l’ouvrier n’est pas un outil; ensemble pour une condition salariale améliorée ».

Au cours de leurs revendications, les employés ont dénoncé la marginalisation des responsables de ladite société de fabrication de bonbon et de savon.

Mamadouba Bangoura s’est exprimé au nom du collectif qu’il y a trois jours de cela que leur lettre de revendication a été déposée auprès des responsables de ladite entreprise.

Il ( Mamadouba Bangoura Ndlr) s’est exprimé en ces termes: « amélioration des conditions salariales, pour un départ, nous avions dit depuis les embauchés à 90 mille francs par jour et les journaliers permanents, c’est-à-dire les travailleurs temporaires à hauteur de 60 mille francs par jour. Chose qui n’a pas été accepté. Quand les syndicats ont été au bureau pour valider cette proposition, les responsables ont dit qu’ils ne sont pas pour. Ils se sont dirigés au niveau de l’inspection du travail. On leur a défini ce qu’il faut augmenter par les travailleurs. Ils sont tombé d’accord sur 15%, que nous évalué et nous sommes tombé d’accord. Le problème qui se pose, nous travaillons de 9h jusqu’à 20h. Et certains de 9h jusqu’à 21h. Chose que le code du travail guinéen n’a pas demandé. Nous savons tous que le code du travail, à l’instar de l’international dit qu’il faut 8h de travail. Les autres heures que nous travaillons, méritent d’être rémunérées comme des heures supplémentaires. Soit à la fin de chaque deux semaines ou à la fin du mois. Chose qui n’a pas été fait depuis 3 jours.»

Et de poursuivre ces propos « nous avons aussi demandé l’engagement au niveau de l’entreprise à titre d’embauchés de tous ceux qui ont rendu service à l’entreprise pendant deux ans. Parce que le code du travail oblige dans le secteur privé que si l’employé n’est pas apte pour faire ton travail, de le libérer 6 mois après. Mais si tu le garde, cela veut dire qu’il est apte à faire ton travail. Nous avons aussi demandé l’assistance maladie. Parce que personne ne peut rester chez lui et tomber malade. Ce sont les produits chimiques que nous utilisons qui font que les gens tombent malade.»

Le porte parole des employés grévistes renchérit en affirmant ceci, « les pakistanais devraient être traité de la même façon que les noirs. Mais il y a de ces renvoies que les pakistanais proposent. »

Après la prise de parole des employés, le maire de la commune de Matoto, a assuré les démarches effectuées par les employés.

« Nous sommes là pour vous. Rien que pour l’ensemble des citoyens et citoyennes de la commune de Matoto. Vos soucis sont nos préoccupations. Je pense que vous avez une section syndicale. Elle va se joindre à la mairie. Nous allons prendre toutes les dispositions utiles pour que vos revendications soient sur la table. Avec vos responsables, pour qu’on puisse les discuter point par point. A la minute, nous saisissons ce problème. Je vais remonter les informations à ma hiérarchie. Mais qu’à cela ne tienne, en tant que première autorité, il est de mon devoir de me mettre entièrement à votre disposition pour aller résoudre le problème d’abord, les écouter. On va essayer de confronter les deux esprits, et trouver une solution utile à tout le monde », a-t-il fait savoir.

Avant de les inviter à prendre leur mal en patience, « Je vous demande toujours la retenue. On ne peut pas du tout résoudre un problème quand on ne s’écoute pas, quand on ne se porte pas confiance

Mamadi Doumbouya, président de la transition de Guinée: «Je donnerai ma vie entière à ce peuple»

Mamadi Doumbouya, le président de la transition de Guinée, accorde son premier entretien à un média international depuis le coup d’État du 5 septembre dernier. Il revient notamment sur les récentes sanctions de la Cédéao et sur la nomination de son gouvernement, entièrement formé de technocrates et sans aucun ancien ministre. Il évoque aussi le sort de son prédécesseur Alpha Condé, qu’il remet entre les mains de la justice.

RFI : Il y a quelques mois, deux mois exactement, vous preniez le fauteuil de chef d’État, vous renversiez le président Alpha Condé. Que s’est-il passé exactement ? Pourquoi l’avoir renversé vous qui lui devez votre place ?

Mamadi Doumbouya : Depuis plusieurs années, nous avons eu des dysfonctionnements de nos institutions, liés souvent à la tension sociopolitique dans notre pays. Et les Guinéens ne se regardaient plus comme des frères. Il se regardaient comme des adversaires politiques. La gabegie financière de notre pays nous a poussés à prendre nos responsabilités. Et la responsabilité qui est grande pour nous, d’abord je dis depuis le 5 septembre qu’il faut qu’on commence, et qu’on commence à s’aimer comme avant parce qu’on ne s’aimait plus.

Mais, vous apparteniez à ce régime-là. Vous avez servi Alpha Condé. Vous n’avez pas vu cela ? Vous n’y avez pas participé ? Vous ne vous sentez pas un peu comptable de tout ce qui se passait ?

Cela fait plus de dix ans que j’ai décidé de laisser femme et enfants, par amour pour mon pays. J’ai laissé l’Occident pour venir servir mon pays.

Ce n’est pas lui qui vous a fait revenir au pays ?

Non. J’ai décidé tout seul de venir en Guinée. Et pour être clair avec vous, le professeur Alpha Condé qui a été président de la République de Guinée, on s’est vus deux fois. La première fois qu’on s’est vus, c’était le 2 octobre 2018 pendant les fêtes d’indépendance de la République de Guinée. Et après cela, on s’était vus dans une cérémonie lors d’un décès. Je pense que la loyauté était entre le pays et un homme… le choix est vite fait. Je pense que je n’étais pas venu pour servir un homme, mais j’étais venu pour servir la République de Guinée, et en tant que soldat, ma mission était de servir la République.

Pour vous, la coupe était pleine. Vous en aviez assez ?

Oui. Quand on voyait la situation socio-politique de notre pays, il y avait tellement de violences politiques, que ça soit aussi la gabegie dans notre pays… Cela nous a poussé devant l’histoire et devant le peuple de Guinée à prendre nos responsabilités de soldats, celles de défendre l’intérêt de notre pays.

Alpha Condé aujourd’hui est en prison, en résidence surveillée. Quand sera-t-il libéré ?

Je ne suis pas un justicier. Je suis le président de la transition. Et aujourd’hui, vous avez une ministre de la Justice qui s’occupera de toutes les situations de justice.

Vous êtes le président. Vous pouvez décider de le gracier ou de le laisser partir ?

C’est tout ce qui nous a amené dans toutes ces déstabilisations, dans tous ces problèmes qu’on a, c’est la personnalisation de la chose publique. Je ne ferai pas le travail de la justice. Je suis président de la transition et non ministre de la Justice. Donc, la justice guinéenne aura toute son indépendance. Elle aura aussi tout mon accompagnement pour que ce peuple assoiffé de justice puisse vraiment se retrouver.

Vous savez que vous faites l’objet de sanctions de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), vous et les membres de la junte… Ils vous ont demandé de faire une transition de six mois. Combien de temps va durer la transition ? Dans combien de temps allez vous rendre le pouvoir pour retourner dans les casernes ?

La Cédéao est dans son rôle. Et je pense que la Cédéao, nous y tenons beaucoup parce que nous sommes membres fondateurs de la Cédéao. Nous sommes un pays qui est panafricaniste, qui comprend aussi que la Cédéao a de la fermeté, à savoir [contre] les prises de pouvoir par l’armée. Mais, nous ne sommes pas des politiques. Nous venons tout simplement rendre le pouvoir au peuple de Guinée, à travers le Conseil national de transition qu’on est en train de mettre en place depuis, [pour] pouvoir décider au nom du peuple de Guinée.

Pour vous, c’est le CNT qui doit décider de la durée de la transition ?

Il faut qu’on soit en cohérence avec ce qu’on dit. Nous avons dit qu’on donne le pouvoir au peuple de Guinée, parce que nous voulons mettre en place un système qui pourra résister aux tentations des hommes. Et pour se faire, nous laisserons au peuple de Guinée où le CNT aura toutes les composantes…

… Au Conseil national de la transition…

Le Conseil national de la transition. Il y aura toutes les composantes de la nation qui seront représentées au CNT. Le CNT pour nous est l’organe législatif qui pourra décider du chronogramme, c’est-à-dire faire le point, le diagnostic, à savoir les problèmes qu’on a, et comment trouver des remèdes à ces problèmes-là… parce que les problèmes sont connus, c’est la personnalisation de la chose publique. Nous êtres humains nous allons tous disparaître, mais c’est le système qui restera, c’est le pays qui va rester. D’où le CNT a pour mission de réécrire le texte, c’est-à-dire la Constitution. Une nouvelle Constitution, ça ne se sera plus une Constitution copiée-collée du pays. Nous allons mettre à plat tous nos problèmes et réécrire une Constitution adaptée aux problèmes de la Guinée pour trouver toutes les solutions nécessaires pour l’émergence de notre pays.

Mais comment vous mettez en place le Conseil national de la transition ? Par des votes, par quoi ? Qui est choisi et sur quels critères ?

Vous savez, il y a un ministre de l’Administration du territoire. Depuis lors nous avons fait des communiqués, à savoir sur le dépôt de tout ce qui est candidatures. Nous avons donné des places à toutes les composantes de la vie guinéenne. Ils vont tous être pris pour leur probité morale et pour leurs compétences, parce que le CNT ne sera pas un regroupement pour qu’on puisse venir discuter sans avancer. Nous allons envoyer des gens au CNT qui aiment encore ce pays et qui veulent aller en avant, qui veulent bien sûr rassembler les Guinéens. Je tiens beaucoup au mot rassemblement, parce que j’ai décidé aussi et il faut que ça soit clair que les Guinéens eux-mêmes puissent prendre en main leur destin, à savoir : s’entendre, s’écouter, parce qu’on ne s’écoutait plus dans ce pays.

On était très divisés…

Très divisés, et je pense que le rassemblement est le seul moyen, pour nous Guinéens, de faire face à notre destin.

La semaine dernière, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a pris des sanctions vis-à-vis d’abord des membres de la junte, mais en plus a nommé quelqu’un pour venir ici vous aider à faire cette transition-là, Mohamed Ibn Chambas. Vous avez écrit pour dire que nous ne voulons pas de cette personne, nous ne pensons pas que c’est nécessaire. Qu’est-ce que vous avez contre Mohamed Ibn Chambas, le Ghanéen qui a été choisi ?

Non, la personne de Mohamed Ibn Chambas pour nous, c’est autre chose. C’est-à-dire que le peuple de Guinée, le gouvernement guinéen a tous les droits sur le plan diplomatique de récuser quelqu’un. Et je pense que la Guinée n’est pas en crise. Nous avons mis fin à la crise sociopolitique de la République de Guinée depuis le 5 septembre. Les Guinéens sont en communion aujourd’hui. Ils pensent à l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Et il faut qu’on adapte les outils africains aux problèmes africains. Pour ce faire, je pense…

C’est un Africain Mohamed Ibn Chambas…

L’Afrique est un continent. Ce n’est pas un pays. Tous les pays africains ont des problèmes spécifiques. Le cas guinéen est très simple. Nous avons eu des aînés qui ont eu des problèmes de personnes, à savoir la gestion de la chose publique qui avait divisé le pays. Aujourd’hui, le peuple guinéen n’est pas divisé, le peuple guinéen est en communion avec lui-même et je pense que nous n’avons pas besoin de donner des remèdes qui sont pour nous des remèdes génériques. Je pense qu’il faut vraiment adapter chaque chose. Aujourd’hui, on n’est pas en conflit. Il n’y a pas de crise en Guinée. Nous n’avons pas besoin d’émissaire. Nous avons juste besoin de moyens techniques, de l’accompagnement technique. La Cédéao a des représentations ici. Toutes les organisations ont une représentation en Guinée. Donc, ces hommes après vont nous servir de cordon ombilical avec la Cédéao, avec l’OIF, avec toutes les organisations…

Pour vous, ce n’est pas nécessaire qu’il y ait quelqu’un qui soit choisi pour mener cela ?

Les Guinéens sont assez matures pour régler leurs problèmes. Donc, les remèdes étrangers nous ne sommes pas contre, mais…

Vous ne voulez pas de médicaments qui arrivent d’ailleurs. Monsieur le président, à quand des élections libres et transparentes dans ce pays ? Est-ce que vous avez un délai ? Serez-vous candidat ?

Je pense que j’ai été clair, et je vais l’être aujourd’hui encore avec vous : ni moi ni aucun membre de cette transition ne sera candidat à quoi que ce soit. Nous allons mener la transition à bon port avec tous les Guinéens. Nous allons partir de la base au sommet par les communales, après les législatives, la présidentielle pour permettre au président qui viendra après ne soit pas là à vouloir s’éterniser, car le peuple n’acceptera plus jamais qu’on personnalise la chose publique. Donc, pour moi, la durée de la transition doit être définie. Le chronogramme de la transition doit l’être aussi par l’organe législatif…

Vous avez dit par le CNT. On comprend que ce soit le  CNT qui décide de la durée de la transition. Là, vous promettez que vous ne serez pas candidat. Mais dans ce pays, on se souvient il n’y a pas longtemps qu’il y a eu un autre officier, il n’était pas colonel, il était capitaine, et qui a pris le pouvoir et qui avait promis de s’en aller, Moussa Daddis Camara. Et cela s’est mal terminé. Cela s’est terminé par des coups de feu. Quelle est la garantie que nous avons que le colonel Mamadi Doumbouya va s’en aller. On peut croire en vous ?

En tant que soldat, nous tenons beaucoup à la parole donnée. Et en même temps, nous avons fait un état des lieux de toutes les expériences qui n’ont pas marché dans notre pays. Et nous ne voulons vraiment pas faire les erreurs du passé. C’est pourquoi nous sommes déterminés là-dessus à ce que les choses soient inclusives, le calendrier, le chronogramme, le délai de la transition. Je ne peux pas vouloir dire au peuple de Guinée que je lui donne sa liberté par la voix de tout ce qui est organe législatif et en même temps imposer un délai au peuple de Guinée. Si vous avez un remède de deux semaines pour régler les problèmes guinéens, je pense que ce sera la meilleure chose pour nous, parce que quand on voit l’état de nos populations, quand on voit l’état de nos routes, l’état de nos hôpitaux, je pense qu’après 63 ans, nous avons besoin d’un bon coup de réveil pour prendre en main notre destin et de laisser les choses correctement.

Vous voulez mettre les choses sur les rails…

Nous avons besoin que la justice fasse son travail, que le CNT fasse le travail législatif, que nous en tant que membre du Conseil du comité national pour le rassemblement, nous fassions notre travail d’encadrement de la transition dans l’apaisement total. On est assez intelligents pour se regarder en face et regarder notre histoire, et de se dire aujourd’hui que plus personne en Guinée n’acceptera la domination de l’autre.

Il vous aura fallu, monsieur le président, deux mois pour composer un gouvernement. Deux mois. Un gouvernement composé de 27 ministres, dont 7 femmes, avec seulement 2 militaires à la retraite qui occupent les portefeuilles de la Défense et de la Sécurité. Qu’est-ce qui a rendu la formation du gouvernement si difficile ? En quoi vous avez eu autant de mal à faire le gouvernement ?

Si vous voulez faire les choses correctement, je pense qu’il faut réfléchir. Il faut chercher la probité morale. Il faut vérifier aussi la capacité des uns et des autres à apporter. Quand nous avons pu former le gouvernement, nous avons demandé – parce que des fois, on vous demande de quelle école vous venez, ou qui vous envoie- Nous avons demandé à tous les candidats : qu’est-ce que vous pouvez apporter dans la République de Guinée pour permettre à la Guinée de sortir de cette ornière-là ? Donc, sur la base de cela, nous avons sélectionné parmi toutes les filles et fils de la Guinée des personnes en qui nous avons confiance, que nous pensons être à la hauteur des attentes de la population guinéenne pour conduire cette transition dans l’inclusivité totale.

En gros, ils sont tous venus passer des auditions chez vous ?

Dès qu’on a eu le Premier ministre qui est passé par ce point, le Premier ministre et moi-même, avec tout ce qui était l’entourage, nous avons fait -je pense- plus qu’un casting, parce que c’était compliqué de trouver les bonnes personnes qui ne trainent pas de casseroles, trouver des gens qui ont la probité morale vraiment claire. Donc, ce n’était pas facile de trouver.

Aucun d’eux n’a d’expérience dans la gestion du pays. Est-ce que vous n’avez pas peur qu’ils manquent d’expérience et que cela vous fasse perdre du temps ?

Il faut savoir que les ministres sont accompagnés. Il y a les départements où il y a plusieurs personnes autour d’un ministre. Nous avons choisi, et c’est une première dans l’histoire, qu’il y ait des technocrates à la tête de notre pays dans un régime qui est soi-disant militaire. Nous avons dit aux militaires de jouer leur rôle de soldats dans les camps pour défendre notre pays, parce que nous avons besoin de ça, de ne pas se mêler de la politique. Et aujourd’hui, ces technocrates, nous avons totalement confiance en eux. Et j’ai aussi entièrement confiance dans le Premier ministre, monsieur Mohamed Béavogui, que nous avons choisi parce qu’il a le sens du consensus.

C’est l’élément qui a été déterminant : le sens du consensus ?

C’est important. Parce que je pense que cette transition, nous n’allons pas accepter qu’il y ait des projets personnels. Nous avons voulu qu’il y ait du consensus, qu’on se comprenne, encore une fois. Parce que, à chaque fois qu’on ne s’est pas compris, ça nous a amené à quoi ? Ça nous a amené au sang, ça nous a amené aux larmes, et aux victimes qui sont toutes des enfants de ce pays et qui pouvaient aussi être des ministres, mais qui ont été fauchées dans leur vie. Donc, je pense que le Premier ministre Mohamed Béavogui, qui est quelqu’un qui a une grande expérience à l’international, et qui est un homme de consensus peut aider le gouvernement guinéen aujourd’hui à sortir de cette ornière-là.

On a vu les populations guinéennes dans les rues lorsque vous avez pris le pouvoir, des gens qui se réjouissaient. Vous bénéficiez d’un état de grâce aujourd’hui qui est exceptionnel. Il y a beaucoup d’attentes. Qu’est-ce que vous allez donner, quelle est la prochaine étape ?

Ma vie entière je la donnerai à ce peuple-là, qui mérite ça. Et si on a décidé le 5 septembre d’aller à la mort, c’est parce qu’on avait vu l’état de notre pays. Et nous avons pensé tous ensemble qu’il fallait sauver le pays en donnant notre vie. Et je pense que c’est notre devoir en tant que soldat, en tant que patriote, de se battre et d’aller à la mort encore une fois que ça soit sur le plan politique ou physique pour sauver le pays, pour sauver la patrie, et pour sauver les Guinéens en leur donnant l’espoir bien sûr et en changeant leurs conditions de vie parce que, après 63 ans, après tout ce qu’on a en Guinée comme économie, comme mines, comme tout ce qui va avec…

Comme richesses…

Comme richesses si j’ose dire, je pense que ce peuple mérite mieux que l’état dans lequel nos aînés l’avaient mis.

Vous avez dit, aujourd’hui « la justice sera ma boussole ». Est-ce qu’on peut vous croire là-dessus, est-ce que la justice sera vraiment libre, monsieur le président ?

Vous savez, c’était mon credo. Je tiens beaucoup à la parole donnée. Pour moi, la justice… il n’y a pas de développement sans justice. Si vous voulez développer votre pays, il faut qu’il y ait la justice, il faut que la justice puisse jouer son rôle fondamental qui est, pour nous, l’impartialité dans tout ce qu’on fait.

Monsieur le président, aujourd’hui, est-ce qu’on peut gouverner un État comme celui-là en ayant cette sanction de la Cédéao : vous ne pouvez pas voyager, gel des avoirs, etc., ce sont les décisions de la Cédéao. Est-ce que ce n’est pas un réel handicap ?

Nous avons bien sûr besoin de nos partenaires, mais ce qui est pour nous non négociable, c’est la souveraineté nationale, parce que nous tenons à la liberté. Et la Cédéao, je pense, doit penser au mal qui gangrène nos pays. Et je pense que la Cédéao doit penser aux peuples africains de l’Ouest, parce que les peuples aussi ont besoin de la protection des institutions qui en leur nom sont censées aider nos pays et nos populations à sortir de l’injustice.

Mais est-ce qu’on peut gouverner sans sortir du pays ? Vous ne pouvez pas voyager, on a gelé vos avoirs ?

J’ai fait don de moi, cela fait des années que je n’ai pas pu sortir de la Guinée. Je suis en Guinée, je me sens mieux en Guinée que n’importe où. Je n’ai pas besoin de voyager. Ce dont j’ai juste besoin maintenant, c’est de me concentrer en Guinée sur nos problèmes, pouvoir trouver des solutions à nos problèmes. Et en ce qui concerne les avoirs, nous les membres du CNRD, nous n’avons rien à gérer. Donc, ça pour moi, ce sont juste des principes. Mais à savoir s’il y avait quelque chose à gérer, vous pouvez chercher. Vous ne trouverez pas. Maintenant, nous faisons tout quand même pour arrêter l’hémorragie dans notre pays. Et depuis notre arrivée, nous avons essayé de fermer tous les robinets, parce que, pour moi, les deniers publics ne sont pas quelque chose avec quoi on peut jouer. Le voyage, je pense que nous avons besoin de voyager bien sûr en Guinée pour voir nos problèmes en face et trouver les solutions à nos problèmes.

RFI

Mamadi Doumbouya, le président de la transition de Guinée, accorde son premier entretien à un média international depuis le coup d’État du 5 septembre dernier. Il revient notamment sur les récentes sanctions de la Cédéao et sur la nomination de son gouvernement, entièrement formé de technocrates et sans aucun ancien ministre. Il évoque aussi le sort de son prédécesseur Alpha Condé, qu’il remet entre les mains de la justice.

RFI : Il y a quelques mois, deux mois exactement, vous preniez le fauteuil de chef d’État, vous renversiez le président Alpha Condé. Que s’est-il passé exactement ? Pourquoi l’avoir renversé vous qui lui devez votre place ?

Mamadi Doumbouya : Depuis plusieurs années, nous avons eu des dysfonctionnements de nos institutions, liés souvent à la tension sociopolitique dans notre pays. Et les Guinéens ne se regardaient plus comme des frères. Il se regardaient comme des adversaires politiques. La gabegie financière de notre pays nous a poussés à prendre nos responsabilités. Et la responsabilité qui est grande pour nous, d’abord je dis depuis le 5 septembre qu’il faut qu’on commence, et qu’on commence à s’aimer comme avant parce qu’on ne s’aimait plus.

Mais, vous apparteniez à ce régime-là. Vous avez servi Alpha Condé. Vous n’avez pas vu cela ? Vous n’y avez pas participé ? Vous ne vous sentez pas un peu comptable de tout ce qui se passait ?

Cela fait plus de dix ans que j’ai décidé de laisser femme et enfants, par amour pour mon pays. J’ai laissé l’Occident pour venir servir mon pays.

Ce n’est pas lui qui vous a fait revenir au pays ?

Non. J’ai décidé tout seul de venir en Guinée. Et pour être clair avec vous, le professeur Alpha Condé qui a été président de la République de Guinée, on s’est vus deux fois. La première fois qu’on s’est vus, c’était le 2 octobre 2018 pendant les fêtes d’indépendance de la République de Guinée. Et après cela, on s’était vus dans une cérémonie lors d’un décès. Je pense que la loyauté était entre le pays et un homme… le choix est vite fait. Je pense que je n’étais pas venu pour servir un homme, mais j’étais venu pour servir la République de Guinée, et en tant que soldat, ma mission était de servir la République.

Pour vous, la coupe était pleine. Vous en aviez assez ?

Oui. Quand on voyait la situation socio-politique de notre pays, il y avait tellement de violences politiques, que ça soit aussi la gabegie dans notre pays… Cela nous a poussé devant l’histoire et devant le peuple de Guinée à prendre nos responsabilités de soldats, celles de défendre l’intérêt de notre pays.

Alpha Condé aujourd’hui est en prison, en résidence surveillée. Quand sera-t-il libéré ?

Je ne suis pas un justicier. Je suis le président de la transition. Et aujourd’hui, vous avez une ministre de la Justice qui s’occupera de toutes les situations de justice.

Vous êtes le président. Vous pouvez décider de le gracier ou de le laisser partir ?

C’est tout ce qui nous a amené dans toutes ces déstabilisations, dans tous ces problèmes qu’on a, c’est la personnalisation de la chose publique. Je ne ferai pas le travail de la justice. Je suis président de la transition et non ministre de la Justice. Donc, la justice guinéenne aura toute son indépendance. Elle aura aussi tout mon accompagnement pour que ce peuple assoiffé de justice puisse vraiment se retrouver.

Vous savez que vous faites l’objet de sanctions de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), vous et les membres de la junte… Ils vous ont demandé de faire une transition de six mois. Combien de temps va durer la transition ? Dans combien de temps allez vous rendre le pouvoir pour retourner dans les casernes ?

La Cédéao est dans son rôle. Et je pense que la Cédéao, nous y tenons beaucoup parce que nous sommes membres fondateurs de la Cédéao. Nous sommes un pays qui est panafricaniste, qui comprend aussi que la Cédéao a de la fermeté, à savoir [contre] les prises de pouvoir par l’armée. Mais, nous ne sommes pas des politiques. Nous venons tout simplement rendre le pouvoir au peuple de Guinée, à travers le Conseil national de transition qu’on est en train de mettre en place depuis, [pour] pouvoir décider au nom du peuple de Guinée.

Pour vous, c’est le CNT qui doit décider de la durée de la transition ?

Il faut qu’on soit en cohérence avec ce qu’on dit. Nous avons dit qu’on donne le pouvoir au peuple de Guinée, parce que nous voulons mettre en place un système qui pourra résister aux tentations des hommes. Et pour se faire, nous laisserons au peuple de Guinée où le CNT aura toutes les composantes…

… Au Conseil national de la transition…

Le Conseil national de la transition. Il y aura toutes les composantes de la nation qui seront représentées au CNT. Le CNT pour nous est l’organe législatif qui pourra décider du chronogramme, c’est-à-dire faire le point, le diagnostic, à savoir les problèmes qu’on a, et comment trouver des remèdes à ces problèmes-là… parce que les problèmes sont connus, c’est la personnalisation de la chose publique. Nous êtres humains nous allons tous disparaître, mais c’est le système qui restera, c’est le pays qui va rester. D’où le CNT a pour mission de réécrire le texte, c’est-à-dire la Constitution. Une nouvelle Constitution, ça ne se sera plus une Constitution copiée-collée du pays. Nous allons mettre à plat tous nos problèmes et réécrire une Constitution adaptée aux problèmes de la Guinée pour trouver toutes les solutions nécessaires pour l’émergence de notre pays.

Mais comment vous mettez en place le Conseil national de la transition ? Par des votes, par quoi ? Qui est choisi et sur quels critères ?

Vous savez, il y a un ministre de l’Administration du territoire. Depuis lors nous avons fait des communiqués, à savoir sur le dépôt de tout ce qui est candidatures. Nous avons donné des places à toutes les composantes de la vie guinéenne. Ils vont tous être pris pour leur probité morale et pour leurs compétences, parce que le CNT ne sera pas un regroupement pour qu’on puisse venir discuter sans avancer. Nous allons envoyer des gens au CNT qui aiment encore ce pays et qui veulent aller en avant, qui veulent bien sûr rassembler les Guinéens. Je tiens beaucoup au mot rassemblement, parce que j’ai décidé aussi et il faut que ça soit clair que les Guinéens eux-mêmes puissent prendre en main leur destin, à savoir : s’entendre, s’écouter, parce qu’on ne s’écoutait plus dans ce pays.

On était très divisés…

Très divisés, et je pense que le rassemblement est le seul moyen, pour nous Guinéens, de faire face à notre destin.

La semaine dernière, la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a pris des sanctions vis-à-vis d’abord des membres de la junte, mais en plus a nommé quelqu’un pour venir ici vous aider à faire cette transition-là, Mohamed Ibn Chambas. Vous avez écrit pour dire que nous ne voulons pas de cette personne, nous ne pensons pas que c’est nécessaire. Qu’est-ce que vous avez contre Mohamed Ibn Chambas, le Ghanéen qui a été choisi ?

Non, la personne de Mohamed Ibn Chambas pour nous, c’est autre chose. C’est-à-dire que le peuple de Guinée, le gouvernement guinéen a tous les droits sur le plan diplomatique de récuser quelqu’un. Et je pense que la Guinée n’est pas en crise. Nous avons mis fin à la crise sociopolitique de la République de Guinée depuis le 5 septembre. Les Guinéens sont en communion aujourd’hui. Ils pensent à l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Et il faut qu’on adapte les outils africains aux problèmes africains. Pour ce faire, je pense…

C’est un Africain Mohamed Ibn Chambas…

L’Afrique est un continent. Ce n’est pas un pays. Tous les pays africains ont des problèmes spécifiques. Le cas guinéen est très simple. Nous avons eu des aînés qui ont eu des problèmes de personnes, à savoir la gestion de la chose publique qui avait divisé le pays. Aujourd’hui, le peuple guinéen n’est pas divisé, le peuple guinéen est en communion avec lui-même et je pense que nous n’avons pas besoin de donner des remèdes qui sont pour nous des remèdes génériques. Je pense qu’il faut vraiment adapter chaque chose. Aujourd’hui, on n’est pas en conflit. Il n’y a pas de crise en Guinée. Nous n’avons pas besoin d’émissaire. Nous avons juste besoin de moyens techniques, de l’accompagnement technique. La Cédéao a des représentations ici. Toutes les organisations ont une représentation en Guinée. Donc, ces hommes après vont nous servir de cordon ombilical avec la Cédéao, avec l’OIF, avec toutes les organisations…

Pour vous, ce n’est pas nécessaire qu’il y ait quelqu’un qui soit choisi pour mener cela ?

Les Guinéens sont assez matures pour régler leurs problèmes. Donc, les remèdes étrangers nous ne sommes pas contre, mais…

Vous ne voulez pas de médicaments qui arrivent d’ailleurs. Monsieur le président, à quand des élections libres et transparentes dans ce pays ? Est-ce que vous avez un délai ? Serez-vous candidat ?

Je pense que j’ai été clair, et je vais l’être aujourd’hui encore avec vous : ni moi ni aucun membre de cette transition ne sera candidat à quoi que ce soit. Nous allons mener la transition à bon port avec tous les Guinéens. Nous allons partir de la base au sommet par les communales, après les législatives, la présidentielle pour permettre au président qui viendra après ne soit pas là à vouloir s’éterniser, car le peuple n’acceptera plus jamais qu’on personnalise la chose publique. Donc, pour moi, la durée de la transition doit être définie. Le chronogramme de la transition doit l’être aussi par l’organe législatif…

Vous avez dit par le CNT. On comprend que ce soit le  CNT qui décide de la durée de la transition. Là, vous promettez que vous ne serez pas candidat. Mais dans ce pays, on se souvient il n’y a pas longtemps qu’il y a eu un autre officier, il n’était pas colonel, il était capitaine, et qui a pris le pouvoir et qui avait promis de s’en aller, Moussa Daddis Camara. Et cela s’est mal terminé. Cela s’est terminé par des coups de feu. Quelle est la garantie que nous avons que le colonel Mamadi Doumbouya va s’en aller. On peut croire en vous ?

En tant que soldat, nous tenons beaucoup à la parole donnée. Et en même temps, nous avons fait un état des lieux de toutes les expériences qui n’ont pas marché dans notre pays. Et nous ne voulons vraiment pas faire les erreurs du passé. C’est pourquoi nous sommes déterminés là-dessus à ce que les choses soient inclusives, le calendrier, le chronogramme, le délai de la transition. Je ne peux pas vouloir dire au peuple de Guinée que je lui donne sa liberté par la voix de tout ce qui est organe législatif et en même temps imposer un délai au peuple de Guinée. Si vous avez un remède de deux semaines pour régler les problèmes guinéens, je pense que ce sera la meilleure chose pour nous, parce que quand on voit l’état de nos populations, quand on voit l’état de nos routes, l’état de nos hôpitaux, je pense qu’après 63 ans, nous avons besoin d’un bon coup de réveil pour prendre en main notre destin et de laisser les choses correctement.

Vous voulez mettre les choses sur les rails…

Nous avons besoin que la justice fasse son travail, que le CNT fasse le travail législatif, que nous en tant que membre du Conseil du comité national pour le rassemblement, nous fassions notre travail d’encadrement de la transition dans l’apaisement total. On est assez intelligents pour se regarder en face et regarder notre histoire, et de se dire aujourd’hui que plus personne en Guinée n’acceptera la domination de l’autre.

Il vous aura fallu, monsieur le président, deux mois pour composer un gouvernement. Deux mois. Un gouvernement composé de 27 ministres, dont 7 femmes, avec seulement 2 militaires à la retraite qui occupent les portefeuilles de la Défense et de la Sécurité. Qu’est-ce qui a rendu la formation du gouvernement si difficile ? En quoi vous avez eu autant de mal à faire le gouvernement ?

Si vous voulez faire les choses correctement, je pense qu’il faut réfléchir. Il faut chercher la probité morale. Il faut vérifier aussi la capacité des uns et des autres à apporter. Quand nous avons pu former le gouvernement, nous avons demandé – parce que des fois, on vous demande de quelle école vous venez, ou qui vous envoie- Nous avons demandé à tous les candidats : qu’est-ce que vous pouvez apporter dans la République de Guinée pour permettre à la Guinée de sortir de cette ornière-là ? Donc, sur la base de cela, nous avons sélectionné parmi toutes les filles et fils de la Guinée des personnes en qui nous avons confiance, que nous pensons être à la hauteur des attentes de la population guinéenne pour conduire cette transition dans l’inclusivité totale.

En gros, ils sont tous venus passer des auditions chez vous ?

Dès qu’on a eu le Premier ministre qui est passé par ce point, le Premier ministre et moi-même, avec tout ce qui était l’entourage, nous avons fait -je pense- plus qu’un casting, parce que c’était compliqué de trouver les bonnes personnes qui ne trainent pas de casseroles, trouver des gens qui ont la probité morale vraiment claire. Donc, ce n’était pas facile de trouver.

Aucun d’eux n’a d’expérience dans la gestion du pays. Est-ce que vous n’avez pas peur qu’ils manquent d’expérience et que cela vous fasse perdre du temps ?

Il faut savoir que les ministres sont accompagnés. Il y a les départements où il y a plusieurs personnes autour d’un ministre. Nous avons choisi, et c’est une première dans l’histoire, qu’il y ait des technocrates à la tête de notre pays dans un régime qui est soi-disant militaire. Nous avons dit aux militaires de jouer leur rôle de soldats dans les camps pour défendre notre pays, parce que nous avons besoin de ça, de ne pas se mêler de la politique. Et aujourd’hui, ces technocrates, nous avons totalement confiance en eux. Et j’ai aussi entièrement confiance dans le Premier ministre, monsieur Mohamed Béavogui, que nous avons choisi parce qu’il a le sens du consensus.

C’est l’élément qui a été déterminant : le sens du consensus ?

C’est important. Parce que je pense que cette transition, nous n’allons pas accepter qu’il y ait des projets personnels. Nous avons voulu qu’il y ait du consensus, qu’on se comprenne, encore une fois. Parce que, à chaque fois qu’on ne s’est pas compris, ça nous a amené à quoi ? Ça nous a amené au sang, ça nous a amené aux larmes, et aux victimes qui sont toutes des enfants de ce pays et qui pouvaient aussi être des ministres, mais qui ont été fauchées dans leur vie. Donc, je pense que le Premier ministre Mohamed Béavogui, qui est quelqu’un qui a une grande expérience à l’international, et qui est un homme de consensus peut aider le gouvernement guinéen aujourd’hui à sortir de cette ornière-là.

On a vu les populations guinéennes dans les rues lorsque vous avez pris le pouvoir, des gens qui se réjouissaient. Vous bénéficiez d’un état de grâce aujourd’hui qui est exceptionnel. Il y a beaucoup d’attentes. Qu’est-ce que vous allez donner, quelle est la prochaine étape ?

Ma vie entière je la donnerai à ce peuple-là, qui mérite ça. Et si on a décidé le 5 septembre d’aller à la mort, c’est parce qu’on avait vu l’état de notre pays. Et nous avons pensé tous ensemble qu’il fallait sauver le pays en donnant notre vie. Et je pense que c’est notre devoir en tant que soldat, en tant que patriote, de se battre et d’aller à la mort encore une fois que ça soit sur le plan politique ou physique pour sauver le pays, pour sauver la patrie, et pour sauver les Guinéens en leur donnant l’espoir bien sûr et en changeant leurs conditions de vie parce que, après 63 ans, après tout ce qu’on a en Guinée comme économie, comme mines, comme tout ce qui va avec…

Comme richesses…

Comme richesses si j’ose dire, je pense que ce peuple mérite mieux que l’état dans lequel nos aînés l’avaient mis.

Vous avez dit, aujourd’hui « la justice sera ma boussole ». Est-ce qu’on peut vous croire là-dessus, est-ce que la justice sera vraiment libre, monsieur le président ?

Vous savez, c’était mon credo. Je tiens beaucoup à la parole donnée. Pour moi, la justice… il n’y a pas de développement sans justice. Si vous voulez développer votre pays, il faut qu’il y ait la justice, il faut que la justice puisse jouer son rôle fondamental qui est, pour nous, l’impartialité dans tout ce qu’on fait.

Monsieur le président, aujourd’hui, est-ce qu’on peut gouverner un État comme celui-là en ayant cette sanction de la Cédéao : vous ne pouvez pas voyager, gel des avoirs, etc., ce sont les décisions de la Cédéao. Est-ce que ce n’est pas un réel handicap ?

Nous avons bien sûr besoin de nos partenaires, mais ce qui est pour nous non négociable, c’est la souveraineté nationale, parce que nous tenons à la liberté. Et la Cédéao, je pense, doit penser au mal qui gangrène nos pays. Et je pense que la Cédéao doit penser aux peuples africains de l’Ouest, parce que les peuples aussi ont besoin de la protection des institutions qui en leur nom sont censées aider nos pays et nos populations à sortir de l’injustice.

Mais est-ce qu’on peut gouverner sans sortir du pays ? Vous ne pouvez pas voyager, on a gelé vos avoirs ?

J’ai fait don de moi, cela fait des années que je n’ai pas pu sortir de la Guinée. Je suis en Guinée, je me sens mieux en Guinée que n’importe où. Je n’ai pas besoin de voyager. Ce dont j’ai juste besoin maintenant, c’est de me concentrer en Guinée sur nos problèmes, pouvoir trouver des solutions à nos problèmes. Et en ce qui concerne les avoirs, nous les membres du CNRD, nous n’avons rien à gérer. Donc, ça pour moi, ce sont juste des principes. Mais à savoir s’il y avait quelque chose à gérer, vous pouvez chercher. Vous ne trouverez pas. Maintenant, nous faisons tout quand même pour arrêter l’hémorragie dans notre pays. Et depuis notre arrivée, nous avons essayé de fermer tous les robinets, parce que, pour moi, les deniers publics ne sont pas quelque chose avec quoi on peut jouer. Le voyage, je pense que nous avons besoin de voyager bien sûr en Guinée pour voir nos problèmes en face et trouver les solutions à nos problèmes.

RFI

Ligue 1 (J-3) : Satellite et CIK se partagent les points

Le Satellite FC recevait le CIK ce dimanche au stade du 28 septembre de Conakry, dans le cadre de la 3ème journée du championnat national ligue 1. Le club de Kamsar a été tenu en échec en déplacement chez le Satellite FC. La rencontre s’est soldée sur un score d’un but partout (1-1).

Après le grand match opéré contre le Horoya AC qui s’était aussi terminé sur un nul, le club de Ratoma à rééditer un grand exploit de tenir tête au CIK qui est deuxième au classement du tableau. Dans un match flamboyant, c’est le Satellite qui a ouvert la marque par Abdoulaye Sylla à la 28e minute sur un coup franc placé à l’entrée de la surface de réparation et le gardien du CIK n’a rien pus faire sur cette action. Dans cette même partie le CIK reçoit un coup double, il encaisse un but et voit son capitaine Singany expulsé par un carton rouge obligé de jouer le reste des minutes en infériorité numérique.

Au compte de la seconde période, c’est le Satellite qui se contente de défendre, et laisse le ballon à l’adversaire le CIK, sur une action collective bien travaillée par le talent de Moussa Diallo qui décroche une passe lumineuse à l’intérieur de la surface de réparation pour son coéquipier Martin qui s’appuie sur la balle et permet son équipe à l’égalisation à la 75e minute. Les duels se multiplient pour les deux équipes sans trouver la faille pour prendre de l’avantage. Sur ce score de parité que l’arbitre siffle la fin du match.

Après 3 matchs joués le CIK est à égalité avec le Wackriya AC 7 points pour chaque club et garde provisoirement la tête de ligue 1, et le Satellite reste accroché à la 10e place avec 2 points.

Journée internationale du diabète célébrée à Conakry

L’humanité a célébré ce dimanche 14 Novembre 2021 la journée mondiale du diabète sous le thème « Accès aux soins du diabète ». En Guinée ladite journée a été célébrée dans un réceptif hôtelier de la place. La cérémonie a mobilisé plusieurs cadres évoluant dans le secteur de la santé en Guinée.

Le président de la fondation de lutte contre le diabète et les maladies non transmissibles en Guinée, Professeur Naby Moussa Balde a mis l’occasion à profit pour présenter son œuvre intitulé  » Vécu et résilience des enfants diabétiques en Guinée » « . A précisé que, plusieurs enfants malades de diabète venus des quatre coins du pays ont pris part à cette cérémonie.

« Ce livre est un livre de témoignages, de vécu des personnes qui vivent avec le diabète et notamment les enfants. Ces enfants ont relaté dans le livre leur parcours avec le diabète, les difficultés qu’ils ont dans la vie de tous les jours avec cette maladie. Ils ont aussi témoigné du regard porté sur eux par la société du fait de cette maladie, comment dans le quotidien ils arrivent à surmonter cette maladie. L’objectif recherché est celui de contribuer au débat lié à l’accès aux soins du diabète dans notre pays(…) », a-t-il expliqué.

Et poursuivre en évoquant leur attente dans cette campagne de sensibilisation, « Nos attentes vis-à-vis de nos autorités, c’est d’accroître l’accès aux soins de cette maladie, dans toutes les préfectures de la Guinée ».

Le représentant dans Guinée a quant à lui évoquer quelques défis à relever pour l’atteinte des objectifs, Dr Casimir Manengu dira ceci :

« Je voudrais remercier les autorités pour l’organisation de cette journée mondiale du diabète et comme vous le savez le thème d’aujourd’hui c’est l’accès aux soins de santé pour le diabète. Cette journée a relevé les différents défis qui restent à faire pour améliorer la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec cette maladie ».

Le représentant du ministre de la santé s’est exprimé au nom du gouvernement, en réitérant leur engagement à agir pour rendre accessibles les soins pour lutter contre le diabète.

« Le ministère de la santé s’engage à continuer à agir avec la direction des grandes endémies pour rendre de plus en plus accessible et performant les soins pour le diabète et les autres maladies non transmissibles en Guinée », a martelé Dr Yansané

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