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15/03/14 L’épidémie qui sévit à Macenta continue de faire des victimes et gagne la préfecture de Gueckedou

Depuis mercredi 12 mars 2014 huit personnes soufrant de cette maladie encore non identifiée ont été reçues à l’hôpital préfectoral de Gueckedou. Malgré la collaboration entre les médecins de l’hôpital et les travailleurs de l’ONG médecin sans frontière suisse pour donner des soins intenses aux patients, deux parmi eux ont rendu l’âme. Il s’agit d’un enfant de moins de 5 ans décédé le jeudi 13 mars et un autre jeune de 18 ans décédé le lendemain à l’hôpital.

Face à cette pathologie, le personnel sanitaire est appelé à rechercher la cause afin de juguler ce mal.
Après des cris d’alarme lancés par les autorités du district sanitaire de Gueckedou une équipe du ministère de la santé et de l’hygiène publique est attendue sur les lieux pour une synergie d’action afin d’identifier l’agent causal de la maladie et éventuellement trouver un médicament.

En attendant, les autorités privilégient la sensibilisation à travers la radio rurale. Il est directement demandé à toute personne souffrant de diarrhée et de vomissement avec ou sans fièvre accompagnée d’hémorragie buccale, anale, nasale et auriculaire, de se rendre à l’hôpital pour une éventuelle prise en charge.
Nous y reviendrons

L’EMIR
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14/03/14 Trois organisations guinéennes portent plainte contre deux ministres en fonction et un directeur national

L’institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit, le mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et de la gouvernance et l’ONG avocat sans frontière Guinée ont déclaré ce vendredi 14 mars 2014 avoir porté plainte contre deux ministres guinéens et un directeur. Il s’agit de l’ancien ministre des travaux publics et actuel ministre conseillé à la présidence Bah Ousmane, l’actuel ministre des travaux publics Mohamed Traoré, et le directeur national de l’entretien routier Benjamin Sandouno. Ces trois ONG de défense de droit de l’homme accusent ces hauts cadres de complicité, abstention délictueuse, faux en écriture, détournement des derniers publics, trafic d’influence et corruption.

Pour le président de l’IRDED, cette plainte fait suite aux surfacturations de certains projets d’entretien routier à Conakry, mais aussi à l’intérieur du pays. Thierno Souleymane Baldé soutient que ce détournement n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

De son coté, le président de l’AFRDHO a déploré le fait que la société civile à travers la justice, ne s’est pas plutôt saisi du dossier. Face à cela donc, Nouha Traoré a mis l’occasion à profit pour interpeller les autorités judiciaires du pays à donner force à cette plainte.
Abdoulaye Cissé

14/03/14 SIERRA LEONE: MORT DE L’EX-PRÉSIDENT AHMAD TEJAN KABBAH

L’ex-président sierra-léonais Ahmad Tejan Kabbah, qui a dirigé son pays durant une guerre civile et l’a conduit vers la paix, est décédé jeudi à Freetown à l’âge de 82 ans, a annoncé un de ses proches.
"L’ancien président Kabbah est décédé à son domicile (jeudi) vers 15H50 GMT", a déclaré John Benjamin, ex-président de la formation de M. Kabbah, le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP).
Ahmad Tejan Kabbah avait quitté le pouvoir en 2007, après deux mandats à la tête de la Sierra Leone qui a été ruinée par une décennie de guerre civile (1991-2002) ayant fait environ 120.000 morts et des milliers de civils mutilés.
Elu en mars 1996, M. Kabbah avait été renversé en mai 1997 lors d’un coup d’Etat mené par un Conseil révolutionnaire des forces armées (AFRC), ayant porté au pouvoir le commandant Johnny Paul Koroma.
Le président Kabbah avait été rétabli au pouvoir en mars 1998 après qu’une force ouest-africaine, l’Ecomog, eut chassé la junte militaire et ses alliés rebelles de Freetown. Il avait ensuite été réélu en mai 2002.
© Source : Belga

14/03/14 10ème Anniversaire :14 mars 2004 – 14 mars 14, témoignage sur un homme d’exception, Siradiou Diallo

Il y a dix ans maintenant, le 14 mars 2004, la mort venait brutalement arracher à notre affection l’honorable Siradiou Diallo, député à l’Assemblée nationale et président fondateur de l’Union pour le progrès et le renouveau (UPR), l’une des trois formations politiques les plus importantes du pays à cette époque. Aujourd’hui encore, nombreux sont ses amis et compatriotes qui continuent de le pleurer à cause de ses qualités exceptionnelles de dirigeant clairvoyant, d’homme de rigueur et d’abnégation, jouissant de la confiance de tous ses compagnons.

Durant sa longue lutte politique, il demandait à tous ceux qui le côtoyaient de ne jamais se laisser habiter par la haine de l’autre, et comme par prémonition, il recommandait aussi à ses militants de ne pas fonder leur stratégie de conquête du pouvoir sur la mort de quelqu’un, fût-il le pire adversaire, car, ne perdons pas de vue que le général Lansana Conté qui en avait l’exercice dans notre pays, était incurablement affaibli par la maladie.

J’ai eu le bonheur d’approcher Siradiou Diallo, dépeint par ses adversaires les plus irréductibles comme un homme diabolique, responsable de toutes les difficultés de notre pays en son temps, et je l’ai aussi pratiqué sans complaisance. Est-il besoin de rappeler que nos rapports ont démarré sur des auspices tumultueux avant que je ne succombe devant les qualités de ce meneur d’hommes exceptionnel, cultivant l’amour des Guinéens et une saine passion pour la Guinée. Secrètement, il caressait l’ambition de hisser son pays au niveau de la Côte d’Ivoire voisine au plan des infrastructures et des équipements, et peut-être même dépasser celle-ci pour en faire la locomotive de la sous-région.

Pour y parvenir, il savait autant que quiconque qu’il fallait unir et rassembler ses compatriotes sur des valeurs de tolérance, de pardon sur son passé sanglant et de mobilisation de toutes les énergies sans aucune forme de démagogie pour nous consacrer aux questions de développement et de progrès économiques. Ce qui était fascinant chez lui, consistait à ne jamais trancher tant qu’il n’avait pas recueilli plusieurs avis d’hommes et de femmes qui bénéficiaient de sa confiance car, pensait-il sans doute, un homme de pouvoir ne devrait jamais décider dans la solitude.

Siradiou Diallo regrettait que le militantisme des Guinéens dans les partis politiques se fasse sur la base de considérations ethniques et c’est pourquoi, avant la promulgation de la loi sur les formations politiques en 1991- 92, il souhaitait que la Guinée se limitât seulement à la reconnaissance de trois partis pour éviter la dictature du parti unique, mais également, pour ne pas voir le pays se scinder entre deux appareils antagonistes au regard de la recommandation du bipartisme du comité de pilotage chargé de rédiger la loi fondamentale ou la constitution. Homme de culture et de paix, il l’était véritablement sans jamais céder sur ce qui lui paraissait injuste et parfois accessoire.

Au plan doctrinal, il n’était pas un libéral au sens de l’entendement de l’occident, mais plutôt un démocrate social, et il l’avait confié à un journaliste, un jour: « Mes idées de jeunesse sont socialistes et je n’ai pas fondamentalement changé bien qu’il faille laisser le soin au marché et à l’initiative privée de déterminer la valeur des biens et des services; cependant, l’Etat doit y jouer tout son rôle de régulateur, surtout pour un pays sous développé ». C’était aussi cela l’humanisme de Siradiou Diallo.

A la veille du dixième anniversaire de sa disparition et ne pouvant être présent à Labé cette année pour me recueillir sur son mausolée, je veux dès à présent m’incliner devant sa mémoire tout en souhaitant voir triompher l’essentiel de ses idées dans mon pays.

Sékou Chérif Fadiga

Depuis Paris

14/03/14 Les Nouvelles Forces Démocratiques enregistrent une nouvelle démission aux Etats-Unis

Le parti de Mouctar Diallo, les Nouvelles forces démocratiques (NFD) enregistre une nouvelle démission. Cette fois ci c’est aux Etats-Unis, où le Président du parti vient de séjourner. Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration de la démissionnaire.
L’un des plus grands analystes de l’histoire politique disait que « celui qui ignore la façon dont les choses sont faites, au profit de la façon dont elles devraient être faites, serait sur la voie d’autodestruction». J’ai souvent cru que le changement est possible en Guinée; et je continue à avoir cette conviction. En même temps, je me suis rendu compte au file des années que pour être effective dans ma lutte politique, je dois appartenir à une équipe qui valorise et respect les talents et contributions intellectuelles des hommes et des femmes qui la composent.

Je suis l’une des personnes qui ont réfléchi pour la création et la formation des NFD et il n’est de doute pour personne que mon engagement dans la promotion, l’implantation et la défense des valeurs incarnées par ce parti ont étés sans failles. Je ne vais pas parler ici de la façon dont j’ai été écartée de ma position de vice présidente, sans aucune raison ou consultation préalable; mais tous ceux avec qui j’ai été associée pour promouvoir ce parti savent que je ne me suis jamais préoccupée d’un poste quelconque. A ce jour, et depuis deux années ou plus de la prise de cette décision, j’ai continué à œuvrer au sein de ce parti avec le même engagement et la même détermination, croyant toujours aux idéaux du parti et espérant qu’a travers les efforts conjugués des membres, ce parti pourrait être le pesant d’or des autres formations politiques en Guinée. Je suis désolée de constater que ma patience et mon ouverture de Cœur ont étés pris pour des faiblesses.

Comme membre fondatrice de ce parti, les événements qui ont secoué ce parti ces derniers temps ont laissé des traces indélébiles dans mon Cœur. Depuis la création de cette formation politique, j’ai vu venir et partir beaucoup de talents. Ces personnes furent attirées par les idéaux, mais lorsqu’ils ont été confrontés à la réalité, ils se sont vite rendus compte que tout ce qui brille n’est de l’or. S’agissant par exemple des démissionnaires de la fédération des Etats Unis, j’ai fait de l’impossible pour leur en empêcher, tout en comprenant leurs frustrations. A mon entendement, l’impossible doit être fait pour garder les talents. Une formation politique doit pouvoir rassembler et garder ses membres et militants, surtout ceux qui sont capable de véhiculer et défendre les valeurs du parti. Malheureusement, la fuite des cerveaux a été considérable au sein de ce parti.

Espérant que la présence du Président Mouctar aux Etats-Unis pourrait aider à diffuser les choses, j’ai continué à croire que j’ai toujours de la place au sein des NFD.
Malheureusement, je n’ai pas fait exception du traitement subit par bon nombre de démissionnaires de ce parti. Car j’ai compris finalement qu’aux NFD celui qui a la « mal chance » de dire non à la volonté, même injustifiée, du président sera contraint à tout prix de quitter la formation politique. Malgré toutes mes contributions pour la formations et la promotion de ce parti, le président Mouctar n’a même pas eu la courtoisie de m’informer de son arrivé aux Etats -Unis. Plus choquant encore, est que pendant son séjours, il n’a pas trouvé un moyen quelconque de me contacter afin de discuter des ratés et de trouver des solutions adéquates afin que dans l’avenir le parti ne soit pas confronté aux mêmes difficultés. Pire encore, après que j’ai participé à toutes les étapes de préparation de son meeting a New York, j’ai eue des empêchements très sérieux de dernière minute que je ne pouvais contrôler et qui ont fait que je n’ai pas pût participer au meeting; et personne n’a appelé pour en savoir les raisons. A partir de là, j’ai compris que le parti que j’ai contribué à créer et à promouvoir ne se soucie pas de ma personne.

En bref, je remercie tous ceux avec lesquels j’ai eu à collaborer et m’excuse auprès de ceux auxquels j’ai causé du tort s’il y’en a eu. J’estime que ma mission au niveau des NFD est déjà achevée. Quant à mon engagement, il ne vient que commencer. Car le parti NFD n’a été qu’une étape de mon combat et non pas la fin.
Merci encore une fois de plus aux milliers des guinéens qui m’ont toujours soutenu. Sachez que votre Salamata reste plus que jamais engagée pour l’émergence d’une guinée juste démocratique et prospère.

New York,

March 13, 2014
Oumou Salamata Keita

14/03/14 Le divorce entre Bah Oury et l’UFDG est –il consommé ? Cellou Dalein Diallo réagit

Invité de la chaine de télévision internationale France 24 ce jeudi, Cellou Dalein Diallo affirme que son vice-président s’est lui-même exclue de l’UFDG en annonçant son appartenance à une organisation de l’opposition extraparlementaire.
Le président de l’UFDG, a aussi refusé d’admettre toute division au sein de son partit. Il reconnait plutôt qu’il ya des divergences.
« L’UFDG reste la première force politique du pays, il n’y a pas de division au sein du parti. Il y a des divergences avec M. Bah Oury qui se déclare être le président de l’opposition extraparlementaire. Mais en agissant ainsi, en attaquant toutes les décisions du parti, il s’exclue lui-même, puis qu’il ne veut pas participer ni au débat, ni à rien. C’est lui qui s’exclue en se proclamant président de l’opposition extraparlementaire alors que l’UFDG est au parlement avec 37 députés et occupe un poste de vice-président. Mais l’UFDG continuera de mener le combat en usant de tous les droits qui lui sont reconnus par la constitution y compris si nécessaire les manifestations pacifiques », affirme l’ancien Premier ministre.
Parlant de ses rapports avec le président Alpha Condé, Cellou Dalein affirme qu’elles n’ont pas évolué, malgré le fait qu’il a participé aux élections législatives.
« C’est évident que nous avons participé aux élections législatives, nous avons accepté de siéger à l’Assemblée nationale, mais pour le moment, il n’y a pas de relations particulières entre le président de la République et l’opposition, notamment le chef de file en particulier » a-t-il indiqué avant de préciser que sa dernière conversation avec Alpha Condé remonte au mois de juillet 2012 à Nouakchott.

Guineediversite .com.

14/03/14 Macenta : Une étrange fièvre fait 8 morts

Une nouvelle maladie qui reste encore inconnue a fait son apparition dans la préfecture de Macenta.
Selon le chef de division, prévention et lutte contre la maladie au Ministère de la santé, Dr Sakoba Keita invité de la radio nationale, cette maladie a fait 8 morts. Coté symptôme, elle se manifeste par une forte fièvre accompagné du saignement du nez, de la bouche et de l’anus. Pour l’instant, le nom de la maladie et les symptômes ne sont pas connus. Mais Dr Sakoba Keita indique que ça ressemble à la « fièvre Lassa » qui est apparue dans un village Libérien non loin de notre pays.
Et pour identifier le symptôme, selon lui, le Ministère de la santé va envoyer aujourd’hui vendredi à Macenta une équipe médicale avec des désinfectants et d’autres produits, rassure le chef de division, prévention et lutte contre la maladie au Ministère de la santé. Avant de dire que l’organisation mondiale de la santé est déjà informée.
Il a signalé que la Guinée n’ayant pas de laboratoire de référence, les symptômes qui seront prélevés sur les malades seront envoyés à l’étranger pour examen en attendant que l’OMS ne se manifeste.
Il fau noter que La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique foudroyante (causée par un arénavirus nommé virus de Lassa). Proche de la fièvre Ebola, cette a été décrite pour la première fois en 1969 dans la ville de Lassa, dans l’État de Borno, au Nigeria.
La fièvre de Lassa a été un véritable fléau en Afrique de l’ouest, endroit dans lequel elle est responsable d’épidémies mortelles touchant le plus souvent des individus fragiles (réfugiés, enfants, personnes âgées).
guineediversité.com

14/03/14 Association des victimes du camp Boiro : nouveau bureau, nouvelle plate-forme revendicative

L’association des victimes du camp Boiro était devant les medias jeudi 13 mars à la maison de la presse de Coléah. L’objectif était de présenter sa plate-forme revendicative et le nouveau bureau de l’association.
Selon Alpha Oumar Telly Diallo, vice président de cette organisation, l’association a déjà réalisé plusieurs actions qui sont entre autre : la vérité sur le sort des disparus et la délivrance d’un certificat de décès, la prise en charge sanitaire des rescapés par les nations unies et la restitution des biens saisis, la commémoration de certaines dates symboliques (25 janvier 1971, 18 octobre 1971) pour conserver le souvenir des martyrs dans la mémoire collective, le classement du régime Ahmed Sékou Touré comme un régime qui a violé systémiquement les droits de l’homme avec une évaluation de 50.000 victimes par Amnesty International, le déclassement de la partie carcérale du Camp Boiro avec la reconstruction à l’identique de « la tête de mort », la clôture du cimetière de Nongo pour protéger les charniers qui s’y trouvent.

En dépit de ces réalisations, Alpha Oumar Telly Diallo, indique également que l’association compte participer à tous les combats pour la réhabilitation des victimes dans leur droit en Guinée. Pour ce faire, il a énuméré un certains points de revendication de l’association des victimes du camp Boiro. Il s’agit, de la reconnaissance des torts et la justice pour toutes les victimes du système Ahmed Sékou Touré, la réhabilitation totale de toutes les familles des victimes, la mise en place d’un processus national de vérité-justice-Réconciliation professionnel et efficace avec un calendrier précis des actions.

Cissé Ablaye

13/03/14 Côte d’Ivoire : le gouvernement publie ses photos de Charles Blé Goudé

Mercredi, le gouvernement ivoirien a officiellement dénoncé la publication de photos mettant en cause les conditions de détention de Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, deux ex-leaders pro-Gbagbo. Le ministre de l’Intérieur a quant a lui diffusé de nouveaux clichés plus dignes et surtout présentés comme récents de l’ancien "général de la rue".
Trois jours après le début de la polémique, la réaction officielle du gouvernement ivoirien s’est faite en deux temps. Mercredi 12 mars, ce dernier a d’abord dénoncé, par l’intermédiaire de son porte-parole Bruno Koné, la publication sur les réseaux sociaux (depuis dimanche) puis dans la presse de photos "supposées de Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu". L’ex-leader de Jeunesses patriotes pro-Gbagbo et l’ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) y apparaissaient dénudés dans ce qui ressemble à des cellules de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Des clichés non datés mais qui posent clairement la question de la dignité des conditions de détention des deux hommes.
"Ces images sont un montage grossier. C’est une mise en scène de quelqu’un dont on ne connaît pas les motivations", a réagi mercredi Bruno Koné, par ailleurs ministre ivoirien des Postes et des Technologies de l’information et de la communication. Les "personnes" photographiées – qu’il ne nomme pas – ne "résident" pas dans les lieux "supposés", poursuit-il. Le gouvernement réaffirme ainsi sa version : Blé Goudé comme Dibopieu sont "en résidence surveillées et sont correctement traités".

Charles Blé Goudé lisant un livre, photo publiée le 12 mars sur le compte Facebook de Hamed Bagayoko. © DR
Lieu de détention tenu secret
Puis, à l’appui de cette assertion, la télévision officielle a diffusé de nouvelles photos de Charles Blé Goudé, qui avaient été publiées sur la page Facebook de Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Elles représentent l’ancien leader de la jeunesse pro-Gbagbo de manière plus décente : rasé, habillé, souriant, dans une chambre équipée de télévision et de meubles et non plus allongé en caleçon à même le sol. Seul problème : la date des clichés ne peut être vérifiée. Selon des sources proches du ministère citées par l’agence APA, ces "vraies photos de Charles Blé Goudé ont été prises aujourd’hui (mercredi 12 mars 2014) dans sa résidence protégée".

Blé Goudé bénéficierait d’une télévision dans son lieu de détention. © DR
Une chose est sûre : Blé Goudé avait été détenu plusieurs semaines à la DST juste après son arrestation au Ghana, le 17 janvier 2013. Mais depuis, il est emprisonné dans un lieu tenu secret. Ses avocats, eux, ne l’ont pas vu depuis août 2013, lors d’une audition dans le bureau du juge d’instruction à Abidjan. La CPI, qui réclame son transfert à la Haye, a rejeté le 3 mars le sursis de trois mois réclamé par l’État ivoirien pour examiner le cas de l’ancien leader des jeunes patriotes.

Source jeuneafrique

13/03/14 Kabiné Komara, Haut commissaire de l’OMVS décline ses priorités et accuse la France d’avoir fait perdre à la Guinée un potentiel de 1500MW au profit d’un autre pays africain

Le nouveau Haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), Kabiné Komara, a décliné sa feuille de route pour son mandat à la tête de l’organisation intergouvernementale qui regroupe le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et la Guinée. Invité de la Rédaction du Soleil, il a été reçu par le Directeur général Cheikh Thiam, le Coordonnateur général des rédactions, Ibrahima Mbodj et le Rédacteur en chef central Daouda Mané. A travers cet entretien, il fait l’état des lieux de l’organisation et ouvre des perspectives prometteuses pour la structure. Toutefois, il compte inscrire son magistère sur une gestion rigoureuse et rationnelle des ressources dont dispose l’Omvs. Des réalisations en cours, des ouvrages hydro-électriques et de navigation fluviale, jusqu’aux grands chantiers d’avenir, l’ancien Premier ministre de la Guinée dit tout à la rédaction du Soleil.

Présentez-nous l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs).

Beaucoup de gens ne connaissent pas bien l’Omvs. Il y a, dans le monde, près de 120 à 150 organisations de bassins frontaliers. Mais, la plupart des pays autour de ces bassins sont dans des situations de conflit. L’Omvs est une structure unique en son genre dans le monde. Il y a trois principes fondateurs sur lesquels elle est basée. Premièrement, l’ensemble des cours d’eau appartient à tous les Etats, de la naissance jusqu’à l’embouchure. Deuxièmement, il y a la nécessité de dialogue et de concertation. Troisièmement, quand un ouvrage est déclaré commun, il est financé, exploité et géré conjointement. C’est ce qui fait la particularité de l’Omvs. Le barrage de Diama, par exemple, n’est pas que la propriété du Sénégal. Il appartient aussi à la Mauritanie, au Mali… C’est la même chose pour le barrage de Manantali. L’Omvs était appelée, au départ, Organisation des Etats riverains du fleuve Sénégal (Oers). Cette structure est née en Guinée, dans la ville de Labé où s’étaient réunis (les présidents) Sékou Touré, Léopold Sédar Senghor, Mokhtar Ould Dada et Modibo Keita, en 1968. Deux ans après, la Guinée, victime d’une agression militaire, s’était retirée de l’organisation, estimant que le Sénégal serait derrière cette agression. C’était en 1970. L’organisation était ainsi morte. En 1972, les autres pays se retrouvent en Mauritanie pour sauver le fleuve, dans le but d’avoir une source d’eau pour l’irrigation et pour la consommation humaine. Les années 1970 ont été très difficiles pour le Sahel à cause de la sécheresse. Le bétail était décimé et les cultures complètement rabougries. Le fleuve Sénégal, qui était le cordon ombilical entre ces pays, était en danger. L’eau remontait jusqu’à 250 km à l’intérieur des terres. L’Omvs, après sa création, a réalisé de grands ouvrages. Le premier qui est le barrage de Diama, servait à stopper la remontée de l’eau salée, mais aussi à stocker 500 millions de m3 d’eau. 100 % de l’eau potable de Nouakchott et 40 % de l’eau consommée à Dakar viennent de ces lacs. Cette eau permet aussi d’irriguer 150 km d’hectares de terre.

Le barrage de Manantali permet de stocker 11 milliards de m3 d’eau. Ce barrage produit également 200 mégawatts (MW) d’électricité qui font l’objet de répartition entre le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. Le Mali prend les 55 % et le reste est partagé entre le Sénégal et la Mauritanie, interconnectés par 1.700 km de réseau électrique. Ce sont de grands acquis. En plus, il existe des activités de protection de l’environnement. Je viens d’hériter cette organisation qui a tenté de se doter d’un schéma directeur d’aménagement du bassin. Nous avons identifié toutes les potentialités énergétiques, hydro-agricoles, de pêcherie, d’élevage avec des ambitions et des défis. Il faut être imaginatif, plus convaincant. L’Omvs a toutefois besoin des Etats, mais aussi de coopération pour faire face aux nombreux défis. Aujourd’hui, c’est une nouvelle équipe de trois personnes qui est à la tête de l’organisation.

Dans quel état se trouve actuellement l’Omvs ?

Sur le plan institutionnel, elle est basée sur des fondements solides. Elle a une bonne réputation auprès des bailleurs de fonds. Au plan humain, il y a des experts de qualité. S’agissant des projets, l’Organisation a une bonne vision. Par contre, pour les ouvrages, le barrage de Diama est devenu malade, 40 ans après sa construction. Il nécessite une forte réhabilitation. Le barrage de Manantali aussi est dans un état critique. Toutefois, des mesures ont été prises. Les déficits énergétiques des pays augmentent, alors que le potentiel existe. C’est frustrant. Et tout ceci, dans un contexte de nouveaux défis sécuritaires qui font que, par manque d’informations, certains bailleurs croient qu’Al-Qaïda se trouve à la porte de nos Etats et se disent qu’il ne faut pas s’y aventurer. Il y a donc un plaidoyer à faire. Dans toute organisation, après une certaine durée de vie, il y a des réhabilitations à faire. Il faut une remise en question de certaines manières de procéder. L’institution doit se doter d’un outil de référence pour mieux asseoir une bonne gouvernance. Egalement, il nous faut une certification Iso pour convaincre les bailleurs de fonds que nous travaillons en suivant des normes. Il faut tout de même rationnaliser les moyens en essayant de faire le maximum possible sur peu de ressources en les conjuguant. Le plus important n’est pas d’aménager des terres, mais qu’elles soient exploitées rationnellement. L’amélioration de notre façon de faire reste un défi pour la nouvelle équipe.

Qui est-ce qui explique que nos pays ne parviennent pas à assurer l’autosuffisance alimentaire, même partiellement, malgré l’existence des ces vastes surfaces aménagées ?
Le bassin du fleuve Sénégal ne couvre pas tout le Sénégal. 51 % de ce bassin se trouve au Mali, plus de 30 % en Mauritanie, 11 % en Guinée et 10 % seulement au Sénégal. Dans ce genre de situation, il faut identifier la zone que couvre le bassin, savoir quelle est la stratégie de développement agricole du pays dans la zone concernée et faire une gestion harmonieuse et intelligente. Partant de ce constat, on peut voir que la plupart de nos pays ont des politiques agricoles pas des plus expertes. L’agriculture, ce n’est pas que des terres. C’est tout une scène (chaîne) de processus. Il faut des terres, il faut faire l’irrigation, avoir des semences, de l’engrais et du crédit agricole pour acheter des intrants avant la campagne et payer à la fin. Dans la plupart des pays, les intrants ne sont pas souvent disponibles ou bien ils ne sont pas de bonne qualité. C’est la même chose pour les semences. Le calendrier agricole n’est pas parfois maîtrisé par les paysans. En plus de tout cela, il y a les pertes après récolte. 20 à 30 % de la production se perdent. Si l’on n’analyse pas tous ces éléments et si l’on n’a pas une approche systémique de façon à ce que le projet agricole intègre tous ces aspects dans son fonctionnement, le jeu est déjà faussé. Il y a des sociétés agricoles dans toutes les zones que nous avons aménagées. Au Sénégal, il y a la Saed, ce genre de société existe aussi en Mauritanie et au Mali. Ces sociétés nationales sont les interfaces entre nous et les Etats. Dans les nouveaux programmes que nous allons mettre en place, nous allons signer des contrats de performance avec ces sociétés. Il faut que toutes les zones que nous avons aménagées soient suivies de sorte que les éléments énumérés plus haut s’y retrouvent.

La construction de barrages a favorisé la prolifération des plantes aquatiques envahissantes, comme le typha. Existe-t-il des mécanismes pour lutter contre le phénomène ?

La construction du barrage de Diama a eu des effets secondaires importants. Les plantes envahissantes qu’on appelle les typhas ont colonisé la zone du delta. Dans la nature, tout est lié. Dès qu’on touche un aspect, on bouleverse tout l’écosystème. Le typha couvre aujourd’hui plus de 50.000 hectares. Un hectare de typha consomme la même quantité d’eau qu’un hectare de riz. C’est un gâchis énorme. Beaucoup de recherches ont été menées. Il y a deux types de typha, mais l’un est plus résistant. Nous avons expérimenté la lutte biologique en introduisant une espèce venue d’Afrique du Sud qui a mangé une partie du typha moins résistant. Mais l’autre type de typha est, pour le moment, impossible à combattre. Le seul moyen de lutte dont nous disposons, pour l’instant, c’est de couper la plante, mais il régénère. Le typha empêche les populations riveraines d’avoir accès à l’eau, paralysant ainsi les activités de pêche. Il entraîne aussi des maladies puisque sous le typha, prolifèrent beaucoup d’insectes nuisibles. En relation avec des Néerlandais, nous allons assécher certaines zones colonisées par le typha avec des digues et les rendre cultivables. Cela nous permettra d’aménager 4.000 hectares de terres. Cela veut dire que nous allons gagner des superficies sur le typha. Il y a aussi d’autres propositions de valorisation du typha, en en faisant du charbon, par exemple. Mais je ne suis pas trop favorable à cette proposition parce que cela encouragerait à pérenniser le typha. Toutefois, cette végétation aquatique reste un gros problème dans le delta.

Comment se fait-il que l’Omvs ait un potentiel de 1500 MW et que les pays qui la composent connaissent un déficit en électricité ?

La Guinée a rejoint l’organisation seulement en 2006. Le fleuve Sénégal est long de 1.830 km. Il est le plus long de l’Afrique de l’Ouest. Il est composé de trois affluents : le Bafing, le Bakoye et la Falémé qui se déversent tous en Guinée. Le gage essentiel se trouve donc du côté guinéen. L’entrée de la Guinée à l’Omvs a apporté une immense potentialité hydroélectrique. Mais, il fallait étudier tout cela, avoir un dossier bancable pour ensuite aller chercher le financement. En attendant, le bassin, côté malien, a été étudié. Il n’y a pas de site de barrage ni en Mauritanie, ni au Sénégal. Ils se trouvent plutôt au Mali et en Guinée. Le premier site, Manantali, a été déjà exploité. Un deuxième site (Félou) a été identifié, étudié et exploité. Il fait 60 MW et vient d’être inauguré. Gouina, un autre site, a été identifié. Nous venons de poser la première pierre. Ce site doit produire 140 MW d’ici à trois ans et demi. Un quatrième site, Gourbassi, toujours du côté malien, a été étudié. Il devra jouer un rôle de régulateur. Aujourd’hui, le fleuve Sénégal est régularisé à hauteur de 40 %. En créant le site de Gourbassi, nous atteindrons environ 80 %. Un autre barrage avec une capacité en énergie de 25 MW est aussi prévu. L’impact dans l’hydro-agricole et dans l’irrigation sera très important.

Par contre, les sites qui ont un impact et une capacité en énergie les plus importants sont en Guinée, en l’occurrence Koukoutamba qui, à lui seul fait 300 MW. Les deux autres produisent, au total, 300 MW. Rien qu’en construisant ces barrages, nous avons 600 MW du côté guinéen. Mais, ni la Banque mondiale, ni la Banque africaine de développement (Bad), ni un pays occidental ne peuvent financer individuellement ces barrages. Le seul pays qui peut facilement financer un barrage, c’est la Chine. Elle nous a prêté 420 millions de dollars (Ndlr 210 milliards de Fcfa). Il faut développer les autres types de partenariat. Je suis en train de convaincre les Etats en leur disant d’oublier la façon avec laquelle ils ont fait les barrages jusque-là, en leur conseillant de recourir au Partenariat public-privé (Ppp). Avec l’hydro-électricité, on produit l’électricité à 35 FCfa le KW, alors que le thermique coûte, dans nos Etats, entre 100 et 200 FCfa le KW. Il y a un immense écart. Nous n’avons pas besoin d’endetter les Etats pour construire un barrage. Il faut appeler les privés pour le faire. L’essentiel, c’est de s’entendre sur le prix du kilowatt. C’est un travail de sensibilisation que je suis en train de faire en ce moment. En tant que banquier, le montage financier n’est pas un problème pour moi. Mais quand on dirige une organisation dont les gens ont, depuis 40 ans, une certaine façon de voir, il faut essayer de les convaincre un à un.

Les ouvrages de l’Omvs sont-ils bien entretenus ?

Un ouvrage, c’est comme un homme, il a besoin d’être entretenu. Le barrage de Diama, depuis près de 30 ans, n’a pas connu de grande réhabilitation. Trois raisons expliquent cette situation. D’abord, l’eau qui est facturée aux agricultures ne fait pas rentrer beaucoup d’argent, cela ne suffit pas pour assurer l’entretien du barrage. Ensuite, ce n’est pas tout le monde qui paye la facture. Enfin, il y a un problème de gestion rigoureuse de l’argent qui entre. Nous avons prévu de mettre en place un plan drastique de redressement de la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Diama (Soged). Nous avons pu négocier un prêt avec la Banque mondiale, dont une partie servira à réparer le dispositif électromécanique du barrage de Diama. Au barrage de Manantali, il y a trois fonds, mais ils ne génèrent pas beaucoup d’argent. Lorsque j’ai pris fonction, j’ai réduit de 25 % le budget de fonctionnement (de l’Omvs). Nous avons aussi contraint les Etats à augmenter les tarifs de 10 %. Nous avons trouvé aussi des fonds de réhabilitation. Cette réhabilitation a commencé depuis deux semaines et c’est pour trois ans.

On parle d’une éventuelle coopération entre l’Omvs et l’Uemoa. Qu’en est-il exactement ?
Parmi les quatre pays de l’Omvs, deux seuls sont membres de l’Uemoa : le Sénégal et le Mali. L’Uemoa à des programmes qui couvrent un certain nombre d’Etats. Nous sommes en train de négocier un programme de partenariat pour que la politique de l’Uemoa dans le domaine énergétique puisse couvrir ces deux Etats de l’Omvs. La même chose est en train d’être négociée avec la Cedeao (la Mauritanie n’est plus membre de la Cedeao, Ndlr) et d’autres organisations.

Où en êtes-vous avec le Système intégré de transport multimodal ?

Le Système intégré de transport multimodal (Sitram) est le projet phare d’intégration type au sein de l’Omvs. Le fleuve était navigable avant, et il y avait des quais. Ce nouveau programme comprend donc deux volets : la navigation sur le fleuve Sénégal et des routes d’accès. La navigation consiste à draguer le fleuve sur 905 km de long et 30 km de large. Nous allons aussi mettre en place une antenne de navigation pour la sécurité et un code de navigation. Nous avons déjà loué deux navires à une société. Maintenant, c’est le financement de la navigation que nous attendons. Il y aura également un port fluviomaritime à Saint-Louis. Au-delà de cela, nous allons faire un port minéralier à Saint-Louis pour débloquer les gisements miniers qui se trouvent des deux côtés, à Matam et aussi à Bogué (Mauritanie). Il y a également du fer au Mali. Si l’on rend le fleuve navigable avec des barges qui peuvent charger ces minerais et les convoyer jusqu’à Saint-Louis, ce sera l’occasion unique pour que ces gisements soient éclatés. Un chemin de fer coûte au moins un milliard de dollars (Ndlr 500 milliards de Fcfa) alors que la navigation coûte au maximum 600 millions de dollars. Réussir ce projet est mon deuxième plus grand défi.

La régularisation du régime fluvial du fleuve a entraîné un rétrécissement de la plaine inondable des cultures de décrue. Avez-vous trouvé une solution à ce problème ?

Nous sommes en train de trouver des solutions. J’ai donné mandat à ce que toutes les semaines, on montre le débit du fleuve pour que chacun voit son évolution. Et c’est en fonction de cette évolution que les cultures doivent se faire en voyant s’il y a de l’alerte d’inondation ou pas. Et à partir de là, nous allons modifier les paramètres de gestion du barrage de Manantali. Quand on dit que le barrage de Manantali produit 850 MW/h, ce n’est pas durant toute l’année. A l’Omvs, tous les trois mois, les usagers de l’eau se retrouvent. Chacun dit la quantité d’eau qu’il souhaiterait avoir. C’est en fonction de cela que nous lâchons l’eau à partir de Manantali. Il y a tout un ensemble de paramètre à prendre en compte. Nous allons imposer à la Société de production de l’électricité de Manantali de lâcher beaucoup plus d’eau pour que ces zones soient inondées. Un barrage comme Gourbassi sur la Falémé peut aussi contribuer à lâcher une quantité d’eau qui s’ajoutera à l’eau de Manantali pour davantage augmenter les surfaces de décrue. C’est un jeu très intéressant qui demande des paramètres qui nécessitent des concertations. Avant, c’était simplement les électriciens qui géraient, mais maintenant, nous avons intégré tout le monde.

Au vu de toutes ces potentialités dont dispose la Guinée, n’est-il pas un paradoxe que ce pays continue toujours d’être frappé par un manque d’électricité ?

Je parle en Guinéen. Ce pays est indépendant en 1958, dans des conditions extrêmement pénibles. La Guinée a ouvert la brèche des indépendances à cette époque en 1958, mais elle en a aussi payé le prix. J’étais directeur de Péchiney, l’enclave minière qui appartenait à la France pendant 10 ans à cette période. C’est cette société qui donnait un peu de revenus à la Guinée. La construction du complexe avait commencé en 1956, la France était surprise lors que la Guinée à demandé son indépendance en 1958. Il était prévu de faire le barrage hydroélectrique et l’usine d’aluminium. Quand la Guinée a pris son indépendance, la France a imposé à la société de ne construire ni le barrage ni l’usine d’aluminium. Le barrage a été construit au Cameroun. Il y avait un potentiel électrique de 15.000 MW que la Guinée n’a pas pu mettre en valeur. Je pense que l’histoire aussi n’a pas favorisé la Guinée. Il n’y a pas que le courant qui manque en Guinée, il manque aussi l’eau. Et pourtant, il pleut quatre mètres d’eau par an à Conakry, alors qu’il n’y a pas d’eau potable dans cette ville.

Le Sénégal avait un programme de revitalisation des vallées fossiles, notamment le canal du Cayor, mais la Mauritanie n’était pas d’accord. Qu’en est-il de ce projet ?

Pour les vallées fossiles, je pense que quand l’information n’est pas bonne, elle provoque souvent des écueils. Il faut un travail d’explication et de persuasion en amont pour que les gens comprennent. C’est tellement facile de détruire, mais tellement difficile de construire. Il y a toujours des gens qui ont intérêt à mettre des obstacles. J’estime que le projet n’a pas été bien expliqué aux Mauritaniens. C’est vrai qu’il y a une importante quantité d’eau jetée dans la mer. Mais je pense que le Sénégal n’a pas reposé le problème depuis.

Les inondations de Saint-Louis sont souvent mises sur le dos des lâchers d’eau de Manantali. Qu’en est-il ?

Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, ce n’est pas l’eau lâchée par le barrage de Manantali qui cause les inondations. Dans le fleuve Sénégal, il y a deux affluents qui viennent après le barrage : la Falémé et le Bakoye. Les eaux de la Falémé et du Bakoye viennent se jeter dans le fleuve Sénégal après le barrage. Pendant l’hivernage, même si l’eau est pendante à Manantali et que l’eau de la Falémé et du Bakoye continue, il n’y a rien à faire. Malheureusement, on croit que c’est l’eau du barrage qui vient à Saint Louis. Ce n’est pas du tout cela. Si on lâche, dans le fleuve Sénégal, un bout de papier à hauteur de Podor, il fait un mois avant d’arriver à Saint-Louis. Pour vous dire que l’eau coule très lentement. Ce sont les eaux non contrôlées qui viennent se jeter dans le fleuve qui font les inondations en aval. D’où la nécessité de créer des ouvrages de régulation sur ces deux autres branches.

Parmi les idées que vous agitez, il y a le concept « Bassin élargi et diversifié ». Que recouvre cette notion ?

Nous pensons qu’on peut prendre des initiatives qui ont des impacts plus loin dans le bassin ou bien concevoir des activités en dehors du bassin qui ont un intérêt pour les populations. Quand on construisait le bassin, le solaire n’était pas d’actualité. Aujourd’hui, le solaire est devenu quelque chose de très abordable et plus rapide à construire. Dans le bassin, il existe des zones où il y a de l’espace. On peut concevoir, dans ces endroits, des centrales solaires connectées sur notre réseau. Il faut encourager des initiatives privées allant dans ce sens. Mais, il faut persuader petit à petit les gens en leur disant que nous nous battons contre les déficits énergétiques, il y a des solutions scientifiques. Au lieu que chacun essaie de faire son petit solaire, l’Omvs peut encourager trois à quatre sociétés privées à le faire. L’autre chose, c’est de développer la pisciculture dans les lacs que nous avons ou bien sur les affluents des fleuves. C’est ce qu’on appelle bassin énergie diversifiée.

Quels sont les termes du contrat Sogem-Eskom qui couvre une période de dix ans ?

Quand le barrage de Manantali a été construit au départ, ce n’était pas pour produire de l’électricité. Mais les concepteurs ont été intelligents en faisant des réservations. Dix ans après, quand les Etats ont décidé de produire de l’électricité, ils se sont approchés des bailleurs de fonds occidentaux qui étaient réticents au départ. Ce sont les fonds arabes qui ont aidé à faire les premiers barrages. C’est par la suite que les Occidentaux ont décidé de se lancer mais en posant la condition de création d’une société spéciale qui va gérer les barrages. C’est ainsi que la Sociétés de gestion de l’énergie de Manantali (Sogem) a été créée pour gérer le barrage de Manantali. Ils voulaient avoir la garantie que ces sociétés vont facturer et encaisser l’argent pour les rembourser. Ils avaient aussi posé comme condition qu’il y ait un gestionnaire du barrage. Un appel d’offres avait été lancé pour trouver un gestionnaire du barrage. La société sud-africaine Eskom a été retenue. Quelques années après, cette société s’est rendue compte que ses prestations étaient supérieures à sa rémunération. Alors, elle a demandé à réviser le contrat. Ce que la partie Omvs avait refusé et cette société a voulu se retirer. Le Sénégal, qui avait de bonnes relations avec l’Afrique du Sud, est intervenu pour que nous renégociions le contrat sur une base beaucoup plus correcte en mettant en place un contrat intérimaire. Nous avons pu régler certains problèmes soulevés par le gestionnaire.

Par lesoleil (Sénégal)

13/03/14 De retour à Abidjan, Aïcha Koné fond en larmes à l’aéroport Houphouët-Boigny

L’artiste chanteuse ivoirienne, Aïcha Koné, rentrée d’exil, dans la soirée de mercredi, a fondu en larmes, à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët (au sud d’Abidjan), à sa descente d’avion.
C’est à 18h30 que l’avion, à bord duquel l’artiste a pris place, a atterri sur le tarmac de l’aéroport où l’attendaient parents, amis et connaissances.
Etreinte par l’émotion, Aïcha Koné, visiblement rayonnante, n’a pu contenir ses larmes qui perlent à flots le long de ses joues, pour son retour au bercail, après trois années d’exil écourté par la volonté de la Première dame Dominique Ouattara dont elle est l’une des invités pour le dîner gala, vendredi, de la Fondation Children of Africa.
Les premiers mots de la diva de la musique ivoirienne sont à l’endroit de l’épouse du chef de l’Etat ivoirien. « Merci à la Première dame. Merci au seigneur », lâche-t-elle en sanglots, dans le pavillon présidentiel de l’aéroport.
« J’ai vu ma famille, mes amis. J’ai retrouvé mon pays…Merci à tout le monde », se réjouit Aïcha Koné avant de quitter l’aéroport sous une forte escorte policière.
Proche parmi les proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, Aïcha Koné, comme bon nombre de partisans de l’ex-régime, avait quitté la Côte d’Ivoire pour se réfugier en Guinée à la suite de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, ayant fait 3 000 morts.
Source: APAnews

13/03/14 Fin de la visite du président malien (Communiqué final)

Au terme de la visite officielle de 72 heures du président malien Ibrahima Boubacar Keita (IBK), Conakry et Bamako ont publié un communiqué officiel relatant les retombées de la visite du chef de l’exécutif malien, a-t-on appris mercredi de sources sûres.

A l’invitation de son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, a effectué, du 10 au 12 mars 2014, une visite officielle en Guinée.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la consolidation des liens séculaires d’amitié et de coopération fraternelle qui ont toujours existé entre la République sœur du Mali et la République de Guinée.

Au cours de cette visite, les deux chefs d’État ont eu des entretiens fructueux sur des questions d’intérêt commun, relatives à la coopération bilatérale, à l’actualité africaine et internationale.

Son Excellence le Professeur Alpha Condé a souligné l’importance de la visite de son frère et ami qui illustre une fois de plus, la détermination du Mali à perpétuer, à diversifier et à approfondir les relations étroites et confiantes entretenues par les deux peuples, depuis l’aube des temps.

Il a renouvelé à Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, ses chaleureuses félicitations pour sa brillante élection à la Magistrature Suprême du Mali. Il s’est dit convaincu du rôle prépondérant qu’il continuera à jouer pour le renforcement de la démocratie, dans un Mali paisible et sécurisé, uni et réconcilié avec lui-même, rayonnant dans le monde.

Son Excellence le Professeur Alpha Condé a assuré son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita de la totale disponibilité de la Guinée à accompagner le Mali dans ses efforts visant à consolider la sécurité, la stabilité, et à préserver l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali.

Son Excellence le Professeur Alpha Condé a salué la ferme volonté de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA à conduire un dialogue national inclusif au Mali, dans le respect des différentes résolutions des Nations Unies, du Comité de paix de l’Union Africaine et de la CEDEAO.

C’est pourquoi, il a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour un soutien accru à la lutte contre l’intolérance, l’extrémisme et le fanatisme, terreaux du terrorisme, que mène le Mali.

Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, s’est dit impressionné par l’accueil chaleureux, amical et fraternel qui lui a été réservé durant son séjour et a réaffirmé sa détermination à sceller davantage le pacte d’amitié qui lie les peuples malien et guinéen.

Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali a félicité son frère et ami, Son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée pour les nombreux progrès accomplis par la Guinée dans la voie du renforcement de l’État de droit, de la promotion de la démocratie et des libertés fondamentales.

Il a salué l’esprit consensuel qui a permis de conclure la transition, dans un climat apaisé.

Son Excellence Monsieur le Président Ibrahim Boubacar Keita a hautement apprécié les efforts louables que Son Excellence le Professeur Alpha Condé ne cesse de déployer pour assurer à la Guinée un développement durable et inclusif.

Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination totale à conjuguer leurs efforts pour promouvoir davantage l’amitié et l’estime réciproques qu’entretiennent jalousement leurs peuples.

Ils ont, à cet égard, rendu un vibrant hommage aux pères fondateurs des deux Etats, feus les Présidents Modibo Keita et Ahmed Sékou Touré pour leur esprit visionnaire d’une Afrique indépendante et unie.

A ce propos, faut-il rappeler la signature, le 20 mai 1964, d’une convention qui accordait aux ressortissants des deux pays un statut privilégié dans l’un ou l’autre Etat.

S’inscrivant dans cette dynamique, les Présidents Ibrahim Boubacar Keita et Alpha Condé se sont engagés à explorer tous les mécanismes concourant à créer un climat propice pour un partenariat viable, exemplaire et mutuellement avantageux, susceptible d’accélérer le développement intégré des deux États.

En guise d’illustration de cette volonté de coopération, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali s’est félicité de la mise à la disposition de son pays d’un terrain de 5 hectares pour l’installation des entrepôts. Il a mis à profit sa visite pour inaugurer lesdits entrepôts sur le site de Friguiadi, dans la préfecture de Coyah.

Dans cette logique, les deux Chefs d’État ont instruit leurs Ministres des Affaires Étrangères de tout mettre en œuvre pour la tenue régulière de la Commission mixte de coopération entre le Mali et la Guinée.

Les deux dirigeants ont mis en exergue la complémentarité des deux pays et souligné leurs immenses atouts pour la matérialisation des légitimes aspirations de leurs deux peuples au progrès et à la prospérité.

Dans cette optique, ils ont décidé de mener des actions communes pour développer la coopération notamment dans les domaines de l’énergie, de l’hydraulique, des transports, de l’agriculture, de l’élevage et de la culture.

A cet égard, les délégations des deux pays ont eu des consultations autour de l’examen des questions d’intérêt commun.

Dans le domaine de l’Énergie et de l’Hydraulique, les deux parties ont signé un protocole d’Accord pour la création d’un Comité interministériel de concertation pour la mise en œuvre du projet de barrage à buts multiples de Fomi.

Elles ont invité par ailleurs les deux gouvernements à accélérer le processus de ratification de la convention Cadre de Coopération entre les huit (8) États tributaires des eaux du massif du Fouta Djallon. Elles ont également encouragé une coopération pour l’électrification rurale dans les zones frontalières.

Les deux parties ont par ailleurs rappelé la nécessité d’encourager le développement rapide des barrages de Koukoutamba, Bouréya et Bassa en mode de financement PPP tel qu’envisagé par le Haut-commissariat de l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).

Dans le domaine des Transports, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les actions initiées en vue de favoriser l’intégration de leurs économies, de faciliter la libre circulation des personnes et des biens et d’assurer la fluidité du trafic sur les corridors routiers.

A cet effet, les deux parties ont signé un Protocole d’Accord relatif au projet d’interconnexion ferroviaire Conakry-Kankan-Bamako.

Les deux délégations ont reconnu la nécessité de relancer le transport fluvial entre les deux pays, y compris par le dragage du lit du fleuve Niger.

Elles ont en outre encouragé la création d’une compagnie sous-régionale de transport aérien en vue de résorber le déficit dans ce secteur.

Dans le domaine des Travaux publics, les deux parties ont souligné la nécessité de réhabiliter le réseau routier Conakry-Bamako et de relancer la construction des transversales Dinguiraye-Mali.

Dans le domaine de la coopération transfrontalière, les deux parties se sont engagées à appuyer la feuille de route conjointe pour la matérialisation des frontières, convenue à Bamako en 2013 et la mise en œuvre du cadre de concertation entre collectivités territoriales pour une meilleure intégration des communautés.

Dans le domaine de l’Agriculture, les deux parties ont décidé de se concerter autour de leurs priorités communes, inscrites notamment dans l’agenda du Comité Inter Etat de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS).

Dans le domaine de l’Elevage, les deux parties se sont résolues à rendre opérationnels les axes prioritaires de partenariat identifiés dans le procès-verbal de la réunion des experts des deux pays, signé à Bamako le 29 mai 2010. Il s’agit notamment de la gestion de la transhumance transfrontalière, de la lutte contre les maladies animales et des échanges commerciaux sur le bétail.

Au titre de la diaspora, les deux parties sont convenues de promouvoir l’échange d’expérience en matière de gestion des compatriotes à l’étranger.

Sur le plan culturel, les deux parties ont appelé à l’intensification des efforts en vue de la préservation du riche patrimoine culturel et historique commun notamment par la réhabilitation de Niani, du Port de Galiéni et de l’organisation du festival du Kora du Niger.

Les Présidents Ibrahim Boubacar Keita et Alpha Condé ont mis un accent particulier sur la nécessaire dynamisation des échanges entre les deux pays et appelé l’implication du secteur privé dans le développement économique et la relance d’une croissance soutenue, créatrice emplois décents pour les jeunes et levier de l’autonomisation des femmes.

Les deux dirigeants ont également décidé d’intensifier leur coopération dans le domaine sécuritaire pour endiguer les crimes transfrontaliers, le narcotrafic, la circulation illicite des armes légères et de petit calibre qui inhibent la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et au Sahel en particulier, et dans tout le continent en général.

Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita et Son Excellence Professeur Alpha Condé ont alors exprimé leur profonde préoccupation face à la détérioration alarmante de la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique. Ils ont réitéré l’impérieuse nécessité d’un déploiement rapide des casques bleus onusiens dont le mandat est d’accompagner la transition pour la restauration de la paix et de la sécurité dans ce pays frère.

Les deux Chefs d’État se sont donc engagés à consolider leur unité d’action au sein des organisations sous-régionales, régionales et internationales pour promouvoir leur participation dans la gestion des Affaires mondiales.

Pour ce faire, ils se sont résolument inscrits dans la dynamique d’une refonte du système des Nations Unies.

Son Excellence Monsieur le Président Ibrahim Boubacar Keita a invité son frère et ami, Son Excellence le Professeur Alpha Condé à effectuer une visite d’État au Mali.

Son Excellence le Professeur Alpha Condé a accepté cette aimable invitation dont la date sera fixée par voie diplomatique.

Conakry, le 12 mars 2014
Guineediversite.com

13/03/14 L’ONG APROSOF s’implique dans la lutte contre les maladies diarrhéiques en Guinée

L’association pour la protection sociale et Psychologique des femmes et enfants a entamé ce Jeudi 13 mars 2014, une caravane humanitaire en faveur des enfants souffrants des maladies diarrhéiques et de la mal nutrition.
Pour la présidente de l’ONG APROSOF, les bénéfices générés dans cette caravane seront destiné à la distribution des médicaments et des sachets d’eaux potables aux enfants.
Selon N’Mah Conté, en Guinée les enfants de moins de 3 ans sont les plus exposés et souffrent en moyenne de trois épisodes diarrhéiques par an. « Chacun de ces épisodes les prives des éléments nutritifs nécessaires à leur croissance » estime la présidente de l’ONG avant d’ajouter : « les maladies diarrhéiques sont une cause majeur de mal nutrition et également l’une des principales raisons de mortalité et de morbidité ».
A noter que cette caravane s’étendra jusqu’à l’intérieur du pays, notamment dans les préfectures de Dubréka, Forécariah et Coyah.

Abdoulaye Cissé

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