Accueil Blog Page 435

31/03/14 Des milliers d’Ougandais saluent la loi antihomosexualité

Des milliers d’Ougandais ont défilé lundi autour du président Yoweri Museveni, à l’appel des différents leaders religieux, pour remercier le chef de l’Etat d’avoir promulgué une récente loi, très critiquée à l’étranger, durcissant la répression de l’homosexualité en Ouganda.
"Merci d’avoir sauvé l’avenir de l’Ouganda", pouvait-on lire sur des pancartes tenues par les manifestants, qui ont marché dans les rues de Kampala.
Fin février, le président Museveni avait promulgué une loi qui criminalise la "promotion" de l’homosexualité et rend obligatoire la dénonciation des homosexuels. Les relations homosexuelles étaient déjà passibles de la prison à perpétuité en Ouganda, où l’homophobie est largement propagée par les très influentes Eglises évangéliques.
Certains manifestants ont entonné des chants contre l’homosexualité, alors que des pancartes interpellaient directement le président américain: "Obama, nous voulons des échanges commerciaux, pas l’homosexualité".
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a comparé cette législation ougandaise à celles promulguées sous l’Allemagne nazie et durant le régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Devant les manifestants, M. Museveni a répété lundi son opposition à l’homosexualité qui a, selon lui, des "répercussions sur la santé", ainsi qu’au sexe oral, qu’il avait déjà accusé de "transmettre des vers".
"Du sexe oral! La bouche est faite pour manger, pas pour cela", a-t-il réaffirmé lundi.
L’opposition accuse le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, d’avoir promulgué la nouvelle loi à des fins électoralistes en vue de la présidentielle de 2016, la population ougandaise y étant très favorable.
Mais la loi a suscité une levée de boucliers à l’étranger et plusieurs bailleurs ont gelé une partie de leur aide à l’Ouganda, dont 20% du budget annuel, établi à environ 12 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros) pour 2014, dépend de l’aide internationale.
Le Parlement européen a appelé ce mois-ci à des sanctions économiques contre l’Ouganda.
"Les Européens nous menacent de couper l’aide parce que nous sommes paresseux", a lancé M. Museveni aux manifestants. "Produisons de la richesse, comme ça nous n’aurons pas à mendier".
JEUNEAFRIQUE

31/03/14 Procès Al-Jazeera en Egypte: la liberté sous caution rejetée

Un tribunal égyptien a refusé lundi la libération sous caution de journalistes d’Al-Jazeera dont trois, notamment l’Australien Peter Greste, ont passé près de 100 jours en détention pour soutien présumé aux islamistes dans une affaire qui provoque un tollé international.
Au cours d’une nouvelle audience dans ce procès vu par les défenseurs des droits de l’Homme comme une illustration du retour d’un pouvoir autoritaire, les trois journalistes ont pu plaider leur cause hors du box grillagé des accusés, "un acte sans précédent dans l’histoire des tribunaux criminels égyptiens", a noté un de leurs avocats.
"Je vous en prie, sortez-nous de prison, nous sommes fatigués. Nous n’en pouvons plus de la prison", a lancé le directeur du bureau d’Al-Jazeera English au Caire, l’Egypto-Canadien Mohamed Fadel Fahmy.
Avec sept autres hommes vêtus de la tenue blanche des prisonniers, il comparaissait une nouvelle fois, accusé d’avoir soutenu les Frères musulmans, la confrérie du président destitué Mohamed Morsi proclamée "organisation terroriste" par les autorités.
"Aujourd’hui, notre seul désir est de continuer à nous battre pour laver nos noms, hors de prison (. . . ). Nous sommes prêts à accepter toutes les conditions que vous nous imposerez", a renchéri M. Greste, arrêté fin décembre au Caire en compagnie de M. Fahmy et de l’Egyptien Baher Mohamed.
Ce dernier a également lancé un appel désespéré à sa libération. "Ma femme est enceinte et elle vient me visiter en prison avec nos enfants. C’est extrêmement fatiguant. Je demande ma libération sous caution pour être à ses côtés".
Au total, 20 personnes sont poursuivies, dont plusieurs par contumace. Seize Egyptiens sont accusés d’appartenance à une "organisation terroriste" et quatre étrangers de leur avoir fourni "argent, équipements et informations" pour "diffuser de fausses nouvelles" et faire croire à une "guerre civile".
La demande de liberté sous caution a été refusée et la prochaine audience a été fixée au 10 avril.
"L’idée que je puisse avoir une connexion avec les Frères musulmans est vraiment grotesque", a insisté M. Greste. "Je voudrais insister sur le fait que nous ne représentons pas un risque, que ce soit pour l’Etat égyptien ou pour n’importe quel individu. Nous n’avons pas été accusés de crime ou de violence. Nous n’avons pas été arrêtés en possession d’armes".
-‘Aucune charge valable’-
Mokhless El Salhy, avocat d’Al-Jazeera, a affirmé à l’AFP que ses clients travaillaient "de façon professionnelle et objective".
"Ils couvraient des affrontements entre manifestants et forces de sécurité, comme toutes les autres télévisions. Ils n’ont rien inventé ni fabriqué", a-t-il insisté.
"Après trois audiences, il est clair qu’il n’y a aucune charge valable contre nous. Aucun témoignage ne nous incrimine", a affirmé à l’AFP M. Fahmy. A l’adresse du tribunal, il a ajouté qu’il était un "libéral" et qu’il lui arrivait de boire de l’alcool, preuve selon lui qu’il ne peut appartenir aux Frères musulmans.
Avant le début de l’audience, Mike Greste, frère du journaliste australien, a assuré que "100 jours de prison avaient dû laisser des marques" mais que son frère était toujours "fort".
Pour beaucoup, ce procès est un test pour les nouvelles autorités mises en place par l’armée neuf mois après l’éviction de M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte.
Depuis le coup de force des militaires, au moins 1. 400 manifestants pro-Morsi ont péri dans une répression dont l’Egypte n’a pas apprécié la couverture par Al-Jazeera. Les autorités ont fermé l’antenne égyptienne, et depuis Le Caire et Doha sont à couteaux tirés.
M. Morsi est lui-même poursuivi dans quatre affaires, dont une pour "espionnage". Evoquant ce procès, le ministre de l’Intérieur, Mohammed Ibrahim, a accusé un rédacteur en chef d’Al-Jazeera, Ibrahim Mohammed Hilal, d’avoir aidé les Frères musulmans à communiquer à un pays étranger des informations sur la sûreté de l’Etat et sur l’armée.
Une source au sein d’Al-Jazeera a estimé que "personne" ne prendrait ces accusations au sérieux et a dénoncé "une nouvelle théorie stupide du complot".

JEUNEAFRIQUE

31/03/14 La présidentielle égyptienne aura lieu les 26 et 27 mai

Le premier tour de l’élection présidentielle égytienne aura lieu les 26 et 27 mai. Le grand favori ce de scrutin est le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, artisan de la destitution et de l’arrestation du président Morsi l’été dernier.
Neuf mois après l’éviction du président islamiste Mohamed Morsi, l’Égypte sera de nouveau convoquée aux urnes pour élire son président les 26 et 27 mai prochains, a annoncé, dimanche 30 mars, la commission électorale en charge de l’organisation du scrutin.
L’homme fort du pays, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, a déclaré le 26 mars qu’il serait candidat, et les experts prédisent déjà qu’il sera confortablement élu. Il était à la tête de la toute puissante armée quand il a destitué, le 3 juillet dernier, Mohamed Morsi, le seul chef de l’État jamais élu démocratiquement en Égypte.
Avant d’annoncer sa candidature, Abdel Fattah al-Sissi avait démissionné de ses postes de ministre de la Défense et de chef des armées. Pour l’heure, son seul rival déclaré est le candidat de la gauche nassérienne Hamdine Sabahi, troisième de la présidentielle de 2012.
Avec AFP et Reuters

31/03/14 Samuel Eto’o : "J’ai été sans-papier à Paris"

À deux jours du quart de finale de la Ligue des champions entre son équipe de Chelsea et le PSG, le Camerounais Samuel Eto’o s’est confié à FRANCE 24. Le capitaine des Lions Indomptables revient sur ses débuts difficiles en France.
Le Camerounais Samuel Eto’o est revenu pour FRANCE 24 sur ses débuts de footballeur professionnel. Des débuts compliqués qui l’ont amené à quitter Douala pour la France dans des conditions difficiles.
"J’ai pris la mauvaise décision, comme tout jeune africain qui rêve d’aller réussir en Europe. J’ai décidé de rester sans-papier. J’arrive en France avec un visa de 10 jours seulement. Je vais d’abord sur Marseille, Avignon et après, je décide de rester à Paris, à Notre-Dame. Je reste ici plusieurs mois", confie Samuel Eto’o. "C’était un moment difficile car je suis resté plusieurs mois à Paris sans-papier. Je suis sorti de mon logement que deux ou trois fois car, à l’époque, tout le monde était soupçonné d’être sans-papier. Et lorsque que l’on vous attrapait, on vous renvoyait chez vous. C’était vraiment très difficile car en plus quand je sortais il faisait vraiment très froid."
"Prouver au monde entier qu’un petit ‘black’ peut être aussi bon que les autres"
C’est finalement en Espagne que Samuel Eto’o trouvera une porte d’entrée pour la gloire. "Je signe au Real Madrid et, là, mon rêve devient réalité." Du Real Madrid au FC Barcelone, en passant par Majorque, le meilleur buteur de l’histoire des Lions Indomptables est animé d’un profond désir. "J’avais une seule envie, prouver au monde entier qu’un petit ‘black’ peut être aussi bon que les autres s’il a les moyens de s’exprimer."
"Avant moi d’autres l’ont fait, George Weah, Abedi Pelé, Roger Milla, Samuel Kuffour", explique Samuel Eto’o. "On ne nous prend jamais assez au sérieux. Je voulais marquer une époque."
L’attaquant de Chelsea est également revenu sur son lien indéfectible pour le Cameroun. "Le Cameroun c’est mon cœur. Si on me l’enlève, je meurs !" Celui que l’on surnomme le ‘petit Milla’ a rendu hommage à son glorieux ainé, passé par six clubs français entre 1977 et 1990. "Je suis le petit Milla, c’est un grand honneur d’être appelé comme cela. Roger est le début du rêve pour tous les Africains qui aspirent à devenir footballeur. Roger nous a montré que cela était possible. C’est une aspiration."
France24

31/03/14 Fièvre Ebola : le Président de la République s’exprime en fin

Le Président Alpha Condé s’est exprimé ce dimanche soir sur l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola qui frappe la Guinée en ce moment. Tout d’abord, le Chef de l’Etat, au nom de son Gouvernement a adressé ses condoléances aux familles des victimes de la fièvre Ebola, avant de déclaré que son gouvernement et lui sont très préoccupé par cette épidémie virale.
« Je tiens à rassuré la population que grâce à l’appui de la communauté internationale, toutes les dispositions sont prises pour lutter efficacement contre cette épidémie » a déclaré Alpha Condé.
Le Président de la République lance un appel à la population pour le respect strict des mesures de prévention données par les services de santé à travers les différents messages et demande aux guinéens à ne pas céder à la panique, ni croire aux rumeurs qui selon lui, dans des telles situations, ne manquent pas d’alimenter le débat.
« J’instruis les gouverneurs, les préfets, les maires, les présidents des CRD et les chefs des quartiers à collaborer très étroitement avec les partenaires internationaux évoluant sur le terrain pour que la Guinée puisse vaincre très rapidement cette maladie » ajoute le professeur Alpha Condé.
Le président guinéen n’a pas manqué aussi de remercier la communauté internationale pour sa mobilisation et son soutient à la guinée dans la lutte contre la fièvre Ebola en Guinée.
Guineediversite.com

31/03/14 Côte d’Ivoire : le FPI dénonce la "dictature" au "visage hideux" d’Alassane Ouattara

Le FPI a décidé de durcir le ton face au gouvernement ivoirien. Réuni autour de son comité central, samedi, une semaine après le transfèrement de Charles Blé Goudé à la CPI, l’ancien parti de Laurent Gbagbo a notamment qualifié le régime d’Alassane Ouattara de "dictature" au "visage hideux".
"Dictature". "Dérives totalitaires". Les mots n’ont pas été tendres, samedi 29 mars, lors d’une réunion exceptionnelle du comité central du Front populaire à Abidjan. L’ancien parti de Laurent Gbagbo, principale formation d’opposition au gouvernement ivoirien, a très violemment critiqué ce dernier, qui a ordonné le transfèrement de Charles Blé Goudé, ancien chef des Jeunes patriotes, à la CPI, il y a une semaine.
Dénonçant de "graves dérives totalitaires" du pouvoir, le FPI a ainsi fait savoir qu’il allait organiser "dans les meilleurs délais et dans une logique de ripostes graduées" de "grandes actions de masse", rapporte Abidjan.net. "Il est évident que le dialogue politique est un leurre" et la réconciliation "un échec", estime encore le parti, qui réclame la "dissolution" de la Commission dialogue vérité et réconciliation (CDVR), dont il dénonce le "manque de sincérité" et les "calculs politiciens".
Le FPI appelle également à la "démission" du ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. Celui-ci serait, pour le parti, coupable d’"actes de torture des opposants politiques", de "traque", d’"enlèvements" et de "tentatives d’assassinats" des pro-Gbagbo.
Réponse du RDR
Alors que le FPI a appelé à boycotter le recensement en cours en Côte d’Ivoire et qu’il n’a toujours pas indiqué s’il participerait ou non à la présidentielle de 2015, le gouvernement ivoirien a fait part de son agacement. Le FPI a "pris définitivement l’option de troubler la quiétude des Ivoiriens", a ainsi répondu Joël N’Guessan, le porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), dans un communiqué.
Le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, "et ses amis", "veulent nous ramener dans le gouffre et le chaos (…) au moment où notre pays renoue avec la paix sociale", a-t-il ajouté. La liberté provisoire, que le gouvernement a accordée à certains cadres pro-Gbagbo "ne saurait être utilisée pour semer le trouble dans notre pays", a-t-il enfin averti, appelant le FPI à "se ressaisir".
La veille de la réunion du comité central du FPI, vendredi 28 mars, le ministre du Plan ivoirien, Albert Toikeusse Mabri, avait déclaré, sur l’antenne de Radio France internationale (RFI), que 158 prisonniers politiques avaient été libérés en Côte d’Ivoire au nom de la réconciliation, dont 134 en 2014. En 2013, "il y a eu dix libérations (en juillet), ensuite quatorze (en août), au nombre desquelles Pascal Affi N’Guessan", a indiqué Albert Toikeusse Mabri, par ailleurs président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI).
jeuneafrique

31/03/14 Le ministère de la Santé et de l’hygiène publique compte associer les médias dans la lutte contre la fièvre Ebola en Guinée

Dans ce plan d’urgence est prévu un canevas de communication avec les acteurs de médias. Et c’est ce lundi 31 mars 2014 qu’une réunion d’information et de sensibilisation autour de la fièvre Ebola se tient au siège du ministère de la communication entre les responsables sanitaires et les journalistes des médias publiques et privés. Cette stratégie de communication est l’un des moyens selon le gouvernement d’endiguer la maladie. « Le ministre de la santé et ses partenaires au développement ont prit des dispositions pour lutter contre l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, à travers l’élaboration d’un plan d’urgence qui est déjà encours d’exécution. Il ya également dans ce plan d’urgence un plan de communication qui sera transmit pour faciliter la communication à tous les niveaux » déclare Mamadou Rafiou Diallo directeur national de la santé.
Depuis la parution de l’épidémie de fièvre Ebola en Guinée, certains citoyens se font des illusions et propagent des rumeurs sur son traitement. Ces citoyens estiment que l’oignon peut guérir la fièvre Ebola. Dr Sakoba Keita lève l’équivoque : « pour croire à une stratégie, il faudra que tu fasse une publication des résultats de tes essais. Et quand on dit que c’’est l’oignon qui soigne quelqu’un en Guinée, je ne sais pas si y a des repas traditionnels en Guinée que nous consommons par jour qui ne contient pas d’oignon. Donc pour le moment je n’ai lu aucune publication scientifique de qui que ce soit sur la participation de l’oignon qui contient un anti staminé qui est connu de la science » explique le chef de division et de la prévention de la maladie au département de la santé.
Pour l’heure le gouvernement tente d’apaiser l’inquiétude des populations.
Macky SOW
+ 224 655 695 050

31/03/14 Fièvre Ebola : Bilan 122 cas dont 78 morts

Selon le dernier rapport du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, daté du 29 mars dernier l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola qui touche la Guinée a fait au total 78 morts.

La capitale guinéenne, Conakry, a enregistré dimanche soir un nouveau cas de décès dû à la fièvre Ebola. Les agents de la Croix- Rouge guinéenne sont à pied d’œuvre pour l’enterrement du corps avec toutes les mesures de protection possible, a indiqué Dr Sakoba Keita, chef de division de prévention et de lutte contre la maladie. Un total de 122 cas suspects a été enregistré, selon le rapport.

La ville de Guéckédou passe devant avec 77 cas suspects, 55 décès, suivie de Macenta 23 cas pour 14 décès. Puis, viennent les villes de Kissidougou 8 cas pour 5 décès, Conakry 11 cas pour 0 décès, Dabola 2 cas pour 2 décès et Dinguiraye 1 cas pour 1 décès.

Guineediversite.com

31/03/14 Santé: l’UE débloque 500 000 euros afin d’arrêter la propagation de la maladie

Suite à la récente épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, la Commission européenne a débloqué € 500 000 pour aider à contenir la propagation du virus, qui peut tuer jusqu’à 90% de personnes atteintes, en Guinée et dans les pays voisins. La Commission a également envoyé un expert de santé publique en Guinée pour aider à évaluer la situation et assurer une liaison avec les autorités locales.
« Nous restons profondément préoccupés par la propagation de cette maladie particulièrement virulente et notre soutien aidera à garantir une assistance sanitaire immédiate aux populations touchées », a déclaré Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises. « Il est vital que nous agissions rapidement pour empêcher la propagation de l’épidémie, en particulier dans les pays voisins ».
L’aide de l’UE sera utilisée par l’organisation humanitaire partenaire de la Commission Médecins Sans Frontières pour la gestion clinique, comprenant l’isolement des malades et un soutien psychosocial, la recherche de cas suspects ainsi que la formation et l’approvisionnement d’équipement de protection individuel pour les professionnels de santé. Des initiatives de sensibilisation au sein des communautés seront également organisées, pour aider à réduire le risque d’une nouvelle propagation du virus.
L’UE suit la situation de près par le biais de son Centre européen de prévention et contrôle des maladies (ECDC). Elle travaille également en collaboration avec ses partenaires internationaux, notamment l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), afin de suivre le développement de l’épidémie.
Contexte
Cette épidémie du virus Ebola est la première enregistrée dans la région. À ce jour, 103 cas suspects ont été confirmés et 66 décès ont été signalés en Guinée, 8 cas suspects au Libéria, dont 6 décès, ainsi que 6 cas suspects en Sierra Leone, dont 5 décès. Des enquêtes sur ceux-ci sont actuellement en cours.
Découverte en République démocratique du Congo et au Soudan en 1976, plusieurs épidémies de cette fièvre hémorragique virale ont été signalées en Afrique orientale et centrale, mais jamais en Afrique de l’Ouest.
La Guinée est l’un des pays les moins développés, périodiquement touché par des épidémies telles que la méningite, la fièvre jaune et le choléra en particulier. La Commission européenne a été impliquée dans la lutte contre ces épidémies, intervenant au niveau régional.
Le 22 mars dernier, le gouvernement guinéen a rendu public l’identification, par l’Institut Pasteur en France, du filovirus Ebola dans des échantillons de cas initialement associés à la fièvre de Lhassa. Hautement contagieuse, la transmission d’humain à humain du virus Ebola se produit par simple contact avec le sang et les fluides corporels. Aucun vaccin ou traitement n’est encore disponible pour cet agent pathogène, l’un des plus meurtriers du monde avec un taux de létalité allant jusqu’à 90% en fonction de la souche.
Union Européenne

29/03/14 Le Sénégal ferme ses frontières terrestres avec la Guinée jusqu’à nouvel ordre

Le Sénégal a annoncé ce samedi, la fermeture de ses frontières terrestres avec la République de Guinée. L’annonce a été faite par le ministre sénégalais de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo sur le site officiel de l’agence de presse sénégalaise (APS).
Cette décision préventive de Dakar s’explique par la propagation de la fièvre hémorragique Ebola dans plusieurs préfectures de la Guinée.
Depuis son apparition en guinée au mois de janvier, les autorités médicales ont dénombré 112 cas dont 70 décès.
La capitale guinéenne à elle seule, a enregistré 8 cas ces deux derniers jours dont un mortel.

Rappelons que Sénégal est le premier pays voisin de la Guinée à fermer ses frontières.

Guineediversite.com

29/03/14 Des jeunes filles bénéficient d’une session de formation en informatique grâce à la jeune chambre Conakry ledears

C’est la salle des fêtes de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry qui a servi de cadre ce samedi 29 mars à l’ouverture de cette formation.
Pendant près d’un mois, plus de 50 jeunes filles venues de 6 écoles de la commune de Dixinn seront initié aux modules de base informatiques, à savoir, tape touche, Windows, Word et l’internet. C’est une initiative de la jeune chambre internationale Conakry leaders.
Selon le président local de la jeune chambre Conakry leaders Mouloukou Souleymane Diakité, l’objectif de ce projet consiste de mettre à la disposition des jeunes filles des outils modernes de l’information et de la communication. Encourager la recherche et la découverte d’autres horizons à travers l’internet, et la promotion du leadership féminin.

Présent à cette cérémonie d’ouverture, le représentant du ministère de la promotion féminine et de l’enfance a quant à lui expliqué l’importance de cette formation pour la nouvelle génération montante, plus particulièrement les jeunes filles.

Par ailleurs, Soriba Moriba Ramos Camara a mis l’occasion à profit pour réaffirmé l’engagement de son département à toujours accompagné la jeune chambre internationale dans la réalisation de ses projets en Guinée.

Cissé Ablaye

29/03/14 Fièvre Ebola à Dabola : des localités isolées jusqu’à l’arrivée d’une mission médicale

Après l’annonce de la présence de la fièvre hémorragique Ebola dans certaines localités de la préfecture de Dabola, le préfet multiplie la sensibilisation. Vendredi, il a convoqué une réunion d’urgence qui a regroupé les notables, les cadres de la préfecture et des sous préfectures, pour leurs expliquer les mesures préventives prises par les autorités sanitaires. Les modes de transmission de la maladie et les comportements hygiéniques à adopter pour éviter la maladie ont été le thème du sermon de la prière de vendredi.

Le préfet a également fait un mini tourné pour rencontrer les syndicats des transporteurs urbains, les responsables des structures sanitaires et même dans quelques établissements scolaires relevant de sa juridiction pour amener ces derniers à s’impliquer dans la sensibilisation des personnes sur les dangers de la fièvre EBOLA.

Pour des mesures de sécurité, les autorités locales en collaboration avec les forces de défense et de sécurité se sont mises d accord pour l’isolement de certaines localités notamment les districts de Tembaya, tanganfodeya, Bassagala et la sous préfecture de Dialakoro où le marché de vendredi a été boudé par la plupart des commerçants.

A Dabola comme dans beaucoup de zones de la Guinée, les citoyens se méfient les uns des autres, et évitent de se serrer les mains.

Lébéhoye SOUARE
628487327

29/03/14 « De la fièvre ébola à la gouvernance d’Alpha Condé » Bah Oury , 1er vice président de l’UFDG

Dans une déclaration qu’il intitule « De la Fièvre Ebola à la gouvernance d’Alpha Condé »le premier vice-président de l’UFDG est revenu sur le mal qui ronge le pays depuis l’investiture du président Alpha Condé en 2010.
Pour lui qui vit en exil à Paris depuis le lendemain de l’attaque du domicile du chef de l’Etat dans la nuit du 19 juillet 2011,a souligné que pour pallier à ces maux dont sont victimes les populations, « le changement de la gouvernance actuelle est une impérieuse nécessité.» dit-il .déclaration :
Au cours de ces trois dernières années qui correspondent à la présence d’Alpha Condé au pouvoir, les guinéens sont victimes de séries de catastrophes naturelles et de tueries récurrentes dont les forces de l’ordre se sont rendues coupables.
Les plaies de la Guinée
Le 1er septembre 2012, une trentaine de personnes périrent non loin des côtes de Conakry à la suite du naufrage d’une pirogue faisant la navette entre la presqu’île de Kaloum et les îles Kassa.
Le choléra qui sévissait de façon cyclique est devenu endémique avec des poussées épidémiques dans les régions de la Basse et de la Guinée-Forestiére. En 2012 plus de de 8000 cas et 150 décès furent officiellement enregistrés.
Une épidémie de rougeole sévit actuellement dans la plus part des régions du pays. En sept semaines, 2157 cas ont été signalés. Seules les préfectures du littoral ont pu bénéficier d’une couverture vaccinale satisfaisante car selon les autorités du Ministère de la santé, le nombre de vaccins reste encore insuffisant pour l’ensemble du pays. Pourtant , le Programme Elargi de Vaccination dont la prévention est la mission existe en Guinée depuis 1979. Alors il n’est pas admissible que la Guinée soit en proie à cette épidémie. Les raisons de cette carence doivent être explicitées à la population par la mise sur pied d »une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur ces programmes qui reçoivent des financements extérieurs conséquents.
Le paludisme est en Guinée une arme de destruction massive . Il reste le premier problème de santé publique et est la première cause de décès en milieu hospitalier (15%) . Le taux de mortalité du fait de la malaria est selon les statistiques de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de prés de 170 décès pour 100000 habitants. Ainsi le paludisme tue plus de trente mille guinéens par an.
C’est dans ce contexte déjà suffisamment sinistre , que la fièvre Ebola fait des ravages et alimente une psychose de panique au niveau de la population déjà éprouvée par d’autres calamités. Quatre cas de cette maladie viennent d’être signalés dans la mégapole guinéenne qui compte plus de 2 millions d’habitants. Ces cas s’ajoutent à plusieurs dizaines d’autres recensés en Guinée-Forestière. Sa rapide propagation alarme tous les pays de la région. Certains d’entre eux ont érigé un « cordon sanitaire » aux passages des frontières pour se préserver de la contagion. Plusieurs capitales dans le monde sont alertées et les voyageurs en provenance de la Guinée en font les frais. La CEDEAO vient de lancer un appel à l’aide internationale ,ce qui confirme la gravité de la situation.
Une catastrophe prévisible
La catastrophique situation sanitaire en Guinée n’est pas une surprise. Moins de 3 % de la population bénéficie d’une couverture sociale . La faiblesse du financement du secteur, le manque de personnel qualifié et sa mauvaise répartition dans le territoire et la mauvaise qualité des structures sanitaires expliquent le faible accès des populations notamment rurales aux médicaments
essentiels. Le maintien de la Guinée parmi les pays ayant le plus faible indice de développement humain (IDH) depuis sa création au début des années 1990 rend illusoire l’atteinte des cibles des OMD à l’horizon 2015.
Les ressources allouées au budget de la santé ne sont jamais allés au delà des 3 % des dépenses totales. Pour l’année 2014, elles sont seulement de 2,74 % alors que l’OMS et la CEDEAO exigent un minimum de 15 % des ressources pour la santé publique . Manifestement la Guinée est très loin du compte.
Les priorités gouvernementales d’Alpha Condé ne sont pas l’amélioration des conditions de vie des populations ,ni la réduction de la pauvreté car l’essentiel des ressources du pays sont dirigées vers les ministères régaliens ( défense , sécurité, administration du Territoire). La présidence avec la bénédiction du CNT s’est octroyée un budget d’ un milliard de GNF (cent mille euros) par jour et le le Ministère de la Défense dont l’ordonnateur n’est autre qu’ Alpha Condé lui-même se taille la part du lion avec 10 % du budget national.
Les guinéens ne doivent pas imputer à une atavique fatalité, les raisons de leur malheur. Elles sont visibles et elles narguent l’immense majorité de la population. Les dirigeants guinéens ont une large part de responsabilité des multiples souffrances de la société, car en siphonnant pour leur propre compte depuis très longtemps les maigres revenus nationaux , ils réduisent prés de treize millions d’âmes à ce que Franz Fanon avait appelé « les damnés de la terre ».
Les guinéens doivent savoir que la mal-gouvernance endémique de notre pays est le cancer qui ronge tous les secteurs de la société. Elle est aussi nocive et dangereuse que la fièvre Ebola. L’indispensable et urgente éradication de cette maladie infectieuse est une impérieuse nécessité. La solidarité nationale et la conscience citoyenne doivent permettre d’aider à lutter contre ce nouveau fléau qui décime des compatriotes et qui endeuillent plusieurs familles . Mais il faut aussi neutraliser les facteurs de la mauvaise gouvernance dont le pays est victime. La persistance des épidémies rappelle qu’un faible leadership à la tête du pays ne peut qu’apporter désolation ,désespoir et misère généralisée. Par conséquent le changement de la gouvernance actuelle par la mobilisation sociale et citoyenne afin d’arrêter la descente aux enfers de notre pays est une impérieuse nécessité.
Par BAH Oury
1er Vice-Président UFDG
Président de l’OREP

Suivez Guinée Diversité !

3,428AbonnésJ'aime
15FollowersSuivre
1AbonnésS'abonner

Les dernières infos