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29/04/14 Dubréka : la route fait encore des victimes

Un accident de circulation s’est produit hier lundi dans la préfecture de Dubréka faisant au moins deux personnes complètement calcinées et des blessés graves.

Selon un officier de police par les medias d’Etat, l’accident s’est produit suite à une collision entre une camionnette, deux motards et un camion dans un virage.

Ainsi, c’est ce choc de la collision qui a provoqué des étincelles et des flammes sous l’effet de l’essence qui a fini par bruler les victimes. Et l’inattention des chauffeurs et le non respect du code de route sont entre autres les causes de ce drame.

Informées, les autorités de la préfecture se sont déplacés pour constater la gravité des dégâts afin d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités.

Il faut noter que selon l’OMS les accidents de la route dans le monde tuent chaque année environ 1,3 million de personnes et font de 25 à 50 millions de blessés. Elle est en outre la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans.
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29/04/14 Le Ministère du Travail, de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle lance le Programme  »Première chance »

En ce mois d’avril 2014, le Ministère du Travail, de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle a lancé le programme de formation et d’insertion professionnelle dénommé «Première chance ».

Cette initiative a pour objectif de permettre à des jeunes qui n’ont jamais travaillé d’obtenir leur première expérience professionnelle lors d’un stage. La phase pilote a démarré le 24 avril pour 100 jeunes. A terme le programme bénéficiera à environ 300 jeunes par mois.

« Première Chance » est ouvert aux jeunes de 20 à 30 ans et toutes les structurespubliques ou privées peuvent en être partenaires.Il est entièrement financé par l’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnel.

Ce qui fait la particularité du programme et qui devrait permettre de convaincre les entreprises d’accueillir plus facilement des stagiaires est qu’il est conçu pour éliminer les obstacles majeurs qui empêchent nombre de structures d’accueillir des stagiaires.

Le premier obstacle freinant la volonté des entreprises de recruter un stagiaire est d’ordre financier. Comment prendre en charge financièrement un jeune, ne serait-ce que son transport, à plus forte raison une prime de stage ?

Le programme répond à cette inquiétude en prenant en charge les frais de transport et la prime de stage du jeune sélectionné. Le total payé par mois à chaque stagiaire varie entre 180 000 et 300 000 GNF. La somme a été volontairement limitée pour éviter qu’un stagiaire ne touche plus qu’un travailleur confirmé touchant le SMIG (440 000 GNF).

Le second motif de réticence à l’accueil des stagiaires est leur utilisation au sein de la structure. A quoi va-t-il servir ? se demandent souvent les managers. Damantang Camara, ministre en charge de l’Emploi et du Travail, à l’origine de l’initiative est convaincu que« pour beaucoup de grandes structures, un stagiaire constitue une charge, non seulement financière mais également en terme de productivité. Il faut lui trouver un poste de travail, ensuite une tâche à effectuer, puis mobiliser un membre du personnel qui va lui expliquer ce qu’il doit faire et le suivre. Et pendant ce temps le responsable des ressources humaines doit suivre les aspects administratifs du stage,…Le programme Première Chance est conçu pour éliminer la plupart de ces obstacles ».

Pour permettre à l’entreprise accueillante d’avoir le moins de préoccupations possibles, les stagiaires bénéficient, avant leur stage d’une formation composée de trois modules.

Le module 1 est une initiation au monde professionnel qui permet au stagiaire de découvrir ce qu’est une entreprise, une ONG, un établissement public, le secteur formel et informel. Il lui est expliqué ce que sont les relations de travail. Il est également informé sur les différents secteurs d’activité de l’économie guinéenne, sur leurs acteurs et sur leur environnement technologique, économique et professionnel.

Le module 2 consisteà préparer le stagiaire à accomplir une mission dans l’établissement qui va le recevoir.Les jeunes bénéficiaires du programme sont en effet tenus de proposer des missions à remplir pour le compte de la structure qui les choisira. Ils ont le choix entre plusieurs missions prédéfinies ou une prestation de leur propre choix.

Lors du troisième et dernier module les aspects administratifs du programme « Première chance » sont exposés. Les principes fondamentaux du programme sont expliqués au stagiaire. Il lui est clairement signifié qu’il n’existe pas de contrat de travail entre lui et l’entreprise accueillante. Il est informé des modalités de perception de sa prime de stage et du régime d’assurance dont il bénéficie. Ainsi l’entreprise ne court pas le risque de se retrouverface à des revendications indésirables en fin de stage.

Le ministère en charge de ce programme a tenu a « sécuriser » le programme afin de rassurer les partenaires privés.

C’est pourquoi il est prévu qu’une convention de stage soit signée entre l’entreprise, l’AGUIPE et le stagiaire pour définir le cadre juridique du stage et les modalités d’exécution de la mission.Un correspondant à l’AGUIPE sera joignable en permanence par l’entreprise pour le suivi du stagiaire et une éventuelle redéfinition de sa mission, un recadrage ou un remplacement.A la fin du stage, une attestation cosignée par l’entreprise et l’AGUIPE sera remise au stagiaire.

Damantang Camara est persuadé que les entreprises retireront des avantages évidents de ce partenariat : « elles vont pouvoir découvrir de nouvelles opportunités et de nouvelles priorités au sein de leur structure, bénéficier d’un nouveau regard sur certains aspects de leur organisation que la routine habituelle ne leuraurait pas permis de voir », le ministre affirme qu’il y a toujours une tâche ou une prestation dont une entreprise a besoin et pour laquelle elle ne souhaite pas forcément embaucher un travailleur à plein temps ou définitivement, « Première Chance leur donne l’opportunité de répondre à ce besoin à coût zéro ».

Justement, lorsqu’on lui rétorque que des entreprises risquent d’utiliser ce programme pour utiliser de la main d’œuvre bon marché et sans engagement contractuel, le ministre répond : « ce risque existe et a été identifié dès le départ. C’est pourquoi le stage ne durera jamais plus de deux mois par stagiaire. Si l’entreprise veut le garder elle devra l’embaucher en CDD ou CDI ».

Source: MEETFP

29/04/14 Après la fièvre Ebola la guinée fait face à la Méningite avec des dizaines de mort

De la première à la 16ème semaine, le pays a enregistré 440 cas de méningite et 40 décès avec une létalité de 9%. La haute Guinée est la région la plus touchée par la maladie. Des cas ont été également signalés à Conakry, avec un mort notamment à Dixinn.
Dix sept (17) districts sanitaires du pays sont concernés pour ces cas, selon le ministère de la Santé. Il s’agit de Dixinn 12 cas signalés 1 décès létalité 8,3 ; Kankan 33 cas 2 décès, létalité 6,1 ; Mandiana 69 cas 1 décès létalité 1,4% ; Siguiri 175 cas 17décés, létalité 9,7% ; Kouroussa 56 cas, 4 décès , létalité 7,14 %; Kérouané 11 cas, 2 décès, létalité 18,18% ; Kindia 2 cas, 0 décès, létalité 0 %; Dalaba 1 cas, 1 décès, letalité100% ; Mamou un cas,0 décès, létalité 0% ; Koundara 5cas,2 décès, létalité 40% ; Faranah 9cas, 2décés, létalité 22,2% ; Dabola 21 cas,1 décès , létalité 4,8% ; Dinguiraye 11 cas,0 décès, 0% létalité ; Kissidougou 12 cas,2 décès, létalité16,7% ; Beyla 20 cas,5 décès, létalité25% et Gueckedou 1 cas, 0 décès, létalité 0%
Selon le ministère de la santé, les districts sanitaires de Siguiri, Mandiana et Kouroussa ont notifiés le plus grand nombre de cas. Suite à la notification accrue des cas suspects de Méningite Cérébro-spinale, le département en collaboration avec ses partenaires a initié une évaluation rapide dans ces districts sanitaires.
lébéhoye souaré
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28/04/14 Dalaba : des artisans confrontés à des difficultés appellent le gouvernement à l’aide

Situé à 325 Km de Conakry, Dalaba est de nos jours, une ville artisanale par excellence. Ici, les artisans ont très tôt compris que c’est l’union qui fait la force. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, ils évoluent dans des coopératives. C’est le cas de la coopérative des cordonniers de Dalaba qui regroupe en son sein, plusieurs artisans venus plusieurs horizons. Ses membres, apportent chacun quelque chose pour dit-on, permettre le perfectionnement du travail et la survie de l’association.

Dans cette coopérative, les cordonniers de Dalaba produisent plusieurs articles dont des chaussures, des sacs, des ceintures, et autres objets d’arts. Mais depuis quelques temps, l’association est confrontée à quelques difficultés liées notamment à la matière première. « On arrive pas à rassembler le matériel complet. De fois s’il y a la peau, il se trouve qu’il n’y a pas de cool ou de caoutchouc » déclare Aboubacar Tounkara, avant d’ajouter que l’écoulement de la production constitue également une autre difficulté. « On a pas assez de clients. C’est surtout les touristes qui achètent pour nous. Ici, les gens s’intéressent peu », regrettent ce cordonnier.

Plus loin, il explique que la coopérative a été victime d’un incendie criminel pendant les élections présidentielles de 2010. C’est ce qui aurait diminué fortement la capacité de production de l’association.

Désormais, la coopérative des cordonniers de Dalaba, ne compte que sur les autorités guinéennes et les personnes de bonne volonté pour surmonter cette crise. C’est pourquoi d’ailleurs, Aboubacar Tounkara lance un appel au gouvernement guinéen.

Espérons que cet appel tombe dans des bonnes oreilles, et que le Gouvernement en fait une priorité pour soutenir ce secteur.
BAH Kouré

28/04/14 Le député Amadou Damaro Camara revient sur la gestion de Papa Koly Kourouma

Le président du groupe parlementaire RPG-Arc en ciel était ce lundi l’invité de l’émission ‘’œil du Lynx’’ de la radio Lynx fm . Il a mis l’occasion à profit pour remettre en cause la gestion de l’ancien ministre d’Etat à l’énergie, El hadj Papa Koly Kourouma sur le projet Kaléta. Selon Amadou Damaro Papa Koly Kourouma n’est pas parvenu à bien gérer le projet Kaléta qui a suscité de l’espoir chez les guinéens.
Pour lui, le 27 Janvier dernier, l’ancien ministre d’Etat de l’énergie et de l’hydraulique avait dit que le barrage de Kaléta ne résoudra pas le problème de la desserte en électricité en Guinée. Car selon lui, la capacité installée à Kaléta sera de 240 Mégawats, mais qui fonctionnent au fil de l’eau. Et parce que ce barrage n’a pas de retenue d’eau suffisante pour faire fonctionner les 240 Mégawatts. Selon lui, pendant l’étiage, cette puissance va chuter jusqu’à 45 Mégawats provoquant à nouveau des délestages électriques.
A la question de savoir si l’ancien ministre d’Etat, Papa Kolie Kourouma avait donc trahi la confiance du chef de l’Etat pendant ses 3 ans de gestion du département, Amadou Damaro dira ceci : « Je ne peux dire qu’il a trahit le Président de la République. Tout ce que je peux dire, ce que le ministre Papa Kolie n’a pas été à la hauteur ».
guineediversite.com

28/04/14 Algérie : courte allocution d’Abdelaziz Bouteflika pour sa prestation de serment

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, élu pour un 4e mandat, a prêté serment lundi. Devant les hauts responsables de l’État, il a prononcé une courte allocution.
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, a prêté serment au terme d’une courte cérémonie qui s’est déroulée lundi 28 avril au Palais de la Nation, sur le littoral ouest d’Alger. Devant les hauts responsables de l’État, les membres du gouvernement et le corps diplomatique, le président a accompli cette disposition constitutionnelle assis sur un fauteuil. La main sur le Coran, il a lu d’une voix audible le texte de serment prévu par l’article 75 de la loi fondamentale avant de prononcer une allocution. Étaient également présents Abdelmadjid Sidi Said, patron du syndicat UGTA, Louiza Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs (PT) et candidate à la présidentielle, Amar Saadani, secrétaire général du FLN, la sénatrice Zohra Drif ainsi que la star du raï, Cheb khaled.
L’allocution du président a été bien plus courte que le discours de 10 pages, écrit en arabe et en français, distribué par les services du protocole à la presse. Visiblement fatigué par cet effort auquel il n’est pas habitué, le chef de l’État s’est contenté de remercier les électeurs et les cinq autres candidats qui ont participé au scrutin. Dans le discours initial, il devait évoquer, notamment, une révision "consensuelle" de la Constitution, déjà amendée en 2008 pour faire sauter le verrou de limitation de mandats présidentiels à deux exercices. Par ailleurs, le chef de l’État s’engageait, dans le même document, à préserver "la stabilité du pays" et à consolider la réconciliation nationale en appelant les terroristes encore au maquis à déposer les armes.
Boycott de l’opposition
La prestation de serment désormais achevée, le président algérien entre officiellement en fonction au Palais d’El Mouradia, siège de la présidence. Au pouvoir depuis avril 1999, il a été réélu jeudi 17 avril pour un quatrième mandat avec 81,49 % des voix.
Les partis et les personnalités de l’opposition ont boycotté la cérémonie, refusant ainsi de reconnaître la légitimité du président réélu. Réunis sous la "Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique", des formations politiques (RCD, MSP, Ennahdha) préparent une conférence nationale sur la transition qui devrait se tenir au mois de mai prochain.
Arrivé deuxième avec 12, 8 % des suffrages, l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, qui a dénoncé une fraude massive au profit du candidat Bouteflika, a également boudé la cérémonie.
Bien que les officiels répètent à l’envi qu’il est en "bonne santé", Abdelaziz Bouteflika apparaît diminué physiquement, ne marche pas alors que sa voix est difficilement audible.
Le président algérien a été victime le 27 avril 2013 d’un AVC (accident vasculaire cérébral) qui l’a obligé à une longue hospitalisation en France. En novembre 2005, il avait été hospitalisé à Paris pour un "ulcère hémorragique" dont il a réchappé.
Ne s’exprimant que très rarement en public, il s’est engagé, au lendemain de sa réélection, à s’adresser "plus longuement" aux Algériens dans les prochains jours afin de leur "redire ses engagements" et de les "entretenir de l’oeuvre de construction nationale".
Abdelaziz Bouteflika devrait, sauf surprise, reconduire Abdelmalek Sellal à la tête du gouvernement qu’il a quitté en mars dernier pour diriger la campagne électorale du président candidat.

JA

28/04/14 Quelques agents de la douane nationale outillés contre la fraude

350 agents de la douane guinéenne, toutes catégories confondues, venus des unités de Conakry et de l’intérieur du pays ont depuis deux mois bénéficié d’une formation sur remise la lutte contre la fraude sous toutes ses formes. Ainsi samedi dernier, la direction générale a procédé à la remise des diplômes.
Pour Le lieutenant Colonel Peve Touré responsable de communication à la direction générale la fraude classique n’a plus sa raison d’être. « Les fraudes sont dans l’écriture de nos jours. Avec l’évolution de la technologie, les fraudeurs sont capables de falsifier les données. Il y a aussi des sous évaluations et des surévaluations». Dira t-il.
Le lieutenant Colonel Safita Condé inspecteur des services de douane l’un des participants à cette formation des agents, n’a pas manqué de revenir sur les thématiques abordées: « Le contrôle interne et l’audit ; les contrôles après dédouanement ; la valeur transactionnelle ; l’éthique douanière et la bonne gouvernance ; le système harmonisé ; la législation douanière ; la gestion prévisionnelle des effectifs ; le management stratégique ; et le contrôle douanier et la lutte contre la fraude ».
Présent à cette rencontre le ministre délégué au Budget Ansoumane Condé a remercié la Banque Africaine au Développement qui a financé cette formation, Avant d’annoncer que cette n’est qu’une étape. Et selon lui dans les jours à venir, d’autres formations vont se tenir.
Guineediversite.com

28/04/14 CAN Maroc 15 : la Guinée Herite le Ghana et le Togo en tour préliminaire

Le Nigeria et l’Afrique du Sud seront les favoris du groupe A, compte tenu de la baisse de forme du Soudan. Dans le groupe B le Mali et l’Algérie auront les faveurs du pronostic, l’Ethiopie ayant marqué le pas depuis son retour pourtant convaincant en janvier 2013 en Afrique du Sud. Le groupe C s’annonce aussi équilibré qu’indécis avec le trio Burkina Faso, Gabon, Angola. Dans le groupe E, le Ghana aura le dossard de favori mais devra néanmoins se méfier de la Guinée et du Togo et une quatrième équipe qui pourrait être le Zimbabwe.

La Zambie, enfin, paraît posséder les meilleurs atouts dans le groupe F.
Les deux premiers de chaque groupe ainsi que le meilleur troisième des sept groupes seront qualifiées pour la phase finale au Maroc (17 janvier – 8 février).
Phase de groupes
Groupe A : Nigeria, vainqueur 3, Soudan, Afrique du Sud
Groupe B : Mali, vainqueur 6, Ethiopie, Algérie
Groupe C : Burkina Faso, vainqueur 1, Gabon, Angola
Groupe D : Côte d’Ivoire, vainqueur 5, RD Congo, Cameroun
Groupe E : Ghana, vainqueur 2, Guinée, Togo
Groupe F : Zambie, vainqueur 7, Niger, Cap Vert
Groupe G : Tunisie, vainqueur 4, Sénégal, Egypte

(dates des 6 journées: 5-6 septembre, 10 septembre, 10-11 octobre, 15 octobre, 14-15 novembre, 19 novembre).
Lébehoye Souaré

28/04/14 L’association des jeunes universitaires au service du développement se lance dans l’éducation citoyenne

‘’ L’éducation à la citoyenneté face aux enjeux des élections en Guinée ’’, c’est le thème d’une conférence débat qui s’est tenue ce week-end à l’université Mahatma Gandi. Cette conférence qui s’est déroulé sous la présidence du ministre de l’élevage Thierno Ousmane Diallo, a connue la participation des cadres des départements ministériels, des commissaires de la CENI, de la société civile et d’une centaine d’étudiants.
L’initiative est de l’association des jeunes universitaires au service du développement. Selon le président de cette association, l’objectif est de faire comprendre le rôle majeur que les citoyens doivent adopter avant, pendant, et après un scrutin. « nous avons constaté que pendant les élections en République de Guinée, les citoyens ne savent pas comment est ce qu’il faut se comporter ; c’est pourquoi nous avons décidé d’impliquer tous les acteurs concerner du processus électoral pour enseigner, informer et sensibiliser les citoyens sur les attitudes à prendre pour bien voter et éviter la violence électorale » précise Mamadou Billo Barry, président de l’AJUSD.
Pour le conférencier, il n’y a pas de démocratie, sans éducation citoyenne. « Si la démocratie c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple, il faut que ce peuple connaisse ses droits et qu’il s’acquitte de ses devoirs » explique Dr Dansa Kourouma. Selon le président de la société civile guinéenne, si le peuple a toutes les informations sur les lois, sur le processus électoral, sur les modalités et les conditions de vote et sur les programmes de société des candidats, il a la lumière et il peut faire un choit éclairé.
La conférence a prit fin par une série de question-réponse entre conférencier et étudiants.
Guineediversite.com

28/04/14 Centrafrique: attaque sanglante contre des locaux de MSF

Au moins 22 personnes, dont trois employés locaux de Médecins sans frontières, ont été tuées dans une attaque commise samedi à Nanga Boguila, à environ 450 km au nord de Bangui.
Selon nos premières informations, des hommes armés ont attaqué le centre médical de MSF dans la localité de Nanga Boguila. Ces hommes, soupçonnés d’être des membres de l’ex-Seleka, voulaient piller les locaux, d’après un responsable cité par l’agence Reuters. Au moment de l’attaque, les personnels de Médecins sans frontière tenaient une réunion avec les autorités locales et les leaders communautaires. Seize d’entre eux ont été tués, ainsi que trois personnels de l’ONG.
À Bangui, les responsables de MSF sont sous le choc. Depuis quelques semaines, les braquages et incidents armés visant les humanitaires se multiplient en Centrafrique. Début mars, un collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge était tué par des hommes armés dans la ville de Ndélé.
MSF, toutes sections confondues, est une ONG particulièrement exposée aux risques. Présente dans une quinzaine de localités, elle compte 2 300 employés en RCA, dont 300 étrangers. Un responsable de l’ONG confiait ce dimanche que le drame de Nanga Boguila aurait des conséquences sur le travail des employés de l’organisation.
RFI

28/04/14 Centrafrique: 1.300 musulmans escortés hors de Bangui

Quelque 1. 300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui, fréquemment attaqués par des milices à majorité chrétienne, sont enfin partis dimanche dans un imposant convoi, escortés par la force africaine Misca à destination du nord de la Centrafrique.
Le gouvernement a dénoncé dans la soirée une opération "unilatérale" menée "à (son) insu et contre (son) gré" par ses partenaires humanitaires, dont il questionne "la neutralité et l’objectivité".
Dix-huit camions chargés à plein se sont mis en branle vers 12H00 locale (11H00 GMT). Les déplacés étaient assis sur leurs ballots, planches de bois, motos, frigos. . . Des centaines de bidons multicolores ornaient les flancs du convoi.
Un imposant dispositif de la Misca était mobilisé pour assurer la sécurité des partants. La sortie de Bangui et la traversée des villes de Sibut et de Dékoa, dans le
centre du pays, constituent notamment les points chauds de l’opération, a expliqué un cadre de la mission africaine.
La mise en route, attendue depuis des semaines, s’est faite finalement sans heurts. Les déplacés, juchés dans sur remorques depuis de longues heures, lèvent les bras en signe de victoire à mesure que leurs véhicules prennent de la vitesse.
Au sol, des dizaines, puis des centaines de chrétiens, aux anges, s?affairent à dépecer méthodiquement tout ce que les précédents occupants des lieux ont abandonné. Bouts de bois, chambranles de portes, tôles de toiture, vêtements. . .
Hormis un cercueil abandonné devant la mosquée, tout ou presque disparaît en un petit quart d’heure.
L’allégresse générale est à la mesure du soulagement pour les deux communautés, après cinq mois d’une infernale pression enserrant le PK-12, Point kilométrique 12, sorte d’étroit corridor en proche périphérie de Bangui, sur la route menant au nord du pays.
Les 1. 300 déplacés, qui avaient déjà fui leurs domiciles pour occuper le PK-12, s’y étaient retrouvés piégés alors qu’ils souhaitaient déjà monter dans des convois humanitaires à destination du Tchad.
Ils étaient depuis lors régulièrement victimes d’attaques d’anti-balaka (milices majoritairement chrétiennes).
– "Merci Dieu pour ce beau dimanche" –
Ces groupes de jeunes s’en prennent surtout aux musulmans pour, disent-ils, venger les chrétiens, majoritaires dans le pays (environ 80%), des graves exactions infligées par l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, lorsqu’elle était au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.
Au PK-12, 18 personnes sont ainsi mortes par balle, grenade ou machette depuis décembre et les blessés sont nombreux, affirme la population musulmane. De nombreux monticules de terre marquant des tombes récemment creusées semblent confirmer leurs dires.
Les exactions commises par anti-balaka et Séléka illustrent les difficultés qu’ont désormais les deux communautés à vivre ensemble, alors qu’elles ont coexisté en harmonie pendant des décennies.
"Je veux détruire tout ça", lance une adolescente à la volée en désignant la mosquée, dont certains chrétiens volent les câbles électriques. Des éléments de la Misca, restés sur place, établissent un cordon autour du bâtiment pour éviter qu’il ne soit anéanti.
"Merci Dieu pour ce beau dimanche. Les musulmans sont enfin partis !", hurle une trentenaire, extatique, tout en dansant dans la rue.
"Nous, on leur a tout laissé. S’ils gardent, c’est bon. S’il ne gardent pas, tout dépend d’eux", remarque Ibrahim Dodi, qui se dit "très content" de partir après avoir eu "très peur" durant son temps au PK-12. "Devant moi, il y a eu des gens fauchés par des grenades", raconte-t-il.
M. Dodi affirme que dix de ses douze enfants ont été tués par des anti-balaka à Bossembelé (centre ouest), attaques qui l’ont amené à se réfugier au PK-12.
Les musulmans n’ont toutefois pas hésité à piéger la mosquée du PK-12 avant de quitter les lieux, selon un militaire de la Misca, qui mentionne trois charges. Depuis le début des violences, à chaque fuite des musulmans de leurs quartiers, les mosquées sont détruites par des pillards.
Deux charges ont été placées dans l’escalier menant au minaret, barré d’un mince cordon rouge. Un fil sort d’un sac en plastique contenant une sorte de brique, apparemment du "C4", un explosif, explique ce soldat. Un autre charge a été placée à l’étage, poursuit-il.
A l’extérieur du bâtiment, un bidon jaune est entouré de pierres. "Il est piégé. Cela explosera si on le touche ou si on bouge les pierres", explique un autre soldat.
La question d’un déplacement massif de la communauté musulmane avait provoqué cette semaine un intense débat politico-humanitaire en Centrafrique.
Une ministre avait dénoncé une opération qui accentue la partition religieuse du pays et met à mal la réconciliation. Le monde humanitaire affirme que ces populations ne pouvaient rester davantage, leurs vies étant menacées.
"Nous sommes heureux que ce mouvement, qui se tient pour la protection de la communauté de PK-12, ait pu se tenir", s’est réjouie Sandra Black, une porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Les déplacés iront vivre à proximité de la frontière tchadienne. Quelques milliers de musulmans survivent au PK-5 de Bangui, un quartier anciennement reconnu pour sa mixité, désormais protégé par les soldats burundais de la Misca.
JA

28/04/14 Burkina Faso: l’opposition ne veut pas de référendum constitutionnel

Le conseil national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti au pouvoir, a tenu sa première session le samedi 26 avril 2014 dernier à Ouagadougou. Il a indiqué à la fin de ses travaux que le référendum en vue de la modification de l’article 37 de la Constitution qui limite à deux quinquennats consécutifs le nombre de mandats présidentiels, aura bel et bien lieu. Le parti a lancé un appel dans ce sens au président Blaise Compaoré. Un appel que dénoncent les partis politiques de l’opposition.
Pour Zéphirin Diabré de l’Union pour le Progrès et le Changement, cet appel du parti majoritaire à l’organisation d’un référendum ne constitue pas un événement : « en réalité, il n’y a rien de nouveau dans cette vieille chanson que nous ramène le CDP », lance-t-il. Et si le président Blaise Compaoré accédait à la demande du parti majoritaire, le projet ne passera pas à l’Assemblée nationale, promet Zephirin Diabré.
« Le projet de loi devrait d’abord venir au Parlement pour être discuté, estime-t-il. Nous allons nous y opposer. Comme on l’a fait pour le Sénat. Pour cette même question, depuis des mois, des années, les forces du progrès feront savoir de manière énergique leur opposition. »
Du côté du Mouvement du peuple pour le progrès, le ton monte. Le parti se dit surpris par cet appel du CDP et menace de s’opposer à un référendum sur l’article 37. « Si le président en vient à suivre la même position que le parti majoritaire, le MPP et les forces politiques de l’opposition prendront leurs responsabilités, assure Emile Paré, secrétaire à la Formation politique et civique au Mouvement du peuple pour le progrès. Pour nous, le référendum est inopportun d’un point de vue éthique comme moral. »
Selon le porte-parole de l’ADF-RDA, le bureau politique de ce parti se réunira très bientôt pour donner son appréciation sur cet appel de son allié de la majorité présidentielle.
RFI

28/04/14 Sénégal : Abdoulaye Wade, un retour pour "faire comprendre à Macky Sall qu’il fait erreur"

De retour samedi au Sénégal après 22 mois d’exil en France, l’ancien président Abdoulaye Wade sort du silence qu’il s’était imposé depuis l’élection de Macky Sall. Objectif : faire libérer son fils Karim, soupçonné de corruption. "Jeune Afrique" vous livre la primeur d’un entretien à paraître prochainement.
Samedi 26 avril, à l’heure où les Dakarois prennent le chemin des bars et des restaurants. Le soufflé provoqué la veille par le retour au Sénégal d’Abdoulaye Wade après 22 mois d’exil en France est quelque peu retombé. Dans le quartier cossu de Fann, rares sont les curieux qui attendent devant la demeure que Madické Niang, l’un des plus fidèles lieutenants de l’ancien président, a mis à sa disposition. À l’intérieur par contre, c’est un incessant va-et-vient. On y croise ses aides de camps, des gardes du corps et surtout son état-major politique : Madické Niang, Samuel Sarr, Pape Samba Mboup ou encore Assane Wade, son directeur de cabinet…
"Gorgui" ("le Vieux", en wolof) est en pleine forme. L’accueil populaire qui lui a été réservé la veille a rendu euphorique son entourage. "Gorgui balniou, danio dioum" ("Le Vieux, pardon, on s’est trompés") ont crié les dizaines de milliers de partisans (et de curieux) qui s’étaient massés au bord de la route reliant l’aéroport au siège du Parti démocratique sénégalais (PDS) dans l’espoir de voir leur "héros". "Entre Wade et le peuple, c’est une histoire d’amour, veut croire un de ses plus proches collaborateurs. Il y a eu une période de désamour, mais aujourd’hui les Sénégalais le regrettent".
"Je suis branché sur mon peuple"
L’ancien président a-t-il été surpris par cette effervescence ? "Absolument pas ! a-t-il expliqué à Jeune Afrique, samedi soir. Moi je suis branché sur mon peuple. Je connais les Sénégalais. Ils savent tout ce que j’ai fait pour eux. Et ce n’est pas la première fois que j’ai un accueil exceptionnel. En 1999, il y avait 2 millions de personnes dans les rues".
À l’époque, Wade était le principal opposant au régime socialiste. Il rentrait d’un exil de plusieurs mois. Selon lui, le message envoyé par les Dakarois est clair. "Le président Macky Sall doit le décoder, poursuit-il. Moi je l’ai fait : cela traduit l’attachement des Sénégalais à ma personne. Les gens ont attendu dix heures d’affilée. Ils l’ont fait parce que je représente un espoir, en raison de ce que j’ai fait pour le Sénégal, et aussi du fait qu’aujourd’hui, ces gens sont désespérés. La loi de la nature fait que l’on passe et que d’autres arrivent. J’aurais souhaité qu’il y ait un président – je ne dis pas qui ait la même aura que moi, ni qu’il réussisse comme moi – mais au moins qui gagne le cœur des Sénégalais."
S’il est rentré, s’il a brisé le silence auquel il s’astreignait depuis deux ans, c’est pour redonner vie au PDS à deux mois des élections locales, mais aussi – surtout – pour faire sortir de prison son fils Karim et tous ses anciens collaborateurs accusés de détournements de fonds et de malversations. Ce qu’il appelle "la chasse aux sorcières" et qui justifie selon lui que l’on parle désormais du régime de Macky Sall comme d’une "dictature".
Marcher sur le tribunal ?
Comment compte-t-il s’y prendre ? Pas en mettant le feu au pays, jure-t-il. Mais tout de même… "Si je voulais renverser Macky Sall, je le pourrais, menace-t-il. Mais ce n’est pas mon intention. Moi ce que je veux, c’est faire comprendre à Macky Sall qu’il fait erreur." Pour ce faire, il va mobiliser tous les leviers qu’il utilisait lorsqu’il dirigeait le pays : les dignitaires religieux (après s’être rendu à Touba, la capitale des mourides, dimanche, il était prévu qu’il visite Tivaouane, la capitale des tidianes, ce lundi), les diplomates (les avocats de Karim Wade rencontrent régulièrement les ambassadeurs occidentaux) et, surtout, le peuple.
Un grand meeting sera organisé dans les prochains jours. Objectif : réunir le plus de monde possible. Si cela ne suffit pas ? "Les jeunes disent qu’ils marcheront sur le tribunal. Mais ce n’est pas moi qui le leur dirai", glisse-t-il en guise d’avertissement à son successeur.
JA

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