Libre échanges dans la zone CEDEAO : Les acteurs en conclave pour trouver une solutionDurée de lecture : 3 min

Comment faciliter les échanges commerciaux entre les différentes entreprises industrielles de la zone CEDEAO ? La question était au centre d’un atelier de sensibilisation et de formations de deux jours qui s’est ouvert ce Jeudi à Conakry. Le schéma de Libération des Échéances Commerciaux de la CEDEAO mis en place en 1973 est un mécanisme visant à assurer la libre circulation des marchandises dans la zone, cela sans payement des droits de douane et autres taxes.

En Guinée, le constat révèle que peu d’entreprises industrielles sont dans le schéma d’où la tenue de cet atelier pour attirer plusieurs d’entre elles vers ce processus. « L’objectif recherché, c’est d’amener les entreprises industrielles à adhérer au Schéma parce qu’on a remarqué que parmi les 15 États membres de la CEDEAO, la Guinée a le plus faible taux de représentation. Imaginez que nous n’avons que 22 entreprises agrées à ce jour et une cinquantaine de produits alors que les autres pays c’est des centaines et des centaines. C’est la raison pour laquelle, nous avions jugé utile de faire cet atelier à Conakry,» précise Hadja Oumou Bah, chef de division CEDEAO au ministère de la Coopération et de l’intégration Africaine.

Ce schéma de libération des échanges entre ces 15 pays de la CEDEAO comporte des avantages soutient-elle : « Une entreprise guinéenne peut envoyer ses marchandises dans les 15 pays de la CEDEAO sans payer le droit de douane et ça c’est beaucoup .Et puis un pays ne dira pas parce que la Guinée envoie ces marchandises et moi je perds de l’argent au niveau de la frontière donc, il faut taxer Non ! Donc c’est ça les avantages.»

Vu l’importance que regorge ce schéma , Ismaël Savané, appartenant à une entreprise de la place, lance un appel aux autres entreprises, « A toutes les entreprises qui ne sont pas encore agrées, c’est un instrument très important de la CEDEAO qui nous permet d’exploiter nos produits dans la zone CEDEAO à zéro % de droit de dépôt. Et nous sommes dans un environnement concurrentielle et tous les instruments qu’on peut utiliser pour être compétitif sur le marché régional, nous avons l’obligation d’utiliser cela (…) Vraiment je voudrais encourager les entreprises qui ne sont pas encore agrées de tout faire pour l’être.»

Présidant la cérémonie d’ouverture, Yayé Mariame Diallo représentant la ministre Djènè KEITA a déploré la faible représentativité des entreprises guinéennes dans le Schéma de Libéralisation des Échanges Commerciaux (SLEC) avant de souligner que le département de la coopération et de l’intégration africaine accompagnera toute entreprise désireuses d’obtenir un agrément dans ce sens.

« Face à cet constat peu reluisant, mon département entend relever ce défi avec votre concours. Il vous vous assure de son accompagnement tout le long du processus d’obtention de l’agrément CEDEAO. (…) je vous renouvèle ma confiance, ainsi que celle de mon département dans la diffusion du contenu de cet atelier auprès de vos entreprises respective,» promet la secrétaire générale du ministère de la coopération et de l’intégration africaine.