Menace de Déguerpissement de Kipé 2 : L’audience a été renvoyéeDurée de lecture : 2 min

La première audience des habitants de Kipé 2 qui sont menacés de déguerpissement dans la commune de Ratoma s’est ouverte ce vendredi 12 Octobre au tribunal de première instance de Dixinn. L’absence de l’agent judiciaire de l’État n’a pas permis au tribunal de poursuivre l’audience, elle a été aussitôt renvoyée au 19 octobre pour les débats de fond.

Plus de 252 concessionnaires sont sommés de quitter la zone de Kipé 2 sous-ordre de l’État à travers le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Le 30 septembre dernier était la date butoir pour ces habitants de plier bagage, après plusieurs négociations auprès de certaines personnalités du pays notamment le ministère des transports Aboubacar Sylla, du haut représentant de l’État Sidya Touré et autres sans succès. Finalement, ils ont saisi la justice a fin de trancher. Pour l’un des avocats de ces familles, l’État est entrain de commettre une injustice.

« Nous sommes entrain de nous insurgés contre les agissements de l’État qui ont consisté à tenter de vouloir déloger des personnes qu’il a dument installées sur les lieux, qui leur a fourni tous les documents administratifs, qui les a renvoyés dans l’exercice de leur jouissance paisible des lieux certains ont même des titres fonciers et des arrêtés ministériels,» S’insurge Me Paul Yomba Kourouma.

En dépit de l’arrêt des travaux de bornage à travers une décision de justice, les gendarmes continuent de sillonner la zone pour intimider les occupants. Me Paul Yomba Kourouma considère cette attitude comme un abus d’autorité de la part de l’État « Nous considérons ces attitudes comme une tentative de spoliation, un abus d’autorité et une graves atteinte du droit de propriété constaté par la constitution, par nos textes et par les différents codes,» dit –il.

Après 30 ans d’occupation des lieux par ces habitants, cet avocat estime que c’est l’argument de la force qui est entrain de prévaloir dans cette affaire, une raison qui justifie l’absence de l’agent judiciaire de l’État.

« L’agent judiciaire de l’État n’a pas comparu bien que dument appelé, ces services ont reçu l’acte d’assignation mais n’a pas daigné de comparaitre, ni se faire représenter,» déclare Me Paul Yomba Kourouma.

Il a dans la foulée appelé ses habitants sous menace de déguerpissement, de ne faire aucun usage à la force et de faire confiance à la justice.