Les Boulangers de Guinée menacent d’aller en grève dès le 16 avril prochain.Durée de lecture : 2 min

Les boulangers de Guinée réunis au sein d’une fédération forte de plus de quinze mille membres, menacent de cesser toute activité à compter du lundi prochain. Ils l’ont fait savoir à travers un avis de grève fait au terme de plusieurs jours de réunions tenues à Conakry.

Les boulangers de Guinée entendent dénoncer «la mauvaise qualité de farine fabriquée par certaines minoteries de la place, la quantité insuffisante de farine contenue dans les sacs d’une autre minoterie, la sur taxation douanière imposée par l’État sur les importations de farine, mais aussi le manque de dialogue entre eux et les usines de farine implantées dans le pays.»

Ce n’est pas tout, ils réclament également l’opérationnalisation des boulangeries modernes promises par le Chef de l’Etat. Dans cet avis de grève, il est indiqué que si rien n’est fait, les boulangers de Guinée déclencheront dans un premier temps une grève de 3 à 4 jours sur toute l’étendue du territoire, avant de décider d’une augmentation du prix du pain.

« Nous travaillons en perte, on a géré jusqu’à ce qu’on s’est coincé le dos au mur. On ne peut plus gérer cette situation. Si on ne se retrouve pas autour de la table avec monsieur le Président de la République et les deux industrielles qui sont là, nous irons en grève dans les prochains jours», annonce Elhadj Alpha Oumar Sacko, président de la fédération des boulangers de Guinée.

Poursuivant, il a relaté les maux dont souffrent les boulangers guinéens : « En 2011, nous avions fixés ensemble le prix du pain à 4000FG, on est revenu à 3000FG. De cette somme, on est descendu à 1500FG. Depuis ce jour, on respecte nos productions. Même dans les moments difficiles nous servons la population. Il y a des boulangers qui sont tués, nous ne sommes pas en sécurité et on a subi beaucoup de perte. Aujourd’hui, le bois qu’on achetait à 5 000 FG se vend à 10.000 FG,» regrette le président de la Fédération des Boulangers de Guinée.

Ces boulangers n’entendent plus écouter le ministre du Commerce sur leurs problèmes. Leur dernier espoir soutiennent-ils est de rencontrer le Président Alpha Condé pour résoudre les problèmes qui les assaillent.