La Guinée et le Japon ont signé ce jeudi 22 février à Conakry une convention de financement d’un projet d’amélioration du port de pêche artisanale de Kamsar. Présidée par le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, la cérémonie de signature a eu lieu entre l’Ambassadeur du Japon en Guinée et le représentant de la communauté des pêcheurs du port de pêche artisanale de Kamsar.

D’un montant de 190 524 dollars US, soit environ 1 700 000 000 GNF, ce projet répond, selon le diplomate japonais, à une demande locale à Kamsar et à la politique nationale de développement du secteur de la Pêche du gouvernent guinéen. « Le gouvernement du Japon a décidé de poursuivre son implication dans le secteur de la pêche en Guinée, en apportant son financement au projet », a indiqué Hisanobu Husama.

L’ambassadeur du Japon a rappelé que le port de Kamsar manque cruellement d’infrastructures pour le tri, le traitement et la vente des poissons, ainsi que de l’approvisionnement et l’évacuation des eaux, et de latrines en nombre suffisant. « Dès lors, les activités se font à même le sol, ou sous des hangars de fortune, trop petits ou dangereux et dépourvus de conditions d’hygiène minimales », a fait savoir le diplomate.

Selon le diplomate japonais, l’intervention de son pays permettra non seulement de faciliter grandement les conditions de travail des mareyeuses, mais aussi d’améliorer la qualité hygiénique des produits de la pêche proposés à la vente. Elle contribuera » au renforcement du réseau de ports de pêche artisanale sur la façade atlantique guinéenne, et améliora l’approvisionnement en poisson de qualité de l’ensemble du pays », a annoncé Hisanobu Husama. Et de préciser que le projet s’inscrit dans la politique d’appui plus globale du Japon en Guinée, notamment l’amélioration de la sécurité alimentaire, et d’appui traditionnel du japon au secteur de la pêche guinéenne.

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a, quant à lui, notifié que ce projet qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions prioritaires de son département devient ainsi une opportunité d’impulser une nouvelle dynamique dans le développement de la pêche artisanale en tant que moyen pour améliorer la sécurité alimentaire des populations en produits halieutiques, d’une part et pour contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural, d’autre part.

« Je voudrais vous rassurez de l’engagement et du soutien mon gouvernement pour la promotion et l’émancipation de la pêche artisanale en Guinée pour relever le défi de la mal nutrition au niveau des populations guinéennes qui correspond parfaitement aux belles initiatives de votre gouvernement », a conclu André Loua avant de réitérer sa ferme volonté de contribuer au raffermissement des liens d’amitié et de coopération entre la Guinée et le japon.

De son côté, Fodé Bérété Camara, chef du port de Kamsar et président du Comité de Développement des débarcadères, s’est réjoui de ce geste qui vise à améliorer leurs conditions de travail après plusieurs années d’attente. « Je voyais les gens sur le terrain, mais c’est maintenant que je crois à la réalisation du projet. Je remercie l’Ambassadeur du Japon, je remercie le président de la république et le ministre de la pêche pour ses efforts, parce que c’est en son temps que cela a été possible », s’est réjoui chef du port de Kamsar.

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