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29/06/14 Assemblée Générale : « Si le gouvernement a investi plus d’un milliard de dollars dans l’électricité alors que les Guinéens n’ont pas de courant, c’est que l’argent a été détourné », dixit Sidya Touré

C’est un Sidya Touré très remonté qui s’est adressé à ses responsables politiques ce samedi 28 juin 2014 au siège du parti à Matam. Il est venu motiver ses militants et Sympathisants pour les préparer avant les batailles électorales des communales et de la présidentielle de 2015.

Le Président de l’UFR a commencé par dénoncer la déclaration des membres du Gouvernement qui ont annoncé qu’ils ont investi plus d’un milliard de dollars dans l’électricité en Guinée. Pour Sidya Touré, « Si le gouvernement a investi plus d’un milliard dollars dans l’électricité alors que les guinéens n’ont pas de courant, c’est que l’argent a été détourné ».

Et de poursuivre, « si nous, on nous donne 1 milliard de dollars, nous allons électrifier toute la Guinée, de Conakry à jusqu’à Yomou ».

Concernant les responsables du Parti, le Président a demandé une forte redynamisation des structures et une grande organisation avant les échéances à venir. « Le parti, c’est pour le jour du vote. Si on ne gagne pas les élections, ça ne sert à rien de rester dans l’opposition. Laissez des nouvelles personnes venir dans le Parti. Nous avons besoin des gens qui peuvent affronter le RPG en 2015. Des gens qui peuvent sécuriser nos votes. Parce que, Alpha Condé doit partir en 2015 ».

Sur les conditions de vie des guinéens et l’incapacité du Gouvernement en place, Sidya Touré dira : « On a plus besoin de sensibiliser les guinéens, ils ont tout vu pendant ces quatre ans du régime Alpha Condé. La misère, le chômage, l’insécurité, l’injustice, le fracture sociale, le manque d’eau et d’électricité ainsi de suite. Ceux qui n’ont pas compris ça, il faut les laisser. »

Avant de terminer son discours, le n°1 de l’UFR avertira les citoyens Guinéens contre toutes tentatives de manipulations et de corruptions de la part du pouvoir en place. « On ne peut pas changer votre avenir contre 20.000 Gnf. Refusez ça !»

Cellule Com UFR

28/06/14 L’ONU veut aider le Kenya et les autres États africains à lutter contre le terrorisme

L’ONU est déterminée à aider le gouvernement kényan et les pays africains visés par le terrorisme, a assuré samedi à Nairobi son secrétaire général Ban Ki-moon, à l’issue d’un entretien avec le président kényan Uhuru Kenyatta.
M. Ban est arrivé vendredi dans la capitale kényane, où il a clôturé les cinq jours de travaux de la nouvelle Assemblée de l’ONU pour l’Environnement (UNEA), s’est ensuite rendu dans le Parc national de Nairobi où il a adopté un lionceau de six mois, dans le cadre de la volonté affichée de l’UNEA de lutter contre le trafic exponentiel de la faune et de la flore sauvages.
"Nous avons échangé en profondeur sur la façon dont les Nations unies et le gouvernement kényan peuvent travailler ensemble à parer ces attaques terroristes haineuses contre la population et le pays", a déclaré M. Ban devant la presse à la présidence kényane en présence de M. Kenyatta. "Les Nations unies sont déterminées à travailler avec le gouvernement kényan pour aider à améliorer les moyens du gouvernement kényan et des nombreux pays africains qui souffrent du terrorisme international", a-t-il ajouté sans autres détails.
Le Kenya a été le théâtre de nombreux attentats attribués aux islamistes somaliens shebab ou à leurs sympathisants depuis qu’il a envoyé en septembre 2011 son armée les combattre dans le sud de la Somalie voisine. Les shebab ont notamment revendiqué le spectaculaire assaut contre le centre commercial Westgate de Nairobi en septembre (au moins 67 morts) et les deux attaques nocturnes mi-juin de deux localités de la côte kényane où une soixantaine de personnes ont été massacrées par des hommes armés. Le président kényan a néanmoins nié l’implication des shebab dans ces dernières attaques, les attribuant à des réseaux politico-criminels et pointant implicitement du doigt l’opposition, une théorie qui laisse sceptique de nombreux observateurs.
Tumaini
Au cours de leur entretien, MM. Kenyatta et Ban ont également discuté de la Somalie – privée de réelle autorité centrale depuis 1991 -, du Soudan du Sud – plus jeune pays du monde, plongé dans la guerre civile depuis décembre -, et de la région des Grands Lacs, où des tensions persistent notamment entre République démocratique du Congo (RDC) et Rwanda.
Dans le parc national de Nairobi, qui s’étend sur 117 kilomètres carrés (soit une superficie légèrement supérieure à Paris intra-muros) à sept kilomètres à peine du centre-ville, M. Ban a adopté un jeune lionceau baptisé "Tumaini" ("espoir" en swahili), découvert sur place en décembre, séparé de sa mère, par le Service kényan de la vie sauvage (KWS). "Mon espoir sincère c’est que les gens de par le monde soient capables de vivre en harmonie avec la nature", a déclaré M. Ban, "mon espoir est que les objectifs ambitieux (de l’ONU) sur le développement post 2015 soient définis dès que possible et que la communauté internationale propose un front uni contre le changement climatique".
Le secrétaire général de l’ONU a remis au KWS un chèque d’environ 3.000 dollars, droits d’adoption standard comprenant l’enregistrement du nom et la nourriture de l’animal durant les trois prochaines années.
JA

28/06/14 Religion : début du ramadan ce dimanche en Guinée

Les musulmans guinéens à l’instar de ses coreligionnaires du monde, vont débuter le ramadan 2014 ce dimanche 29 juin.

Le jeûne consiste à se priver durant la journée de nourriture et de boissons, de relations sexuelles, de fumer de l’aube jusqu’à la nuit.

Le ramadan est l’un des 5 piliers de l’Islam et concerne tous les musulmans ayant atteints la puberté mais les personnes malades, les femmes enceintes, les voyageurs peuvent rompre le jeûne. Ils devront cependant compenser ces jours dès que les conditions le rendent possible.

En Guinée, ce mois saint arrive en pleine saison de pluie, pendant que les guinéens se plaignent des conditions économiques.
BAH Kouré

28/06/14 Les candidats du BEPC se frottent les mains

Le Brevet d’étude du premier cycle a pris fin ce samedi 28 juin 2014. Pendant une semaine, 129 342 candidats ont affrontés les épreuves du BEPC sur toute l’étendue du territoire.

Globalement, aucun incident majeur n’a été enregistré dans les différents centres d’examens du pays, selon le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation.

Pour beaucoup d’élèves que nous avons rencontrés ce samedi dans les rues de Conakry à la fin de la dernière épreuve, tout s’est bien passé. « Les sujets étaient à notre porté. C’est la surveillance seulement qui était sévère de fois » déclare un élève candidat.

Lundi prochain, c’est les candidats du Baccalauréat qui vont entrés dans la danse et boucler les examens nationaux de la promotion 2014.
Bah Kouré

27/06/14 Lutte contre la criminalité faunique : un autre coup de filet réussi du Ministère en charge de l’environnement appuyé par le projet GALF

Lundi 23 juin, lors d’une opération du Ministère en charge de l’Environnement et des Eaux et Forets appuyé par le projet GALF (Guinée-Application de la loi faunique) et des autorités locales, Lancinet KAMISOKO a été arrêté à Tokonou, une sous préfecture de Kankan située à 120 KM du centre ville en périphérie du Parc National du Haut Niger en flagrant délit de détention et tentative de vente d’un chimpanzé.
Mis sous mandat de dépôt le lendemain, son procès commencera Mercredi prochain, 02 juin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Il faut souligner l’efficacité et la collaboration du Procureur de la République de Kankan, Abdoulaye Sampou qui est actuellement en charge du dossier de même que la gendarmerie départementale de Kankan et du point focal national de lutte contre la criminalité faunique au prés du ministère de l’environnement. Ce dernier a fait le déplacement pour participer en personne à l’opération d’arrestation de ce présumé délinquant faunique. Cela dénote l’engagement des autorités en charge de l’Environnement et des Eaux et Forets à finir avec le braconnage et le trafic de faune qui a terni l’image du pays au niveau international (Sanction de la Guinée par la CITES).
L’enquête du GALF a montré qu’il s’agit d’un grand braconnier impliqué dans la chasse et le commerce de chimpanzés depuis des années. Bien connu, il faisait son business devant les autorités locales que ce soit de l’Environnement, administrative de même que sécuritaire, fournissant même des chimpanzés à ses clients dans d’autres régions du pays.
Le Parc National du Haut Niger est une source de chimpanzés pour les trafiquants de grande envergure, comme Ousmane Diallo, qui volent des chimpanzés de leur habitat naturels pour alimenter le trafic international de grands singes vivants en violation de la loi nationale et des conventions internationales en vigueur, notamment la CITES. Il existe des liens entre ces grands braconniers comme Kamisoko et ces dealers internationaux.
L’Etat guinéen déploie en ce moment d’énormes efforts pour la lutte contre la délinquance environnementale en général et faunique en particulier. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la création du corps des conservateurs de la nature bien que ce corps peine à être opérationnel.

27/06/14 Célébration du 238e anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis : « La tragédie de la Guinée, c’est qu’elle ne récompense pas suffisamment le dur labeur de ses citoyens » dixit Alexandre Laskaris, ambassadeur des Etats-Unis en Guinée (Discours)

Excellence Monsieur le Ministre

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement et des Institutions Républicaines

Mesdames et Messieurs les membres des partis politiques, des communautés religieuses, de la société civile, commerce et des médias

Chers Collègues du corps diplomatique

My fellow Americans

Ginèe nun khamè, won boré, wo nu sènè Ambasade kui,

Wo nu wali ki fanyi wo kha boréya kha féma.

Bienvenus et merci d’être avec nous pour célébrer le 238ème anniversaire de l’indépendance américaine … notre espoir le plus profond comme Américains à l’étranger est de célébrer notre fête nationale en compagnie d’amis, et après deux ans en Guinée – je sais que non seulement nous sommes entre amis, mais aussi nous sommes en famille.

En effet, juste après avoir visité ma 27ème préfecture de la Guinée, et ayant bénéficié de l’offre d’un terrain pour construire une maison partout où je suis allé, quand je dis que je me sens chez moi en Guinée, je veux le dire littéralement.

Permettez-moi de présenter mes excuses dès maintenant aux bonnes gens de Koundara, Gaoual, Kérouané, Kissidougou, Mali et Dingiraye; mon objectif est d’aller vous voir et acquérir plus de terrain dans ce pays que j’ai appris à aimer et à respecter.

Il est facile d’aimer la Guinée lorsque chaque sourire conduit à une amitié, et chaque conversation est une affirmation que mes amis guinéens pensent profondément à ma santé et à celle de ma famille.

Il est également facile de respecter la Guinée quand je vois à quel point le citoyen moyen travaille pour nourrir sa famille et éduquer ses enfants.

Je suis en Guinée depuis presque deux ans et j’ai voyagé à pied, à vélo et en pirogue. J’ai rencontré des gens de toutes les régions, de toutes les professions, et de chaque groupe linguistique. Dans mes voyages, je suis venu à la réalisation que j’aurais besoin d’une voix poétique, une voix comme celle de Walt Whitman, pour décrire mon expérience. De son propre pays, mon pays, Walt Whitman écrit qu’il a entendu sa chanson … s’il avait été guinéen, il aurait entendu le chant, les tambours et la danse, mais il aurait pu écrire la chanson de …

Futa Djallon dalisé kantaé tuli matikhi saliraté kha sali makhilifé Timbo kui.

(Les bergers du Fout Djallon écoutent le Muezin appeler la prière à Timbo.)

Sungutunyié faré boronfé Baro bari khidé kui.

(Les jeunes femmes dansent dans la forêt sacrée de Baro.)

N’Zerekore eglise tolonyi batulaé khilifé.

(La cloche de l’eglise de N’zérékoré appelle les fidèles.)

Dalaba yélié nun e kha taa forié nun é khui nakhan mu nyönma.

(Les étudiants de Boké et leur envie d’aller à l’étranger.)

Foret koyinmaé nun e kha lingira nökhunkhi.

(La forêt sacrée et son lieu caché.)

Milo dira, biriki rafalamaé walifé sogé bunma.

(Au bord du Milo, les fabricants de briques travaillent sous le soleil.)

Fotoba yèkhé sukhé nun e kha kunkui minifé ba ma, e kha ginée e gbilen leri me mèfe.

(Les pêcheurs de Fotoba vont en mer avec leurs pirogues ; leurs épouses attendent leur retour.)

Conakry sarématié nun é kha lokhé yo lökhè démbaya balofé köntöfili.

(Les vendeuses de Conakry et leur souci quotidien de nourrir leurs familles.)

La tragédie de la Guinée, c’est qu’elle ne récompense pas suffisamment le dur labeur de ses citoyens.

Pour cela, le Président Obama a lancé l’Initiative des Jeunes Leaders Africains, (Young African Leaders Initiative ou YALI en anglais), pour tendre la main à la prochaine génération de talents et investir dans leur développement.

J’ai invité les six jeunes choisis de la Guinée pour déjeuner à ma résidence il y a quelques semaines et je leur ai demandé leur point de vue et leurs priorités pour l’avenir de leur pays.

Parlant de ses ambitions futures en tant qu’entrepreneur, un jeune homme a dit quelque chose de si frappant que je voulais le partager avec vous:

Il a dit, « Nous voulons être capables de dire à nos enfants comment nous avons gagné notre argent. »

J’ai trouvé cela comme une déclaration remarquable, une considération préoccupante du pays dans lequel il a grandi, mais une déclaration inspirée par l’optimisme pour ce que ce pays pourrait être.

Apres avoir parlé pendant une longue après-midi, nous avons ensemble convenu que nous avons un objectif commun pour la Guinée. Nous voulons tous un pays dans lequel les gens honnêtes peuvent réussir.

Si nous ne parvenons pas à réaliser cela, nous aurons un pays dans lequel seul les gens malhonnêtes peuvent réussir.

Mais je crois que nous voyons des progrès en Guinée … nous avons eu des élections législatives qui reflètent la volonté du peuple et qui a délivré un message très fort au gouvernement au pouvoir … si vous voulez rester au pouvoir, vous avez besoin de faire un meilleur travail.

Je vois des signes que le gouvernement fait un effort renouvelé pour améliorer la qualité de l’administration, et je pense que c’est parce qu’ils ont peur pour leur électorat. Dans les années passées en Guinée, un gouvernement qui se sentait menacé par son opposition recourait à des allégations de complot, la détention de militants et la répression de la liberté d’expression. Aujourd’hui, le gouvernement répond par l’élargissement de la route de Conakry à Coyah, les travaux publics du barrage de Kaleta, et la signature de contrats miniers transparents. Vive la différence !

Dans le même temps, l’opposition se comporte à la fois comme une opposition loyale et un gouvernement en attente. La loyale opposition est un phénomène relativement nouveau en Guinée, mais je pense que nous assistons à une nouvelle ère de politiques véritablement compétitives, et je pense que la concurrence politique est la meilleure façon d’assurer le succès des hommes et des femmes honnêtes.

Les élections législatives n’étaient pas parfaites, et étant juste rentré de ma troisième visite en Guinée Forestière, je sais que personne n’est satisfait du processus dans cette région du pays. Cependant, les élections ont marché parce que les partis politiques guinéens se sont réunis et ont fait des compromis les uns avec les autres.

Je crois que la communauté internationale peut jouer un rôle constructif dans l’organisation et la conduite des élections présidentielles de 2015, mais je crois aussi que c’est à l’État, et à la classe politique, de se réunir en tant que concurrents et en tant que patriotes, pour gérer le processus.

Je ne prétends pas avoir un aperçu du caractère national ou l’humeur nationale de votre pays, mais compte tenu de mes deux années de marche sans vergogne dans les maisons des gens partout en Guinée et les interrogeant sur ce qui est pour le déjeuner, comment ils gagnent leur vie, et ce qu’ils pensent de la politique de Conakry, je vais prendre le risque de parler pour eux, principalement parce que je pense que le peuple américain dirait la même chose que ses frères et sœurs guinéens.

Je pense qu’ils préfèrent l’inclusion à la politique d’exclusion;

Je pense qu’ils préfèrent le leadership fondé sur le consensus plutôt que la prise de décision unilatérale;

Je pense qu’ils rejettent la violence de la rue, sachant que les pauvres deviennent plus pauvres tandis que les instigateurs de la violence ne sont pas atteints par son impact;

Je pense qu’ils sont parfaitement capables de se regarder les uns les autres, aussi bien en tant que compatriotes Guinéens qu’en tant que Soussou, Malinké, Peulh, Kissi, Kpèlè ou Loma;

Quand je regarde les nombreux domaines de notre coopération avec la Guinée, je reviens toujours à notre premier, meilleur rôle ici … nous sommes les optimistes.

Parfois, cela signifie que de temps en temps il faut que nous soyons nous un peu plus optimistes que vous, mais cela est plus facile pour moi … une partie de la haute estime des Guinéens pour les États-Unis est le désir de nous montrer toujours le meilleur de vous… c’est comme ça que je vous ai connus, et c’est ça la base de mon optimisme.

Encore une fois, merci d’être venus ce soir, et je vous remercie de l’amitié que vous nous montrez tous les jours.

Ala xa Laginee baraka.

27/06/14 Fievre Ebola: l’OMS veut des "mesures drastiques" et convoque une réunion avec 11 pays

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle jeudi à prendre des "mesures drastiques" contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, la plus grave qui ait existé, et tiendra début juillet à Accra une réunion avec 11 pays concernés.
"Au fur et à mesure que le nombre de décès et de cas de maladie à virus Ebola continue d’augmenter en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone", l’OMS tire la sonnette d’alarme en indiquant que des mesures "drastiques sont nécessaires", a indiqué l’agence de l’ONU dans un communiqué.

"L’OMS est vivement préoccupée par la transmission en cours de l’épidémie aux pays voisins, ainsi que par le potentiel de propagation internationale ultérieure du virus Ebola", a déclaré le docteur Luis Sambo, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, cité dans le communiqué.

D’après le bilan communiqué jeudi par l’OMS, la Guinée, pays le plus touché, le Liberia et la Sierra Leone totalisent depuis le début de l’année 635 cas de fièvre hémorragique (dont un peu plus de la moitié ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola), dont 399 décès.

Selon l’OMS, l’épidémie actuelle d’Ebola est par conséquent "la plus grave" en termes de nombre de cas et de décès notifiés et par sa répartition géographique.

"Il ne s’agit plus d’une épidémie spécifique à un pays mais d’une crise sous-régionale qui requiert une action ferme des gouvernements et des partenaires", a souligné le docteur Sambo.

"Il faut impérativement intensifier les efforts de riposte, promouvoir la collaboration transfrontalière et le partage d’informations sur les cas suspects et les contacts, conformément aux lignes directrices de l’OMS, et mobiliser tous les secteurs de la communauté afin de garantir un accès sans entrave aux zones affectées. C’est de cette manière que l’on pourra enrayer efficacement l’épidémie", a-t-il ajouté.

Afin d’"interrompre dans les plus brefs délais la propagation de la maladie", l’OMS organise les 2 et 3 juillet 2014 à Accra, au Ghana, une réunion spéciale, à laquelle prendront part les ministres de la Santé de 11 pays et les différents partenaires de l’organisation impliqués dans la riposte à la flambée d’Ebola, afin de discuter de la meilleure manière de résoudre collectivement la crise et d’élaborer un plan complet de riposte opérationnel inter-pays.

L’OMS a jusqu’à présent fourni une assistance technique en déployant une équipe pluridisciplinaire de plus de 150 experts.

Découvert en 1976 dans l’actuelle République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), le virus Ebola est hautement contagieux et le taux de mortalité peut atteindre jusqu’à 90% des cas, selon l’OMS.

Il se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite d’homme à homme.

Il n’y a pas de vaccin homologué contre la fièvre Ebola, qui se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées.

AFP

26/06/14 Politique : Le Dialogue politique inter-guinéen reprend enfin

L’opposition guinéenne a répondu présent au dialogue politique inter-guinéen qui s’est ouvert ce jeudi dans la salle des actes du Palais du peuple. Cette rencontre piloté par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, doit permettre de reviser les accords politiques signés le 3 juillet 2013 entre l’opposition, la mouvance et le gouvernement guinéen.
Pour cette première journée, les débats entre opposition, mouvance et CENI, les débats ont été largement dominés par l’ordre de jour et le cadre de dialogue.
S’agissant de l’ordre du jour, les représentants de l’opposition, de la mouvance et du gouvernement ont décidé de passer en revue les différentes résolutions qui sont consigné dans l’accord politique inter-guinéen du 3 juillet 2013, avant de prévoir d’examiner les conséquences tirées des anomalies constaté lors des élections législatives du 28 septembre 2013, pour enfin terminer avec des débats et des discutions qui selon certains d’entre eux permettront de prendre des décisions qui seront cette fois-ci appliquées.
Concernant le cadre de dialogue l’opposition a demandé que ce soit les partis signataires des accords du 3 juillet 2013 qui participent à cette concertation pour examiner et passer en revue les dispositions de cet accord, identifier les différents obstacles et définir des solutions pour les lever.
« Nous nous sommes mis d’accord sur le cadre de dialogue et nous avons décidé qu’il aurait au tour de la table l’opposition, la mouvance présidentielle, la CENI, le Gouvernement, les deux facilitateurs nationaux et puis la communauté internationale pourrait intervenir au cas où le dialogue pourrait s’avérer beaucoup plus laborieux que prévue » déclare Aboubacar Sylla.
Egalement un comité de suivie mise en place ce jeudi, travaille a partir de ce soir sur les termes de référence de l’ordre du jour. Ce comité doit rendre compte de son travail mardi, lors de la prochaine rencontre.
Du coté de la mouvance, l’honorable Amadou Damaro Camara se montre optimiste quant à la réussite de ce dialogue politique. Pour lui, « chaque fois que les frères s’asseyent au tour de la table, ils trouvent toujours une solution. Le mal c’est de n’est pas s’assoir autour de la table », soutien le représentant de la mouvance présidentielle.
Il faut rappeler que ce dialogue politique inter-guinéen s’ouvre après que l’opposition ait décidé de se retirer à l’Assemblée Nationale et de conditionner son retour à l’ouverture du cadre de dialogue.
BAH Kouré

26/06/14 Biens mal acquis : Teodorin Obiang perd son procès en diffamation contre Transparency international

Le fils du président de Guinée équatorial, Teodorin Obiang, a perdu jeudi son procès en diffamation contre Daniel Lebègue, président de Transparency international France. Ce dernier avait affirmé dans une interview que le fils du chef d’État équato-guinéen achetait de l’immobilier et des voitures de luxe avec l’argent des contribuables de son pays.
Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, a perdu, jeudi 26 juin, son procès en diffamation contre le président de l’ONG Transparency international France, Daniel Lebègue, qui a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Ce dernier était poursuivi pour une interview publiée le 16 février 2012 dans le Parisien, au moment d’une spectaculaire saisie du mobilier d’un immeuble de l’avenue Foch à Paris, dans une enquête portant notamment sur le patrimoine du président équato-guinéen.
Le président de l’ONG anticorruption y affirmait notamment que Teodorin Obiang, vice-président de la Guinée équatoriale, achetait des biens immobiliers et voitures de luxe "réglés avec l’argent des contribuables équato-guinéens".
Biens mal acquis
Les motivations du jugement n’étaient pas disponibles, jeudi 26 juin, mais le tribunal a relaxé Daniel Lebègue et le Parisien au bénéfice de la bonne foi, a précisé la présidente Anne-Marie Sauteraud. Le procès, qui s’était tenu le 22 mai devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, avait donné lieu à d’âpres débats sur l’affaire des "biens mal acquis".
Teodorin Obiang a été mis en examen le 18 mars pour blanchiment de détournement de fonds publics, d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance, par les juges qui enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d’État africains – Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de Guinée équatoriale et le défunt président gabonais Omar Bongo – ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. Il a engagé de nombreuses procédures en diffamation, qui ont échoué pour la plupart.
(Avec AFP)

26/06/14 Ghana : Boateng et Muntari exclus du Mondial !

Rien ne va plus pour le Ghana. Surpris par les Etats-Unis pour leur entrée dans la compétition, séduisants mais rattrapés par l’Allemagne, ils jouent un match décisif cet après-midi contre le Portugal dans l’optique d’une éventuelle qualification pour les huitièmes de finale. Cet objectif commun devrait souder tout le groupe mais il n’en est rien. En effet, à l’instar des joueurs camerounais avant le début de la compétition, les Ghanéens ont refusé de s’entrainer mardi car ils n’avaient pas reçu les primes promises par les autorités. C’est tout juste s’ils ont accepté hier de faire la reconnaissance du terrain à Brasilia. Pas les meilleures conditions pour se présenter face au Portugal.
Malheureusement pour tous les fans des Black Stars, les ennuis continuent et s’accumulent. Kevin Prince Boateng, frustré par son temps de jeu, s’en est pris à son sélectionneur Kwesi Appiah à plusieurs reprises. Pire, il se serait battu avec le milieu de terrain de l’AC Milan Sulley Muntari. Ce même Muntari aurait lui agressé un membre de la délégation, et selon un média ghanéen, l’aurait même menacé avec des tessons de bouteille ! En guise de sanction, les deux hommes ont été exclus du groupe et ne seront donc pas présents tout à l’heure sur la pelouse du Stade National pour tenter de qualifier le Ghana en huitième de finale ! Ou comment se tirer une balle dans le pied…
Le Ghana, auteur d’un remarquable parcours en 2010, est donc en train de se saborder. A l’image du Cameroun qui a laissé une image déplorable malgré un dernier match face au Brésil un peu plus convaincant, les Black Stars sont plombés par des querelles internes qui dégénèrent au pire moment. Ceux qui seront sur la pelouse arriveront-ils à montrer un visage plus digne ? En tout cas, l’ambiance sera forcément tendue…

Source : Foot mercato

26/06/14 Dialogue politique : Le représentant de l’UPG interdit d’accès à la salle

Le représentant du parti de Jean Marie Doré, a été interdit d’accès expulsée à salle des actes du palais du peuple d’où ce tenir la rencontre entre les acteurs politiques guinéen pour relancé le dialogue politique.
Richard Guilavogui a été interdit à la salle. Selon lui, c’est le secrétaire Général de l’UFDG Aliou Condé qui a fait marquer, « ce sont les 10 représentants de l’opposition qui doivent participer au dialogue. Comme cela a été le cas en Juillet en 2013. Et donc, l’UDG se réclamant du centre ne peut être assimilé à l’opposition ».
Richard Guilavogui estime que c’est tous les partis politiques qui sont conviés à ce dialogue. La preuve une invitation a été adressée à son parti par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation dit t-il.
Guineediversité.com

26/06/14 Fin à Conakry des travaux des états généraux de la santé

Les états généraux de la santé ont pris fin hier à Conakry. Cette rencontre qui a connue la participation de près de 250 agents de santé, a permis aux acteurs de la santé de faire un véritable diagnostique du système de santé guinéen. Et aussi de revenir de long en large sur toutes les difficultés auxquels le secteur est confronté.
Au sorti de cette rencontre les participants recommandes :
Dans le domaine de l’offre de soins
– Améliorer l’accessibilité géographique aux structure de soins ;
– Adapter le paquet de services aux problèmes de santé en ciblant ceux à haut impact ;
– Mettre aux normes les infrastructures et équipements à travers un nouveau schéma d’organisation sanitaire ;
– Mettre en place des procédures qualité en santé ;
– Développer la santé communautaire en lien avec la médecine traditionnelle ;
– Améliorer la qualité des services et des prestations dans les centres de santé en y déployant des médecins ;
– Renforcer le niveau communautaire par le redéploiement des AST.
Dans le domaine des produits de santé
– Renforcer les stratégies nationale de lutte contre la vente illicite et la contre façon des médicaments ;
– Renforcer les capacités de l’autorité nationale de réglementation pharmaceutique ;
– Renforcer la trésorerie de la pharmacie centrale de Guinée (PCG) ;
– Mettre en place un système d’assurance qualité permanent de déterminer la traçabilité des médicaments, consommables et dispositifs médicaux.
– Renforcer les capacités du laboratoire nationale de contrôle des médicaments en termes d’équipements, de consommables et d’expertise ;
– Exonérer les produits de santé, des droits de douanes et taxes à l’importation ;
– Réviser et mettre en œuvre les dispositions de la convention entre l’Etat et la PCG ;
– Encadre le secteur pharmaceutique et la biologie médicale ainsi que le marché des médicaments et des consommables.
Dans le domaine de la Gouvernance
– Renforcer la gouvernance du système de la santé et le leadership du ministère de la santé ;
– Elaborer la nouvelle politique et le nouveau plan national de développement sanitaire sur la base du renforcement du dialogue politique en santé, de la collaboration intra et intersectorielle et du partenariat ;
– Mettre en œuvre la stratégie de décentralisation et déconcentration dans le secteur de la santé ;
– Promouvoir une culture de gestion axée sur les résultats et recevabilités.
Dans le domaine des ressources humaines
– Aligner la formation initiale des ressources humaines pour la santé sur les besoins numériques et qualitatifs du système de santé (numerus clausus ;
– Accélérer la mise en place de la fonction publique locale avec une plus grande responsabilisation des collectivités et des communautés à la base dans la gestion des ressources humaines ;
– Recruter le personnel de santé selon les besoins exprimes par le département (surtout les sages femmes, les aides de santé, les médecins…)
– Adapter la formation continue aux besoins du système de santé ;
– Prendre des dispositions pour le recrutement sur titre de sages –femmes et des spécialités formés.
Dans le domaine du financement
Il est urgent de développer une stratégie nationale de financement de la santé axée sur la couverture sanitaire universelle avec les priorités d’action suivantes :
– Mobiliser davantage de ressources de l’Etat pour atteindre progressivement 15 du budget national pour soutenir l’accès des populations aux soins essentiels de santé dans une perspective de couverture sanitaire universelle ;
– Soutenir le développement de la couverture maladie y compris l’assurance maladie obligatoire(AMO) et les mutuelles ;
– Renforcer les capacités des parties prenantes au processus de mise en œuvre d’une couverture sanitaire universelle ;
– Mettre en place de suivi-évaluation des reformes du financement de la santé vers la couverture sanitaire universelle ;
– Mettre en place les arrangements institutionnels permettant une meilleure coordination entre les acteurs du financement ;
– Améliorer les procédures d’utilisation des ressources disponibles à tous les niveaux.
Pour finir les participant ont demandés aux partenaires du secteur d’accompagné le ministère dans l’élaboration et la mise en place de la nouvelle politique et du nouveau plan de développement sanitaire 2015-2024.
Transcris par Bilguissa Diallo

26/ 06/ 14 Afrique: les dirigeants africains en conclave à Malabo, affichent leurs inquiétudes face à la menace jihadiste

Les travaux de ce 23e sommet ordinaire de l’organisation panafricaine ont débuté par une allocution de la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, en présence notamment du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et du nouveau président égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, selon nos confrères de l’AFP.
La présence du maréchal signe le grand retour de l’Egypte sur la scène continentale, après sa suspension de l’UA dans la foulée du coup d’État ayant renversé son prédécesseur, Mohamed Morsi.
Dès les travaux préparatoires du sommet – dont le thème officiel est "agriculture et sécurité alimentaire" et qui s’achèvera vendredi – chefs d’Etats et ministres ont ouvertement fait part de leur inquiétude grandissante face à la poussée des groupes jihadistes sur le continent.
Afrique du Nord, Sahel, Corne de l’Afrique et maintenant Afrique centrale aux prises avec les islamistes armés, tels le groupe nigérian Boko Haram qui multiplie enlèvements, massacres de villageois et attentats sanglants, et dont les exactions débordent jusqu’au Cameroun voisin: le tableau n’est en effet guère réjouissant pour les Africains.
– "Gravité des nouvelles menaces" –
Ainsi, mercredi soir le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a affirmé sa "profonde préoccupation" face aux "menaces terroristes" sur le continent.
Devant le Conseil, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’UA, a souligné "la gravité des nouvelles menaces que constituent le terrorisme, le grand banditisme et tous les trafics illicites", qui "appellent une stratégie globale de l’Union".
"L’Afrique fait face depuis peu à un ennemi d’un nouveau genre plus redoutable et sans visage, je veux parler du terrorisme qui sévit en ce moment au Nigeria et en Somalie et qui a failli désagréger le Mali", a résumé le président tchadien Idriss Déby Itno.
M. Déby – qui a engagé son armée au Mali et a accueilli à N’Djamena des drones américains chargés de traquer Boko Haram au Nigeria voisin – a également insisté sur l’importance pour les États "d’assurer eux-mêmes leur sécurité individuelle et collective", et ne pas s’en remettre entièrement aux Occidentaux.
– Etats impuissants –
Car, malgré des interventions militaires occidentales, au Mali notamment, et le renforcement des moyens de surveillance et de frappe des Français, des Américains et des Britanniques en Afrique, les islamistes multiplient les attaques meurtrières sous leurs différentes appellations – shebab, Aqmi, Ansaru, Boko Haram…
Et les gouvernements africains qui sont en première ligne – Libye, Kenya ou encore Nigeria, sans parler de la Somalie presque sans Etat – apparaissent largement impuissants face à la recrudescence des attaques.
Cette progression alarme des pays qui récemment encore se sentaient étrangers à la problématique, comme la Guinée équatoriale, hôte du sommet. "Nous allons sérieusement aborder ce problème (des jihadistes) lors du sommet", a ainsi déclaré récemment son président, Teodoro Obiang Nguema.
Ce dossier brûlant risque de reléguer au second plan les autres crises du continent, la guerre civile et son cortège d’atrocités au Soudan du Sud et la Centrafrique, où les tueries inter-communautaires à caractère religieux entre chrétiens et musulmans n’en finissent pas.
Dans ce pays, l’UA, qui y a engagé une force militaire appuyée par l’armée française, s’apprête à passer le relais en septembre à une mission de l’ONU.
Comme à chaque sommet, Malabo sera aussi l’occasion de rencontres bilatérales entre chefs d’État parfois en froid pour tenter de régler des litiges, avec d’autres présidents jouant les médiateurs.
Ce pourrait être le cas pour l’interminable conflit des Grands Lacs, marqué encore récemment par des combats entre armées congolaise et rwandaise.
Pour les pays africains francophones, Malabo sera également l’occasion de tractations sur le candidat de l’Afrique pour succéder à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), au Sénégalais Abdou Diouf, qui achève en novembre son mandat de secrétaire-général.

Avec AFP

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