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19/07/14 Le président Alpha Condé attendu à Washington en aout prochain : mais avant, Pottal-fii-bahntal Fouta Djallon écrit à Barack Obama une lettre.

Sauf changement de programme à la dernière minute, le président Alpha Condé est annoncé à Washington, aux Etats-Unis, le 5 et le 6 aout prochain pour un sommet, en compagnie d’une quarantaine de Chef d’Etat africain.
Ce sommet, initié par Barack Obama, se situe dans le cadre du renforcement des liens entre les deux continents. Au menu du sommet, le commerce et l’investissement en Afrique mais aussi la sécurité et le développement du continent.
A l’occasion donc de cette visite annoncée du président guinéen, Pottal-Fii-bahantal Fouta Djallon a adressé une lettre au président américain, Barack Obama. Lisez !

Washington, le 15 Juillet 2014.

A Son Excellence M. Barack Obama,

Président des États-Unis d’Amérique
Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de vous adresser cette lettre suite à l’invitation que vous avez faite à une quarantaine de chefs d’Etats africains cet été dans le but de promouvoir la démocratie et de renforcer la coopération économique avec le continent. Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon se félicite de cette initiative.
C’est l’occasion pour remercier le gouvernement et le peuple américain pour l’aide qu’ils continuent à fournir à l’Afrique. Cependant, notre organisation voudrait vous demander de reconsidérer l’invitation que vous avez faite au président de la Guinée, M. Alpha Condé. Les raisons de notre demande sont expliquées dans cette lettre. Nous aimerions que vous les preniez en considération, non seulement pour la prochaine conférence, mais aussi pour l’aide globale et la politique de coopération des États-Unis avec notre pays.

Pottal Fii-Bhantal Fouta-Djallon est une organisation à but non lucratif avec des sections en Europe, en Afrique et en Asie. Notre organisation est résolue à lutter contre les violations des droits de l’homme en Guinée-Conakry. À cet égard, nous avons établi un programme spécial, JUSTICE EN GUINÉE, dédié à l’éradication de l’impunité chronique qui a réduit notre pays à l’ombre de ce qu’il aurait dû être, eût égard à ses potentialités.

Le 28 Septembre 2009, plus de 200 personnes furent tuées et plus de 175 femmes principalement Peules, furent violées en plein jour par des agents de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Camara Daddis.

Depuis son accession au pouvoir en 2010, M. Alpha Condé – à la consternation de tous les observateurs locaux et internationaux – a montré une complaisance troublante avec les auteurs de ces crimes contre l’humanité. Beaucoup d’officiers des forces de sécurité, identifiés dans le rapport de l’ONU comme responsables de ces atrocités occupent des postes élevés dans l’administration. Non seulement les victimes vivent dans un état d’abandon total, mais aussi elles sont soumises à des pressions et des chantages pour les amener à abandonner toute procédure légale. Aucune action n’a été prise par le gouvernement pour entendre le capitaine Camara Daddis, le principal responsable du massacre. Les officiers comme Claude Pivi et Tiégboro Camara, nommément accusés par la Commission des Nations Unies sur les droits de l’homme, ont été inculpés, mais restent dans le cabinet gouvernemental.

Notre organisation est gravement préoccupée par ce déni délibéré de justice. La complaisance de M. Alpha Condé est tout simplement inacceptable; elle a ruiné les espoirs d’instaurer la démocratie en Guinée que son accession au pouvoir avaient soulevés. Pour de nombreux observateurs de la Guinée, M. Condé est en train de créer des conditions similaires à celles qui permirent le génocide au Rwanda, par des purges de l’appareil militaire ainsi que le recrutement et la formation en Angola d’une milice composée exclusivement de membres de son groupe ethnique. En même temps, des officiers militaires d’autres nationalités du pays sont mis à la retraite en grand nombre (*). Ce noyautage délibéré des forces de sécurité est complété par la mise en place d’une milice parallèle secrète de gardes forestiers et des guerriers traditionnels appelés Donzo.
Dans l’administration, M. Alpha Condé a établi des politiques ségrégationnistes et de division qui ont dissous les restes de la cohésion sociale dans la fonction publique et les services de sécurité, qui sont en principe les conduits d’une identité nationale. Les citoyens de l’ethnie du président Alpha Condé bénéficient de faveurs flagrants au détriment des autres fonctionnaires dont les perspectives de carrière sont réduites quand ils ne sont pas tout simplement radiés de l’administration publique. L’économie fragile de la Guinée est plus que jamais au bord de l’effondrement quand le gouvernement soumet les commerçants et les opérateurs économiques à des harcèlements constants par des mesures fiscales lourdes basées sur l’appartenance ethnique.

L’invitation faite à M. Alpha Condé par votre administration a le risque de contrer l’initiative louable d’encourager et de soutenir la bonne gouvernance en Afrique. Elle pourrait constituer un encouragement à la consolidation de l’une des dictatures les plus corrompues de l’Afrique contemporaine. Isoler les dirigeants africains du genre de M. Condé serait un message clair de votre administration aux populations africaines, en particulier les nombreuses victimes impuissantes vivant dans l’anonymat. Sans une réaffirmation drastique et sans équivoque du principe fondateur de la justice dans la bonne gouvernance, votre administration prend le risque de maintenir la perception d’un double standard dans sa diplomatie africaine. À une époque de tollé international sur les actes barbares de Boko Haram contre des femmes innocentes, il serait regrettable de garder le silence sur le sort de centaines de femmes qui ont été violées en Guinée, il y a quatre ans.

Certains cercles de diplomates et de medias internationaux veulent à tout prix donner à la Guinée le label de «démocratie émergente» avec un président qui travaille pour le changement. En réalité, M. Alpha Condé dépense des sommes considérables d’argent qui pourraient être judicieusement utilisées pour aider les populations guinéennes, afin de forger et maintenir cette image. Un groupe de lobbyistes influents aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni est à l’œuvre pour cacher les méfaits et les crimes de son administration.
L’assassinat dans leur sommeil des habitants de Zogota la suite d’un différend sur des arriérés de salaires et des pratiques d’embauche par les sociétés minières, l’enlèvement de jeunes d’une place de marché à Conakry et leur transfert dans des conditions horribles à Soronkoni en Haute-Guinée avec la mort de quelques-uns d’entre eux, les multiples assassinats de manifestants ou la détention avec tortures de citoyens sur de fausses accusations de complots fictifs contre le gouvernement sont quelques exemples du climat de répression qui ont conduit la Guinée à un degré inédit de tension sociale. En plus, il y a des cas flagrants de corruption dans l’attribution des contrats miniers avec les paiements de centaines de millions de dollars dont la destination reste occulte, alors que les citoyens vivent dans une extrême pauvreté. Ce sont là des indications claires d’un pays sombrant dans l’autocratie et la dictature. Le soutien apporté par les lobbyistes ne fera que renforcer M. Alpha Condé dans sa dangereuse logique de gouverner par le déni de justice et le mépris pour les victimes de la violence de l’Etat ainsi quele piétinement du processus électoral par des frappes préventives contre certains groupes ethniques en prévision des élections présidentielles de 2015. Tout autre geste de bonne volonté du gouvernement américain en faveur du régime de M. Alpha Condé sera utilisé comme un chèque en blanc par son administration dans la poursuite de cette politique de division et de chaos.

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalonest représentatif d’une grande majorité des victimes sans voix en Guinée. Au nom de cette majorité, nous vous demandons de faire pression sur M. Alpha Condé en suspendant toutes les formes d’assistance économique au gouvernement de la Guinée jusqu’à ce que de tangibles progrès soient réalisés dans le processus judiciaire contre tous les officiers accusés de crimes contre l’humanité.

Notre organisation souhaite que le gouvernement américain saisisse l’occasion de cette conférence pour rappeler aux dirigeants de la CEDEAO de l’indécence morale qu’il y a de permettre à l’un des principaux protagonistes des massacres du 28 Septembre 2009, M. Dadis Camara, devivre un exil doré au Burkina Faso, avec les privilèges d’un ancien chef d’état. Ce laxisme discrédite la CEDEAO et maintient un terrain fertile pour les groupes extrémistes. Il projette sur le continent africain une image qui va à l’encontre des valeurs africaines de respect pour les femmes ainsi que les aspirations des Africains à la démocratie et au développement. Il institutionnalise l’impunité avec de graves menaces pour la stabilité de la région de l’Afrique de l’Ouest. Nous vous demandons de faire pression sur les présidents de la CEDEAO pour la mise en place d’une commission d’enquête composée de juristes indépendants pour entendre et juger le capitaine Moussa Dadis Camara et ses complices comme le général Sékouba Konaté.

La pression des Etats-Unis d’Amérique, pour faire de la justice le véritable fondement de la démocratie, est essentielle pour sauver Guinée des sombres perspectives d’un génocide qui aurait des conséquences tragiques pour l’ensemble de la région de l’Afrique de l’Ouest.

Nos représentants à Washington DC sont disponibles pour vous transmettre toute information supplémentaire au sujet de cette lettre.

Très respectueusement,

La Commission Centrale de Pottal Fii Bhantal Fouta-Djallon
Pottal Fii-Bhantal Fouta Djallon-3396 Third Avenue 1er étage BRONX, NY 11456, Téléphone:718-879-6697

19/07/14 L’Afrique du Sud honore son premier Mandela Day depuis la mort de l’icône

L’Afrique du sud fêtait vendredi l’anniversaire de Nelson Mandela, qui aurait eu 96 ans. Comme c’est désormais la tradition depuis 2010, chaque citoyen était invité à donner 67 minutes de son temps pour faire une bonne action. Reportage.

Ils sont une petite quinzaine à s’affairer par cette matinée du 18 juillet autour d’un baraquement en tôle. Casques de chantiers sur la tête, marteau et clous dans les mains, ces hommes et ces femmes – blancs pour la plupart – détonent à Diepsloot, l’un des townships les plus pauvres du pays. À l’initiative de l’ONG Afrika Tikkun, ces bénévoles sont venus réparer le logement de Kate, une vendeuse informelle qui vit dans 10 m2 avec ses cinq enfants, à l’occasion du premier Mandela Day depuis la mort de Madiba.

"Malheureusement, on a pas encore les moyens de construire des maisons en dur pour ces gens", regrette Sipho Mamize, responsable local de l’association. Du côté des bénévoles, pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils mettent les pieds dans un endroit aussi pauvre, situé pourtant à quelques kilomètres de chez eux. "Honnêtement, le reste de l’année, je ne fais pas trop d’actions caritatives. Mais en venant ici, je me rends compte de la pauvreté dans laquelle habitent ces gens. Ça m’ouvre les yeux sur mon pays", confie Megan, 29 ans, une plaque de tôle dans les mains.

"C’est le minimum"

En quelques heures, le vieux baraquement est remplacé par un autre, plus solide et équipé de panneaux solaires. "Elle pourra avoir un peu d’électricité pour faire fonctionner des diodes. C’est le minimum de venir ici et de donner un peu de temps. Ce n’est pas grand chose par rapport à ce que Mandela a fait", estime Rudi, un Afrikaner qui vient également pour la première fois à Diepsloot.

Autour de la nouvelle maison en tôle, les curieux s’attroupent. Parmi eux, Moyo, un habitant de Diepsloot est à la fois satisfait et perplexe. "C’est une bonne chose, car ça permet à ces gens de voir où l’on vit. Quant à nous, c’est difficile parfois d’apprécier le travail de Mandela, car on vit toujours dans une extrême pauvreté", explique t-il. Dans tout le pays, les initiatives sont variées. Si le Mandela Day n’est pas un jour férié à part entière, ils sont nombreux à prendre ces fameuses 67 minutes (comme les 67 années de combat politique de Mandela), sur leur emploi du temps pour faire une action de solidarité.

JA

19/07/14 La suspension de la Fédération Nigériane de Football est levée

Ce vendredi 18 juillet 2014, la FIFA a levé la suspension imposée le 9 juillet à la Fédération Nigériane de Football (NFF) en raison d’ingérences.
La FIFA a pris note du retrait des procédures et décisions juridiques qui empêchaient le président, les membres du comité exécutif et le congrès de la NFF de gérer les affaires du football nigérian, et qui avaient donc entraîné la suspension.

Étant donné que l’ordre statutaire a été rétabli au sein de la NFF et que les organes légitimes ont été réinstallés, la FIFA a décidé de lever la suspension à compter d’aujourd’hui 18 juillet 2014.
La levée de la suspension signifie que la NFF s’est vu restituer l’ensemble de ses droits de membre, conformément à l’art. 12 des Statuts de la FIFA
Source : Afriquinfos

18/07/14 UFDG : l’ancien maire de Labé quitte le navire

l’ancien maire de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo vient de démissionné du parti de l’UFDG. C’est par une lettre envoyée au président de l’UFDG qu’il a annoncé son départ du parti. Beau frère de l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, Elhadj Ibrahima Sampiring a invoqué de nombreuses incompréhensions qui lui ont marqué et qui continuent de marquer ses relations avec Elhadj Cellou Dalein Diallo.
Nous vous proposons l’intégralité de cette lettre .
Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO LABE
A Monsieur le Président de l’UFDG et cher beau,
« En raison des nombreuses incompréhensions qui ont marqué et qui continuent de marquer nos relations personnelles aux plans politique et social, il m’apparaît utile de porter à votre connaissance que j’ai décidé, à compter de ce jour, de mettre fin à mon engagement politique sous la bannière de l’UFDG.
Toutefois, je puis vous assurer de ma volonté ferme et résolue d’apporter ma petite contribution au combat général pour l’avènement d’une société guinéenne véritablement démocratique, unie et solidaire.

Je tiens aussi à préciser que mon option réfléchie n’affectera aucunement mes rapports personnels avec la belle famille de Dalein.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et cher frère, mes salutations cordiales.
Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO
Depuis Labé »
Guineediversite.com

17/07/14 Classement FIFA, la Guinée occupe la Septième place en Afrique devant le Cameroun mondialiste

La Coupe du monde n’a pas apporté de bouleversement dans le classement mensuel de la FIFA. L’Algérie et la Côte d’Ivoire se sont maintenues au sommet de la hiérarchie continentale.
Le principal bénéficiaire est le Nigeria qui gagne trois rangs de la 6e à la 3e place. A l’inverse le Ghana recule de la 4e à la 5e place, tandis que le Cameroun, pourtant dernier de la Coupe du monde, grimpe de la 10e à la 8e place.

Sur la scène mondiale, l’Algérie recule de 2 places (24 e), se positionnant juste devant la Côte d’ Ivoire, également en retrait de deux rangs (25 e). Le Nigeria avance de 10 cases (34e), le Ghana perd une place alors que le Cameroun en regagne trois (53e). Les dix premières équipes africaines se situent entre la 24e et la 60e place mondiale.

Classement du Top 10
1.Algérie, 2.Côte d’Ivoire, 3.Nigeria, 4.Egypte, 5.Ghana, 6.Tunisie, 7.Guinée, 8.Cameroun, 9.Burkina Faso, 10.Mali
11.Sénégal, 12.Libye, 13.Sierra Leone, 14.Afrrique du Sud, 15.Cap-Vert, 16.Zambie, 17.Maroc, 18.Angola, 19.Congo, 20.Ouganda.
Au Classement mondial
1.Allemagne, 2.Argentine, 3.Pays-Bas, 4.Colombie, 5.Belgique, 6.Uruguay, 7.Brésil, 8.Espagne, 9.Suisse, 10.France

16/07/14 Sénégal : Mahammed Dionne, le premier de la classe

Chargé jusque-là du Plan Sénégal émergent, ce fidèle de Macky Sall succède à Aminata Touré à la tête du gouvernement. Plus consensuel, il devrait imprimer un style très différent à la primature.
À peine nommé et déjà au travail ! "Je l’ai appelé pour le féliciter le lendemain de sa nomination, à 6 heures du matin. Il s’apprêtait à se rendre au bureau…" raconte l’Ivoirien Akmel Akpa. Cet administrateur de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) ne tarit pas d’éloges sur Mahammed Boun Abdallah Dionne, qu’il connaît depuis la fin des années 1990. Les deux hommes ont travaillé ensemble à Vienne, au siège de l’Onudi, entre 2011 et mars dernier.
Le nouveau Premier ministre est né à Gossas, à quelque 160 km de Dakar, dans la région de Fatick, dont est originaire Macky Sall. Comme lui, il est issu de la confrérie des mourides. Cheveux poivre et sel, lunettes d’élève appliqué sur le nez, Mahammed Dionne est un homme aux goûts simples, marié, sans enfant.
Officiellement, il n’est membre d’aucun parti – ce qui pourrait, à terme, faire grincer quelques dents au sein de l’Alliance pour la République, le parti présidentiel. À 54 ans, il succède à Aminata Touré, limogée le 4 juillet, après dix mois passés à la primature et moins d’une semaine après sa défaite aux élections municipales et départementales du 29 juin.
Un fidèle parmi les fidèles
Changement de personne ; changement de style aussi. "Il est beaucoup plus consensuel. En le nommant, Macky Sall cherche peut-être à arrondir les angles pour sortir de la bataille judiciaire avec les anciens dignitaires", analyse le politologue Abdou Lô. Le procès de Karim Wade, ex-ministre et fils de l’ancien président, poursuivi pour enrichissement illicite, devrait en effet se tenir à la fin du mois.
Le goût pour la diplomatie du nouveau chef du gouvernement ne date pas d’hier, à en croire Akmel Akpa. En 1997, il quitte la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest pour devenir directeur au ministère de l’Industrie du Sénégal. "Quand les négociations étaient délicates, il formulait des positions auxquelles tout le monde pouvait se rallier, se souvient l’Ivoirien. Cet esprit ne l’a jamais quitté."
Ingénieur et économiste, Mahammed Dionne a étudié en France. Avec lui, Macky Sall choisit un fidèle parmi les fidèles : son directeur de cabinet quand il était lui-même Premier ministre (2005-2007), puis président de l’Assemblée nationale (2007-2008). "Le président est tellement sûr de son dévouement qu’il ne l’a informé de sa nomination que quinze minutes avant ! C’est un homme qui sait s’adapter et travailler avec de fortes personnalités", observe Souleymane Jules Diop, ancien responsable de la communication de Macky Sall.
Un homme courtois et direct qui connaît ses dossiers
Pour Abdou Lô, si le nouveau Premier ministre dispose de nombreux atouts, les dossiers qu’il aura à traiter ne manquent pas. "Autosuffisance alimentaire, fin des coupures d’électricité, routes… énumère-t-il. Son action devra avoir un impact durable sur le quotidien des Sénégalais et sur leur pouvoir d’achat. Mais qui mieux que lui pour y parvenir ? Depuis quelques mois, il était déjà une sorte de Premier ministre bis." En mars, Mahammed Dionne avait été chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE), le plan Marshall national.
Pour l’instant, les acteurs économiques semblent globalement lui accorder leur confiance. "Il donnera une impulsion à nos petites entreprises en difficulté", espère Mbagnick Diop, président du Mouvement des entreprises du Sénégal. Un employé du PSE, qui se rappelle avoir observé Mahammed Dionne présidant une réunion, conclut : "C’est un homme à la fois courtois et direct qui connaît ses dossiers. Il est issu de l’univers des chiffres. La logique mathématique va désormais l’emporter sur la parole !"

JA

16/07/14 Media : un journaliste molesté et déshabillé par des agents de la gendarmerie guinéenne

Joseph Siba Guilavogui, directeur de publication du journal « le Fouineur » et du site « guineesudinfo.com a été agressé par des gendarmes ce mercredi 16 juillet 2014, aux environs de 09 heures. Notre confrère à vécu sa mésaventure dans le quartier Lanséboundji, à quelques mètre de la Maison de la Presse, alors qu’il s’intéressé au déguerpissement d’une famille, auquel procédaient des agents de la gendarmerie nationale. S’entretenant avec un membre de la famille, le journaliste a été aussitôt pris à partie par les gendarmes, avec des paires de gifle, et des coups. Ses vêtement ont été déchirés et s’est retrouvé torse nu devant le publique.
Il a été libéré quelques temps après sur insistance du public.

Bah Kouré

16/07/14 VIH SIDA : vers l’extinction de l’épidémie d’ici 2030

Le nombre de morts du sida a chuté de plus de 30% en 10 ans, tout comme les nouvelles infections par le VIH, laissant espérer une extinction de l’épidémie d’ici 2030, selon l’Onusida, dont l’optimisme est toutefois tempéré par de nombreux observateurs.
"Mettre fin à l’épidémie de sida est possible" bien que le nombre de personnes vivant avec le virus ait encore légèrement progressé l’an dernier, passant de 34,6 à 35 millions, a affirmé le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sibidé, en conférence de presse à Genève.
A condition de mobiliser davantage de moyens pour lutter contre la maladie dans les prochaines années, "nous serons sur la bonne voie pour mettre fin à l’épidémie d’ici à 2030", a-t-il affirmé. "Sinon", cela pourrait prendre "une décennie, voire davantage".
En 2013, le nombre de morts du sida a reculé à 1,5 million (-11,8% en un an), la plus forte chute depuis le pic de l’épidémie en 2005, selon le rapport annuel des experts de l’ONU. Et le nombre de nouvelles infections est passé de 2,2 millions en 2012 à 2,1 millions en 2013.
Autre progrès, les ressources financières allouées à la cause ne cessent d’augmenter: 19,1 milliards de dollars l’an dernier (14 milliards d’euros), contre 4,6 milliards il y a 10 ans.
Mais la bataille est loin d’être achevée, a souligné M. Sibidé, expliquant que "22 millions de personnes n’ont pas accès à un traitement salvateur". Jennifer Cohn, de Médecins Sans Frontières, a précisé que 12 millions de personnes y avaient accès dans les pays en développement.
– Généraliser le dépistage –
En outre, "sur les 35 millions de personnes vivant avec le VIH, 19 millions ne savent pas qu’ils sont séropositifs (…) car ils sont marginalisés, criminalisés, discriminés", a déploré M. Sibidé, citant notamment les personnes prostituées et les prisonniers.
Or "en Afrique subsaharienne, 90% des personnes dont le test VIH s’est révélé positif ont ensuite accédé à la thérapie antirétrovirale", a-t-il dit.
L’Onusida souhaite donc accélérer les tests de dépistage dans les cinq ans à venir.
Avec AFP

16/07/14 Le Président du Burkina Faso attendu à Conakry ce jeudi

Selon un communiqué du bureau de presse de la présidence de la république de guinée, Blaise Compaoré, président du Burkina Faso va effectuer en Guinée, une visite d’amitié et de travail à compter du jeudi 17 juillet 2014 pour 48 heures.

Si le communiqué du bureau de presse de la présidence de la république n’a pas fourni de détail sur l’agenda des deux chefs d’Etats, il faudra toute même préciser qu’en plus du renforcement de la coopération bilatérale entre la Guinée et le Burkina Faso, le cas du Capitaine Moussa Dadis Camara, ex-chef de la gente militaire en exil à Ouagadougou depuis 2009 ne manquera pas d’être abordé.

La visite de l’ancien médiateur de la crise guinéenne intervient alors qu’il est confronté dans son pays, à une vague de contestation de l’opposition contre la modification de la constitution devant lui permettre de se présenter aux élections présidentielles avenir pour un nouveau mandat.
Rappelons que la dernière visite de Blaise Compaoré en Guinée remonté en 2010, à l’occasion de l’investiture de son ami et frère Alpha Condé.

Guineediversite.com

16/07/14 Ebola en Afrique de l’Ouest : le bilan passe le cap des 600 morts, dont 68 en 5 jours

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bilan de l’épidémie de fièvre Ebola qui frappe la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone depuis mars a désormais franchi le cap des 600 morts.
Selon un dernier bilan communiqué mardi 15 juillet par l’Organisation mondiale de la santé, l’épidémie de fièvre Ebola a causé la mort de 603 personnes depuis février. La maladie a fait 68 morts entre les 8 et 12 juillet en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, a précisé l’OMS.
C’est en Sierra Leone que l’épidémie a été la plus meurtrière au cours des derniers jours, avec 52 morts dont la cause confirmée, probable ou suspectée est le virus de la fièvre hémorragique. S’y ajoutent 13 morts au Liberia et trois en Guinée selon le recensement de l’OMS sur la période du 8 au 12 juillet.
L’OMS a aussi indiqué mardi qu’elle essayait d’avoir "le soutien de personnes influentes et respectées" au sein des communautés des pays concernés, pour mieux expliquer aux populations les mesures de protection contre le virus.
"On a toujours un niveau élevé de transmission du virus au sein des communautés", a ajouté le porte-parole de l’OMS, Daniel Epstein, au cours d’un briefing de l’ONU.
L’épidémie, la plus grave jamais attribuée au virus Ebola, a été au centre d’un sommet sanitaire il y a deux semaines à Accra, au Ghana.
(Avec AFP)

16/07/14 L’ancien international guinéen Titi Camara ironise Luiz Suarez

Le nom de Titi Camara ramène aux bons souvenirs de la fin des années 90. Aujourd’hui retraité, l’ancien attaquant de Marseille n’en est pas moins resté un observateur attentif du monde du football.
Le Guinéen s’est fendu d’un tweet, plein d’humour, adressé aux dirigeants de Liverpool « Quand j’ai quitté Liverpool, peu de personnes pensaient que l’on pourrait me remplacer. Liverpool va survire sans Suárez.»
Pour rappel, Titi a marqué 9 buts sur les bords de la Mersey, et l’année suivant son départ Liverpool a remporté la Coupe de l’UEFA et les deux Coupes nationales.

Il est peut-être temps de partir alors, Luis.

15/07/14 CDM 14, Maradona : "Messi ne méritait pas d’être élu meilleur joueur"

La légende argentine s’est exprimée après la défaite de l’Argentine en finale de la Coupe du Monde.

Selon Diego Maradona, à l’antenne de Telesur hier soir, Lionel Messi ne méritait pas le Ballon d’Or de la Coupe du Monde 2014. "Messi ? Je lui donnerais le paradis si c’était possible. Mais ce n’est pas normal qu’un joueur remporte quelque chose à cause d’un plan marketing." Le Ballon d’Or de la compétition est en effet sponsorisé par Adidas, une marque liée à la Pulga. Que Messi devance James Rodriguez, Arjen Robben ou Thomas Müller a surpris pas mal d’observateurs (les journalistes ne votaient pas cette année).

Diego Maradona est également revenu sur le résultat de l’Argentine et le coaching de Sabella. "Je suis triste pour mon pays. Le but de Mario Gotze fait vraiment mal. (…) Dans l’ensemble, je trouve que l’Argentine méritait au moins d’aller aux tirs au but. La victoire de l’Argentine est le résultat d’un malentendu dans la défense argentine. (…) Je ne comprends pas le remplacement de Lavezzi. Il était phénoménal sur l’aile. Kun Aguero n’a pas eu le même impact. Ce n’était pas sa compétition."

Avec Goal

15/07/14 L’Argentine pleure et célèbre ses vice-champions

Un sentiment de tristesse a envahi les Argentins après la défaite de l’Albiceleste en finale du Mondial brésilien devant l’Allemagne (1-0 a.p.): les plus jeunes n’ont pas contenu leurs larmes, d’autres ont positivé et applaudi les vice-champions du monde.
Malgré la défaite, des dizaines de milliers de supporteurs ont marché vers l’Obélisque de Buenos Aires, centre habituel de rassemblement et de célébrations, agitant des drapeaux argentins. Feux d’artifices, tambours, musique, pétards, donnaient un air de fête. Accrochés aux feux tricolores, debout sur les toits d’abri-bus, les jeunes Argentins avaient prévu de faire la fête et n’avaient pas voulu changer leur programme. D’autres, consternés, déambulaient dans les rues du centre de la capitale ou retournaient chez eux la tête basse.
"C’était quand même un bon Mondial. Arriver en finale contre l’Allemagne, c’est pas si mal. Je suis fier de cette équipe. On n’a pas su prendre notre revanche (sur la finale de 1990 gagnée par la RFA, ndlr) mais pendant cette finale, j’ai vu 11 guerriers sur le terrain", saluait Leandro Paredes, maçon de 27 ans, fan de River Plate et d’Angel Di Maria. Pour lui, l’Argentine peut espérer faire mieux en 2018 en Russie. "Nous avons manqué de chance, mais ils ont tout donné sur le terrain et maintenant nous sommes vice-champions", a réagi Analia Cigluiti, une architecte de 31 ans, qui a suivi le match sur un écran géant place San Martin, dans le centre de Buenos Aires.
"C’est un coup dur, je pensais voir pour la première fois l’Argentine devenir championne du monde, c’est horrible", a confié en larmes Martin Ramirez, 20 ans, qui n’était pas né quand Diego Maradona avait donné le deuxième titre à l’Argentine en 1986. Au coup de sifflet final, les 50.000 personnes rassemblées place San Martin ont applaudi Messi et ses coéquipiers, regrettant l’inefficacité offensive de leurs attaquants.
"Brésil, dis-mois ce que tu ressens", entonnaient des supporteurs, se satisfaisant d’avoir fait mieux que le pays-hôte, le voisin et archi-rival, atomisé en demi-finale par l’Allemagne (7-1), reprenant les paroles de la chanson officielle des supporteurs argentins durant le Mondial. D’autres chantaient: "Je suis Argentin, allez l’Argentine, chaque jour je t’aime un peu plus".
Revanche perdue
Daniela Eula, 21 ans, vendeuse dans une boutique de vêtements, se déclarait "déçue mais pas triste". "Ils ont perdu dignement, pas comme le 4-0 en Afrique du Sud (en quarts contre l’Allemagne). Ils peuvent garder la tête haute". Les plus meurtris, des adolescents, étaient assis sur les trottoirs, en état de choc, les yeux rougis par les larmes, ou marchaient en se tenant la tête à deux mains.
Dans une pizzeria transformée par un chef allemand en taverne dimanche après-midi, les Allemands de Buenos Aires étaient réunis pour déguster bretzels et saucisses. Avant la fin du temps règlementaire, ils avaient épuisé le stock de bière Quilmès, la plus populaire des bières locales. A la fin du match, ils ont exulté, sauté, se sont embrassés, criant "Deutschland".
Après avoir salué "un grand match", l’ambassadeur d’Allemagne a quitté l’établissement sous l’escorte de ses gardes du corps, alors qu’un groupe d’Argentins furieux se pressaient devant le restaurant. Portant le maillot bleu ciel et blanc au nom de Messi et drapée dans un drapeau allemand, Mareike Fürst, une enseignante allemande de 19 ans, était heureuse, mais s’attendait à 24 heures difficiles avec son fiancé argentin, abattu.
De 16h00 à 19h00, la capitale argentine était restée figée, sous tension. Seuls quelques commerces équipés d’écrans retransmettant la finale étaient ouverts. Les rues et avenues de l’agglomération de 13 millions d’habitants étaient désertes. En début de soirée, la vie reprenait son cours, mais la plupart des Argentins avaient pris un coup sur la tête. "Le rêve argentin frustré dans le temps règlementaire", titrait le site internet du journal Clarin. "Encore une défaite contre l’Allemagne, c’est la 4e fois", soupirait Fabio Dino, un mécanicien de 30 ans, faisant référence à la finale perdue en 1990, puis des deux revers en quarts de finale en 2006 et 2010.
AFP

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