C’est dans une conférence débat organisée par L’ONG femme développement et droit humain en Guinée ce mercredi à Kaloum, que les activistes ont échangé sur le thème Violences basées sur le genre et les pratiques traditionnelles néfastes (PNT). Une rencontre qui vise à lutter contre les violences basées sur le genre. Mais aussi encourager les activistes des droits de l’homme à résister face aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur lutte.
À ce jour, les statistiques révèlent qu’en Afrique, plus de onze mille femmes sont victimes de VBG. Au-delà des mutilations génitales féminines, les femmes sont exposées à toutes formes de violences dont entre autres: la violence mère faite aux enfants, le mariage précoce, le Sororat, le lévirat, la sorcellerie, les rites de veuvage, le viol etc. Pour l’éradication de ces pratiques dans les sociétés, les activistes ont au cours de cette rencontre évoqué l’objectif de leur engagement. Moussa yéro Bah présidente de la dite ONG dira ceci :
« L’objectif c’est d’encourager les gens, de leur dire qu’il y’a beaucoup de problème. Ils peuvent rencontrer beaucoup de difficultés, mais ils ne doivent pas baisser les bras. C’est un combat de longue haleine, ce n’est pas facile de balayer d’un révère de la main nos habitudes, nos pratiques quelques fois mal saine dont on a du mal à se départir. Il faut se battre et s’armer de lois, parce que c’est la leçon à tirer. On a signé toutes les conventions, et ratifier toutes les conventions internationales, mais la loi ne s’applique pas. Il faut que les activistes puissent être soutenue et accompagné par les lois de la République. »

Selon le constat de cette ONG, ces pratiques sont de nos jours récurrentes, et inquiètent plus d’un. Le conférencier Dr Mory Sanda Kouyaté directeur exécutif du comité interafricain, très en colère, à évoqué le manque d’application des lois déjà établies.
« Les lois en Guinée interdisent les mutilations et les mariages d’enfant, malgré tout cela il y’a des gens qui vont à la télé pour faire l’apologie de la même pratique. C’est parce que les lois ne s’appliquent pas en Guinée, c’est gens devraient être en prison. Tant qu’on n’applique pas les lois ça serait du désordre. La démocratie c’est le respect des lois, » à-t-il souligné.
Loin, il propose des solutions pouvant mettre fin à ces pratiques ignobles dans la société.
« Ce n’est pas compliqué, il faut la sensibilisation, il faut le plaidoyer, il faut le respect des lois et il faut la prise en charge des victimes. C’est ce qu’il faut faire, on ne rien faire si on ne sensibilisé pas, si on ne fait pas de plaidoyer pour montrer le côté négatif de ces pratiques aux populations, » affirme t-il.
Poursuivant, le conférencier a invité les activistes et les victimes à briser le silence, d’oser dénoncer pour abdiquer ce fléau qui gagne du terrain et reste impunie par l’autorité guinéenne.
















































