L’assemblée générale de l’association des greffiers qui s’est tenue ce lundi à la cour d’appel de Conakry avait pour but de fustiger le comportement de leurs collègues qu’ils appellent désormais les dissidents.

Cette association qui se désolidarise de leurs collègues affirme que ceux qui ont lancés le mot d’ordre de grève n’ont respecté aucune norme qui régit le corps. « Nos collègues qui sont parti, qui sont dans la dissidence et nous, nous avons le même objectif c’est de réussir pour améliorer les conditions de travail. C’est la forme qui a seulement manqué sinon on n’est pas des adversaires,» déclare Bandjou Doumbouya greffier en chef de la cour d’appel de Conakry et président de la dite association.

Poursuivant, il précise « l’objectif c’est de respecter la procédure de grève. Nous sommes affiliés à une fédération syndicale qui est représentée et on ne peut pas se lever un matin pour déclencher une grève sans au moins se référer à cette fédération syndicale(…) On ne peut pas braver l’autorité supérieure. Le faite de lancer l’avis de grève, faire des pétitions et se désolidariser de l’association, à l’ensemble des greffiers je ne sais pas quelle qualité ils ont en ce moment. Il n’ya pas un acte qui réglemente leur association, la seule association normale, possible et légale pour le moment, c’est l’association des greffiers de Guinée,» a-t-il soutenu avec fermeté.

Un comité de suivi a été constitué à l’issu de l’assemblée générale pour rencontrer le camp dissident afin de fédérer les idées pour une lutte commune. Bandjou Doumbouya déclare pour l’heure qu’il n’ya pas de grève dans les tribunaux sur toute l’étendue du territoire national.

« On a constitué un comité de suivi, il ya des gens qui se sont portés volontaires pour partir vers eux et venir vers nous pour qu’on puisse revoir notre chef de département pour qu’ils nous accompagnent pour bénéficier de nos points de revendications c’est ça l’essentiel. Le comité doit suivre l’application. Chaque point satisfait est à noter(…) La division peut venir dans toutes les entités quand les hommes se réunissent, il peut y avoir la division. Mais il faut savoir partir les uns vers les autres pour se réconcilier(…) Nous voulons qu’ils reviennent pour qu’ils soient reconnus. Sinon quelle qualité ils ont pour être forts ? Qui ils représentent ? A quel titre ? » Souhaite Bandjou Doumbouya.

Avant d’indiquer que la grève n’est pas observer dans les tribunaux « ici a la cour d’appel il n’ya pas d’audience parce que l’assemblée générale a été appelée ici raison pour laquelle rien ne fonctionnent dans ces lieux. Mais aller a Siguiri ou appeler Mandiana maintenant la vous constateraient qu’ils sont entrain de travailler. Le seul point qui est le nerf de la guerre, c’est le prime et l’indemnité (l’argent) dès que c’est réglé, vous allez voir qu’ils vont revenir,» a-t-il confié.

Mais les propos du greffier en chef et président de l’association des greffiers de Guinée, Bandjou Doumbouya sur le fonctionnement correcte des activités dans les tribunaux n’étaient pas visible sur le terrain .A Conakry, la majorité des tribunaux sont restés fermés.

Au TPI de Dixinn, où devait se tenir la suite du procès sur l’assassinat de dame Boiro n’a pas eu lieu, et la même image s’affichait au TPI de Mafanco.