Pendant que la fête battait son plein sur le grand podium du palais ou des artistes faisaient leurs prestations pour donner une couleur particulière à la fête internationale de la femme, un groupe de femme s’est fait interdire la célébration de cette fête qui lui est destinée.

Il s’agit des femmes activistes de l’ONG ‘’Femme en Action’’. Sur place, elles portaient des T-shirts sur lesquels se trouvaient des effigies de femmes battues et violentées dans les foyers. Elles ont été vite déguerpies des lieux par les hommes du colonel Balla Samoura à cause des T-shirt qu’elles portaient dit-on.

Très en colère, elles ont difficilement obtempérées cet acte qu’elles qualifient d’injustice, « On nous dit de ne pas être dans le cadre de ces festivité juste parce qu’on porte des T-shirt en hommage de nos sœurs qui ont été victimes des bourreaux, » lance Aguibou Barry l’une des activistes des droits de la femme de cette ONG Poursuivant, elle a regretté le fait que leurs droits continuent d’être tripatouillés le jour même où le monde célèbre la femme : « Cette journée ne doit pas être fêtée par la femme guinéenne, parce qu’aujourd’hui, nous avons nos sœurs, nos mamans qui sont battues dans les ménages. Je pense qu’on ne peut pas dénoncer en faisant de la musique en signe de festivité. Quand on veut dénoncer, c’est pour parler haut et fort pour que tout le monde nous entendent. »

Colonel Balla Samoura lui-même en tête était venu prêter main forte à ses hommes pour déguerpir ce groupe activiste dont certaines se sont vues obligé de changer de tenue pour pouvoir participer à la fête. Mais par contre, d’autres sont restées catégorique sur leurs décisions .C’est le cas de cette jeune activiste qui s’est montrée déterminée à croiser le fer avec les gendarmes.

« Moi je n’enlèverai pas mon T- Shirt, je compte rester là et je ne bougerai pas. Cette journée représente une journée de deuil pour nous. En espace de deux mois nous avions perdu trois femmes qui ont été assassinées par leurs propres maris et qu’est-ce que la justice à faites ? On est complice nous les femmes il faut que ça cesse, » averti Aguibou Barry.

Cette ONG empêchée de célébrer la journée internationale de la femme au palais du peuple a été spontanément crée en prélude à cette fête .Mais malgré, elle compte poursuivre sa lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes en Guinée.