La presse violentée au concert de Davido : Tidiane Soumah présente ses excusesDurée de lecture : 2 min

Au cours d’un point de presse tenue ce vendredi 10 novembre 2017, le PDG de Tidiane Word Musique, Tidiane Soumah est revenu sur les accrochages entre des journalistes et certains agents de la protection civile lors du concert de l’artiste nigérian « Davido« , sur l’esplanade du palais du peuple.

Tidiane Soumah, a au nom de l’agence de sécurité en question, présenté ses excuses à l’ensemble de la presse, avant de rappeler à l’ordre certains hommes de médias guinéens. 
« Chers amis médias, vous avez remarqué que nous faisons notre possible pour faire des conférences de presse, des interviews… la scène qui s’est passé la dernière fois au concert de Davido, je voudrais qu’elle ne reprenne pas. Je voudrais au nom de l’agence BIZ, présenter mes excuses aux journalistes, pour la force qu’ils ont utilisés pour bloquer des gens. Je condamne par la plus grande énergie et demande excuse à leur nom », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « Mais en même temps, je voudrais aussi apporter une précision. Ce qui s’est passé, ne se fait pas non plus. Le coin qu’on appelle le Bakstage est réservé exclusivement aux musiciens artistes, c’est leur territoire. On ne peut pas dire que parce qu’on a invité une cinquantaine de médias et tous ces médias veulent forcément aller au Bakstage, ça ne se fait nul part au monde. Quand un journaliste veut faire une interview ou un reportage, il informe la cellule de production, on prend notre temps et on lui donne un badge spécialement Bakstage. Tous les autres qui nous ont demandés qu’ils veulent ça, on a pris rendez-vous avec l’artiste, on a pris rendez-vous avec la cellule de production, et on les a donnés un autre bracelet Bakstage. Donc cette fois-ci les journalistes qu’on a invités, on les a mis dans la tribune avec les sponsors ».

Parlant du nombre exagéré d’hommes de médias pour couvrir un spectacle, Tidiane Soumah estime qu’ « il y a beaucoup de journaliste qui ne sont pas de la culture, mais ils viennent, ils veulent forcer. On a besoin des journalistes pour couvrir nos événements, mais si on invite 50 journalistes qui ne font rien, n’écrivent rien, ne nous couvre pas, ils viennent pourquoi ? » Avant d’ajouter : « Donnons la chance aux journalistes culturels de nous couvrir, les autres qu’ils aillent couvrir la politique. Moi, je n’ai jamais vu un journaliste culturel couvrir un événement politique, si ces journalistes veulent me critiquer, ils n’ont qu’à me critiquer, je suis née le jour de la critique », martèle Tidiane Soumah