Marche de la presse : la société Civile apporte son soutien aux journalistesDurée de lecture : 3 min

Après avoir refoulé la participation de l’UFDG et tout autre Parti politique à la marche qu’elle avait programmée pour ce mardi 7 novembre, la presse guinéenne a par contre accueilli à bras ouverts les organisations de la société civile qui, à travers cette manifestation ont apporté leur soutient aux hommes de médias.

Du ministère de la communication, jusqu’à la HAC (Haute Autorité de la Communication), en passant par la place des martyrs, ces acteurs de la société civile, dont Dansa Kourouma (CNOSG), Sékou Koudouno (Balai Citoyen), Abdoul Sacko (CROSC) ont scandé avec les journalistes des slogans hostiles à la HAC et à sa présidente. « La HAC Zéro, Martine Zéro », faisaient-ils entendre.

Interrogé par notre reporter, le président du Conseil Régional des Organisation de la Société Civile, Abdoul Sacko a expliqué les raisons de sa présence à cette marche de colère :
 « Nous sommes ici pour manifester le soutient au travail que nous sommes en train de faire, qui est l’épanouissement des citoyens dans une diversité d’opinions, dans la liberté d’opinion, dans l’Etat de droit et dans la démocratie avancée. Donc, une fois qu’on touche aux médias, on a touché à la Société civile, on a touché à toutes les entités sociales et politiques du pays, parce que sans la presse, il n’y a pas de lumière pour le développement et sans la presse, il n’y a pas de vie en un mot en ce troisième millénaire. C’est pour cela que nous sommes là pour dire non à tous ceux qui veulent museler la presse, non à tous ceux qui pensent déranger la presse pour mettre la démocratie en péril, pour mettre l’État de droit en mal.»
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Poursuivant, Abdoul Sacko lance un appel : « Nous appelons à la responsabilité des autorités, à savoir qu’il y a eu un long combat, ceux qui sont aux commandes aujourd’hui, n’eut été la liberté de la presse et l’accompagnement des journalistes, il ne seraient pas là aujourd’hui. Donc ça ne sert en rien de tuer le chemin qui t’a mené au pouvoir, si tu ne peux pas débrailler ce chemin ».

De son coté, Sékou Koundounou, président de la Cellule Balai Citoyen estime que la HAC abuse de son pouvoir : « Nous recommandons à la HAC, son sens de neutralité, d’impartialité et son sens de responsabilité dans la prise des décisions. Sectionner toute une radio et ses radios relais, nous pesons qu’ils ont trop abusé de leur pouvoir. Menacer certaines radios si elles n’arrêtent pas leurs émissions ou des propos qu’elles seront sanctionnées, nous pensons que nous ne sommes pas à l’ère du quaternaire ou du précambrien ; nous sommes au 21e siècle. Les bonnes pratiques doivent être appliquées dans ce pays. Qu’ils sachent que c’est grâce à cette presse qu’ils sont au pouvoir et cette presse peut aussi contribuer largement à ce qu’ils quittent le pouvoir. Donc nous sommes là pour dénoncer la HAC et demander le départ de Martine Condé et l’ensemble de ces commissaires », a-t-il déclaré.

À noter que cette marche de colère a été initiée par la presse guinéenne pour exprimer sa colère par rapport aux exactions commises à l’endroit des journalistes, surtout des médias privés en République de Guinée.