Éducation : Dr. Ousmane Kaba sur les orientations de l’année universitaire 2017-2018Durée de lecture : 2 min

Au cours de sa dernière sortie médiatique le fondateur de l’université Kofi Annan de Guinée, Dr Ousmane Kaba s’est exprimé sur le fait que l’État a orienté les étudiants dans les établissements publics, surtout à l’intérieur du pays, tandis que les salles de classe des universités privées qui, d’habitude accueillent le plus grand nombre de ces nouveaux bacheliers sont restées vide cette année.

En effet, Dr Ousmane Kaba estime que la Guinée est un pays où tout va en contre-courant de ce qui se passe ailleurs. « D’abord, il faut se poser la question sans passion, pourquoi la Guinée a commencé à envoyer les étudiants dans les universités privées ? La raison est simple, c’est que le gouvernement n’avait pas construit beaucoup d’infrastructures et on ne pouvait pas accommoder le flot des étudiants. Ça c’est vrai en Guinée, mais c’est vrai aussi au Mali, en Côte d’Ivoire, au Niger, c’est vrai même en France. Pratiquement dans tous les pays du monde, à part les grands pays exportateurs de pétrole, aucun pays n’arrive à faire suffisamment de classe d’infrastructure pour l’ensemble de la population estudiantine, donc c’est tout à fait nature », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre : « Cette année en Côte d’Ivoire, pour près de 80 mille bacheliers, l’État n’a pris dans les universités publiques que le quart seulement. Les trois quarts, ont été orientés dans les institutions privées. Donc ce qui se passe aujourd’hui, beaucoup d’étudiants ont été orienté dans les écoles publiques surtout à l’intérieur du pays, les parents ont estimé que l’enseignement qui est donné n’est pas de bonne qualité et ces parents sont en train d’inscrire leurs enfants dans nos universités privées ».

Ainsi, le fondateur de l’une des plus grandes universités de la capitale guinéenne, a par ailleurs souligné que les universités privées n’ont pas mal de charge à gérer. « Le monde à la possibilité de venir dans les universités privées et de cotiser à la répartition des charges, parce que les universités privées ont beaucoup de charges qu’il va falloir payer », a-t-il déclaré.