Conakry-Lambanyi : un sacrifice humain pour être richeDurée de lecture : 2 min

Mamadouba Soumah et Sayon Kourouma alias “Simbo“, c’est les noms des présumés assassins de la fille de 2 ans, dont le corps a été retrouvé découpé et emballé dans un sac plastique à Lambanyi, le week-end dernier. Depuis hier, ils sont entre les mains de la gendarmerie.

À la brigade de recherche de Kipé où ils ont été présentés ce lundi 5 juin, les deux présumés malfrats ont expliqué comment ils ont tué la petite fille.
« Cela fait deux mois que je me connais avec ce grand (Sayon Doumbouya Ndlr). Il m’a proposé de faire des trucs qui pourraient nous aider à avoir de l’argent tous les deux. C’est ainsi que j’ai envoyé la petite fille dans ma chambre en sa présence et il m’a dit que cette fillette a des pouvoirs surnaturels dont il a besoin d’utiliser pour que nous soyons riches. Donc il a fait boire un médicament traditionnel à la fillette, ensuite, il m’a dit d’aller payer des bonbons. À mon retour, j’ai trouvé que la petite fille ne bougeait plus, mais “Simbo” m’a rassuré qu’elle allait se réveiller et de ne pas m’inquiéter. Nous avons mis la petite dans mon sac et c’est lui qui était censé venir le prendre dans ma chambre, puisque moi, je devais faire un déplacement. C’est à mon retour du travail hier que j’ai été interpellé. C’est là que j’ai compris que Simbo m’a trahit, il n’est pas venue cherche le sac. Pour ce qui est du découpage de la petite, moi, je n’en sais rien. Car, quand nous l’avons mis dans le sac, aucun de ces membres n’était encore coupé », a expliqué Mamadouba Soumah.

Quant à Sayon Doumbouya dit “Simbo“, il nie toute collaboration avec le jeune Mamadouba Soumah pour le meurtre de de Mariama Ciré. « Moi, je ne demande pas aux gens d’aller tuer des êtres humains pour que je les aide à avoir de l’argent. Allez vous renseigner sur moi dans mon quartier, j’utilise du sang pour faire sortir de l’argent, mais pas du sang humain. Je vomis du sang et j’utilise également le sang du coq, mais pas celui d’un homme », a-t-il expliqué.

De son côté, l’adjudant Mohamed Kouyaté, commandant de la brigade de recherche de Kipé, a, au nom du haut commandement de la gendarmerie nationale, promis de tirer aux claires cette affaire, ainsi que tous les autres crimes récemment enregistrés dans sa circonscription.