Nous sommes lundi, 3 avril 2017. Une date qui nous rappelle de la prise du pouvoir par l’armée pour enfin mettre fin au régime révolutionnaire du camarade Ahmed Sékou Touré. Une semaine après la mort du premier président de la guinée indépendante le camarade Ahmed Sékou Touré, le Comité militaire de redressement national (CMRN), une junte militaire prend le pouvoir et place le lieutenant colonel Lansana Conté à la présidence. Le CMRN a mis fin au régime du responsable suprême de la révolution guinéenne, aboli la Constitution, dissous le parti unique en annonçant la Deuxième République. Le nouveau gouvernement libère les prisonniers politiques et se porte garant de la protection des droits de l'homme. Il réorganisa également le système judiciaire, décentralise l'administration et libéralise l'économie tout en encourageant la propriété privée, les investissements étrangers et l'exploitation des ressources naturelles du pays.
Avec le CMRN, les Guinéens approuvent par référendum une nouvelle Constitution en 1990 qui inaugure la Troisième République et introduit la Cour suprême. En 1991, le Comité militaire de redressement national est remplacé par un corps mixte, civilo –militaire appelé le Conseil transitoire de redressement national. Lansana Conté devenu général conserve la présidence pour cinq ans avec pour mandat de gérer la transition vers un pouvoir exclusivement civil. Le CTRN élabore des projets de loi qui devraient permettre la formation de partis politiques indépendants, la tenue d'élections nationales et la liberté de la presse. Les partis politiques furent légalisés en 1992 et plus de 40 formations politiques ont été officiellement reconnues.
En décembre 1993, Conté fut réélu pour cinq ans lors des premières élections multipartites, entachées. En 1995, le Parti de l'unité et du progrès, PUP, remporte 76 des 114 sièges lors des élections législatives au cours desquelles l'opposition dénonce des irrégularités. En 1996, Conté réorganise le gouvernement et nomme Sidya Touré au poste de Premier ministre.
À la fin de sa présidence, alors que la situation économique et sociale continue de se dégrader, Lansana Conté doit affronter plusieurs révoltes, réprimées dans le sang, ce qui le contraint à négocier avec les syndicats. Victime de plusieurs tentatives de renversement et d'assassinat, il décède des suites d'une « longue maladie », après 24 ans de pouvoir sans partage.
Quelque jour après sa mort une junte militaire prend le pouvoir par un coup d'État. Le nouvel homme fort du régime est le capitaine Moussa Dadis Camara.
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