Note de briefing et d’orientation
Mise en œuvre de l’accord de Paris : suspension de la première réunion des parties de l’accord de Paris dénommée (CMA) pour laisser le temps aux Parties restantes de ratifier le texte et pour définir les points clés de la mise en œuvre.

Action pré-2020 : nécessité de la mise en œuvre de la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto et renforcement de l’adaptation.
Cette COP doit être placée sous le signe du succès pour s’assurer que l’élan politique et l’action engagée à la COP21 reste vivant et continue d’aller vers l’avant.
Principaux points
Suspension (ou report) de la CMA (réunion des parties de l’accord de Paris)
La discussion principale sera la durée et les modalités de la suspension de la réunion des parties de l’accord de Paris CMA afin de permettre la mise en œuvre de l’accord de Paris. 
En effet, son entrée en vigueur effective depuis le 4 novembre a été très rapide du fait que beaucoup de pays l’ont ratifié très vite. Mais il reste fragile car encore de nombreux pays ne l’ont pas encore fait et beaucoup de travail doit encore être accomplit pour définir les modalités pratiques d’application de l’accord de Paris. 
– Pays les Moins Avancés ont affirmé la suspension d’un an 
– Groupe Africain : suspension d’un an ou de deux ans. Pas de position commune encore défini car différentes positions entre les parties.
Seconde période d’engagement du protocole de Kyoto
L’entrée en vigueur de la seconde période d’engagement n’est pas encore effective car le nombre de parties, notamment de l’Annexe 1 (pays développés), ayant ratifiées l’amendement de Doha (qui acte la seconde période d’engagement) n’est pas suffisant. 
C’est principalement l’Union européenne qui bloque l’amendement car elle ne l’a pas encore ratifié, arguant que tous ses membres doivent le ratifier au préalable. Toutefois, elle a ratifié l’accord de Paris sans que tous ses membres ne l’aient fait. 
– Il faut faire pression sur l’Union européenne pour qu’elle ratifie au plus vite l’amendement de Doha et encourager les pays en développement qui n’ont pas encore ratifié l’accord de Paris de ratifier l’amendement de Doha en même temps.
Adaptation 
Action après 2020
Le principal enjeu est le renforcement de l’adaptation et comment la rendre opérationnelle pour l’action post-2020. Cela passe notamment par la mise en œuvre de l’article 7 de l’accord de Paris.
Comité sur l’adaptation 
Le Comité sur l’adaptation est un organe très important et doit être révisé à la COP23. Il faut donc clarifier les modalités d’examen et une meilleure définition de son mandat. 
Il faut également plus de ressources allouées au Comité sur l’adaptation et les organes subsidiaires qui l’appuient afin qu’ils puissent continuer à faire leurs travaux.
Action avant 2020
L’action avant 2020 doit rester forte avec une balance entre l’adaptation et l’atténuation. Le fait que l’accord de Paris soit entré en vigueur aussi rapidement ne doit pas diminuer l’adaptation jusqu’à sa mise en œuvre effectivement.
Plans d’adaptation nationaux (PNA)
Le Fond Vert pour le Climat a décidé d’allouer 3 millions de dollars par pays pour l’élaboration des PNA. La Guinée doit donc s’assurer de bien recevoir ce financement.
Ces PNA devront être inclus dans les communications d’adaptation et devrons être ensuite mis en œuvre. Cela demande donc que des financements soient alloués à cette mise en œuvre.
Agriculture
Le Groupe Afrique aimerait développer les liens avec les technologies, les services d’information, et le financement du risque climatique. 
Des conclusions de travaux sont attendues sur les systèmes d’alerte précoce, l’évaluation des risques et vulnérabilité, l’évaluation des pratiques agricoles.
Contributions nationales (NDCs) (Article 4)
L’enjeu la définition des contributions nationales : uniformisation ou spécificité par pays ? 
Les PMA ont une provision spéciale pour avoir des aménagements spécifiques. Mais il faut faire pression sur les autres pays pour être sûr qu’ils aient des reports complets et vrais.
Mécanismes de marché (Article 6)
Il faut empêcher le « double comptage » pour s’assurer qu’il y a des vraies réductions des émissions. C’est d’autant plus important que les PMA sont directement concernés par cela.
Autres points importants à suivre 
– Pertes et préjudices (Article 8) : le Mécanisme de Varsovie (WIM) doit être examiné et un plan de travail sur 5 ans doit être développé. Un rapport important est attendu.
– Finance (Article 9) : il faut une clarification de la finance climatique. Décision cruciale sur le fond financier du Protocole de Kyoto. Le fond d’adaptation ne devrait pas prendre autant de temps.
– Technologie (Article 10) : il faut un renforcement et accélération des mesures de transferts technologiques.
– Renforcement des capacités (Article 11 et 12) : il faut plus de ressources et d’efforts pour le renforcement des capacités 
– Transparence (Article 13) : Il faut définir les guidelines.
– Bilan global (Article 14) : il faut prendre des mesures maintenant en vue du bilan global prévu.
– Science : rapport du GIEC à venir sur lesquels les scientifiques africains doivent se positionner (1,5°C, Désertification, Océan) et préparation du 6° rapport d’évaluation.
Données scientifiques
– Les prévisions pour les émissions totales en 2030 sont de 68 gigatonnes. Si l’on veut rester en dessous des 1,5°C, il faudrait maximum 42 gigatonnes. 
– L'année 2016 a été la plus chaude enregistrée sur les masses continentales africaines depuis 1950.
– l'Afrique se réchauffe plus rapidement avec des niveaux proches du double de la moyenne mondiale. +2°C au cours des 9 derniers mois contre +1°C au niveau mondial. 
– En Afrique, Les impacts bien connus incluent l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur, les pénuries d'énergie connexes ainsi que les maladies liées à la chaleur.

Cellule de Communication: MEEF

 

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