Dans le cadre de la mise en place d'une  dynamique et d'une synergie entre les différentes plateformes de la société guinéenne, l'ensemble des OSC se sont entendus sur la nécessité d'élaboration d'une charte commune avec l'appui et la facilitation de la fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFEES). Nous avons interrogé Gilbert Oloko, le représentant résident de IFEES sur l'évolution de cette initiative dans le contexte actuel de clivage et  au sein de la société civile guinéenne.

Le représentant est revenu sur l'évolution de l'initiative ''Lors de notre première rencontre, nous avons convenu à une charte, qui devrait un peu présider à l'action de synergie des différentes plateformes de la société civile. Suite a cette réunion, vous avez vu que nous avions un ensemble d'exemple de bonne pratique dans le monde, principalement en Afrique y compris la Guinée. Donc nous avons convenu de mettre en profile ces bonnes pratiques et d'avoir une mouture qui serait spécifique à la Guinée. Nous possédons déjà ces moutures et nous sommes entrain de les distribuer entre les partis prenantes pour une prochaine réunion qui va nous permettre d'aller un peu plus dans les détails pour son adoption'' a précisé le représentant d'IFEES.

Selon M. Oloko, il y a de bonnes pratiques dans la société civile internationale, il y'en a qui appelle ça charte, code de bonne conduite et d'autres code des organisations de la société civile.  Dans ce cadre il s'agit pour lui,  de la charte des plateformes de la société civile en Guinée. En vu de leur synergie, dont un premier document a été élaboré, il s'agit maintenant d'après lui, de le ficeler d'avantage et de l'adopter.

Le facilitateur explique que ladite charte ne sera pas nécessairement un coup de bâton magique ''c'est un processus évolutif, vous savez quelque part ce qui est important, c'est de pouvoir s'accorder sur l'essentiel et donc je pense que je demeure confiant et je sais compte-tenu des échanges que j'ai eu avec les uns et les autres, je suis confiant que les responsables de la société civile guinéenne vont surpasser un peu ce qui les divise; parce que ce qui les rassemble est plus important que ce qui les divise, je crois que c'est tout à fait normal que l'on est des relents de ce qui s'est passé, mais quand on a le cape sur l'avenir on demeure confiant'' a t'il justifier.

Sur le rôle de son organisation dans ce processus, il a tenu à préciser qu'en réalité ce n'est pas IFEES qui est à l'origine de ce projet de charte, il n'en est qu'un facilitateur ''nous, nous ne faisons que faciliter, ce n'est pas notre charte, c'est la charte des organisations de la société civile guinéenne, cette charte que nous les incitons à adopter pour leur propre intérêt, évidemment nous sommes de la société civile internationale. Cela nous intéresse, mais nous savons quand même que pour les bonnes pratiques il faut toujours une instance qui anime un peu la vie de ce genre d'opération'' a t'il laissé entendre.

Il poursuit en précisant que ce n'est pas une nouvelle organisation, c'est une table de concertation qui sera tel que cela est proposé. Une présidence tournante, au bout d'un certain nombre de mois. Une présidence qui sera assurée par chacun des responsables de ces plateformes, parce que ce n'est pas en créant des nouvelles structures qu'on change la situation. ce qui est important ce n'est pas la structure, c'est l'état d'esprit, donc nous sommes là pour inciter nos camarades et nos partenaires Guinéens pour avoir un nouvel esprit, à s'élever au dessus de la mêlée pour participer de manière constructive au développement de leur pays'' a souhaité le facilitateur.

Selon M. Gilbert Oloko, Il y a dans le paysage politique et social en Guinée cette idée que les organisations de la société civile ne peuvent pas travailler ensemble, ce n'est pas vrai, pense t-il. '' Je suis allé rencontrer toutes ces plateformes, j'ai été surpris de voir la réalité. Ce n'était pas ce que l'on dit, parce qu'il  y a une volonté de tous ces acteurs à reconnaître qu'il y a un déficit de crédibilité de la société civile et reconnaissent tous qu'ils ont le même problème. Ils sont tous d'accord et  reconnaissent aussi que s'ils viennent à bout de ce problème là, ça va tous  les aider à avoir d'avantage du crédit'' a réagi le représentant.

Pour finir, il a tenu à remercier les leaders des OSC d'avoir accepté ces démarches '' je les exhorte vraiment à garder leur parole et à s'assurer que cela se fasse vite et bien parce que déjà il y a même dans le paysage politique et social. Une nouvelle dynamique ça serait bien que de manière  constructive ces leaders aillent dans ce sens là, donc je suis confiant. Je sais qu'ils  sont des responsables et qu'ils vont bien mener ce travail de rénovation de la société civile'' pense t-il.

Sur La prochaine étape du processus de formalisation de cette charte il précise ''c'est justement d'adopter la charte et aussi de ce doter des instances de décisions qu'il faut pour articuler le fonctionnement de cet ensemble, de manière informelle parce qu'une fois de plus nous ne voulons pas qu'on parle d'une nouvelle organisation. Il y a  beaucoup trop d'organisations, il s'agit pas d'organisation, il s'agit d'une nouvelle dynamique, ça c'est très important à souligner. Donc la prochaine étape ça sera de mettre ce cadre informel sur pied et puis s'accorder sur l'essentiel'' a t'il résumé.

Un entretien réalisé par BIS

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