Animées d’une volonté réelle d’amélioration des systèmes de productions agricole, halieutique et de l’élevage, les plus hautes autorités du pays ont adressé une requête à leurs homologues ivoiriens. La correspondance s’inscrivait dans le cadre de  l’accélération du développement des filières agricoles, piscicoles et d’élevage. A cet effet, une délégation ivoirienne de haut niveau a séjourné à Conakry les 23 et 24 juin dernier, dans le but d’assurer la compétitivité des produits au niveau national, sous régional et régional.

 

Considérant les besoins exprimés par le gouvernement guinéen dans les domaines de l’agriculture, de la pisciculture et de l’élevage, tenant compte des potentialités existantes dans les deux (2) pays et aussi de l’importance de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage dans le développement de leurs économies respectives, les deux parties ont convenu ce qui suit :

 

Dans le domaine de l’Agriculture : La Relance de la filière palmier à huile et de la filière café/cacao. Le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural de la Côte d’Ivoire, mettra à disposition les graines germées pour les besoins de couverture des 7 000 ha, et des semences pour la création de 4600 ha de café et 3 000 ha de cacao.

 

Dans le domaine de l’Elevage : Le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques de la Côte d’Ivoire (MIRAH) fournira 750 géniteurs mâles et femelles de races améliorées aux producteurs guinéens, pour la relance de la porciculture. Les services techniques des deux pays détermineront les modalités pratiques préalables à leur mise à disposition, notamment l’identification des bénéficiaires et la préparation des unités d’accueil ; la formation des porciculteurs et des encadreurs techniques ; la mise en place des procédures de contrôle sanitaire ; la construction d’abattoirs de porcs ; l’Amélioration de l’état sanitaire du cheptel porcin entre autres.

 

Dans le domaine de la pêche de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime : Bénéficiant de l’attention positive du Chef de l’État, Pr Alpha CONDÉ, le Ministère des Pêche, de l’Aquaculture et de l’Économie Maritime, a accomplis de progrès significatifs ces six derniers mois, au nombre desquels figurent :

 

1. Le retrait de la Guinée sur la liste des pays tiers non coopérants en matière de lutte contre la pêche INN grâce à la mise en œuvre de toutes les activités relatives aux recommandations de l’UE. L’annonce officielle de la décision de l’UE est attendue au courant de la deuxième quinzaine du mois de juillet 2016 ;

 

2. L’augmentation des captures et débarquements de la pêche artisanale maritime suite au renforcement de la surveillance des zones de pêche et à l’application rigoureusement de la réglementation dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Pêche INN) ;

 

3. La multiplication des opérations de surveillance maritime et aérienne des zones de pêches grâce à la conjugaison d’efforts CNSP/Préfecture Maritime, qui ont permis l’arraisonnement de dix (10) navires dont trois ont été condamnés au paiement de près d’un milliard de franc guinéen chacun ;

 

4. L’actualisation de données sur l’état de la ressource halieutique de la ZEE guinéenne à travers la réalisation d’une campagne d’évaluation des stocks entièrement financée par le Programme Régional des Pêches en Afrique de l’Ouest (PRAO) qui va contribuer à la résolution des principaux problèmes et contraintes de développement du secteur de la pêche ;

 

5. L’amélioration de l’accessibilité et de la disponibilité de poissons frais dans les zones rurales, notamment en Guinée forestière, consécutive à l’accroissement de la production des étangs piscicoles. Ces derniers temps, la production piscicole a considérablement augmenté, 300 à 350 tonnes de poissons d’élevage ont été prélevées par les pisciculteurs de la Guinée forestière ;

 

6. L’adhésion de la Guinée à la Fisheries Transparency Initiatives (FiTI) qui est une initiative mondiale multipartite visant à augmenter la responsabilité et la durabilité des pêches par la transparence et la participation de tous. En adhérant à la FiTI, la Guinée, un des premiers pays africains, s’engage ainsi à garantir un environnement favorable à la concurrence équitable, à établir dans le pays un groupe national multipartite consultatif et à publier régulièrement les informations relatives à l’exploitation des ressources halieutiques.

 

S’ajoute à ces progrès accomplis au 1er semestre 2016 par le MPAEM, le lancement de l’initiative présidentielle d’appui au développement rural, notamment dans le domaine de la pisciculture. Dans le cadre de cet appui, il est prévu : l’empoissonnement (ensemencement) de 750 sites piscicoles, de 200 mares et de 20 retenues hydro-agricoles et hydro-énergétiques.

 

Parlant des AXES DE COOPERATION entre les deux pays :

 

Il est prévu dans le domaine de l’Agriculture :

 

* des échanges d’informations et de documentations d’orientation stratégique entre les Parties ;

 

* le partage des approches de mise en œuvre des politiques agricoles, programmes et plans nationaux dans le cadre de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’UA (PDDAA-PNIA), ainsi que d’autres stratégies propres aux Parties ;

 

*des  visites entre les professionnels et experts pour échanger les expériences et les connaissances sur les filières agricoles et les mécanismes de financement ;

 

* exécution de projets conjoints de recherche et d’assistance mutuelle dans les domaines des innovations technologiques, de la formation technique agricole ;

 

* identification et la mise en œuvre des programmes d’intérêt mutuel pour les investisseurs potentiels dans le domaine agricole ;

 

* développement des projets conjoints sous formes de partenariats public-public, public-privé et privé-privé ;

 

* échanges d’expériences entre les Chambres nationales d’agriculture et entre les organisations faitières agricoles ; entre autres.

 

Dans le domaine de l’Elevage et des Productions Animales :

 

* la lutte contre les maladies transfrontalières ;

 

* harmonisation des programmes de vaccination par l’information réciproque sur les dates de démarrage des campagnes de vaccination, leur durée et les zones frontalières concernées afin de les réaliser conjointement ;

 

* exigence d’un certificat zoo-sanitaire international pour les troupeaux transhumants ;

 

* échange régulier d’informations sur la circulation et la vente des médicaments illicites le long des frontières ;

 

* échange d’expériences en matière de développement des élevages à cycle court (aviculture, élevage des petits ruminants, porciculture, aulacodiculture, cuniculture) ;

 

* échange d’expériences dans le domaine des infrastructures de transformation et de commercialisation du bétail et des produits animaux ;

 

* échange d’expériences dans le domaine de la structuration des éleveurs et autres opérateurs du secteur de l’élevage ; etc.

 

3. Dans le domaine des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime :

 

* Partage d’expériences et d’expertises dans le domaine du développement de l’aquaculture ;

 

* redynamisation du protocole d’entente établi en 2012 entre le Laboratoire National d’Appui au Développement Agricole (LANADA) de Côte d’Ivoire et l’Office National de Contrôle Sanitaire des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture (ONSPA) ;

 

* finalisation du projet de Protocole d’entente entre le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura (CNSHB) et le Centre de Recherche Océanologique (CRO) ;

 

* poursuite des activités de recherche du bateau de recherche « Général Lansana CONTE » battant pavillon guinéen, pour les besoins d’évaluation de stock de la partie ivoirienne.

 

Désireux de créer des conditions favorables à la promotion d’une coopération technique, scientifique et économique dans les domaines de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, les parties mettront en place un comité paritaire de suivi pour la mise en œuvre des axes de coopération. Ce,  pour asseoir un partenariat efficace permettant d’avancer ensemble pour l’atteinte des objectifs d’amélioration par le biais des opportunités d’échange d’expériences, du savoir et du savoir-faire, dans les domaines technique, scientifique et économique.

 

Source : Travaux synthèse des cadres des ministères en charge de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage.

 

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La Cellule de Communication du Gouvernement

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