La création du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO en 2000 constitue la réponse de l’Afrique de l’Ouest face aux menaces de la criminalité transnationale organisée, en particulier le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Et en Guinée cette mission est surtout assurée avec la collaboration de la Cellule Nationale de Traitement Financier (CENTIF).

La rencontre du comité interministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) s’est tenue ce Mercredi 13 Juillet 2016 au Ministère de l’Economie et des Finances.

Elle visait à faire le point sur la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’Action Financière (GAFI) et aussi à définir les étapes à venir.
A travers cette rencontre, la Ministre de l’Economie et des Finances témoigne de l’engagement du gouvernement à œuvrer en faveur de cette lutte. Malado Kaba dans cette lancée agit pour le renouveau économique national. Une dynamique traduite à travers les réformes qu’elle pilote au sein du département de l’Economie et des Finances parmi lesquelles figure la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. C’est justement cette approche qui définit la rencontre de ce Mercredi 13 juillet.

Cette réunion convoquée par la Ministre en charge de l’économie nationale est avant tout une rencontre de mise au point dans l’objectif principal de faire part à l’opinion internationale de la capacité de la Guinée à agir contre ces mauvaises pratiques. Le comité guinéen est composé des cadres des ministères des Finances ; de la Sécurité ; de la Justice ; du Budget et de la Banque Centrale. Sa réactivation nécessite un suivi pour le respect des recommandations internationales. Sur ce point, force est de reconnaitre que sur une quarantaine de recommandations, la Guinée n’a depuis 2012 réussi à prendre en compte qu’une vingtaine d’où la tenue de cette séance de travail.

Suite à un travail de synthèse sur le sujet, des mesures et des actions à entreprendre ont été définies. Leur suivi incombe donc aux cadres des différentes structures impliquées dans cette lutte. Et c’est en cela que Malado Kaba appelle à la bonne compréhension et à la collaboration des acteurs à tous les niveaux afin de redoubler d’efforts pour être au seuil international.

 

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