Beaucoup de détenteurs d’agrément abandonnent leur mission initiale, pour  en faire d’une mission d’arnaques.

La plupart de ces ONG qui évoluent dans ce sens, c'est-à-dire qui se sont érigés en lieu et  place de l’administration en percepteur d’argent, sont entre les mains de la justice guinéenne « c’est le cas d’un détenteur d’agrément qui évolue dans l’environnement, qui imposait des sommes allant de 200 millions à 300 millions à des sociétés. Il est à la justice présentement. Un autre tchadien qui détenait à lui seul une ONG et arnaquait les gens, lui aussi, la main lui a été mis dessus grâce aux services spéciaux et il a été jugé et condamné » indique le Général  Bouréma Condé ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.

« Mon département n’est  jamais opposé à délivrer des agréments aux citoyens parce que c’est leur droit. Mais si quelqu’un nous dit  qu’il  veut un agrément, si par exemple son domaine d’intervention c’est la santé, il faut que nous nous adressons au ministère de la santé pour se rassurer de la sincérité du document. Quand le ministère nous rassure le fondement du dossier, c’est en ce temps que mon département va délivrer l’agrément. Alors les demandeurs nous accusent du retard par rapport à ce circuit et pourtant il est incontournable » ajoute le ministre Bouréma Condé.

« Le tout n’est pas d’avoir d’agrément, la tutelle des ONG en Guinée à travers mon département a pour mission de suivre sur le terrain la conformité du contenu théorique de l’agrément avec les réalisations sur le terrain quand cela n’est pas on vous retire l’agrément et vous vous mettez en ordre ».

Saidou Welden

 

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