Plusieurs femmes en Guinée se disent victime du cancer en utilisant ces soutiens gorge.                                                           

Aicha FOFANA est une jeune dame qui utilise couramment des soutiens gorge communément appelé « SAOUDIEN » après avoir été alerté sur les dangers liés à ces types de soutiens, elle a déchirée le sien pour vérifier. Dedans, elle a trouvé des substances liquides. Des substances que beaucoup qualifient d’acide.

Comme Aicha, plusieurs autres filles ont fait les mêmes constats. C’est le cas d’Oumou TOURE qui témoigne que sa jeune sœur  en a été victime : « Pour en être sur, nous avons déchiré nos soutiens. Dedans, on a trouvé des plastics dans lesquels sont emballés du liquide et des perles. Ce genre de soutien a fait des allergies au niveau des seins de ma jeune sœur. »

 Cette découverte alarmante n’est pas sans conséquence. Elle affecte sérieusement les vendeuses de ces soutiens gorges comme le souligne une d’entre elles. Selon Hawa Camara, ce n’est pas dans tous les soutiens gorges « SAOUDIENS » qui contiennent ces substances nuisibles à la santé. Mais elle affirme qu’il existe par contre quelques échantillons qui en contiennent.

 Plusieurs autres commerçants soulignent que cette situation les affectent négativement .A en croire leur propos, ils ont dépensé des millions dans ces soutiens gorges qu’aucune femme guinéenne ne voudrait plus utilisés.

La question que bon nombre de citoyens guinéens se posent, est de savoir si les soutiens « Saoudien » pourraient-ils être à l’origine du cancer ? Pour le moment, les cancérologues affirment qu’ils ne disposent pas de preuves scientifiques à ce problème.

Mamady KEITA oncologue et  radiothérapeute à l’hôpital Donka déclare qu’il faut d’abord établir une relation cause à effet en rapport avec le liquide contenu dans ces soutiens. Pour ce faire, les spécialistes en la matière demandent au ministère de la santé en commun accord avec celui du commerce à travers son service contrôle qualité de faire des inspections sur les filiales qui les importent afin d’examiner cette substance liquide au laboratoire. Pendant ce temps, le taux du cancer de seins prend une proportion inquiétante dans le pays.

En attendant que des dispositions soient prises dans cette affaire de soutien « saoudien »,  c’est la suspicion qui règne en Guinée. Mais des observateurs demandent à la couche prédisposée à développer le cancer de ne pas céder à la panique. 

Diaraye Guirassy

 

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