Le nouvel homme fort de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a été adoubé samedi par l’armée, mais il était déjà contesté dans la soirée par l’opposition et la société civile qui appellent à une démonstration de force dimanche.
Vingt-quatre heures après la chute et la fuite du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans de pouvoir, les hauts gradés de l’armée ont mis fin à leurs dissensions et ont désigné "à l’unanimité" le lieutenant-colonel Zida, 49 ans, numéro deux de la garde présidentielle, comme chef d’un régime de transition, aux dépens de son rival, le chef d’état-major des armées, le général Nabéré Honoré Traoré, qui briguait le poste.
Se voulant rassurants pour éviter le spectre d’une junte autoritaire, les militaires se sont empressés d’affirmer que cette transition se ferait de manière démocratique, en concertation avec l’opposition et la société civile, tout en restant flous sur les modalités pratiques.
Mais après quelques heures de flottement, les "forces vives" du petit pays sahélien ont vigoureusement réagi, refusant catégoriquement une "confiscation" du pouvoir par l’armée et appelant à un nouveau rassemblement dimanche à 08H00 sur la place de la Nation, à Ouagadougou.
Avec AFP

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