L’humanité célèbre ce dimanche la journée internationale de la liberté de la presse. Une journée qui coïncide à la lutte contre la pandémie du Covid-19, un combat qui n’épargne aucune entité.

En Guinée une dizaine de journalistes ont contracté cette maladie. Pour rappel, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 03 mai « journée mondiale de liberté de presse », une façon de rappeler aux gouvernements leur obligation de respecter et faire respecter le droit de liberté d’expression consacré par l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

A cet effet, le président de l’Union des Radios et Télévisions libres de Guinée Joint au téléphone par notre rédaction, à porter son regard sur celle de la Guinée.

« J’ai un regard litigieux, en ce sens que, une liberté on ne la donne pas à quelqu’un, c’est un combat permanent. C’est une lutte de longue haleine. Je me souviens de mes premiers pas au lynx, il y a 27 ans de cela, lorsque l’Unesco déclarait le 3 mai comme journée mondiale de la liberté de la presse. De cette date à nos jours, nous les ainés, nous nous sommes attelé à faire de cette presse guinéenne, une presse responsable. Une presse indépendante, une presse qui ne soit pas sous la domination de quelconque pouvoir, une presse qui a été sur tous les fronts, une presse qui a livré toutes sortes de bataille, une presse qui encrait la démocratie en Guinée(…) », a souligné Sanou Kerfala Cissé.

Et d’enrichir, en affirmant ceci : « Aujourd’hui qui parle de démocratie, parle forcément de la pluralité d’opinion et ce pluralisme d’opinion est exercée par la presse, donc nous célébrons cette 27ème journée avec beaucoup de pincement au cœur, parce que le monde entier est frappé par une pandémie qui a amené beaucoup d’entreprises presse seulement à simplement mettre au chômage technique. Une situation que nous vivons impuissants, parce que ce n’était pas le voeu de qui que ce soit pour mettre les clés aujourd’hui sous les paillassons et au niveau de mon groupe de presse, depuis les 28 mars, tout le monde est en congé. Nous avons jugé d’abord de protéger les journalistes(…) ».