L’ancien ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby s’est exprimé ce matin sur les ondes de nos confrères d’Hadafo médias sur la 9ème législature contestée du pays.

À rappeler que, c’est ce mardi, que la cérémonie de la rentrée de la session parlementaire s’est tenue au palais du peuple. Les cent quatorze députés 114 vont désormais siéger à l’Assemblée nationale, même s’ils restent des mandatés très critiqués par une frange du peuple. Une situation que le ministre démissionnaire du gouvernement Condé dépeint avec des mots qu’il juge adéquat, « notre pays doit s’unir. Nous devons aller vers une grande union de la nation et ce n’est pas des actes qui renforcent les hostilités, les divisions, les frustrations. Quel que soit par ailleurs la qualité des membres de la nouvelle assemblée, ce n’est pas une question de personne, mais aujourd’hui, si nous devons tirer une leçon de cette crise, je suis désolé de le dire, c’est que ça ne va pas dans notre pays », a-t-il fait savoir.

Et de rajouter, « il faut qu’au-delà des ripostes immédiates, qu’on prenne conscience que nous devrons prendre le bon chemin et que les Guinéens doivent se retrouver sur la base des choses claires. Il ne s’agit pas de lancer l’unité nationale, parce que c’est un mot très facilement utilisé en Guinée, mais il faut que ça soit une véritable unité de la nation, qui soit basée sur le principe de l’unité de droit, de la justice, du respect mutuel ».

Au regard des multiples démarches engagées par le pouvoir condé, dans la quête de l’unité nationale, Khalifa Gassama Diaby reste droit dans ses bottes et affirme ceci : « Il n’y a aucune espérance possible pour que ce pays s’en sorte, tant qu’on sera divisé, tant qu’on n’aura pas respecté le principe de l’État de droit, tant qu’on n’aura pas respecté la justice (…). On peut essayer de faire autrement, mais dans ce cas, ce n’est pas la Guinée qui gagne (…) ».

 « Moi, ajoute-t-il, j’ai eu l’honneur de travailler sous la responsabilité du président actuel. Je garde pour lui cette amitié qui ne changera pas. Mais lorsqu’on a essayé des choses, si on veut travailler pour la Guinée et les Guinéens, et qu’on voit que ces choses ne marchent pas, on change. Comme le disait un penseur « la folie c’est vouloir faire les choses de la même manière et en espérer un résultat différent ».