L’élection des délégués syndicaux de BMOP au port autonome de Conakry, crée la cacophonie entre deux centrales syndicales à savoir le bureau de l’USTG élu à Conakry et celui élu à Mamou. Le bureau syndical de l’USTG élu à Conakry a été bloqué ce jeudi à la porte d’accès de BMOP pour assister à ladite élection. Abdoulaye Sow secrétaire général de l’Union syndicale des Travailleurs de Guinée accuse le gouvernement d’ingérence dans le mouvement syndical.
« C’est nous qui avons mis en place la section syndicale d’ici, avant même notre congrès. Mais il semblerait qu’il y a certaines personnes qui se réclament être soutenues par le gouvernement, vous voyez le déploiement de la police, de la gendarmerie pour nous empêcher d’accéder et cela est une entrave à la liberté syndicale qui est une disposition de notre constitution. C’est extrêmement grave ce que nous vivons aujourd’hui, c’est le syndicat du gouvernement. Ils sont avec l’armée et nous ne pouvons pas accéder. Aujourd’hui la question qu’on se pose est comment on peut déplacer l’armée pour des élections sociales », a-t-il souligné.
Loin, il se dit écœuré par le comportement du gouvernement dans les mouvements syndicaux du pays. « C’est inacceptable, suis outrés, suis en dehors de moi que le gouvernement se mêle des élections syndicales. Nous avons interrogé les officiers, et ils nous ont répondu qu’ils ont eu des instructions des hauts lieux, on se demande c’est quoi le haut lieu . Mais il y a sincèrement une main noire derrière qui nous empêche aujourd’hui de participer à cette élection au port ».
El hadj Mamadou Alpha Diallo, troisième secrétaire général adjoint du bureau de l’USTG élu à Mamou, quant à lui, dénonce ce qu’il qualifie d’irresponsabilité du bureau de l’Union syndical des Travailleurs de Guinée. « Depuis six heures du matin, tous les travailleurs du port particulièrement du BMOP sont présents, le bureau de la main-d’œuvre portuaire est là et ils sont au nombre de 2302. Cette élection est parrainée par notre bureau exécutif national. Ces travailleurs-là ont adhéré librement à notre centrale syndicale élue à Mamou. Comme le disait entre eux la fois dernière, que le ridicule ne tue pas, c’est des gens qui ne sont nulle part et ne sont reconnu nulle part. Ils sont entrain de raconter partout qu’ils sont avec le port, ils sont avec le transport, ainsi de suite, mais en réalité ils sont avec personne. C’est dans gens qui se sont retrouvé là-bas pour raconter des histoires, ils n’ont que çà comme option. Ces des gens qui ne sont pas responsable », affirme-t-il avec un ton ferme.













































