Sory Camara ce militant de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée qui croupissait en prison depuis 8 mois pour injure et diffamation vis avis du président Alpha Condé et de son fils a finalement recouvré sa liberté. Très tôt ce vendredi 23 Novembre 2018 à la maison d’arrêt de la sûreté de Conakry, plusieurs militants de son parti notamment l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et les membres de sa famille biologique sont venus en grand nombre pour accueillir leurs désormais héro Ibrahima Sory Camara a sa sortie de prison.

Amaigri, habillé boubou tout de blanc venu et un mouchoir en main celui dont ses pairs on qualifier du « Prisonnier d’Alpha Condé  » était en larme, malgré tout, il a réussi à articulé quelques mots «  c’est de remercier de Dieu, ma famille, les personnes de bonnes volontés mais aussi mes avocats ».

A laconiquement répondu aux questions de quelques journalistes présents son avocat maitre Salif Béavogui a fait remarquer que le dossier n’était pas encore terminé car ils comptent (collectif de avocats ndlr) demandés révision.

« Notre client a toujours clamé son innocence dans cette affaire. Il a été un lanceur d’alerte d’un événement imminent qui devait se produire, il a lancé l’alerte et cette alerte a été considérée comme une diffamation, une injure à l’endroit du chef de l’État (…) Ce n’est pas fini, nous allons demander la révision, demander un recours pour que son casier judiciaire redevienne vierge. Manifestement il y’a erreur de fait et erreur de droit, nous saisirons la cour suprême dans ce sens » a fait savoir l’avocat.

Arrêté le 22 mars 2018, Ibrahima Sory Camara a été jugé et condamné à 18 mois de prison pour diffamation et injures a l’endroit du chef de l’État et de son fils le 25 octobre dernier avant que ses avocats ne réussissent à casser cette décision s’en appel qui réduira sa peine à 8 mois.

Cette libération de l’un des plus farouche militant de l’opposition républicaine intervient à deux jours seulement de l’arrestation de plusieurs autres pour trouble à l’ordre public et sont incarcérés à la même maison centrale.