Le gouvernement et l’inter-centrale syndicale CNTG- USTG étaient autour d’une table ce lundi afin de trouver un compromis. Au sortir de cette rencontre au ministère de la Fonction publique, le syndicat a décidé de ne plus revenir sur la table de négociation si  le prix des produits pétroliers n’est pas revu à la baisse par le Gouvernent.

Le secrétaire général adjoint de la CNTG a fait part à la base des propositions faites par le Gouvernement en termes de mesure d’accompagnement.

Selon lui, le Gouvernement est sur sa décision en maintenant les 10.000FG en ajoutant des mesures d’accompagnement. Parmi ces mesures, il y a la mise en circulation du train Conakry-express. « En plus, ils vont mettre 50 bus de deuxième main en route et ensuite 50 bus et ces jours d’ailleurs ce qui porterait à 100 bus pour transporter la population guinéenne», a rapporté Mamadou Mansaré.

Pour Louis Mbemba Soumah, ces mesures d’accompagnement ne suffisent pas. C’est pourquoi, il demande aux travailleurs d’aller jusqu’au bout de leur combat. « S’il ya des mesures d’accompagnement tout cela aurait du être gratuit. Malheureusement ça ne sera pas le cas. Vous verrez le prix qu’ils vont mettre sur la tête du citoyen. C’est pour vous dire qu’on doit se lever contre ce Gouvernement», déclare le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée.

Par ailleurs, l’inter-centrale décide de lancer une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire nationale à partir de la semaine prochaine si rien n’est fait par le Gouvernement. « Nous avons fait trois jours de grève perlées et nous avons programmé encore trois jours de grève perlées donc c’est du lundi à mercredi. Au delà du mercredi nous allons déclencher une grève illimitée sur tout le territoire national, si les autorités ne reviennent pas sur le prix du carburant à 8.000FG », a martelé l’inter-central CNTG-USTG.

Dans la foulée l’inter-centrale CNTG-USTG a rendu publique une déclaration dans laquelle, elle a déplorée la dernière sortie médiatique du patronat guinéen qu’elle qualifie de traitre. De son coté l’inspecteur général du travail a qualifié ce ‘’blocus’’ d’une petite suspension pour permettre à chaque camp de faire les contacts nécessaires.