Conakry, l’une des capitales africaines les plus salles .Oui, je le dit et j’insiste, Conakry, la capitale où les ordures règnent en maitre absolu ! Dans la capitale, des tas d’immondices formants des montagnes d’ordures sont visibles partout. Aucun endroit n’est épargné.

Les ménages, les marchés, les grands carrefours et autres sont dans des états piteux. Face à ce mal, l’on se pose la question de savoir à qui la faute ? Et bien ! La question mérite d’être posée vu que le mal persiste. L’incivisme des citoyens, l’irresponsabilité de l’autorité en charge (gouvernorat de la ville de Conakry) et le manque de dispositions prises de part et d’autre nous amène à imputer la responsabilité à tous.

Tout le monde en est coupable, et tous sont conscients des risques que cela pourrait engendrer. Les citoyens déversent des ordures partout sans se soucier des répercussions dans le futur .Ils jettent les ordures dans les caniveaux, dans la rue ou dans les chaussées au vue et au su de tout le monde y compris les élus locaux qui, si, on se le permet ont démissionnés de leurs mission visant à faire respecter la loi, rien que la loi. Mais le plus responsable dans la proportion de l’insalubrité, reste et demeure l’Etat qui ne fournit visiblement aucun effort allant dans le sens de lutter contre la saleté.

*A voir la chose, l’on penserait à une situation de chacun pour soi, Dieu pour tous. Une situation où chacun joue au semblant et tente de se rejeter mutuellement la faute. Si devant le manque de poubelles publiques, les citoyens dispersent des ordures ça et là, Les autorité eux, continuent de fermer les yeux sur un problème très crucial. Crucial ? Par ce que le risque de maladie, d’inondations et de pollution de l’environnement en dépend. Pourtant, les guinéens doivent se souvenir des multiples drames causés par les ordures dans le pays. L’on se rappel encore de l’éboulement de la décharge du quartier concasseur qui avait fait plusieurs morts et des dégâts matériels considérables .Des exemples ? Ils n’en finissent pas, le dernier cas en date est l’inondation survenue le 30 mai dernier au quartier yimbaya base militaire où une maison a été défoncée par l’eau bloquée par les ordures.

Alors, quand disposerons-nous de villes propres et attrayantes ? En tout cas, la question reste posée et les citoyens continuent de prendre leur mal en patience. Mais si des dispositions ne sont pas prises à temps, Conakry risque d’être pris en otage par les ordures, et si cela arrive, le pire risque d’arriver même si on ne le souhaite pas.