Edifier les enjeux et les défis de l’agriculture en Guinée a été le thème d’un panel tenu ce mardi lors de la dixième journée des 72 h du livre qui se poursuit  à Conakry. Une rencontre qui à regroupé des étudiants, des entrepreneurs et des anciens cadres du pays.

La Guinée à un potentiel de terre arable qui s’évalue à 6,2 millions d’hectares. A ce rendez- vous du livre, l’agriculture est au centre des grands débats. Pour des acteurs de ce secteur agricole la Guinée dispose de nombreux atouts pour l’accélération  de la croissance et de la création de l’emploi durable. Dr Momo Soumah assistant au programme de FAO explique :

« La Guinée est composé de quatre agro écologique contrasté, ce qui amène certains à dire que c’est quatre pays en un. Les précipitations sont abondantes, la durée de la saison des pluies est de cinq à neuf mois, le potentiel de terre arable est estimé a 6,2 millions d’hectares. Les domaines irrigables sont évalués à 364 milles hectares et nous avons un potentiel de production des cultures de contre saison énorme. »

Malgré la potentialité que dispose le pays, il peine à sortir de l’ornière. Pour cela plusieurs défis restent encore à relevé. Malgré son rêve d’être le grenier de l’Afrique. Dr Momo Soumah

« Quand à une croissance durable , nous avons aussi des défis a relever à savoir , les aléas climatiques et la dégradation des échos systèmes, le faible niveau des aménagements des espaces agro pastoraux et aulétiques, la faible conductivité agricole, faible accès des producteurs  au service de conseil et de recherche agricole. L’accès difficile des jeunes et des femmes à la terre, aux technologies et au financement. »

Si l’agriculture est un secteur pouvant assurer l’autosuffisance alimentaire, en 2016 plus de 815 millions de personnes affamé existe dans le monde. Selon les statistiques la Guinée compte un tiers de sa population sous  alimenté comme le confirme Dr Bano Keita est assistant du représentant de la FAO en Guinée.

« Selon une récente enquête de la FAO de 2017 un tiers des guinéens est sous alimenté, près de 7% des ménages ont un accès limités à l’alimentation »

Pour y parvenir les acteurs du domaine agricole proposent  multiples solutions.

« D’abord il faut contribuer à éliminer la faim, l’insécurité alimentaire  et la mal nutrition, rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productive et plus durable,» a martelé Bano Keita.

La solution de la famine sera-t-elle l’agriculture dans un pays où les moyens sont limités ? Une question que bon nombre d’observateur se pose.