La capitale guinéenne a abrité ce mardi, 24 avril 2018, l’assemblée générale annuelle de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays de l’UEMOA et de la Guinée. Six pays de la sous-notamment le Benin, le Mali, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Niger et le Burkina Faso sont à Conakry pour la mise en œuvre des projets d’activité allant dans le sens de la régulation des médias dans la zone. Durant trois jours, ces professionnels des médias vont œuvrer au renforcement des capacités opérationnelles de la plate forme.
Créée en mars 2014, la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’UEOMOA et la Guinée est un réseau dont le but principal est de permettre aux membres d’échanger sur les bonnes pratiques et de mutualiser leurs moyens pour une meilleure régulation des médias audiovisuels.
« La plateforme est un cadre de coopération et de partage d’une importante capitale dans un monde où les défis nouveaux apparaissent chaque jour. Le développement des technologies numériques a transformé et continue de transformer profondément le secteur des médias et de la communication en général, créant des défis nombreux, notamment en matière de régulation. Pour y faire face, aucun pays ni aucune instance de régulation ne peut agir seul avec succès,» soutien Martine Condé, présidente de la Haute Autorité de la Communication de la Guinée.

Cette rencontre de Conakry est la suite logique des activités de la plateforme depuis sa relance lors de la 5ème conférence en mars 2017 à Ouagadougou. Pour Ibrahima Sy Savane, le président de la Haute Autorité Ivoirienne de la Communication, la rencontre de Conakry est déjà une victoire soutien.
« Tous ici réunis, nous sommes un même peuple, nous sommes tous de bonnes volonté que rien finalement ne pourra nous séparer,» s’est il réjouit.
Représentant le président Alpha Condé, le ministre conseiller à la présidence chargé des relations avec les institutions, s’est exprimé en ces termes :
« Au moment où les technologies numériques continuent d’apporter des changements majeurs dans le secteur des médias et des communications, le rôle des instances de régulation s’avèrent plus que jamais indispensable. Dans la plupart de nos pays, la liberté de la presse est consacrée par la loi depuis le début du processus de démocratisation du continent il y’a plus de deux décennies. Ce pendant, pour protéger les journalistes, défendre la liberté de la presse et préserver nos sociétés des dérivés des médias susceptibles de mettre en péril la paix et l’unité nationale, l’existence d’une police des médias forte s’impose. D’où l’utilité des organes de régulation que vous représentez,» affirme Mohamed Lamine Fofana.
Cette assemblée générale de Conakry prendra fin jeudi, 26 avril prochain.














































