A l’ouverture de la toute première session ordinaire de l’Assemblée nationale dite session des lois ce jeudi 5 avril 2018 à l’hémicycle, le président de l’Assemblée a dans son allocution interpellé les syndicats mais aussi la classe politique guinéenne notamment l’opposition qui ont multipliés des manifestations ces derniers moments dans le pays.
Pour l’honorable Kondiano, ces différentes manifestations ont freinées le développement du pays surtout dans le secteur économique où l’État va devoir fournir plus d’effort pour satisfaire désormais les populations. Il a interpellé ces acteurs à privilégier le dialogue tout en respectant l’institution qu’incarne le Président de la république. Cette allocution n’a pas été du goût des députés de l’opposition qui estiment que le président de l’Assemblée nationales ne doit pas se constituer en défenseur de Alpha Condé surtout concernant les manifestations qui sont des droits constitutionnels.
Le secrétaire général du principal parti de l’opposition l’Union des Forces Démocratiques de Guinée n’a pas caché son désaccord face aux propos de Claude Kory Kondiano: « Est ce que c’est écrit dans la constitution que la manifestation est égale à la violence ou que la manifestation est égale à mort d’homme ? Ce n’est pas écrit. Alors s’il y a manifestation il y a mort d’homme, à quoi faut-il s’attaquer ? À la manifestation ou au dérapage ? Je crois que c’est au dérapage qu’il faut trouver une solution. On ne peut pas interdire les manifestations c’est un droit constitutionnel, donc dès que vous vous occupez de ça, vous stigmatisez les gens, c’est un sentiment de rejet et difficilement vous pouvez jouer votre rôle de fédérateur », a réagit Aliou Condé.
Parlant du comité de suivi mis en place lors de la rencontre entre Alpha Condé et le chef de file de l’opposition, Aliou Condé lance: « j’espère qu’après tout ce qui s’est passé, tout ce qui s’est dit, les gens vont être un peu responsables pour s’attaquer aux vrais problèmes. Qu’on ne cherche pas à dire j’ai été plus intelligent, je l’ai roulé dans la farine. En fin de compte ce n’est pas un groupe de personne qui a été roulé dans la farine mais tout le pays. Je pense qu’il faut qu’on sorte de cette gymnastique, je crois qu’il y’a des problèmes plus sérieux.»














































