Une mission de la Cour Pénale Internationale est en séjour à Conakry. Objectif, former les membres de la nouvelle Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale. Au cours d’une émission radio, la directrice exécutive adjointe de la coalition mondiale pour la CPI a donné des justificatifs sur l’évolution du dossier du massacre du 28 Septembre 2009 au stade du même nom à Conakry.

Gelena Piana Comela explique que « Le cas de la Guinée n’est pas une enquête, c’est un examen préliminaire. La Guinée est sous examen préliminaire par la Cour Pénale Internationale. Alors c’est dans ce sens là qu’il faut expliquer où la Cour en est. La Cour compte sur la coopération et la mise en œuvre du statut. C’est pourquoi nous tenons cette formation des membres de la coalition guinéenne pour la Cour pénale internationale .C’est aussi une autre façon de les accompagner dans le plaidoyer et outiller les autres ONG, notamment les associations des victimes pour expliquer quelles sont les avancés, les failles et les limites de ce système. »

Par ailleurs, elle ajoute que l’Afrique est minoritaire dans l’examen préliminaire de la CPI. « Il faut préciser que la cour ne s’intéresse pas à tort ou à raison au pays africains. Il faut toujours l’encadrer tout en montrant que c’est pour la lutte contre l’impunité et pour donner une lueur d’espoir aux victimes. Mais sous ces examens préliminaires, l’Afrique est minoritaire. Dans les dix examens préliminaires, vous avez l’Afghanistan, la Colombie, le Gabon, la Guinée, l’Irak, le Nigeria, la Palestine, l’Ukraine, les Philippines et le Venezuela. »