Un présumé violeur a été présenter à la presse ce mercredi par la direction générale de l’Office de Protection du Genre de l’Enfant et des Mœurs. Alhassane Barry aurait violé vendredi dernier une fillette de sept ans à Ratoma centre.
Alhassane Barry est un cordonnier dans le marché de Taouyah, il est accusé d’avoir violé une fillette de 7 ans. L’acte s’est produit dans la journée du vendredi 26 Juin 2020 dans son atelier de cordonnerie. Interpelé par le commissariat urbain de police de Taouyah, l’accusé a nié les faits qui lui sont reprochés.
« Selon lui, il n’a pas reconnu le viol, mais il reconnaît avoir rentré en contact avec cette petite-là, parce qu’il reconnaît que la fille est venue faire la réparation de sa chaussure dans son atelier de cordonnerie et il reconnaît aussi d’avoir pris la fille par sa hanche pour lui présenter aux gens que c’est sa future femme », a expliqué Commissaire Ibrahima Rifack et chef de département genre et enfant à l’opprimé.
Si le présumé violeur rejette en bloc l’acte de viol dont il est accusé, le rapport du médecin légiste dit le contraire. « nous avons fait la lecture du rapport médical légal qui nous a donné des détails liés au point médical, qui a fixé l’incapacité de travail de la petite pour quinze jours et qui a signalé que c’est une défloraison récente, il avait même des gouttelettes de sang », précise Ibrahima Rifack.
Interrogé, le présumé auteur du viol tente de se défendre sur les accusations portées à son égard. « Le vendredi vers 14 heures, la fille est venue chez moi avec sa chaussure coupée et elle m’a dit d’arranger pour elle. Mais comme nous habitons dans la même cour, donc, je jouai souvent avec la fille en l’appelant ma femme. Là où moi je travaille, c’est comme ici, c’est dehors, ce n’est ni hangar, ni magasin. Je ne peux pas prendre une petite fille comme çà au milieu du marché et lui faire ces genres de chose », réplique Alhassane Barry.
Ces derniers temps, le viol sur mineur sont devenus très récurrents en Guinée. Face à cette situation, la directrice adjointe de l’OPROGEM affirme être satisfaite de la collaboration des citoyens. « Déjà la population guinéenne commence à collaborer avec la police, cela nous va tout droit au cœur. Nous leur demandons davantage de venir vers nous quand les enfants sont victimes de viol, chose que nous ne souhaitons pas. Je profite de cette occasion pour informer la population qu’au mois de novembre 2019, il y a eu un cas de viol sur un bébé de sept mois. Le jugement a été rendu par le tribunal de Kaloum et le présumé auteur a été condamné à dix ans de prison ».
De janvier 2020 à maintenant, l’office de protection du genre de l’enfance et des mœurs a traité 13 cas de viol rapporte la directrice générale adjointe de l’OPROGEM.















































