Très tôt ce matin des journalistes de tous bords ont rallié le grand rond point du port autonome de Conakry, massivement mobilisés suite à l’appel de marche du Syndicat de la presse professionnel de Guinée, sur place ils (journalistes) scandaient le slogan ‘’plus jamais de journaliste en prison « , ‘’des ministres zélés et corrompus, démissionnez « .
La marche des journalistes qui a débuté au rond point du port, s’est poursuivi devant le ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, pour la finir devant le ministère de la justice. Cette manifestation de colère s’est tenue suite à l’incarcération du journaliste Lansana Camara directeur de publication du site conakrylive.infos par l’autorité guinéenne depuis le 26 mars dernier à la maison centrale de Conakry. Une incarcération faite après la publication d’un article alerte sur la tentative de détournement au sein du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.
« Lansana Camara directeur de publication du site conakrylive.Info, est incarcéré à la maison centrale pour une diffamation par voie de presse. Cette arrestation de notre confrère, mais aussi la détention arbitraire lance dans l’émoi toute la corporation et la colère des journalistes. En dépit des multiples condamnations de la part des organisations de médias, par certains hommes politiques guinéens et des organisations internationales, Lansana Camara reste encore en prison. Ce lundi 1er avril 2019, contre toute attente la demande de libération provisoire de notre confrère introduite au tribunal de première instance de Kaloum par avocat a été rejetée » évoque Kadiatou KC Camara membre du syndicat de la presse professionnel de Guinée.
Et de poursuivre, « tous ces spectacles malheureux se passe dans un pays où les délits de presse sont dépénalisés par la loi organique L002 de la liberté de la presse et d’expression du 22 juin 2010. Cher confrère, reporters sans frontières qui exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée, relève aussi que cette arrestation constitue une entrave à la liberté de l’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation expression ».
Après cette marche de ce lundi, les différentes organisations de la presse envisagent d’autres alternatives, si leur confrère n’est pas libre dans les prochaines heures.














































