Abdourahamane Sanoh, président de la Plate-forme des Citoyens Unis pour le Développement PCUD s’est prononcé mardi 26 février 2019 sur la situation des familles qui ont vu leurs habitations démolis par l’État au centre direction de Koloma.
Pour cet acteur de la société civile guinéenne, cet acte est inacceptable. Il dénonce la manière dont les opérations se passent. « C’est avec une douleur très profonde que je suis en train de vivre ce qui se passe à Kapo Rail, avec ces nombreuses familles qui n’ont plus où dormir. Ces pères de familles complètement traumatisés avec leurs femmes et enfants qui ne peuvent même plus aller à l’école. Je pense que c’est une situation inacceptable ; je ne voudrais pas remettre en cause le principe de déguerpissement, ce que je suis en train de mettre en cause, c’est la manière. Nous pensons que cette manière ne devrait pas l’être dans une démocratie », déclare le président de la PCUD.
Abdourahamane Sanoh a également dénoncé le contexte socio-économique précaire de la population en cette période. Plus loin, il dénonce le non respect de la parole du Président Condé qui, lors d’un passage dans le quartier en 2016 avait promit d’indemniser les occupants avant tout déguerpissement. «On voit une incohérence totale dans ce discours par rapporta à sa pratique ; cela est de nature à se questionner profondément sur la gouvernance dans notre pays. Pour un Gouvernement responsable, on ne peut pas venir déguerpir les gens sans sommation, sans les avoir préparés à cela, en pleine année scolaire, à la veille de la période hivernale et surtout, dans un contexte socio-économique extrêmement précaire », s’est indigné Abdourahamane Sanoh.
Pour l’heure sur le terrain au centre directionnel de Koloma, les opérations de démolition se poursuivent sur l’œil impuissant des familles qui pour la majeur partie ont dormi à la belle étoile hier.
Moussa Moïse KEITA















































