Après la découverte de la fièvre à virus Lassa à Mamou, ce lundi 4 Février l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire a fait le point sur la situation. Dr Sakoba Keita, refuse pour le moment de croire à une épidémie et indique cependant que les dispositions sont prises à tous les niveaux pour circonscrire la maladie.
C’est le 28 janvier 2019, qu’un jeune homme de 35 ans, marchand de son état en provenance de Kissidougou fut admis à l’hôpital Régional de Mamou pour fièvre, frisson, vertige, vomissement et autres symptômes liés à la maladie. Pour l’heure Dr Sakoba Keita dit éviter de parler d’une épidémie car jusqu’en date, seulement un seul cas a été détecté.
« Pour le moment nous évitons d’employer le mot épidémie, parce qu’une épidémie touche plusieurs cas. Comme c’est le seul cas confirmé nous avons décidé d’envoyer une équipe d’investigation sur le terrain et qui d’ailleurs a commencé nos équipes préfectorales d’alerte et de riposte aux épidémies de Mamou et de Kissidougou à la recherche des cas cachés. Pour le moment on n’a pas de nouvelle qu’il y a un deuxième cas, mais l’équipe d’investigation ira à partir d’aujourd’hui sur les préfectures de Mamou et de Kissidougou. Et nous avons donné 6 jours qu’ils puissent nous dire s’il y a des cas cachés et faire des prélèvements pour qu’on puisse voir si c’est l’unique cas qu’on a eu. C’est à l’issue de cela que nous allons encore communiquer les résultats de cette investigation, pour qu’on sache si c’est une véritable épidémie où des cas isolés », révèle le Directeur général de l’ANSS et de rassurer que d’autres contacts sont activement recherché par les agents avant de parler du mode de transmission de la maladie, « la spécificité du lassa, il se transmet par un secteur, une souris qu’on appelle masto-mise, avec des mamelles multiples. C’est leurs excréments, avec leurs urines qui rentrent dans les habitations dans les zones rurales, à la recherche de restes d’aliments. Donc quand ils défèquent sur des ustensiles qui ne sont pas bien lavés, si vous mettez de l’aliment là dans et vous le consommez, vous risquez d’attraper ce virus », a-t-il conseillé.
Et d’ajouter « en matière de prévention, il faut mener la lutte anti-vectorielle, c’est-à-dire contre ces souries qui est dans les maisons, pour qu’enfin nous puissions couper la chaîne de transmission… A Madina on a beaucoup de raticides, c’est le temps de les utiliser. Et surtout reprendre le lavage des mains et des ustensiles est surtout les mettre à l’abri des vecteurs, on doit protéger nos aliments».
Cependant, l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire se dit prête à riposter contre la maladie à souligner Dr Sakoba Keita « pour le moment, la rapidité même de l’intervention que l’équipe a fait pour aller assister celle de Mamou et de Kissidougou, nous pensons qu’il y a eu un véritable progrès au niveau de notre capacité de réaction vis-à-vis de ces types de maladie et nous pouvons rassurer la population que nous pensons pouvoir contrôler cette maladie durant les quatre et cinq semaines qui suivent », a annoncé Dr Sakoba Keita.
Il existe 38 centres de traitements dans les 33 préfectures du pays et la zone spéciale de Conakry afin de riposter contre toute épidémie à mentionné le Directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire.














































