Les femmes enseignantes du SLECG comptent manifester devant le Palais présidentiel le lundi prochain.Durée de lecture : 3 min

Après de multiples manifestations des enseignants dans les rues de Conakry pour protester contre le gèle des salaires de certains, l’arrestation, l’emprisonnement et voir même la condamnation de certains d’entre eux les semaines précédentes n’ont donné aucun résultat probant face à leurs attentes. Cette fois-ci, c’est les femmes qui prennent le relai dans cette lutte engagée depuis le 03 octobre dernier.

Au cours d’une plénière organisée ce Jeudi 06 décembre 2019 à son siège à Donka dans la commune de Dixinn, ces femmes massivement mobilisées ont annoncé de battre le pavé devant le Palais Sekhoutouréyah dans la matinée du lundi 10 Décembre prochain pour se faire entendre. Dans une salle surchauffée avec des chansons à la gloire de leur secrétaire général Aboubacar Soumah, ces femmes ont montré leurs déterminations à poursuivre désormais le combat mené par les hommes.

Selon la porte-parole de ces femmes Adama Kanssayel Diallo, cette lutte doit se faire maintenant sur le terrain : « Cette lutte ne se fera pas sur les oreillers, ni dans nos maisons, nous devront être à l’affront avec le gouvernement. Alpha Condé et Kassory ne sont pas plus qu’une Yansané, une Touré, une Sow, une Soumah, une Bangoura, une Keita en Guinée. Toutes les ethnies guinéennes sont égales. Nous allons nous levées pour dire à Kassory que nous enseignantes de Guinée, nous avons besoins que nos enfants soit à l’école et non dans les rues ». Lance t-elle avec une colère et de poursuivre : « Soyons prêtes à tout, nous avions été arrêtés, bastonnés, intimidés, emprisonnés et condamnés. Mettons tout çà sous nos pieds et prenons le chemin de Sékhoutouréyah , ils vont nous dire ce qu’ils vont faire des enfants de Guinée » déclare Adama Kanssayel Diallo.

Pour sa part, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée déclare qu’ils ne sont plus loin de la victoire comme le prétendent d’autres qui les diffament à travers les medias en annonçant une fin prochaine de la grève. Plus loin, Aboubacar Soumah indique que la lettre adressée à sa centrale par le premier ministre guinéen dans la quelle est mentionnés certains préalables pour le retour sur la table de négociation sont inacceptables.

« Il demande comme préalable, la suspension de la grève, deuxièmement, ils disent que ces négociations seront ouvertes avec le syndicat qu’ils ont crée le Syndicat National des Enseignants ( ndlr). Nous avions immédiatement réfuté ces préalables, un syndicaliste ne peut pas suspendre la grève pour aller en négociation. C’est le SLECG qui a signé le protocole d’accord du 13 mars, c’est le SLECG qui a engagé la grève de novembre, de février. Si ce n’est pas la confusion, comment se fait-il que le gouvernement puisse encore faire allusion à la participation de ces syndicat crées par eux-mêmes » S’interroge le numéro 1 du SLECG.

Concluant dans son allusion a ces femmes, Aboubacar Soumah à révéler que désormais qu’il n’y a plus d’inter centrale de l’Éducation SFPE-SLECG, c’est seul le SLECG qui répondra  maintenant au nom des enseignants.