Au cours d’une réunion tenue ce vendredi à l’Union syndical des Travailleurs de Guinée le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et Chercheurs de Guinée version Aboubacar Soumah qui vient de signer son retour au sein de ladite centrale après l’avoir quitté il y a trois.

Le meneur de la grève qui paralyse le secteur éducatif depuis plusieurs semaines déjà a profité de cette réunion pour demander mains fortes à ces pairs syndicalistes dans son mouvement qui est celui de la revendication des 8 millions comme salaire de base aux enseignants.

Le dialogue inter syndicat, gouvernement et patronat autour de cette somme étant suspendue depuis plusieurs jours au ministère de la fonction publique, Aboubacar Soumah pointe un doigt accusateur au locataire du Palais de la Colombe d’être le seul responsable de cette rupture du dialogue.

« Le secteur de l’éducation depuis le 03 octobre le SLECG à déclencher une grève sur toute l’étendue du territoire national et aujourd’hui, ce mot d’ordre de grève est observé par l’ensemble des enseignants titulaires de Conakry à Yomou », rappel Aboubacar Soumah avant de faire son propre constat sur cet état de fait.

« Jusqu’à présent malgré cet état de fait le gouvernement n’a pas daigné inviter le bureau exécutif du SLECG pour ouvrir les négociations autour du principal point de revendication à savoir la fixation du salaire de base à 8 millions de francs négociables comme nous l’avons toujours dit. Et il faut aussi avec désolation déclarée que le Premier ministre, qui constitutionnellement qui est responsable du dialogue social il est le premier à couper le dialogue. C’est lui qui nous a demandé d’attendre que le gouvernement soit installé et après il va s’occuper de notre point revendicatif et en réponse, il dit, pas de négociation jusqu’en 2020 », s’insurge le secrétaire général du SLECG

La conséquence du refus du gouvernement de Kassory Fofana à négocier avec les grévistes, depuis l’ouverture des classes est que les cours sont constamment perturbés et Aboubacar Soumah n’a pas manqué de le faire remarquer « Ils ont recruté des contractuels qui sont entrés de donner des cours, mais quel cours ? Ces contractuels sont aujourd’hui rejetés par les élèves », a-t-il fait savoir.

Pour conclure Aboubacar Soumah remercié les parents d’élèves pour leurs soutiens avant de remercier et féliciter les enseignants qui continuent à observer ce mot d’ordre de grève.